Le Botswana ne fera pas appel du jugement en faveur des bushmen
Le gouvernement du Botswana a annoncé lundi qu'il ne ferait pas appel d'un jugement autorisant plusieurs centaines de "bushmen" à revenir sur leurs terres ancestrales dont ils avaient été expulsés à tort.
La Haute Cour du Botswana a donné raison la semaine dernière aux peuplades chassées de force en 2002. La plus haute juridiction de ce vaste pays enclavé d'Afrique australe avait estimé que les "bushmen" devaient être autorisés à revenir sur leurs terrains de chasse du désert du Kalahari.
D'après leurs défenseurs, un millier de "bushmen" souhaitent revenir dans cette réserve grande comme la Belgique et transformée en parc naturel protégé. L'affaire opposait l'une des dernières peuplades de chasseurs d'Afrique au gouvernement à propos d'un litige sur des terres riches en diamants.
La présidence a indiqué dans un communiqué qu'elle ne lancerait pas de procédure d'appel, mais le ministère de la Justice a indiqué de son côté que le jugement n'obligeait pas le gouvernement à restaurer les principaux services auxquels il a été mis fin en 2002 et que cette décision n'était pas illégale.
Les plaignants faisaient valoir qu'ils avaient été réinstallés dans des camps où leur mode de vie traditionnel était en péril, tandis que le gouvernement botswanais affirmait que les "bushmen" avaient abandonné ce mode de vie bien avant 2002 et qu'ils représentaient aujourd'hui une menace pour la faune et la flore sauvages
-
18 Décembre 2006 à 13:28 dans
- Actualité (Français)

