Botswana: les bushmen à nouveau devant la Haute Cour pour défendre leur terre
Les bushmen San ont raconté vendredi devant la Haute Cour du Botswana comment ils étaient expulsés de force par le gouvernement qui veut les chasser de la terre de leurs ancêtres, au coeur de la réserve du Kalahari (centre).
Prenant la parole pour la première fois depuis l'ajournement du procès il y a trois mois, Motsoko Ramafoko, témoin pour les San, a expliqué à la Cour que les gens, emmenés de force dans des camions, ne voulaient pas être relogés dans la ville de New Xade, hors des limites du parc naturel où ils ont leurs origines.
"Nous ne voulons pas partir. Nous ne voulons pas qu'on nous réinstalle à New Xade. Cet endroit ne signifie rien pour nous", a-t-il déclaré devant la Cour.
"Ils ont d'abord emmené nos épouses, les ont chargées à bord de camions et sont partis pour New Xade. Ensuite ils sont venus pour les hommes... et nous ont emmenés contre notre gré", a témoigné Ramafoko.
Un autre témoin des bushmen San, Mongwegi Tlhobogelo, a également témoigné devant la Cour "veulent nous chasser de la Réserve du Kalahari".
Le procès des 243 bushmen San qui contestent une décision du gouvernement du Botswana concernant leur expulsion de leurs terres ancestrales a repris mercredi après trois mois d'interruption. Les plaignant ttenent de la Haute Cour qu'elle déclare cette décision illégale.
L'organisation non-gouvernementale Survival International, basée à Londres et qui les soutient, affirme que les San ont été expulsés en vue de l'exploitation de mines de diamants, ce que le gouvernement botswanais conteste formellement.
Les bushmen San, autrefois plusieurs millions, ne sont plus que 100.000 aujourd'hui en Afrique australe, dont près de la moitié au Botswana.
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05 Novembre 2004 à 12:54 dans
- Actualité (Français)

