BOTSWANA: Un porte-parole bushman se rend à Londres pour dénoncer l'interdiction d'utiliser l’eau dans le Kalahari
Tandis que se prépare la journée mondiale de l'eau – le 22 mars – sous
l’égide de l’Unesco, le gouvernement botswanais interdit aux Bushmen
du Kalahari d'utiliser leurs propres ressources d'eau. Un porte-parole
bushman doit se rendre prochainement à Londres pour dénoncer cette
mesure.
Le procureur général du Botswana a répondu par la négative à la requête
des avocats des Bushmen concernant l’installation d’une pompe à eau
dans un puits de forage déjà existant dans la Réserve naturelle du
Kalahari central. Il justifie sa décision par le fait que ce puits est
la propriété du gouvernement.
En décembre dernier, la Haute Cour du Botswana avait décidé que les Bushmen avaient le droit de vivre sur leur territoire et que leur expulsion de la réserve en 2002 était illégale. Les Bushmen souhaitent désormais assurer eux-mêmes leur approvisionnement en eau, à leurs propres frais.
Jumanda Gakelebone, de l'organisation bushman First People of the Kalahari, a déclaré aujourd'hui : "La Cour a jugé que nous pouvions retourner sur notre territoire, mais nous constatons que le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour nous en empêcher. Pourquoi nous interdire l’usage d’un puits que personne d'autre n'utilise? Nous ne pouvons pas vivre sans eau dans le Kalahari".
Kofi Annan, l'ex-secrétaire général des Nations Unies, avait décrit le droit à l'eau comme "un besoin fondamental de l'homme et un droit humain élémentaire".
En décembre dernier, la Haute Cour du Botswana avait décidé que les Bushmen avaient le droit de vivre sur leur territoire et que leur expulsion de la réserve en 2002 était illégale. Les Bushmen souhaitent désormais assurer eux-mêmes leur approvisionnement en eau, à leurs propres frais.
Jumanda Gakelebone, de l'organisation bushman First People of the Kalahari, a déclaré aujourd'hui : "La Cour a jugé que nous pouvions retourner sur notre territoire, mais nous constatons que le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour nous en empêcher. Pourquoi nous interdire l’usage d’un puits que personne d'autre n'utilise? Nous ne pouvons pas vivre sans eau dans le Kalahari".
Kofi Annan, l'ex-secrétaire général des Nations Unies, avait décrit le droit à l'eau comme "un besoin fondamental de l'homme et un droit humain élémentaire".
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01 Avril 2007 à 16:10 dans
- Actualité (Français)

