Les Bushmen du Kalahari en péril
es lecteurs de Variety,
la célèbre revue d'Hollywood, ont pu lire l'appel au secours lancé à
Leonardo DiCaprio par les Bushmen du Kalahari avant la sortie de son
film Blood Diamond : " Après la découverte de diamants sur notre sol, nous avons été expulsés. Les diamants sont une malédiction pour notre peuple."A la suite de la campagne menée par l'ONG, la Debswana a été contrainte d'arrêter l'exploration. La mobilisation internationale risquait en effet d'écorner l'image polie de la De Beers et du diamant, devenu synonyme de mort pour les Bushmen. Les tribus, qui n'ont toujours pas été autorisées à rentrer chez elles, ont saisi la Cour suprême du Botswana. L'arrêt final de cette juridiction, dont les membres sont nommés par le président Festus Mogae, proche de la Debswana, doit être rendu le 14 décembre. "La De Beers n'a jamais cherché à déplacer les communautés locales quelles qu'elles soient. Au contraire, nous accueillons ces populations auxquelles nous pouvons offrir des emplois", plaide le géant des diamants, en soulignant que les intéressés ont été indemnisés.
La De Beers souligne, de surcroît, que le gisement de Gope "n'est pas viable sur le plan économique". Le Botswana est le premier producteur mondial (en valeur) de diamants bruts, qui restent la principale source de revenus de ce petit pays.
A ses détracteurs, le gouvernement de Gaborone réplique qu'il s'agit d'arracher les indigènes à la misère. Reste que cette campagne visant à sensibiliser Hollywood au sort des Bushmen ne peut qu'embarrasser le pays hôte de la réunion du processus de Kimberley, dont l'objectif est d'empêcher la vente des diamants provenant de zones de conflit.
Marc Roche, le Monde du 4 novembre 2006
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06 Novembre 2006 à 10:25 dans
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