Botswana
Le président du Botswana, Festus Mogae, passe le flambeau ce mardi à son vice-président Ian Khama qui lui succède à la tête de cette nation de l'Afrique australe.
Khama, 55 ans, est le fils du premier président botswanais, Seretse Khama. Il devient ainsi le 4e chef de l'Etat du pays, une énième passation de pouvoir pacifique qui vient davantage renforcer la réputation déjà acquise de nation stable dont bénéficie le Bostwana. Cela est d'autant plus remarquable que le président Mogae quitte volontairement le pouvoir environ 18 mois avant la fin de son mandat. Une première ? Pas au Botswana. En 1998, son prédécesseur, Quett Masire, avait lui aussi tiré sa révérence bien avant l'expiration de son mandat présidentiel. Une tradition donc dans un pays pourtant dominé par une formation politique, le Parti démocratique botswanais (BDP).
La seule zone d'ombre de sa présidence, et elle est de taille, est le traitement des populations autochtones San, ou « Bushmen », dont l'habitat naturel dans le désert du Kalahari semblait menacé par des sociétés d'exploitation de diamants. En 2006 la Haute Cour du Botswana avait rendu un jugement en faveur des San, leur reconnaissant le droit de vivre dans la réserve. Ce jugement avait mis fin aux expulsions ordonnées par le gouvernement de Mogae, mais en 2007 l'ONG Survival International avait fait état d'intimidations envers ces populations. Et tout le monde sait bien qu'un génocide est en train de se produire...
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03 Avril 2008 à 11:50 dans
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