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La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones suscite un solide appui

Le Chef national, Phil Fontaine, et le Chef régional pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, ont annoncé qu'ils entendaient maintenir leur appui à l'égard de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

À l'occasion d'un petit-déjeuner organisé aujourd'hui sur la Colline du Parlement, le Chef régional a prononcé une allocution devant des députés et des représentants de plusieurs organisations non gouvernementales, dont Amnesty International, Droits et Démocratie, Kairos, la Société religieuse des amis ainsi que d'autres organismes autochtones, rassemblés pour discuter de l'application de la Déclaration au Canada.

Le 13 septembre 2007, l'Assemblée générale des Nations Unies, organe suprême de l'Organisation des Nations Unies, a voté en faveur de l'adoption de la Déclaration, après plus de 20 années de négociations intensives entre les États-nations et les peuples autochtones. Toutefois, le Canada, qui est pourtant membre du Comité des droits de l'homme, organe créé en vue de faire respecter les normes les plus élevées en matière de droits de la personne, a voté contre la Déclaration. Alors qu'une majorité écrasante de 143 États ont voté en faveur de la Déclaration, seuls quatre pays s'y sont opposés, dont le Canada.

 

"En rejetant la Déclaration, le gouvernement a entaché la réputation du Canada sur la scène internationale au chapitre des droits de la personne", a déclaré M. Picard. "Pour redorer le blason du Canada, j'encourage tous les députés à appuyer la Déclaration à la Chambre des communes en adoptant une motion à ce sujet."

"En dépit du vote négatif du Canada", a affirmé le Chef national Fontaine, "la Déclaration peut être perçue comme le point de départ d'une nouvelle relation entre le gouvernement canadien et les Premières Nations. D'ailleurs, a-t-il ajouté, cette Déclaration établit une norme reconnue à l'échelle internationale pour le règlement des enjeux entre les États et leurs populations autochtones. Finalement, même si le Canada s'est opposé à la Déclaration le 13 septembre dernier, les gestes qu'il posera et ses relations avec les peuples autochtones du pays seront jugés selon les normes établies par la Déclaration. J'incite toutes les Premières Nations du Canada à s'appuyer pleinement sur la Déclaration, conjointement avec la constitution canadienne, pour faire respecter leur droit inhérent à l'autodétermination."

Afin d'informer les dirigeants des Premières Nations et les autres parties de l'application de la Déclaration, l'Assemblée des Premières Nations et le Conseil des leaders des Premières Nations de la Colombie-Britannique organisent conjointement un symposium qui se déroulera les 19 et 20 février 2008, à North Vancouver, au Chief Joe Mathias Centre. Au cours de ce symposium historique, des exposés seront donnés par des spécialistes de renom du Canada et d'autres pays, notamment le Grand Chef Edward John et le Chef régional de l'Alberta, Wilton Littlechild, qui ont consacré une grande partie de leur carrière à la Déclaration. Le Chef national a également affirmé : "Nous sommes extrêmement redevables au Grand Chef Ed John et au Chef régional Wilton Littlechild, car ils ont travaillé sans relâche à la défense des droits des Premières Nations en contribuant à la rédaction et à l'adoption de la Déclaration."

Le Chef national a réitéré les principes sur lesquels repose la Déclaration : "La Déclaration se fonde sur les principes de la démocratie, de la justice sociale, du partage, de la coexistence pacifique, ainsi que de la reconnaissance et du respect mutuels. Son adoption par les Nations Unies revêt sans contredit un caractère historique. Depuis sa première ébauche en 1985, cet important instrument international de défense des droits de la personne est le fruit du travail acharné et de l'engagement constant et soutenu d'autochtones du monde entier, ainsi que de défenseurs des droits de la personne et de nombreux États-nations solidaires. Voilà véritablement l'aboutissement d'un exercice de coopération internationale."

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.

 


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