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SOS Bushmen

Demain lundi: CONCERT ANNIVERSAIRE DE SURVIVAL - 23 NOVEMBRE 2009 au théâtre de l'Européen à Paris

A l’occasion du 40 ème anniversaire de la création de Survival International, un concert exceptionnel est organisé au théâtre de l’Européen afin de récolter des fonds destinés au financement des campagnes que mène l’organisation en faveur des peuples indigènes.

Au cours d’un itinéraire musical en Europe centrale, la pianiste Dana Ciocarlie interprétera Haydn, Schubert, Liszt, Janacek, Bartók, Enesco et Ligeti.

Douée d’un tempérament vif-argent où la générosité le dispute à l’engagement, Dana Ciocarlie possède un vaste répertoire qu’elle interprète merveilleusement. Son expérience et son talent ont été récompensés par de nombreux prix lors de concours internationaux prestigieux.

Le premier album de Grace, intitulé « Hall of mirrors », est à son image: un recueil de folk, de blues, de reggae et de soul à la sincérité et à l’émotion communicatives. Ses nombreux voyages et séjours parmi les communautés indigènes l’ont amenée à s’engager auprès de Survival.

Vous pouvez dès maintenant télécharger le carton réponse

Théâtre de l’Européen
5, rue Biot
75017 Paris
lundi 23 novembre à 20 h

Tarifs des places :
150 €, 90 €, 60 €, 30 €
Renseignements et réservations
tél. 01 42 41 47 62
dd@survivalfrance.org


Jetée en prison pour avoir traité le président botswanais de ‘Bushman’

Une femme sud-africaine qui avait insinué que le président botswanais ‘ressemblait à un Bushman’ a été arrêtée, détenue pendant deux jours et pénalisée pour ‘insulte au Botswana’.

Dorsey Dube a été arrêtée au poste de douane de la frontière entre l’Afrique du Sud et le Botswana après avoir émis un commentaire sur la ressemblance du président Khama avec le père de son ami qui a des traits bushmen.

Le fait d’avoir interprété cette remarque comme une insulte confirme la profonde attitude raciste de certains membres des autorités botswanaises envers les Bushmen. Survival International a saisi le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale sur cet incident.

Dorsey Dube a rapporté avoir été emmenée au poste de police où elle n’a pas été autorisée à appeler ses amis en Afrique du Sud pour leur demander de l’aide. Elle a finalement été relâchée après avoir passé une nuit en prison et une journée entière en garde-à-vue.

Le président Khama (qui est lui-même à moitié anglais) a qualifié le mode de vie des Bushmen de ‘fantaisie archaïque’. Pour les inciter à abandonner leur territoire et leur mode de vie, le gouvernement a interdit aux Bushmen de chasser pour se nourrir ou d’accéder à leurs points d’eau.

Un lodge touristique construit sur le territoire des Bushmen est autorisé à utiliser toute l’eau qui lui est nécessaire, à condition de ne pas en fournir aux Bushmen.

Le président Ian Khama, qui a été réélu à la tête du gouvernement en octobre dernier, est membre du conseil d’administration de l’organisation Conservation International.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Il n’est besoin d’aucune autre preuve pour attester du racisme dont est imprégné le Botswana envers les Bushmen. Une Sud-africaine a naïvement pensé que le fait de ressembler à un Bushman était un compliment, les autorités botswanaises ne l’ont pas vu de la même manière puisqu’ils l’ont pris comme une insulte. C’est d’autant plus désolant que le père du président Khama, le premier président du pays, avait lui-même été confronté à la discrimination raciale de la part des autorités coloniales parce qu’il avait épousé une femme britannique et qu’il avait promis aux Bushmen que leurs droits seraient toujours protégés’.

La persécution des Bushmen du Botswana continue sous le président Khama.
 


Législatives au Botswana: large victoire du parti au pouvoir

Le Parti démocratique du Botswana (BDP), au pouvoir dans ce pays d'Afrique australe depuis son indépendance en 1966, a largement remporté les élections législatives de vendredi, ce qui devrait permettre au président Ian Khama d'être reconduit dans ses fonctions. 

Selon les résultats annoncés le 18/10/2009 par la commission électorale indépendante, le BDP obtient 45 des 57 sièges du Parlement, très loin devant le principal parti de l'opposition, le Front national du Botswana (BNF), qui n'a remporté que trois sièges.

Dans ce pays premier producteur mondial de diamants, la victoire du BDP ne faisait aucun doute, en raison notamment de la faiblesse et de la division de l'opposition.

Stable politiquement et économiquement, le Botswana fait figure de modèle en Afrique en matière de gouvernance. Cette ancienne colonie britannique est toutefois durement frappée par la crise économique mondiale qui réduit la demande mondiale en diamants, sa principale ressource. Le PIB national a ainsi chuté de 20% au premier trimestre de cette année.

Outre le chômage et le pauvreté, qui vont croissant avec la récession, le Botswana est confronté au SIDA, qui concerne désormais un adulte sur quatre, soit l'un des plus fort taux de contamination d'Afrique.
 
Malheureusement, c'est un jour bien triste pour nos amis les Bushmen puisque leur situation ne va pas s'améioler. Le gouvernement va continuer à les pourchasser et à les harceler pour les chasser de leur réserve qui hélas, contient de nombreuses ressources de diamants. 

Le président Khama balaie la question des Bushmen

 

 Pensez-vous que quelqu'un s'en rendra compte?

A l’occasion de la fête nationale du Botswana le 30 septembre et 18 mois après l’arrivée de Ian Khama au pouvoir, Survival International divulgue le dessin humoristique d’un caricaturiste botswanais anonyme représentant le président balayant les Bushmen sous un tapis.

Le président Khama (qui est l’un des administrateurs de l’ONG Conservation International) n’a rien changé à la politique perfide de son prédécesseur qui rend impossible la vie des Bushmen dans la Réserve de gibier du Kalahari central. Il a même qualifié leur mode de vie de ‘fantaisie archaïque’.

En dépit du verdict de la Haute Cour du Botswana, les Bushmen n’ont obtenu aucun permis de chasse et n’ont toujours pas accès à leur unique réserve d’eau. Des lodges touristiques installés au cœur de la réserve ont en revanche l’autorisation d’utiliser toute l’eau qui leur est nécessaire pour le fonctionnement de leurs infrastructures y compris pour abreuver la faune sauvage.

Les Bushmen ont récemment intenté une nouvelle procédure judiciaire contre le gouvernement pour faire valoir leur droit d’utiliser leur source d’eau dans la réserve et Survival a initié une campagne internationale de publicité pour rappeler leur situation critique à l’opinion publique.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le président Khama n’est pas seulement en train de tenter de balayer les Bushmen de la réserve, il leur rend la vie impossible en s’attaquant à leur mode de vie et en tournant le dos au verdict de sa propre Cour. Le fait de leur avoir interdit l’accès à l’eau durant plus de sept ans relève d’une inqualifiable ténacité dont son gouvernement devrait être couvert de honte’.

 


Un représentant du gouvernement botswanais admet que "les Bushmen ont été expulsés pour les diamants"

Dans un livre publié ce mois-ci, un haut fonctionnaire du gouvernement botswanais a reconnu que les Bushmen du Kalahari ont été expulsés de leurs terres pour faire place à l'exploitation diamantifère.

Le représentant, "employé haut placé du gouvernement" au moment des expulsions des Bushmen de la Réserve de gibier du Kalahari central en 2002, a déclaré à l'auteur américain James G. Workman:

"J'ai vu les plans; J'ai regardé les projets. Ne citez pas mon nom s'il vous plaît sinon j'aurais des ennuis. Mais la coupure d'eau est bien entendu liée aux diamants. Elle y est même entièrement liée."

Le gouvernement botswanais a démantelé les indispensables réservoirs d'eau des Bushmen quand il les a explusés, et a vidé leur contenu dans le sable. Il a persisté à nier la relation entre les gisements de diamants et les expulsions, bien que Survival International et d'autres organisations soutiennent depuis longtemps le contraire.

Le projet d'exploitation sur le territoire des Bushmen a été suspendu en début d'année en raison de la récession mondiale. Le gisement de diamants dans la réserve appartenait auparavant à De Beers qui l'a vendu à la compagnie Gem Diamonds peu après le verdict de la Haute Cour du Botswana qui, en 2006, avait jugé les expulsions des Bushmen illégales. En 2007, Gem Diamonds avait évalué le gisement à un montant d'une valeur de 2,2 milliards de dollars et avait annoncé son intention de commencer les activités minières au plus vite.

Depuis leur victoire judiciaire, beaucoup de Bushmen sont retournés dans la Réserve du Kalahari mais le gouvernement continue à leur interdire l'accès à l'eau; ils ont entamé de nouvelles procédures judiciaires pour faire respecter leur droit.

Le livre "Heart of Dryness" de James G. Workman examine la campagne du gouvernement botswanais pour expulser les Bushmen en utilisant l'eau comme une arme.

Pour plus d'informations sur le livre (en anglais) ou pour l'acheter : www.heartofdryness.com

Art

 


Libération de Bushmen – échec des représailles gouvernementales

La tentative du gouvernement botswanais de sanctionner des chasseurs bushmen a échoué, un magistrat ayant ordonné leur libération sous caution.

Six Bushmen avaient été arrêtés en 2007 pour avoir chassé sans permis dans la Réserve de gibier du Kalahari central (leur terre ancestrale), mais n’ont été que récemment inculpés.

La décision gouvernementale d’inculper les chasseurs est intervenue peu après la procédure judiciaire entamée par les Bushmen concernant le puits qui était leur principale source d’eau potable dans la réserve.

Le gouvernement avait scellé le puits en 2002 lorsqu’il avait expulsé les Bushmen et leur avait interdit de l’utiliser, même à leurs propres frais. Les Bushmen sont donc contraints de faire un aller-retour de 400 km pour trouver de l’eau s’ils veulent rester dans la réserve et risquent la prison s’ils y chassent.

Bien que la Haute cour botswanaise ait jugé en 2006 que le refus du gouvernement de délivrer des permis de chasse aux Bushmen était illégal, aucun permis de chasse dans la réserve n’a été accordé depuis cette date.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : ‘Le président Khama proclame fièrement son attachement à la préservation de la faune en siégeant au conseil d’administration de Conservation International, mais il se complaît à traiter les Bushmen encore plus mal que des animaux. Il est clair que le gouvernement est déterminé à défier sa propre Haute cour en rendant impossible la vie des Bushmen dans la réserve. Les Bushmen n’ont pas accès à leur propre source d’eau, on refuse de leur délivrer des permis de chasse et ils sont arrêtés lorsqu’ils chassent pour nourrir leurs familles. Heureusement que certains magistrats ont une vision plus humaine de la manière de traiter les gens’.

Arrestation de six chasseurs bushmen: le harcèlement continue

Six Bushmen, accusés d’avoir chassé dans la Réserve de gibier du Kalahari central au Botswana, ont été arrêtés et incarcérés.

Le tribunal de Molepolole devrait rendre sa décision lundi 3 août 2009. Le cas concerne deux incidents qui se sont déroulés au début de cette année et en 2007.

La Haute cour botswanaise avait jugé en 2006 qu’empêcher les Bushmen de chasser « revenait à les condamner à mort ». Ce jugement historique avait reconnu le droit des Bushmen à vivre sur leurs terres ancestrales et condamné le gouvernement pour les avoir expulsés à plusieurs reprises, leur avoir interdit la pratique de la chasse et avoir détruit leur unique source d’eau.

Le gouvernement botswanais n’a pas délivré un seul permis de chasse aux habitants de la réserve depuis 2001 en dépit du verdict de la Haute cour qui avait jugé l’interdiction de la chasse illégale et anticonstitutionnelle. Au moins 75 Bushmen en ont pourtant fait la demande.

Plusieurs Bushmen sont rentrés chez eux depuis le jugement de 2006, mais nombre d’entre eux sont encore confinés dans des camps de relocalisation qu’ils appellent « lieux de mort ». Le gouvernement a totalement ignoré le verdict de la Haute cour en empêchant les Bushmen d’avoir accès à l’eau et en refusant de leur délivrer des permis de chasse.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « Jeter six Bushmen en prison simplement parce qu’ils ont chassé sur leur terre ancestrale dénote de l’hypocrisie la plus révoltante de la part du gouvernement botswanais qui continue de nier la décision de la Haute cour de son propre pays stipulant que les Bushmen doivent être autorisés à vivre librement sur leurs terres. Leur interdire de chasser pour se nourrir est parfaitement illégal ».

Des bushmen finissent leur errance dans des fermes achetées par la Namibie

Le vieux bushman Kleinbooi Katuwe, au visage buriné par le soleil, espère en avoir fini de son errance et "mourir en paix" sur l'exploitation agricole achetée par le gouvernement namibien pour sa tribu déracinée depuis un siècle.

"On appelle cette ferme notre maison", explique Kleinbooi Katuwe en contemplant la plaine alentour du Kalahari, parsemée d'herbe folle et d'acacias.

Pour l'instant, il vit sous une tente, avant d'aménager l'une des maisons de briques en construction. "C'est l'hiver et les nuits sont froides sous les tentes. Heureusement les maisons financées par le gouvernement seront bientôt terminées", se réjouit-il, assis sur une chaise en plastique fissurée.

"J'espère que je vais pouvoir mourir en paix sur cette ferme qu'on nous a allouée. Je suis fatigué d'être chassé."

Kleinbooi Katuwe est le plus âgé des quelque 300 bushmen ou San installés sur la ferme de Uitkomst, à 240 kilomètres au nord-est de la capitale Windhoek.

Le gouvernement namibien a acheté cette propriété dans le cadre de la réforme foncière lancée en 1995. Il compte ainsi redistribuer d'ici 2020 quelque 15 millions d'hectares, appartenant essentiellement à la minorité blanche, à 240.000 Noirs sans terre.

Uitkomst est la première des trois fermes achetées par le gouvernement pour les bushmen, une tribu de cueilleurs chasseurs marginalisée depuis de nombreuses années.

Au début du XXe siècle, les Allemands, qui contrôlent la Namibie alors appelée Sud-Ouest africain, autorisent les colons blancs à tuer des bushmen et à s'approprier leur terrain de chasse. Puis le territoire passe sous contrôle de l'Afrique du Sud jusqu'à l'indépendance de la Namibie en 1990. Les bushmen sont là encore déracinés, car utilisés comme soldats à la frontière avec l'Angola pour lutter contre les combattants de l'indépendance.

Les San, descendants des premiers habitants d'Afrique australe et qui vivent entre la Namibie, le Botswana et l'Afrique du Sud, ne sont plus que 30.000 actuellement en Namibie.

Aujourd'hui encore, leurs terres ancestrales sont illégalement occupées. Début mai, à quelque 300 kilomètres à l'est de Uitkomst, 32 bergers parlant herero ont fait entrer 2.000 têtes de bétail sur une réserve protégée et clôturée où vivent quelque 2.600 bushmen.

"Les 32 personnes ont été arrêtées" mais ont été libérées sous caution dans l'attente de leur procès, explique un avocat des San, Zeka Alberto.

Faute de logement ou de terre, de nombreux bushmen aujourd'hui relocalisés à Uitkomst occupaient encore récemment une ancienne piscine municipale dans la ville d'Okahandja, à 75 km au nord de Windhoek.

"On n'avait pas le choix", explique le leader des San de la ferme de Uitkomst, Paul Chapman. "La municipalité n'a rien dit, donc l'info s'est répandue et d'autres San qui étaient sans toit nous ont rejoints", raconte-t-il.

"Au bout du compte on est devenu un problème pour le gouvernement, et il y a un an, on nous a amenés ici. Maintenant nous avons une maison."

Mais pas grand chose pour vivre. Quelques San travaillent comme petites mains dans les fermes alentours, mais la plupart dépendent de l'aide alimentaire du gouvernement et attendent d'être formés aux métiers de l'agriculture, comme l'ont promis les autorités namibiennes.


Le gouvernement botswanais renouvelle les hostilités envers les Bushmen

Le gouvernement botswanais a envoyé le 19 mai 2009 des policiers et des gardes forestiers dans la Réserve du Kalahari central (CKGR) pour confisquer les troupeaux de chèvres des Bushmen qui étaient retournés sur leurs terres ancestrales.

Les troupeaux qui leur avaient été confisqués en 2002, lors de leur expulsion illégale, ne leur ont été restitués que très récemment.

L’avocat général avait garanti aux Bushmen qu’ils pourraient rapatrier leurs troupeaux de chèvres dans la réserve, les vétérinaires ayant assuré que les animaux étaient en bonne santé.

Mais les fonctionnaires du ministère de l’Environnement, de la Faune, de la Flore et du Tourisme ont décidé de s’attaquer aux petits troupeaux des Bushmen, apparemment préoccupés par l’image qu’ils veulent promouvoir de la réserve. Le gouvernement y encourage la construction d’infrastructures touristiques, à proximité de la communauté bushman de Molapo– cette même communauté qui est actuellement la cible du gouvernement.

Les chèvres constituent la principale ressource alimentaire des Bushmen, particulièrement durant la saison sèche. Cette ressource est d’autant plus indispensable que le gouvernement a condamné leur unique puits d’eau.

Jumanda Gakelebone, porte-parole de l’organisation First People of the Kalahari, a déclaré aujourd’hui : « Nous, les Bushmen de la CKGR, pensions que le litige avec le gouvernement allait se résoudre. L’attitude du ministère du Tourisme démontre qu’il n’y a pas de négociation possible. Nous, les Bushmen, faisons appel à la nation botswanaise et déclarons le début des hostilités entre les Bushmen de la CKGR et le gouvernement. Depuis deux ans, nous essayons vainement de discuter avec lui, c’est pourquoi, nous relançons notre campagne. »

Stephen Corry, directeur de Survival International, a également déclaré aujourd’hui : « Cela fait maintenant deux ans que les Bushmen essaient de négocier avec le gouvernement pour faire valoir leurs droits. Sa seule réponse a été d’envoyer des véhicules policiers pour confisquer les troupeaux qu’ils viennent de récupérer. Il est difficile de croire à quel point le gouvernement agit avec mesquinerie et tyrannie envers les Bushmen. Il devrait maintenant se rendre compte qu’ils ne se laisseront pas intimider aussi facilement ».


Abandon d'une mine controversée en territoire bushman pour cause de récession

Le projet d’une mine de diamants qui a fait l’objet d'une vive polémique internationale parce qu’il a provoqué le déplacement forcé des Bushmen du Kalahari a finalement été abandonné en raison de la récession globale. La demande mondiale de diamants s'est récemment effondrée et les mines botswanaises ont cessé toute activité en février pour une durée de deux mois.

Le gisement de diamants situé dans la communauté bushman de Gope, au cœur de la réserve du Kalahari central, était dans un premier temps détenu par De Beers. Peu après la découverte de ce gisement, les autorités botswanaises avaient expulsé les Bushmen de leurs terres.

Les Bushmen, Survival et plusieurs autres ONG ont toujours été convaincus que l'expulsion des Bushmen était liée à la présence de diamants dans la réserve.
 (Suite)

Visite d'un expert des Nations-Unies chez les Bushmen

Le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les droits des peuples indigènes, James Anaya, s'est rendu au mois de mars dans la Réserve du Kalahari central au Botswana. Il a rencontré les Bushmen vivant dans la réserve qui sont toujours privés d’accès à l'eau.

Il a visité les communautés bushmen de Gugamma et Metsiamenong et s’est rendu dans les camps de relocalisation de New Xade et Kaudwane dans lesquels sont parqués plusieurs milliers de Bushmen que le gouvernement a expulsés de force de la réserve.
 (Suite)

112 licences d'exploitation minière accordées sur le territoire des Bushmen

Depuis que les Bushmen ont été expulsés de leur territoire dans la Réserve naturelle du Kalahari central, en 2002, le gouvernement du Botswana a accordé 112 licences d'exploitation pour explorer dans la Réserve. 16 d'entre elles ont été attribuées pour l'exploration d'uranium et 40 pour celle du charbon.

Il y a un peu plus de six ans que le gouvernement a expulsé plus de 600 Bushmen de la réserve, mais il continue de nier une quelconque relation entre les projets d'exploitation minière et ces évictions.

Le ministre de la faune et de la flore Kitso Mokaila s'est prononcé en faveur de l'exploitation minière à l'intérieur de la réserve, en affirmant que "cela a toujours été la politique du gouvernement du Botswana d'exploiter les mines là où il y a des minéraux. Le Botswana s'est construit grâce à l'exploitation minière. Ce sera une très bonne chose (que d'exploiter les mines dans la réserve)."

Les Bushmen ont gagné un procès historique en 2006 par lequel la Haute Cour du Botswana confirma leur droit de retourner sur leurs terres au sein de la réserve et jugea leur expulsion “illégale et anticonstitutionnelle”. Mais le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour les empêcher de retourner dans la réserve, leur refusant l'accès à un puits qui est leur principale source d'eau et leur interdisant de chasser pour se nourrir. Pourtant, l'exploitation minière dans la réserve nécessitera le forage de plusieurs puits et créera un bouleversement immense tant pour les Bushmen que pour la faune et la flore.

Survival a toujours été convaincue que les Bushmen ont été expulsés pour permettre l'accès de la réserve aux activités minières. L'organisation a mené une campagne d'envergure qui a poussé la compagnie De Beers à vendre sa concession minière au sein de la réserve à Gem Diamonds, pour un montant de 34 millions de dollars. Cette dernière compte mener ses activités minières dans la communauté bushman de Gope.

Survival mène une campagne contre Gem Diamonds et Graff Diamonds qui détient 9% des parts de Gem. L'organisation a écrit à Victoria Beckham, Elizabeth Hurley et Naomi Campbell, qui apparaissent toutes les trois sur le site internet de Graff, leur demandant de renoncer à porter les diamants Graff tant que les Bushmen ne pourront pas rentrer chez eux, avoir accès à l'eau et chasser en toute liberté.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré : " Ce n'est pas une coïncidence que le gouvernement du Botswana ait accordé plus de 100 licences d'exploitation à l'intérieur de la Réserve du Kalahari central depuis que les Bushmen en ont été expulsés, et qu'il ait fait en sorte qu'ils ne retournent pas sur leurs terres. Au regard du droit international, les Bushmen ont le droit d'être consultés pour ces opérations minières, mais comment peuvent-ils mener des discussions significatives concernant l'utilisation de leurs terres alors que le gouvernement les empêche d'y vivre?"

Il était une fois les Bushmen: les résistants du Kalahari

Lundi 9 mars à 16H25 sur France 5, sera diffusé un reportage sur les Bushmen.
 
Pierre Mann a mis quatre ans pour tourner ce film documentaire.
 
Documentaire de 52' écrit et réalisé par Pierre Mann et produit par De Visu Productions, avec la participation de France 5. 2006.

Les Bushmen ont été ainsi nommés par les premiers Hollandais qui ont débarqué en Afrique australe. Ils ont considéré ces ' hommes de la brousse ' comme des sous-hommes. Ils étaient les seuls habitants d'Afrique australe avant l'arrivée des blancs et des Bantous venus d'Afrique centrale et orientale en raison des luttes tribales et de l'esclavagisme. C'est pour cette raison que les Xam se sont retirés dans les régions inhospitalières du désert du Kalahari où, depuis, ils vivent isolés. Le clan de Nhoma a accepté la présence à ses côtés du réalisateur Pierre Mann, visage familier qui, depuis trente ans, leur rend régulièrement visite, filme leurs coutumes, l'évolution de leur village. Le jour, les chasseurs suivent la trace des antilopes. Ils ne parlent pas, ils ne communiquent que par des signes. Ils chassent des gnous, des porcs-épics, des lièvres sauteurs... Ils évitent surtout de croiser des éléphants qui leur inspirent une véritable panique. La nuit, autour d'un feu, ils racontent leur vie : le quotidien au village, les rituels et danses, les jeux des enfants, la cueillette par les femmes, leurs jeux de séduction, leur recherche d'eau... mais aussi leur inquiétude face à l'avenir de leur tribu depuis que le gouvernement du Botswana a lancé, il y a trois ans, une campagne d' ' assimilation ' dont les premières mesures ont été l'interdiction de la chasse et le regroupement des Bushmen dans des ghettos. Avec des images inédites, parlé en langage bushmen, ce documentaire entend témoigner de l'évolution de ce ' peuple premier ' durant les trois dernières décennies.
(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)
 

Projet controversé d'exploitation minière

La campagne de Survival contre l’enseigne Graff Diamonds impliquée dans un projet controversé d'exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen de la réserve du Kalahari au Botswana a franchi un échelon.

Une trentaine de manifestants se sont réunis le 10 février devant la boutique du célèbre joaillier, brandissant des pancartes aux slogans provocateurs tels que “Boycottez Graff” ou “Les diamants du Botswana : le désespoir des Bushmen”.

 (Suite)

Survival presse Naomi Campbell de renoncer à porter les bijoux Graff Diamonds

Survival, mouvement mondial de soutien aux peuples indigènes, a demandé à des célébrités telles que Victoria Beckham, Naomi Campbell et Elizabeth Hurley, de renoncer à porter des diamants Graff. L’organisation va également tirer partie de la prochaine cérémonie des Oscars pour en dissuader d’autres personnalités.

Une manifestation aura lieu demain mardi 10 février devant la boutique londonienne du joaillier Graff Diamonds, pour l’exhorter à se retirer d’un projet controversé d'exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen dans la réserve du Kalahari, au Botswana.

 (Suite)

L’exploitation de diamants en territoire bushman approuvée par le gouvernement

La cupidité du gouvernement botswanais est sans limite!!!

Le gouvernement botswanais a ainsi accordé à Gem Diamonds l’autorisation d’exploiter une mine de diamants controversée en territoire bushman dans le désert du Kalahari à condition que la compagnie minière ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Le gouvernement s'est cependant gardé le droit d'utiliser les puits d'eau forés par Gem pour la faune et la flore.

Le gouvernement a approuvé le rapport d’évaluation de l’impact sur l’environnement présenté par Gem Diamonds pour la mine en question.

Les Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari central sont confrontés à de sévères restrictions d’eau. Le gouvernement leur a en effet interdit de faire usage de l’unique source d'eau qu’ils utilisaient avant que le gouvernement ne les expulse en toute illégalité de leur territoire.

Bien que Gem Diamonds prétende qu’ils sont en faveur de cette mine, les Bushmen n’ont jamais obtenu d’informations indépendantes quant à son probable impact.

Les experts d’un cabinet-conseil se sont rendus chez les Bushmen au début de l’année, pour soi-disant recueillir leur avis sur le projet minier. Le chef de projet de cette compagnie est entré au conseil d'administration de Gem Diamonds peu après la fin de cette enquête, remettant sérieusement en cause l’impartialité du processus de consultation.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré le 10 décembre: " Le fait que le gouvernement botswanais insiste auprès de la compagnie Gem Diamonds pour qu’elle ne fournisse pas l'eau nécessaire aux Bushmen est tout simplement scandaleux. Le gouvernement est manifestement déterminé à tout mettre en œuvre pour écarter les Bushmen de leurs terres. Cela soulève également la question de savoir si les Bushmen approuvent véritablement cette mine – le manque d'information dont ils disposent montre qu'ils ne sont pas en position de pouvoir émettre un avis. Cela signifie également qu'ils ne savent pas qu'ils n'auront pas accès aux sources d'eau utilisées pour le site diamantifère."


Le mode de vie des Bushmen : une « fantaisie archaïque »?

Deux ans après la victoire juridique sans précédent des Bushmen du Kalahari confirmant leur droit de vivre et de chasser sur leurs terres, le président du Botswana Ian Khama a signifié aux Bushmen que leur mode de vie basé sur la chasse n'était qu'une "fantaisie archaïque".

La Haute Cour du Botswana avait jugé le 13 décembre 2006 que l'expulsion des Bushmen était "illégale et anticonstitutionnelle", et qu'ils avaient le droit de vivre sur leurs terres ancestrales dans la réserve du Kalahari central (CKGR).

La Cour avait également confirmé le droit des Bushmen de pratiquer la chasse et la cueillette dans leur réserve. Mais, lors d'une récente déclaration adressée à la nation, le président Khama a prétendu que "le fait…que [les Bushmen veulent] continuer aujourd'hui d’assurer leur subsistance grâce à la chasse et à la cueillette n’est qu'une fantaisie archaïque".

L’un des juges rendant la décision de 2006 avait affirmé que le refus du gouvernement d'autoriser les Bushmen à chasser "équivalait à condamner les habitants de la CKGR à mourir de faim". Aujourd’hui, deux ans après cette décision, le gouvernement ne leur a toujours pas délivré de permis les autorisant à chasser dans la réserve.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : " La chasse n'est pas une pratique d’un autre âge. Nous voulons être des chasseurs-cueilleurs d’aujourd’hui. C'est le meilleur moyen de survivre dans la réserve du Kalahari."

Le gouvernement botswanais a accordé une licence d’exploitation minière à une compagnie diamantifère en territoire bushman à condition qu’elle ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Il a également interdit l'accès d’un puits à une communauté bushmen tout en l’autorisant à un lodge touristique voisin pour ses clients.

Le président du Botswana siège au conseil de l'organisation écologiste nord-américaine Conservation International.


Les Bushmen font appel au Pape

Suite à l'établissement de relations diplomatiques entre le Vatican et le Botswana au début du mois de novembre, les Bushmen du Kalahari ont exhorté le Pape à leur apporter son soutien dans leur lutte pour retourner sur leurs terres.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous supplions le Pape de nous aider, de prier pour que le gouvernement change d'attitude face à nous et respecte nos droits en tant que peuple indigène de cette terre."

L’établissement de relations diplomatiques avec le Vatican a été à l’initiative de l'ancien président du Botswana, Festus Mogae. C’est également lui qui a été l’instigateur de la politique gouvernementale controversée visant à expulser les Bushmen de leur territoire ancestral de la réserve du Kalahari central.

En dépit du jugement rendu par la Haute Cour du Botswana en 2006 affirmant leur droit de vivre dans la réserve, le nouveau gouvernement du général Ian Khama continue de violer leurs droits. Il a notamment accordé une licence d’exploitation d’une mine de diamants en territoire bushman à la compagnie Gem Diamonds.

Il n’a été délivré aucun permis de chasse aux Bushmen comme convenu dans la décision de la Haute Cour qui avait dénoncé le caractère anticonstitutionnel du retrait de permis. Les Bushmen n'ont pas non plus accès à la source d'eau se trouvant dans la Réserve. L'impossibilité de chasser et le manque d’eau ont rendu la vie des Bushmen extrêmement pénible.

Dom Erwin Kräutler, évêque du Xingu au Brésil a déclaré aujourd'hui : "Au XXIe siècle, il est plus que vital que l'Eglise catholique apporte son soutien aux peuples indigènes du monde dans leur lutte pour leurs droits."

Le 1er juillet, le Pape Benoît XVI avait exprimé sa solidarité et son soutien aux Indiens du territoire de Raposa-Serra do Sol au Brésil lors de l’entrevue qu’il leur avait accordée au Vatican; il avait alors affirmé : "Nous ferons tout notre possible pour vous aider à protéger vos terres."

Des Bushmen de Namibie de retour sur les terres de leurs ancêtres

Hira Khamuxas, une descendante des premiers habitants d'Afrique australe, les Sans ou "Bushmen", chassée de sa terre par le régime d'apartheid sud-africain claque des mains: "Nos ancêtres sont contents parce que nous sommes de retour, tout près de chez nous".

"Je peux le sentir, notre rêve va se réaliser", ajoute la vieille dame qui, avec 300 autres membres de sa tribu, les Haikoms, a été aidée par le gouvernement namibien à revenir sur la terre de son peuple.

La semaine dernière, ils ont emménagé dans deux immenses fermes achetées par les autorités à Seringkop, à la frontière sud de la célèbre réserve naturelle d'Etosha (nord), berceau des Haikoms.

 (Suite)

Les Bushmen condamnent Mo Ibrahim

Les Bushmen du Kalahari expulsés de leurs terres par le gouvernement de l'ancien président du Botswana Festus Mogae ont condamné le milliardaire africain Mo Ibrahim et sa fondation pour avoir attribué à Mogae "le prix de la bonne gouvernance en Afrique". Ce prix sera décerné à Mogae lors d'une cérémonie à Alexandrie, en Egypte, samedi 15 novembre.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous pensons qu'il ne devrait pas recevoir ce prix en raison de la manière dont il nous a traités lorsqu'il était président du Botswana. En nous chassant de nos terres ancestrales il a bouleversé notre vie. Il nous a rendus pauvres, malades du SIDA et alcooliques."

Le gouvernement Mogae avait expulsé les Bushmen de la réserve du Kalahari central en 2002, leur interdisant de pratiquer la chasse et la cueillette.

Les chasseurs bushmen ont été systématiquement arrêtés et torturés; ceux qui manifestaient pacifiquement contre les expulsions ont également été arrêtés et certains blessés par balle; une femme au moins est morte de faim et de soif lorsque le gouvernement Mogae avait bloqué l'accès à la réserve.

Les Bushmen ont intenté un procès au gouvernement et en 2006 la Haute Cour du Botswana a déclaré que les expulsions étaient "illégales et anticonstitutionnelles". Un des juges a affirmé que le refus du gouvernement de les laisser chasser "revenait à les condamner à mourir de faim".

Mais le gouvernement, dirigé par Mogae jusqu'en avril dernier, empêche toujours les Bushmen de retourner chez eux. Il leur refuse l’accès à une source d’eau inutilisée dans l’une de leurs communautés et leur interdit de chasser pour se nourrir.

Le gouvernement botswanais promeut actuellement des projets touristiques et d'exploitation diamantifère en plein cœur du territoire bushman. La compagnie Gem Diamonds a l’intention d’exploiter les mines dans la communauté bushman de Gope tandis que la compagnie 'Safari & Adventure' a répondu à un appel d'offres pour la construction d'infrastructures touristiques à proximité de la communauté bushman de Molapo.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Les citoyens les plus marginalisés du Botswana, les Bushmen du Kalahari, ont une perspective tout à fait différente de la manière dont l'élite africaine gouverne le pays. Leur expérience de la bonne gouvernance de Festus Mogae se résume aux évictions, aux arrestations et à la torture. La Fondation Mo Ibrahim aurait mieux fait de les écouter avant de faire ce choix peu judicieux."

Le prix Mo Ibrahim attribue au récipiendaire la somme de 5 millions de dollars sur dix ans, puis 200 000 dollars annuels à vie. Parmi les membres du jury figuraient l'ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et l'ancien Haut Commissaire aux droits de l'homme, Mary Robinson.


Les Bushmen et Survival contraignent De Beers à se retirer de la Réserve du Kalahari

Suite à la pression exercée par Survival International, De Beers a déclaré avoir renoncé à poursuivre ses opérations de prospection minière sur les terres des Bushmen, dans la réserve du Kalahari central, les Bushmen que la compagnie a consultés, y compris ceux qui vivent dans la Réserve, s’y étant opposés.

De Beers avait reconduit ses opérations de prospection dans la réserve du Kalahari central le mois dernier. La compagnie affirme désormais qu'elle ne mènera pas d'autres activités dans la région tant qu’un projet de gestion durable ne sera pas approuvé par toutes les parties.

C'est une importante victoire pour les Bushmen – mais l'exploitation de diamants continue de menacer leur survie. De Beers conserve un certain nombre de licences de prospection dans la Réserve.

Une autre compagnie diamantifère, Gem Diamonds, mène aussi des opérations de prospection dans la Réserve. Bien qu’elle prétende avoir obtenu le soutien des populations locales, la compagnie poursuit ses activités alors que les Bushmen continuent d'être brutalisés et harcelés et n'ont accès à aucune assistance juridique. Cette situation ne permet pas aux Bushmen d'émettre un avis en toute connaissance de cause. En dépit du jugement de la Haute Cour du Botswana en 2006 qui réaffirme les droits des Bushmen, le gouvernement les empêche toujours d'accéder à leur source d'eau et de pratiquer la chasse.

Les Bushmen ont déclaré à Survival que tant que ceux ayant injustement été expulsés ne seront pas autorisés à retourner de nouveau sur leurs terres et ne bénéficieront pas d’accès à l’eau et de permis de chasse, ils considéreront les diamants exploités par Gem comme empoisonnés. Un porte-parole bushmen a attesté : "Gem ment lorsqu’elle affirme agir en faveur des Bushmen. Ils se fichent de nous – ils ne travaillent qu'avec le gouvernement".

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Toutes les négociations entre les compagnies diamantifères et les Bushmen menées dans ces conditions sont un affront au concept de consentement libre, préalable et informé qui est le fondement même de la Déclaration des d

Le prix Ibrahim 2008 accordé à l'ex-président du Botswana, Festus Mogae

L'ancien président du Botswana, Festus Gontebanye Mogae, a reçu lundi le prix Ibrahim 2008 de la bonne gouvernance en Afrique pour avoir su faire bon usage des richesses, notamment en diamants, du sous-sol de ce pays d'Afrique australe miné par le sida.

"Le remarquable leadership du président Mogae a permis de garantir au peuple botswanais la poursuite de la stabilité et de la prospérité dans un pays confronté à une pandémie de sida dont l'ampleur menaçait gravement son avenir", a déclaré l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en décernant le prix à Londres, devant un parterre de diplomates et journalistes.

"Dans un continent où trop souvent la richesse des sous-sols s'est transformée en malédiction, le Botswana a su démontrer qu'un pays doté de ressources naturelles pouvait, par une gouvernance de qualité, parvenir à un développement durable", a ajouté M. Annan.

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De Beers revient dans la réserve du Kalahari central: Survival International relance sa campagne

Survival International relance sa campagne contre De Beers après avoir appris de source bien informée son retour dans la réserve du Kalahari central au Botswana. Son nouveau programme de prospection diamantifère sera dévastateur pour les Bushmen et l’écosystème de la Réserve. La zone de prospection est située à proximité de la communauté bushman de Metsiamenong.

Ses précédentes tentatives d’exploitation minière dans la Réserve avaient déclenché dans le monde entier une campagne massive de protestation. Survival avait appelé au boycott de la compagnie, avait convaincu avec succès les mannequins Iman et Lily Cole de ne plus la représenter et organisé des manifestations lors de l’inauguration de ses boutiques à Londres et à New York.

La campagne prit fin lorsque De Beers céda ses gisements d'une valeur de 1,6 milliards d'euros à Gem Diamonds, pour un montant de 25 millions d'euros.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui: " Nous sommes consternés d’apprendre le retour de De Beers dans la réserve alors que la question des Bushmen n'est toujours pas résolue. La compagnie pensait probablement pouvoir agir dans l’ombre. Des centaines de Bushmen continuent de languir dans les camps de relocalisation dans l’impossibilité de retourner chez eux, le gouvernement ne les autorisant ni à chasser ni à utiliser leurs sources d'eau. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider, en faisant pression sur De Beers et en persuadant l'opinion publique de boycotter ses diamants jusqu'à ce que les Bushmen puissent de nouveau avoir accès à leur terre et à leur eau. Il n’est pas concevable que les Bushmen donnent leur consentement libre et informé à l'exploitation minière alors que la plupart ne peuvent même pas rentrer chez eux.

En 2006, les Bushmen ont gagné un procès sans précédent concernant leurs droits à vivre sur leurs terres ancestrales de la réserve du Kalahari dont ils avaient été expulsés par le gouvernement. La Haute Cour du Botswana a reconnu leur droit à vivre sur ces terres et à continuer d’y pratiquer la chasse et la cueillette. La pré

Les Bushmen du Kalahari menacés par un incendie de brousse

Un violent incendie de brousse qui se propage dans le Kalahari depuis une semaine, sans signe de répit, suscite une vive inquiétude pour les Bushmen du Botswana.

Le feu s’étend rapidement dans les prairies desséchées du nord de la Réserve naturelle du Kalahari central, détruisant les melons qui fournissent une source d’eau vitale pour les Bushmen durant cette saison exceptionnellement sèche.

Jumanda Gakelebone, porte-parole bushman a déclaré : « Il y a parfois des incendies, mais celui-ci est beaucoup plus important que les précédents. On essaie de l’éteindre, mais il avance trop rapidement. Leur vie [celle des Bushmen de la Réserve] va devenir très difficile parce que les melons vont brûler ».

La menace est particulièrement grave, du fait du refus du gouvernement botswanais de permettre aux Bushmen d’accéder au puits qui se trouve dans la réserve. Les Bushmen ont utilisé ce puits comme principale source d’eau depuis des décennies jusqu’à ce que le gouvernement le détruise dans le cadre de sa politique visant à les expulser de leur territoire.

Cela fait presque deux ans que le verdict d’un procès historique a confirmé le droit des Bushmen à vivre dans la Réserve. Mais le gouvernement continue à leur interdire l’accès à leurs puits.

En revanche, une mine géante de diamants et des lodges touristiques sont prévus dans la Réserve et ces deux projets nécessiteront le forage de puits pour fonctionner.


Le gouvernement dissuade le public de financer Survival

Un porte-parole du gouvernement botswanais a appelé l'opinion publique à ne pas financer Survival en raison du soutien que l’organisation apporte aux Bushmen expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR).

Clifford Maribe, du ministère botswanais des Affaires étrangères, a écrit dans le journal The Sunday Standard : "Je conseille à l'opinion publique, en particulier du Royaume-Uni, à ne pas faire de don à M. Corry [le directeur de Survival] ou à financer la campagne de Survival International contre le Botswana" car "ces fonds récoltés auprès de personnes confiantes renforcent cette campagne malveillante contre le Botswana et contre la relocalisation [des habitants] de la réserve naturelle du Kalahari central".

M. Maribe a ajouté : "L'engagement du gouvernement botswanais pour améliorer le bien de tous ses citoyens et notamment [les Bushmen du Kalahari] reste inchangé".

Récemment, le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies et le Département d'Etat américain ont critiqué le comportement du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Les Nations-Unies ont exprimé leur inquiétude quant aux faits que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux et que l’accès à l’eau soit interdit par l'Etat aux personnes en question ».

Le rapport du département d’Etat américain établit que "l’interprétation abusive du jugement de décembre 2006 maintenue par le gouvernement a pour effet d’interdire à la majorité des San [Bushmen] précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

une compagnie de safari s’installe à proximité d’une communauté bushman

Le gouvernement du Botswana a accordé à la compagnie « Safari & Adventure »  l’autorisation de construire un lodge touristique à proximité de la communauté bushman de Molapo, dans la réserve naturelle du Kalahari central.

Ce lodge nécessitera de grandes quantités d’eau alors que les Bushmen ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits. Les Bushmen expulsés de leur territoire en 2002 par le gouvernement ont obtenu en 2006 devant la Cour le droit de retourner chez eux mais le gouvernement les en empêche, notamment en leur interdisant de chasser et d'utiliser leur propre puits.

Le droit international précise qu'aucun projet de développement ne peut être envisagé sur le territoire de peuples indigènes sans leur consentement préalable, libre et informé. Les Bushmen n'ont pas été consultés sur la construction d'un lodge pour touristes sur leur territoire.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Le gouvernement a l’indécence d’obliger les Bushmen à aller chercher l'eau à plus de 200 km de la réserve alors que les touristes prendront leurs douches et siroteront leurs cocktails juste à côté d’eux. Cette mesure est contraire aux droits fondamentaux de l’homme et est tout à fait illégale. Il est à espérer que les touristes se garderont de venir lorsqu’ils apprendront le sort réservé aux Bushmen ».

La compagnie "‘Safari & Adventure" est basée en Afrique du Sud et opère également en Namibie et en Zambie.

De l'eau dans le Kalahari pour les touristes... pas pour les Bushmen

Des lodges pour touristes, nécessitant de grandes quantités d'eau, sont sur le point d'être construits sur le territoire des Bushmen du Kalahari alors que ces derniers ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits.
Le gouvernement a émis un appel d'offres portant sur trois sites à l'intérieur de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) pouvant accueillir des structures touristiques. L’un des ces sites se trouve à proximité de la communauté bushman de Molapo. Les compagnies Afro Ventures Botswana et Safari Adventure ont été invitées à se porter acquéreur de cette concession.

Depuis que le gouvernement a détruit leur puits lors des expulsions de 2002, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ils affirment qu'ils financeront eux-même ce puits mais les autorités refusent tout compromis prétendant que ce puits est la "propriété du gouvernement".

Le gouvernement du Botswana a expulsé les Bushmen de leur territoire en 2002. Bien qu'ils aient légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006, les autorités continuent de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Le projet gouvernemental de construction de luxueux équipements touristiques dans la Réserve rend encore plus cruel son refus d'accorder aux Bushmen la gestion d'un puits. Les touristes qui pourraient être tentés de visiter le Kalahari changeront probablement d'opinion lorsqu'ils prendront connaissance du sort des Bushmen".

Plusieurs puits ont déjà été forés en prévision de l’installation d'une mine d’un coût de 2,2 milliards de dollars qui sera exploitée par Gem Diamonds dans la communauté bushman de Gope.

Kalahari : De l'eau pour les diamants, pas pour les Bushmen

Au Botswana, dans la réserve naturelle du Kalahari central, plusieurs puits ont été creusés en prévision de l’exploitation d'une mine de diamant alors que les Bushmen qui vivent sur place n'ont pas le droit d'utiliser leur propre puits.

Les puits exploratoires ont été créés dans le cadre de l’évaluation environnementale qui précède la construction par Gem Diamonds d'une mine de diamants de 2,2 milliards de dollars à Gope, une communauté bushman située à l'intérieur de la réserve. Plusieurs puits seront nécessaires au bon fonctionnement de la mine qui nécessitera d’importants volumes d'eau.

Depuis que le gouvernement a détruit leur unique puits – Monthomelo situé dans la Réserve – pour les « encourager » à partir dans les camps de relocalisation, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ce puits était leur principale source d'eau avant que le gouvernement ne les expulse illégalement de la réserve.

Les Bushmen ont légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006 mais le gouvernement continue de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Il n’y a qu’une seule explication au fait que le gouvernement autorise les compagnies minières à creuser autant de puits qu'ils le désirent et empêche les Bushmen d'en utiliser un seul – la terrible vengeance d'un gouvernement déterminé à éloigner les Bushmen de leur territoire ancestral et à les faire payer leur victoire devant la Haute Cour. Les diamants de cette mine seront un gage de haine et non d'amour".


Nouvelle campagne de Survival : de l'eau pour les Bushmen

Survival vient de lancer une nouvelle campagne demandant à ses milliers de sympathisant du monde entier d’écrire au nouveau président du Botswana, Lt Gen Ian Khama, pour l’exhorter à permettre aux Bushmen du Kalahari d’accéder à l'eau sur leur territoire.

En 2002, lors de l'expulsion des Bushmen de la réserve naturelle du Kalahari central, le gouvernement avait condamné le puits de la communauté de Mothomelo qui représentait leur principale source d'eau.

Après avoir gagné, en 2006, un procès historique au cours duquel leur expulsion avait été jugée illégale, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner chez eux. Mais le gouvernement refusa qu'ils utilisent le puits prétextant qu’il était la "propriété du gouvernement".

Dans le même temps, un projet de mine de diamants d'un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Malgré le manque d'eau, certains Bushmen sont déjà retournés vivre dans la réserve. Une femme a témoigné : "Tout le monde a soif. C'est dur. Si vous avez encore un peu d'énergie, vous pouvez partir à la recherche de nourriture et de bois, mais si vous êtes vraiment assoiffé, vous ne pouvez pas. Vous devez vous asseoir à l'ombre, à l'intérieur de la hutte où il fait plus frais, parce que si votre soif augmente, vous serez entre la vie et la mort".


Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies critique le Botswana sur la question des Bushmen

Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies a désapprouvé la politique du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Il a exhorté le Botswana à s'assurer que «  le droit de retourner dans la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) soit accordé à toutes les personnes qui en ont été expulsées ».

Jusqu'à présent, le gouvernement n’a autorisé le retour que des quelques Bushmen cités dans le jugement rendu par la Haute Cour en décembre 2006 à l’issue du procès qu’ils ont gagné, alors que des centaines d'autres doivent demander un permis. Le gouvernement a également interdit aux Bushmen d'utiliser leur puits qui leur était vital durant la saison sèche et de pratiquer la chasse à l'intérieur de la réserve.

Le Comité, la plus haute autorité des Nations-Unies en matière de droits de l'homme, a exprimé son « inquiétude » quant au fait que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux » et a déploré que « l'Etat ne permette pas l’accès à l'eau aux personnes en question ».

Ces conclusions ont été rendues quelques jours seulement après qu'un rapport du département d'Etat américain ait condamné « l’interprétation abusive » du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement botswanais.


Alexander McCall Smith rompt le silence sur les Bushmen

Alexander McCall Smith, l'auteur de la série de romans policiers célèbres au Royaume-Uni "The No. 1 Ladies' Detective Agency" et dont l'action se déroule au Botswana, a pour la première fois pris publiquement position en faveur des Bushmen du Kalahari, comparant leur expulsion à "une tache dans l'histoire du pays".

L'écrivain a déclaré dans un entretien au quotidien The Evening Standard : "La question des San [Bushmen] et de leur accès dans la réserve naturelle du Kalahari central est triste et bouleversante et les tribunaux botswanais ont pris position contre leur propre gouvernement dans cette affaire.

"Tous ceux que je connais espèrent que cette tache dans l'histoire du pays trouvera une issue qui respectera les droits et les aspirations des San; j'espère vraiment que le gouvernement du Botswana en tiendra compte, et je suis certain qu’il le fera".

Le mois dernier, l'avant première du film "The No. 1 Ladies' Detective Agency" à Londres avait été perturbée par des manifestants venus attirer l'attention sur la situation des Bushmen. Le film, réalisé par Richard Curtis et Anthony Minghella, récemment décédé, a bénéficié d'un important soutien du département touristique botswanais dont l’administrateur a déclaré que ce film "sera une vitrine pour la promotion des diamants du Botswana... et qu'il restaurera l'image ternie par la question de la CKGR [la réserve naturelle du Kalahari central]".


Botswana

Le président du Botswana, Festus Mogae, passe le flambeau ce mardi à son vice-président Ian Khama qui lui succède à la tête de cette nation de l'Afrique australe.

Khama, 55 ans, est le fils du premier président botswanais, Seretse Khama. Il devient ainsi le 4e chef de l'Etat du pays, une énième passation de pouvoir pacifique qui vient davantage renforcer la réputation déjà acquise de nation stable dont bénéficie le Bostwana. Cela est d'autant plus remarquable que le président Mogae quitte volontairement le pouvoir environ 18 mois avant la fin de son mandat. Une première ? Pas au Botswana. En 1998, son prédécesseur, Quett Masire, avait lui aussi tiré sa révérence bien avant l'expiration de son mandat présidentiel. Une tradition donc dans un pays pourtant dominé par une formation politique, le Parti démocratique botswanais (BDP).

La seule zone d'ombre de sa présidence, et elle est de taille, est le traitement des populations autochtones San, ou « Bushmen », dont l'habitat naturel dans le désert du Kalahari semblait menacé par des sociétés d'exploitation de diamants. En 2006 la Haute Cour du Botswana avait rendu un jugement en faveur des San, leur reconnaissant le droit de vivre dans la réserve. Ce jugement avait mis fin aux expulsions ordonnées par le gouvernement de Mogae, mais en 2007 l'ONG Survival International avait fait état d'intimidations envers ces populations. Et tout le monde sait bien qu'un génocide est en train de se produire...


Le département d’Etat américain condamne “l’interprétation abusive” du Botswana

 

Le département d’Etat américain a rendu public un rapport sur les droits de l’homme au Botswana. Il critique “l’interprétation abusive” du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement qui a interdit à la plupart des Bushmen ayant été expulsés de leurs terres de rentrer chez eux.

Le rapport établit que l’attitude du gouvernement qui continue de nier le jugement de décembre 2006 ‘a pour effet d’interdire à la majorité des San (Bushmen) précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

Le rapport souligne également que la plupart des Bushmen qui étaient autorisés à retourner dans la réserve ne l’ont pas fait, en raison du manque d’eau dans la réserve. Il rappelle qu’en 2005, la police avait utilisé des balles de caoutchouc contre les Bushmen qui tentaient d’apporter de la nourriture et de l’eau à leurs proches restés à l’intérieur


Visite du président Mogae à Paris

 A l'occasion de la visite en France des 20 et 21 mars 2008 du président du Botswana M. Festus Mogae, la section française de Survival International lui a rappelé le sort tragique des Bushmen du Kalahari et a appelé le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Survival a écrit à M. Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France, en lui demandant d'intervenir en faveur des Bushmen, ainsi qu'au président Nicolas Sarkozy qui a décoré Festus Mogae des insignes de Grand-Croix de commandeur de la Légion d'honneur pour le "modèle de démocratie et de bonne gouvernance" que représente le Botswana.

Lors d'une conférence donnée par M. Mogae à l'Université de la Sorbonne, il a été interrogé par un porte-parole de Survival sur le sort des Bushmen et plus particulièrement sur la question de leur accès à l'eau à l'intérieur de la réserve du Kalahari central.

Une manifestation a également été organisée devant le du siège du MEDEF où avait lieu une réunion de travail au cours de laquelle le président du Botswana rencontrait des entreprises françaises.

Après avoir gagné un procès historique à l'issue duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.


Le Botswana, les Bushmen et les diamants...

Paris accueille aujourd’hui le président du Botswana, un pays atypique par sa bonne gestion et sa prospérité économique. Mais c'est également un pays qui essaie de faire disparaître les derniers Bushmen qui ont pour seul défaut de vivre dans un désert infesté de diaments...

 C’est un de ces pays africains dont on ne parle jamais, bien qu’ils aillent relativement bien – ou peut-être parce qu’ils vont bien. Le Botswana, dont le président Festus Mogae a effectué les 20 et 21 mars 2008 une visite officielle à Paris, fait figure, sous bien des aspects, de modèle à l’échelon du continent.

Démocratie stable et intègre – Transparency International l’a classé l’an dernier comme le pays le moins corrompu d’Afrique –, le Botswana est le premier producteur mondial de diamants. Il est aussi riche en minéraux (cuivre, nickel), en charbon et en pétrole. Ce vaste pays peu peuplé, enclavé au nord de l’Afrique du Sud, était pourtant, lors de son indépendance en 1966, l’un des 25 plus pauvres du monde. Il se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il a affiché, durant la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de plus de 8 %, ce qui lui a permis de sortir en 1984 du groupe des pays les moins avancés (PMA).

Ces données macroéconomiques exemplaires aux yeux des institutions internationales ne doivent pas occulter les fardeaux persistants du sida, qui touche près du quart de la population adulte, et de l’inégalité sociale. En la matière, le cas des Bushmen (Bochimans) est souvent soulevé. Ce peuple nomade de chasseurs-cueilleurs a fait l’objet en 1997 et 2002 d’expulsions de son territoire ancestral, dans la réserve naturelle du Kalahari central, pour faciliter la mise en œuvre d’un vaste projet d’extraction de diamants. Bien que leur expulsion ait été jugée illégale par la Haute Cour, les Bushmen ont été empêchés de retourner dans leurs anciens villages.

Les dizaines de millions de carats de diamants tirés des quatre mines botswanéennes, pour une valeur de 1,6 milliard d’euros en 2006, rendent le pays dépendant de l’industrie minière et des cours mondiaux. Sa proximité avec la première économie subsaharienne, l’Afrique du Sud, d’où proviennent les trois quarts de ses importations, est aussi à double tranchant. Le gouvernement s’efforce de rendre la relation plus équilibrée : il vient par exemple de fonder une coentreprise avec le géant diamantaire De Beers en vue de trier, évaluer et commercialiser sur place une plus grande partie de la production. Confronté, comme l’Afrique du Sud, à une pénurie d’électricité, le Botswana s’apprête aussi à signer un accord sur la construction d’une centrale électrique au charbon d’une valeur de plusieurs milliards d’euros dont les trois quarts de la production devraient être exportés vers l’Afrique du Sud.

Malgré son envergure modeste – moins de deux millions d’habitants –, le Botswana intéresse la France, qui y a ouvert une ambassade en 2001. Elle y voit un marché d’exportation sous-exploité, mais aussi un relais pour sa diplomatie d’influence, Gaborone abritant le secrétariat de l’organisation régionale, la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC). De son côté, le Botswana souhaite affermir son poids en Afrique et dans le monde, notamment en développant l’apprentissage du français. La signature, ce matin, d’une convention sur ce sujet sera le premier acte public accompli par le nouveau secrétaire d’État chargé de la coopération et de la francophonie, Alain Joyandet, entré en fonction hier.

Festus Mogae, qui sera reçu cet après-midi par Nicolas Sarkozy, quittera ses fonctions à la fin du mois après deux mandats, à l’image de ses deux prédécesseurs depuis l’indépendance. Comme eux, il cédera la place à son vice-président et rejoindra le club, de plus en plus fourni, des présidents africains ayant quitté démocratiquement le pouvoir.


Le président du Botswana à Paris : la France doit soutenir les Bushmen

A l'occasion de la visite cette semaine en France du président du Botswana M. Festus Mogae, plusieurs organisations des droits de l'homme souhaitent évoquer le sort tragique des Bushmen du Kalahari et appelle le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Au cours de deux vagues d'expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé la plupart des Bushmen de leur territoire ancestral dans la réserve naturelle du Kalahari central et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation.

Après avoir gagné un procès historique au cours duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Jean-Patrick Razon, directeur de Survival France, a déclaré  : "Les autorités botswanaises souhaitent donner une image plaisante et pacifique de leur pays, mais la réalité pour les Bushmen est très différente. Ils ne connaissent plus que la répression, l'intimidation et la persécution de la part d'un gouvernement qui semble déterminé à ne pas les laisser rentrer chez eux en dépit de la décision de sa propre justice. J'espère que la France n'oubliera pas les Bushmen lors de la visite de M. Mogae et qu'elle l'exhortera à les autoriser à à retourner sur leur territoire".

M. Festus Mogae doit notamment rencontrer Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France. Dans une lettre adressée aujourd'hui au ministre, Survival lui demande d'intervenir en faveur des Bushmen.
Une manifestation sera prochainement organisée pour soutenir les droits des Bushmen.

Rappelons que ces terres avaient été données aux Bushmen dans les années 60 parce qu'elles sont désertiques... Malheureusement pour les Bushmen, le sous-sol est riche de diamands...


BOTSWANA; Les Bochimans toujours interdits de séjour sur leurs terres

Expulsés voici dix ans de leurs territoires, les San ont constamment réclamé le droit d'y retourner. En 2006, la justice botswanaise leur a donné raison. Ils croupissent pourtant toujours dans des camps.

M'étant rendue à plusieurs reprises dans la réserve du Kalahari central, au Botswana, je peux voir la différence entre le mode de vie indépendant que les Bochimans menaient autrefois et celui qu'ils ont aujourd'hui. En plusieurs vagues d'expulsion, échelonnées entre 1997 et 2002, le gouvernement les a chassés de leurs terres ancestrales et placés dans des camps. A vol d'oiseau, ces camps ne sont pas très éloignés du Kalahari : l'un d'eux est situé en bordure de la réserve et un autre à 60 kilomètres à l'ouest. Mais la nature accidentée du terrain fait qu'un Bochiman souhaitant regagner la réserve aurait plusieurs jours de marche devant lui.

 (Suite)

Les diamants des Bushmen...

Des représentants de la firme-conseil Marsh Environmental Services ont entamé le 22 janvier 2008 un programme éclair de consultation de 12 jours à l'intérieur et à l'extérieur de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) au Botswana. Cette visite s'inscrit dans le projet de développement d’une mine de diamant dans la réserve d’un coût de 2,2 milliards de dollars.

En 2002, le gouvernement du Botswana a déplacé contre leur volonté plus de 600 Bushmen hors de la réserve; décision jugée depuis illégale et anticonstitutionnelle. Ces expulsions faisaient suite à celles, effectuées en 1997, de plusieurs centaines d’autres habitants de la réserve. Bien qu'un petit nombre d'entre eux aient pu retourner chez eux, la majorité se languit dans des camps de relocalisation à l'extérieur de la réserve. C'est dans ces camps que les Bushmen seront "consultés" à propos de la mine.

La mine en question serait construite à proximité de Gope, une communauté bushman située dans la réserve. Si le projet aboutit, il affectera à la fois les terres et la vie des Bushmen. Survival International estime que les Bushmen ne sont pas en mesure de donner leur consentement préalable, libre et informé à la construction d'une mine sur leur terre natale alors qu'il n'y ont toujours pas accès.

Les Bushmen ont obtenu le droit de retourner dans leurs communautés de la réserve en 2006 mais en réalité, le gouvernement du Botswana les en empêche en leur refusant le droit d’y chasser ou de rouvrir leurs puits. La plupart d’entre eux ne peuvent pénétrer dans la réserve sans autorisation préalable.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui :
« Le droit au consentement préalable, libre et informé des peuples indigènes dans les programmes de développement qui les concernent est inscrit dans la législation internationale. Comment les Bushmen pourraient-ils donner librement leur consentement alors que la plupart d'entre eux ne peuvent pas vivre sur leurs terres et que ceux qui ont réussi à y retourner ne peuvent se procurer ni eau ni nourriture? »

Cette position fait écho à celle de First People of the Kalahari (FPK), l'organisation locale bushman. Tout en exigeant que ces consultations ne soient faites qu'une fois les Bushmen rentrés chez eux dans la réserve, le FPK demande qu'une étude d’impact indépendante soit effectuée et rendue accessible aux Bushmen.

Botswana : la mine de De Beers sur le territoire des Bushmen serait 100 fois plus grande que prévu

 Dans un prospectus distribué à la sortie d’un événement organisé par Survival à Londres, le gouvernement du Botswana affirme qu’une ‘petite zone à proximité d’un gisement, c’est-à-dire dans un rayon de 40 km, a été isolée’. Ce qui signifie qu’une superficie équivalant à 10% de la Réserve naturelle du Kalahari central est concernée.

Le ministère botswanais des Ressources minières, de l’énergie et de l’eau avait déclaré en 2000 qu’une superficie de 46 km2, soit 0,09% de la Réserve, serait attribuée à une mine. Le propre rapport d’évaluation de l’impact environnemental de De Beers publié en 1999 affirmait que la surface concernée par les activités minières représenterait 35 km2 ou 0,07 % de la Réserve, tandis que The Botswana Gazette écrivait que la mine ne couvrirait que 20 km2, soit 0,04% de la Réserve.

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L'appel des Bushmen à leur président

 A l’occasion du premier anniversaire de leur victoire judiciaire, les Bushmen de l’organisation First People of the Kalahari ont adressé au président du Botswana, Festus Mogae, une lettre ouverte dénonçant les méthodes du gouvernement visant à les empêcher de retourner sur leur territoire ancestral.

Le 13 décembre 2006, les Bushmen ont obtenu le droit de retourner sur leur terre de la réserve naturelle du Kalahari central dont ils avaient été expulsés par le gouvernement en 2002. Le droit de chasse leur avait également été reconnu.

Dans leur lettre, les Bushmen s’insurgent contre la répression gouvernementale leur interdisant d’utiliser leurs puits et de chasser et les contraignant à obtenir un permis de "visiteur" pour pénétrer dans la réserve.

Ils exhortent le gouvernement à enquêter sur les cas de tortures, de brutalités et de harcèlement dont sont victimes les Bushmen qui vivent dans l’un des camps de relocalisation à l'extérieur de la réserve.


les Bushmen demandent le remboursement de leurs frais de justice

Les Bushmen du Kalahari ont déposé une requête aux fins d’interjeter appel auprès de la Haute Cour du Botswana pour le remboursement de leurs frais de justice par le gouvernement botswanais.

En décembre 2006, les Bushmen ont gagné leur procès contre le gouvernement du Botswana. La Cour avait jugé que l'expulsion des Bushmen était "illégale et anticonstitutionnelle".

Deux des trois juges avaient décidé que les Bushmen et le gouvernement devaient se partager les frais de justice. Le juge actuel a réservé sa décision mais s'il tranche en leur faveur, les Bushmen demanderont que le gouvernement rembourse la totalité des frais.

Le gouvernement botswanais n’a toujours pas appliqué le jugement de 2006 et un an après leur victoire historique, la plupart des Bushmen croupissent encore dans les camps de relocalisation. Les Bushmen ont annoncé qu'ils intenteraient un nouveau procès au gouvernement s’il persistait à les empêcher de retourner chez eux.


Vers un nouveau procès pour les Bushmen?

Les Bushmen du Botswana ont annoncé le 20 novembre 2007 leur intention de retourner prochainement devant la justice si le gouvernement persiste à les empêcher de retourner chez eux.

Les Bushmen gana et gwi ont été expulsés de leurs terres du Kalahari central en 2002 mais ils ont gagné l’an dernier un procès confirmant leur droit de retourner chez eux.

Des centaines de lettres de protestation signées par les Bushmen ont été remises aujourd'hui au Département de la faune et de la flore du Botswana. Ils y dénoncent le refus du gouvernement de les laisser chasser pour nourrir leurs familles. Depuis leur victoire judiciaire en décembre dernier, 53 Bushmen ont été arrêtés pour avoir chassé.

Le gouvernement interdit également aux Bushmen d'utiliser leurs puits et insiste sur le fait que seul un nombre limité d'entre eux peut retourner dans la Réserve. Bien que la Haute cour ait jugé que l'expulsion des Bushmen avait été illégale et contraire à leur volonté, le gouvernement a refusé de leur fournir des moyens de transport pour retourner chez eux.

Un représentant de l'organisation bushman First People of the Kalahari a déclaré aujourd'hui : "Nous ne voulons pas continuer à nous battre devant les tribunaux. Ce n'est pas une solution pour résoudre nos problèmes. Mais nous avons le sentiment de ne pas avoir d'autre choix. Nous sommes désespérés".


BOTSWANA: des Bushmen torturés racontent leur calvaire

 Malgré le verdict de décembre 2006, les Bushmen du Kalahari sont sont toujours persécutés par le gouvernement. Un groupe de Bushmen du camp de relocalisation de Kaudwane a été torturé et brutalisé. Sur les 15 hommes qui ont été arrêtés à la fin du mois de septembre pour avoir chassé, une dizaine a été torturée.

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Le style de vie des San d'Afrique australe en danger

Les San parcourent les savanes et les déserts d'Afrique australe depuis des milliers d'années, mais la façon de vivre traditionnelle de ces nomades chasseurs-cueilleurs est en voie d'extinction.

Exploités au XXe siècle par les colons allemands, les San ou bushmen (hommes de la brousse) sont menacés par le chômage, la pauvreté, le Sida et l'alcoolisme.

La détresse des San du Botswana a fait les grands titres lorsque le gouvernement les a expulsés de la réserve du Kalahari. Mais ceux de Namibie et d'Afrique du Sud n'ont guère mieux réussi à se préserver.

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BOTSWANA: l'offensive du gouvernement sur les chasseurs bushmen

Selon l’organisation bushman First People of the Kalahari, six Bushmen  ont été arrêtés pour avoir chassé dans le camp de relocalisation de New Xade.

Ces dernières arrestations portent à au moins 48 – dont la plupart depuis juin dernier – le nombre de Bushmen appréhendés pour avoir chassé depuis leur victoire judiciaire de décembre dernier.
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BOTSWANA: arrestations et maltraitances dénoncées par une organisation bushman

 Une organisation bushman de défense des droits de l'homme a dénoncé hier l'arrestation d’au moins 10 hommes du camp de relocalisation de Kaudwane et les violences qu'ils ont subies de la part des gardes forestiers pour avoir chassé.

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Les Nations unies reconnaissent les droits des peuples indigènes

Le texte proclame le « droit à l'autodétermination » des peuples premiers. Les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont voté contre: cela va réduire considérablement la portée de ce texte car dans ces pays vivent de nombreux peuples autochtones.
Au terme de plus de vingt ans de négociations, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté, jeudi 13 septembre, une déclaration symbolique reconnaissant de larges droits aux quelque 370 millions de personnes appartenant aux peuples autochtones, souvent marginalisés à travers le monde. Le texte proclame « le droit à l'autodétermination » des peuples premiers et réclame pour eux, le cas échéant, « des réparations ». Il vise notamment à protéger la spécificité de leur culture, l'intégrité de leurs terres, et à les prémunir contre toute discrimination.
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La fille de Laurens Van der Post dénonce la persécution des Bushmen dans The Times

Au moment où Survival relance sa campagne en faveur des Bushmen, un article paru dans The Times dénonce le refus du gouvernement botswanais de respecter la décision du tribunal dans le procès gagné par les Bushmen.

Lucia Van der Post, la fille du célèbre écrivain d’origine sud-africaine, auteur de Le monde perdu du Kalahari (1958), a visité pour le quotidien britannique les camps de relocalisation bushmen et la réserve naturelle du Kalahari central.

« Pourquoi », écrit-elle, « alors que je m’attendais à voir la joie des Bushmen rentrant chez eux, ai-je trouvé autant de gens qui continuaient à vivre dans ces campements poussiéreux ? Pourquoi sont-ils poursuivis pour avoir chassé alors que c’est leur unique moyen de subsistance ? Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de rouvrir les puits, les écoles et les hôpitaux qu’il a fermés ?

« À New Xade [camp de relocalisation], il est impossible de trouver une seule famille qui ait les moyens de retourner chez elle. De nombreux jeunes doivent prochainement comparaître devant un tribunal pour avoir chassé sans autorisation et ne peuvent donc pas partir. D’autres n’ont ni voiture, ni essence… ».

Lucia Van der Post conclue en ces termes : « Le jugement de la Haute Cour du Botswana est tout à fait légitime. Ce procès est celui d’un peuple qui exige dignité et respect et qui dit en substance : ‘Notre mode de vie est peut-être différent, mais il mérite le respect’. »

BOTSWANA: Des chasseurs bushmen relaxés 4 Sep 2007

21 Bushmen arrêtés en juin et juillet derniers pour avoir chassé pour nourrir leurs familles se félicitaient aujourd'hui que les charges retenues contre eux aient été abandonnées.

Ils ont comparu hier devant un juge à Gantsi. Après que leur avocat ait plaidé en leur faveur, la police a retiré sa plainte.

Pourtant, six Bushmen arrêtés la semaine dernière, toujours pour avoir chassé, doivent comparaître devant la justice.

En décembre 2006, la Haute Cour du Botswana a jugé que les Bushmen avaient le droit de vivre à l’intérieur de la Réserve et que le gouvernement avait agi illégalement en refusant, en 2002, de leur délivrer des permis de chasse, puis en les expulsant de leurs terres.


Bushmen

Survival a soumis au Comité des droits de l’homme des Nations-Unies un rapport sur la réticence du gouvernement botswanais à mettre à exécution le verdict de la Haute Cour rendu en décembre 2006 en faveur des Bushmen du Kalahari.

Le 30/08/07,  lors d'une session de travail du Comité, le Botswana fera l'objet d'un examen portant principalement sur son attitude à l’égard du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Depuis que le verdict a été rendu en décembre dernier, le gouvernement refuse d’autoriser les Bushmen à chasser dans la Réserve. 21 Bushmen ont récemment été arrêtés pour avoir chassé. Il leur interdit également de rapatrier leurs troupeaux de chèvres ou de puiser leur propre eau. Il prétend que seuls quelques Bushmen parmi ceux qui ont été expulsés ont le droit de retourner dans la réserve et refuse de leur fournir des moyens de transport.

Le président du Botswana a rendu visite à de nombreux Bushmen expulsés pour tenter de les dissuader de rentrer chez eux.

Le rapport conclue ainsi : « Survival International prie le Comité d’enjoindre le gouvernement botswanais à appliquer intégralement le verdict de décembre 2006 dans un esprit de justice et d’équité envers ses citoyens».

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « En dépit du verdict de la Haute Cour, le gouvernement botswanais s’obstine à tenir les Bushmen à l’écart de leurs terres ancestrales. Seuls quelques uns d’entre eux ont eu le droit d’y retourner sans autorisation, mais ils ne peuvent ni chasser ni atteindre leurs réserves d’eau et n’ont pas pu emmener avec eux leurs troupeaux de chèvres. En d’autres termes, ils peuvent y retourner s’ils ne comptent ni boire ni manger ».


Botswana: Bushmen Arrested For Hunting

Bushmen Arrested For Hunting Despite Court Judgment

Twenty-one Gana and Gwi Bushmen have been arrested by Botswana police for hunting on their ancestral land in the Central Kalahari Game Reserve in Botswana. The men were arrested during June and early July and were due to appear in court last week.

Last December the High Court of Botswana ruled that the Bushmen had the right to live inside the reserve and that the government had acted against the law in 2002 when it refused to issue them with hunting permits and then evicted them from their lands.

Justice Phumaphi said in his ruling, "the simultaneous stoppage of the supply of food rations and the issuing of SGLs [hunting licences] [was] tantamount to condemning the remaining residents of the CKGR to death by starvation."

Since the judgment, the government has continued to insist that the Gana and Gwi do not have the right to hunt within the reserve. It has also refused to let the Bushmen use the water borehole on their land or to bring their few goats back into the game reserve.

Of the approximately 700 people evicted from their land in 2002, more than a hundred have since returned home. Hundreds more remain afraid to do so.

Survival International spokesperson, Jonathan Mazower, said today, "Why is the Botswana government still determined to keep the Bushmen out of their ancestral land, in spite of its own court's ruling and in spite of the continuing damage this is doing to the country's reputation? Why is it adding fuel to the fire by arresting men trying to feed their families? We can only hope that this time they won't be beaten and tortured as they have in the past."


Des Bushmen du Botswana au parlement de Westminter pour plaider leur cause

Le leader des Bushmen, un peuple de chasseurs-cueilleurs nomades du Botswana, est allé défendre le 23 mai 2007 au parlement de Westminster à Londres le droit des siens à retourner sur leur terre ancestrale.

Le représentant des Bushmen, le roi Sesana, compte sur le soutien des députés britanniques pour que les Bushmen puissent regagner la réserve où ils vivaient, dans le désert du Kalahari, et qu'ils ont dû quitter suite aux vagues d'expulsions ordonnées par le gouvernement du pays en 1997, 2002 et 2005.

Le Botswana est membre du Commonwealth et était jusqu'à son indépendance en 1966 un protectorat britannique.

"Les Bushmen souhaitent que leurs droits soient reconnus et que des solutions soient trouvées rapidement", a déclaré à l'AFP, Kali Mercier, une militante de Survival International, ONG chargée de défendre les peuples tribaux.

Un jugement de la Haute cour de justice du Botswana en décembre 2006 a autorisé les Bushmen à retourner sur leurs terres, en qualifiant d'illégal l'ordre d'éviction du gouvernement.

Avant 1995, quelque 5.000 adultes et enfants vivaient dans une réserve du Kalahari. Mais à l'issue du jugement de la Haute cour, seul un millier de personnes a été autorisé à revenir sur les lieux.

"A l'origine, les autorités justifiaient ces expulsions par le fait que des diamants avaient été trouvés dans cette réserve", a expliqué Kali Mercier.

Mais le discours du gouvernement du Botswana a changé. Il affirme désormais vouloir aider ce peuple à adopter un mode de vie plus développé, a-t-elle précisé.

Les Bushmen, qui vivaient autrefois dans toute l'Afrique australe ont vu leur territoire diminuer de plus en plus. L'expulsion de leur territoire menace leur mode de vie ancestral.

"La situation des Bushmen est comparable à celle des Aborigènes en Australie et à beaucoup d'autres peuples à travers le monde", souligne Mme mercier.


BOTSWANA: CNN : « Erosion de la démocratie » au Botswana

Une dépêche de Reuters divulguée fin avril 2007 par CNN cite comme preuve de l’"érosion de la démocratie" au Botswana la façon dont le gouvernement traite les Bushmen du Kalahari et l’interdiction de séjour sur le territoire botswanais de 17 personnes parmi lesquelles des membres du personnel d'une célèbre ONG internationale.

« La façon dont le gouvernement réagit à la bataille juridique très médiatisée menée par les Bushmen San – les derniers chasseurs-cueilleurs d’Afrique – a renforcé les inquiétudes sur son engagement envers la démocratie et les droits des minorités » indique la dépêche.

« La Haute Cour du Botswana a, l’an dernier, déclaré illégale l’expulsion par le gouvernement des Bushmen San de leurs terres ancestrales et a jugé qu’ils devaient être autorisés à retourner sur leur territoire »,
poursuit la dépêche.

« Tout en assurant qu’il se conformerait à cette décision, le gouvernement a imposé des restrictions au droit des Bushmen à retourner sur leurs terres du Kalahari. »

« Au début du mois, il a interdit au responsable de Survival International – un groupe de pression qui a soutenu les Bushmen dans leur combat – de séjourner dans le pays. La liste des personnes interdites de séjour comprend également John Simpson, rédacteur en chef des affaires internationales de la BBC, David White, l’ancien rédacteur en chef Afrique du Financial Times et un universitaire australien qui avait critiqué le gouvernement. »

L’Institut des médias d’Afrique australe (MISA) a pressé le gouvernement botswanais de reconsidérer les restrictions à l’encontre des journalistes.

La dépêche de CNN cite Siphamandla Zondi de l’Institut sud-africain pour le dialogue mondial (IGD) qui déclare : « La réponse du gouvernement botswanais à la dissidence évolue de manière inquiétante. Celui-ci devrait veiller à ce que ne se développe pas le sentiment que le Botswana est un pays sur la voie de la dictature et que sa démocratie durement gagnée est en péril. »

Un leader bushman appelle l'Inde à protéger les Jarawa

Roy Sesana, le leader des Bushmen qui ont gagné un procès historique contre le gouvernement du Botswana en décembre dernier, a appelé le gouvernement indien à protéger les Jarawa qui vivent dans les îles Andaman.

Il exhorte le gouvernement indien à respecter le jugement de la Cour suprême rendu en 2002 qui ordonne la fermeture de la route traversant le territoire des Jarawa.

"Des peuples indigènes du monde entier sont menacés par le développement que les gouvernements leur imposent contre leur gré. Le gouvernement indien doit respecter son honorable Cour qui a ordonné la fermeture de la route. Les Jarawa ont une relation intime à leur territoire et leur développement va de pair avec l'esprit qui les anime. Il est de la plus haute importance pour les peuples indigènes que soient respectés leur territoire, leur esprit et leur culture.

"J'appelle le gouvernement indien à tenir compte des peuples indigènes. En Inde cohabitent de nombreux peuples aux croyances distinctes que chacun respecte, les peuples indigènes devraient donc aussi être respectés".

Le gouvernement du Botswana a expulsé Roy Sesana et les siens, les Bushmen gana et gwi, de leur territoire en 2002 et les a contraints à vivre dans de sinistres camps de relocalisation. Les Bushmen ont porté plainte contre le gouvernement dans un procès devenu le plus long et le plus coûteux de l'histoire du pays. La Haute Cour du Botswana a décidé le 13 décembre 2006 que ces expulsions étaient « illégales et anticonstitutionnelles »

Nations-Unies : les parcs naturels menacent les peuples indigènes d'Afrique

Selon l'expert des Nations-Unies sur les peuples indigènes, les premiers habitants de l’Afrique, notamment du Botwana

Le rapporteur spécial Rodolfo Stavenhagen a déclaré à l’agence de presse Reuters que les réserves naturelles ont bouleversé la vie des peuples de chasseurs-cueilleurs et de pasteurs nomades. Il a expliqué que même dans les pays où les droits des peuples indigènes étaient inscrits dans les législations nationales, les gouvernements africains s’étaient peu employés à garantir ces droits.

"Les communautés [indigènes] sont au bord de la destruction, de la dispersion. Leurs droits ne sont pas assez protégés".

Rodolfo Stavenhagen a indiqué que les pressions exercées sur les peuples indigènes, notamment de la part des gouvernements qui les empêchent de revendiquer leurs droits territoriaux, "affaiblissent ces communautés à tel point qu'elles ne ne survivront pas longtemps". et du Kenya, sont "au bord de la destruction" en raison de l’expansion des parcs naturels.

BOTSWANA: Un porte-parole bushman se rend à Londres pour dénoncer l'interdiction d'utiliser l’eau dans le Kalahari

Tandis que se prépare la journée mondiale de l'eau – le 22 mars – sous l’égide de l’Unesco, le gouvernement botswanais interdit aux Bushmen du Kalahari d'utiliser leurs propres ressources d'eau. Un porte-parole bushman doit se rendre prochainement à Londres pour dénoncer cette mesure.
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Le jugement en ligne

Une copie du jugement rendu le 13 décembre 2006 par la Haute Cour du Botswana dans le procès intenté par les Bushmen du Kalahari contre le gouvernement du Botswana est désormais disponible sur le site de Survival.

La Cour a décidé que l’expulsion des Bushmen par le gouvernement était « illégale et anticonstitutionnelle » et qu’ils avaient le droit de vivre sur leur territoire ancestral, dans la Réserve naturelle du Kalahari.

Elle a également admis que les plaignants bushmen avaient le droit de chasser et de collecter dans la Réserve et n’avaient pas besoin de permis pour y entrer.

L’un des juges, Mpaphi Phumaphi, a déclaré que le refus du gouvernement de délivrer des permis de chasse aux Bushmen « revenait à les condamner à mourir de faim ».

Cliquez ici pour télécharger une copie du jugement de la Haute Cour en format word ou pdf (en anglais) .

Résumés et chronologie de l'affaire, biographies des principaux témoins, photos et vidéos peuvent être téléchargés à cette adresse :
http://www.survivalfrance.org/dossierbushmen

Bushmen arrêtés et torturés malgré leur victoire judiciaire

BOTSWANA: des Bushmen arrêtés et torturés malgré le verdict de la Cour
13 Fev 2007

Six Bushmen, accusés par la police et les gardes forestiers de chasser dans la Réserve naturelle du Kalahari central au Botswana, ont été arrêtés et détenus pendant six jours. Ils ont ensuite été relâchés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

Cette arrestation survient seulement deux mois après la victoire judiciaire des Bushmen.
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Les bushmen rentrent chez eux

Une quarantaine de Bushmen ont pu retourner sur leur terres de la Réserve naturelle du Kalahari central le week-end dernier malgré une lourde présence policière qui a tenté de les persuader de rester dans les camps de relocalisation.
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Les Bushmen rentrent chez eux

A la suite de leur victoire judiciaire historique du 13 décembre 2006, un groupe de Bushmen du Kalahari retournera vendredi prochain sur son territoire.
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Après des années d'exil, des milliers de Bushmen vont pouvoir rentrer chez eux

JUSTICE. Un tribunal du Botswana a reconnu le droit pour un peuple autochtone à vivre sur la terre de ses ancêtres.

Back Home. Les milliers de Bushmen qui ont été expulsés ces dernières années de leurs terres ancestrales par le gouvernement du Botswana vont pouvoir rentrer chez eux. Au terme d'un procès de plus de deux ans, la justice locale a donné raison à ces anciens chasseurs cueilleurs, aujourd'hui relégués dans de sinistres camps de «relocalisation», contre l'alliance du président Festus Mogae et de puissantes compagnies minières. L'émotion était grande sur place, où le jugement a été retransmis en direct à la télévision et à la radio nationales, et, au-delà, dans les milieux de défense des peuples autochtones. Une défaite aurait été catastrophique. Cette victoire, à l'inverse, autorise de grands espoirs sous d'autres horizons.

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Le Botswana ne fera pas appel du jugement en faveur des bushmen

Le gouvernement du Botswana a annoncé lundi qu'il ne ferait pas appel d'un jugement autorisant plusieurs centaines de "bushmen" à revenir sur leurs terres ancestrales dont ils avaient été expulsés à tort.

La Haute Cour du Botswana a donné raison la semaine dernière aux peuplades chassées de force en 2002. La plus haute juridiction de ce vaste pays enclavé d'Afrique australe avait estimé que les "bushmen" devaient être autorisés à revenir sur leurs terrains de chasse du désert du Kalahari.

D'après leurs défenseurs, un millier de "bushmen" souhaitent revenir dans cette réserve grande comme la Belgique et transformée en parc naturel protégé. L'affaire opposait l'une des dernières peuplades de chasseurs d'Afrique au gouvernement à propos d'un litige sur des terres riches en diamants.

La présidence a indiqué dans un communiqué qu'elle ne lancerait pas de procédure d'appel, mais le ministère de la Justice a indiqué de son côté que le jugement n'obligeait pas le gouvernement à restaurer les principaux services auxquels il a été mis fin en 2002 et que cette décision n'était pas illégale.

Les plaignants faisaient valoir qu'ils avaient été réinstallés dans des camps où leur mode de vie traditionnel était en péril, tandis que le gouvernement botswanais affirmait que les "bushmen" avaient abandonné ce mode de vie bien avant 2002 et qu'ils représentaient aujourd'hui une menace pour la faune et la flore sauvages


Les Bushmen autorisés à retourner sur leurs terres ancestrales

Après une âpre bataille juridique, considérée comme la plus longue et la plus onéreuse de l'histoire judiciaire du Botswana, le tribunal a reconnu aux Bushmen de la minorité San le droit de retourner sur leurs terres ancestrales de la Réserve centrale du Kgalagad (CKGR), dans le désert du Kalahari.

La Haut Cour de justice du Botswana, siégeant à Lobatse, à quelque 70 kms au sud de Gaborone, la capitale, a jugé mercredi dernier que les San avaient été injustement expulsés de leurs terres ancestrales en 2002.

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La justice du Botswana rend leur terre aux Bushmen

Les Bushmen du Botswana pourront retourner vivre sur leurs terres ancestrales, un territoire aride grand comme la Suisse, situé au coeur du pays. Un tribunal botswanais a estimé, mercredi 13 décembre, au terme de deux ans de procès, que leur éviction de la Réserve animale du centre du Kalahari (CKGR) était "illégale et anticonstitutionnelle".
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Les Bushmen ont gagné!!!!

Au Botswana, les Bushmen obtiennent le droit de vivre sur la terre de leurs ancêtres

Cest l'un des plus longs et passionnels procès de l'histoire du Botswana qui s'est achevé, mercredi 13 décembre, devant le tribunal de Lobatse : les quelque 200 Bushmen qui contestaient leur expulsion du désert du Kalahari ont obtenu gain de cause pour retourner sur leurs terres ancestrales."Avant le 31 janvier 2002, les plaignants étaient en possession de terres qu'ils occupaient légalement dans la CKGR (réserve centrale du Kalahari), a déclaré le président du tribunal, Maruping Dibotelo. Les plaignants ont été privés de ces possessions par force ou par erreur et sans leur consentement." Le refus consécutif du gouvernement d'autoriser les Bushmen à regagner leurs terres ancestrales est donc "illégal et anticonstitutionnel", a ajouté ce juge.

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Début du jugement du procès intenté par les Bushmen du Bostwana

Un tribunal botswanais a commencé mercredi à rendre son jugement dans le procès intenté par des Bushmen qui réclament le droit de vivre sur leurs terres ancestrales, dans la Réserve centrale du Kalahari.

Le tribunal de Lobatse (sud) doit se prononcer sur un recours intenté par quelque 200 Bushmen, descendants des premiers habitants d'Afrique australe, qui contestent la décision du gouvernement de cesser de les fournir en eau, nourriture et services sanitaires, afin de les regrouper à l'extérieur de la réserve.

La lecture du jugement, qui devrait durer plusieurs heures, a débuté à 09h30 (07h30 GMT) devant une salle d'audience bondée, dont plusieurs dizaines de Bushmen assis aux premiers rangs et extrêmement attentifs.

L'organisation de soutien aux peuples indigènes, Survival International (SI), dont le siège est à Londres, qui soutient l'action judiciaire, affirme que les expulsions des Bushmen sont liées à l'exploitation future de diamants dans le désert du Kalahari.

Mais le gouvernement argue que l'actuel mode de vie "d'agriculteurs sédentaires" des Bushmen, autrefois fondé sur la cueillette et la chasse à l'arc, est devenu incompatible avec la protection de l'environnement et de la vie sauvage dans la réserve. Il a mis en place, depuis la fin des années 90, un programme de relocalisation, moyennant compensation en argent et en bétail.

 


Le Botswana attend l'épilogue du procès-fleuve des Bushmen du Kalahari

La justice botswanaise se prononce mercredi sur un recours intenté par quelque 200 Bushmen, descendants des premiers habitants d'Afrique australe, qui réclament le droit de vivre sur leurs terres ancestrales, dans la Réserve centrale du Kalahari (CKGR).

Entamé il y a plus de deux ans, ce procès est l'un des plus longs de l'histoire judiciaire du Botswana, pays semi-désertique de moins de deux millions d'habitants, considéré comme un "élève modèle" pour sa stabilité politique et la gestion prudente de ses immenses ressources diamantifères.

Preuve de la dimension passionnelle de cette affaire, la Haute cour de Lobatse a autorisé, pour la première fois dans l'histoire de ce pays d'Afrique australe, la retransmission du jugement en direct à la télévision nationale.

 

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BOTSWANA: le verdict du procès bushman attendu le 13 décembre

Les magistrats de la Haute Cour du Botswana rendront leur décision le 13 décembre 2006 dans le procès qui oppose les Bushmen du Kalahari au gouvernement du Botswana.

 (Suite)

Les Bushmen du Kalahari en péril

Les lecteurs de Variety, la célèbre revue d'Hollywood, ont pu lire l'appel au secours lancé à Leonardo DiCaprio par les Bushmen du Kalahari avant la sortie de son film Blood Diamond : " Après la découverte de diamants sur notre sol, nous avons été expulsés. Les diamants sont une malédiction pour notre peuple." (Suite)

Botswana : la persécution des Bushmen s'intensifie.

Tandis que des gardes forestiers les empêchent de pratiquer leurs activités traditionnelles de chasse et de cueillette, les quelques Bushmen gana et gwi restés sur leur terre ancestrale de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) sont confrontés à la famine. Ils appellent la communauté internationale à se mobiliser pour les aider à survivre. Dans une lettre qu'ils ont fait parvenir au monde extérieur, ils écrivent : ‘Nous ne sommes pas autorisés à chasser ou à collecter notre propre nourriture, ce que nous faisons pour vivre. Ils nous empêchent de faire cela, alors comment allons-nous survivre?'
 (Suite)

Bushmen

BOTSWANA: Un don de De Beers à la Haute Cour soulève la critique
28 Sep 2006

Après avoir fait un don de 100 000 pula (environ 12 500 €) directement à la Haute Cour, De Beers Botswana est accusée d'interférer dans le système judiciaire botswanais. La compagnie a également annoncé son intention d'effectuer de nouveaux dons.

Ce don intervient alors que De Beers Botswana est impliquée dans une bataille juridique contre l'Union des mineurs du Botswana (BMWU), l'affaire portant sur le licenciement de 461 mineurs qui s'étaient mis en grève en 2004.

Jack Tlhagale, le secrétaire général de BMWU, a déclaré que ce don aurait dû être fait à un ministère et non directement à la Haute Cour.

Léonardo di Caprio

L'appel des Bushmen à Leonardo di Caprio 28 Septembre 2006

Les Bushmen du Kalahari au Botswana ont lancé un appel désespéré à Leonardo di Caprio vedette du film 'The blood diamond'. Leur appel a été publié le 18 septembre 2006 en pleine page du célèbre magazine américain Variety.
 (Suite)

Des Bushmen du Bostwana lancent un appel à Léonardo DiCaprio

Des représentants des bushmen San au Botswana, qui mènent un dur combat pour faire valoir leurs droits sur leur terre ancestrale dans le désert de Kalahari, ont demandé lundi à la star hollywoodienne Leonardo DiCaprio de les soutenir dans leur bataille.

Ils ont écrit à la star du film Titanic après avoir appris sa venue prochaine dans le cadre du tournage de The Blood Diamond (ndrl: Le diamant du sang), dans lequel il doit endosser le rôle d'un trafiquant des pierres de gemme utilisées pour le financement de guerres civiles en Afrique.

 (Suite)

BOTSWANA: Procès bushman: le verdict attendu pour le 13 décembre 2006

Les plaidoiries finales dans le procès intenté par les Bushmen au gouvernement du Botswana ayant pris fin vendredi dernier, la Cour a annoncé qu'un jugement serait rendu le 13 décembre 2006.


Procés Bushmen

Sommaire des questions relatives au procès des Bushmen: (pour un suivi du procès voir la rubrique actualités)

Les conseillers juridiques des Bushmen ont rédigé cette brève récapitulation des éléments du contexte de leur procès historique (au Botswana, les Bushmen sont connus sous le nom de Basarwa) :



 (Suite)

Bushmen

BOTSWANA: Les Bushmen ont des droits légitimes sur leur territoire selon G. Bennett, avocat.
8 Septembre 2006

Plusieurs Bushmen se sont rendus cette semaine au tribunal pour entendre les plaidoiries finales dans le procès qui les oppose au gouvernement du Botswana. Leur avocat, Gordon Bennett, a démontré qu'ils avaient légalement le droit d'occuper et d'exploiter leur territoire.

Me Bennett a rappelé que les Bushmen gana et gwi ‘avaient le droit d'exploiter et d'occuper leur territoire compte tenu de leur ancienneté dans la Réserve naturelle du Kalahari central' et a précisé qu'aucune loi adoptée par l'administration coloniale britannique ou le gouvernement du Botswana n'avait abrogé ce droit. Dans des affaires similaires, en Afrique du Sud ou en Australie, des juges ont décrété que de tels droits, n'ayant jamais été abrogés, restaient de ce fait en vigueur.

Me Bennett a également rappelé que les droits territoriaux des Bushmen étaient protégés par la Constitution du Botswana.

Les Bushmen se sont présentés au tribunal avec un t-shirt où était inscrit ‘I love CKGR' (J'aime la Réserve naturelle du Kalahari central). Roy Sesana, un leader bushman, a déclaré : ‘Nous sommes très heureux qu'après un si long procès, la Cour entende finalement les raisons pour lesquelles nous devons être autorisés à rentrer chez nous. Nous espérons tous que le jugement sera rapidement rendu pour que nous puissions retourner sur notre territoire'.

Les plaidoiries se sont terminés demain. Un jugement devrait être rendu prochainement. Aucune date n'a encore été fixée


Bushmen

BOTSWANA: l’expulsion des Bushmen est ‘illégale et anticonstitutionnelle’selon l'avocat des Bushmen.. 6 septembre 2006


Gordon Bennett, l'avocat des Bushmen, a commencé lundi sa plaidoirie finale devant la Haute Cour du Botswana. Il a démontré que l'expulsion des Bushmen était illégale et anticonstitutionnelle et qu'elle avait été effectuée sans leur consentement.

Constatant que l'Etat n'avait même pas cité à comparaître un seul Bushman expulsé de la Réserve naturelle du Kalahari central pour attester qu'ils étaient d'accord avec leur relocalisation, Me Bennett a déclaré qu'il s'agissait d'une ‘omission révélatrice'.

Il a également signalé des documents attestant qu'en 1990, 1995, 1997, 1999, 2000 et 2001, les Bushmen vivant dans la Réserve avaient affirmé ne pas vouloir être déplacés. Les avocats du gouvernement n'ont produit aucune preuve indiquant que les Bushmen aient changé d'opinion au moment de leur expulsion du début de l'année 2002. Me Bennett a affirmé qu'ils avaient quitté la Réserve ‘sous la pression intolérable du gouvernement'.

Me Bennett a observé que le gouvernement avait supprimé les services dont bénéficiaient les Bushmen dans la Réserve alors qu'il avait lui-même admis qu'ils étaient ‘fondamentaux' et ‘essentiels'. L'avocat des Bushmen a démontré que, contrairement aux affirmations du gouvernement, la suppression des services n'avait aucun rapport avec leur coût qui est ‘insignifiant comparé aux millions et aux millions investis en infrastructure, routes, approvisionnement en eau et autres à New Xade et à Kaudwane [les camps gouvernementaux de relocalisation]'.

Il a également déclaré qu'en privant illégalement les Bushmen de leurs permis de chasse, le gouvernement était ‘capable de violer sa propre législation pour parvenir à ses fins'.

Me Bennett a démontré que les preuves apportées par les témoins du gouvernement étaient le plus souvent inexactes et contradictoires et a invité la Cour ‘à considérer dans quelle mesure nous pouvions nous fier aux témoignages des témoins cités par le gouvernement'.

Les plaidoiries continuent toute cette semaine.


Place aux diamants

Entre 1997 et 2002, plus de 2 000 Bushmen ont été chassés de leur réserve du Kalahari central, au Botswana. Tout en interdisant aux Bushmen d’y chasser, le gouvernement du Botswana accorde dans cette zone de plus en plus de concessions diamantifères. 378 bushmen, vivant actuellement dans des conditions de vie difficiles dans des camps de « relocalisation », ont entamé une action en justice contre le gouvernement botswanais. Ils veulent obtenir le droit de retourner sur leurs terres et d’y pratiquer la chasse et la cueillette. L’ONG Survival appelle à les soutenir.

 


Bushmen: procès reporté

BOTSWANA: Le procès bushman reporté au 4 septembre 2006

Le procès intenté par les Bushmen gana et gwi au gouvernement du Botswana a été ajourné jusqu'au 4 septembre. Les avocats devaient présenter leurs conclusions cette semaine devant la Cour.

Gordon Bennett, l'avocat des Bushmen, a demandé un ajournement, les avocats du gouvernement lui ayant remis leurs plaidoiries écrites 12 jours après la date fixée par la Cour.

"Nous devions commencer les plaidoiries finales aujourd'hui [lundi] mais n'ayant reçu les soumissions écrites de la défense que mercerdi dernier alors qu'il était convenu qu'elles devaient nous parvenir le 11 août, je n'ai pas eu le temps de les préparer" a déclaré M. Bennett à l'AFP.

Les derniers témoignages du procès ont été entendus en mai dernier. Un jugement devrait être rendu peu après la présentation des plaidoiries devant la Cour.

Les Bushmen se battent pour leur droit de retourner sur leur terre de la Réserve naturelle du Kalahari central et d'y pratiquer librement la chasse et la cueillette. Au moins 10% des 243 plaignants initiaux sont morts dans les camps de relocalisation depuis le début du procès. 135 autres Bushmen se sont joints à la liste initiale des 243 plaignants au cours de cette année.

Cliquez ici pour lire le résumé des questions préparées par les défenseurs des Bushmen.

Le procès sera ouvert aux journalistes et au public.-


Bushmen

BOTSWANA: Un parti d’opposition "condamne les relocalisations forcées"

24 Août 2006

L'un des principaux partis d'opposition du Botswana, le Botswana National Front (BNF), a qualifié d''indéfendable' l'expulsion des Bushmen Gana et Gwi de leurs terres du Kalahari central par le gouvernement botswanais.

Dans une déclaration publiée hier par le journal bostwanais Mmegi, le BNF ‘condamne dans les termes les plus sévères, la relocalisation forcée de style colonial des Basarwa [Bushmen] de la CKGR [Réserve naturelle du Kalahari central].'

La déclaration continue ainsi : ‘Le BNF refuse la vision simpliste du gouvernement selon laquelle les peuples indigènes, tels les Basarwa, n'auraient que deux options - soit rester enfermés dans un mode de vie dépassé et disparaître ‘comme le dodo', soit être déportés loin de chez eux comme à New Xade et se soumettre à l'assimilation aux cultures dominantes.

‘A notre avis, le développement n'est pas seulement économique, social et politique, il est aussi culturel. Il doit respecter l'identité culturelle des peuples. Le développement, même bien intentionné, n'est pas quelque chose qui peut être apporté ou imposé aux peuples contre leur volonté.

‘Par conséquent, nous exhortons le gouvernement à autoriser les Basarwa à retourner immédiatement et sans condition sur leur terre de la CKGR, là où sont enterrés leurs ancêtres, parce que leur culture, leur économie et leur identité sont inextricablement liées à leur territoire traditionnel et à leurs ressources.'

Pour lire la déclaration en entier (en anglais):

http://www.mmegi.bw/2006/August/Wednesday23/557937830555.html


Bushmen arrêtés

20 juillet 2006

Deux Bushmen ont été arrêtés et inculpés pour avoir illégalement chassé une antilope dans la Réserve naturelle du Kalahari central. Ils ont passé une nuit en prison. Le jour suivant, ils ont été emmenés dans la Réserve et obligés de courir devant un véhicule de police pendant six heures sous la chaleur jusqu'au lieu où ils avaient tué l'antilope. Ils comparaîtront devant la Cour en octobre prochain.

L'un des deux hommes se trouve être Loslobe Mooketsi, qui a témoigné lors du procès fleuve des Bushmen contre le gouvernement du Botswana. Il faisait également partie des nombreux Bushmen arrêtés en septembre dernier alors qu'ils tentaient d'apporter de l'eau et des vivres à leurs familles restées dans la Réserve.

Le père de Loslobe, Mogeste Kaboikanyo, l'un des derniers Bushmen à avoir été expulsé de la Réserve en 2002 était décédé peu de temps après dans un camp de relocalisation. Avant son expulsion, il avait confié à un représentant de Survival :

« Notre avenir repose sur la vie de nos enfants, il est enraciné dans la chasse, et dans les fruits qui poussent sur cette terre. Lorsque nous chassons, nous dansons. Et quand vient la pluie, nous sommes remplis de joie. Ceci est notre terre, et ici tout nous donne la vie.
Le gouvernement du Botswana prétend être une démocratie. Mais ce n'est pas le cas ici. Nous sommes opprimés jusqu'à la mort, et bientôt il ne restera aucun d'entre nous.
»

Les Bushmen qui vivent dans les camps de relocalisation à l'extérieur de la Réserve survivent grâce aux maigres rations distribuées par le gouvernement ne contenant pas d'aliments frais et nutritifs. De nombreuses familles souffrent de famine car elles ne peuvent apporter de complément alimentaire à ces rations : il n'y a à proximité ni gibier ni fruits sauvages ou tubercules, déjà été épuisés avant l'établissement du camp.

Plusieurs dizaines de Bushmen vivent toujours dans la Réserve, résistant à toutes tentatives d'expulsion. Ils survivent tant bien que mal malgré l'interdiction de pratiquer la chasse et la cueillette dans la Réserve, sous la surveillance constante des gardes.

Les avocats de Bushmen doivent présenter le mois prochain leurs plaidoiries devant la Haute Cour du Botswana dans le cadre du procès qu'ont intenté les Bushmen contre le gouvernement du Botswana pour pouvoir retourner vivre sur leur territoire dans la Réserve naturelle du Kalahari et y pratiquer librement la chasse et la la chasse et la cueillette.


Les bushmen du Kalahari appellent Angelina Jolie à l'aide

Les bushmen déplacés hors de la Réserve du Kalahari, leur terre ancestrale au centre du Botswana, ont lancé un "appel à l'aide désespéré" à l'actrice Angelina Jolie, a annoncé jeudi l'organisation de soutien aux peuples indigènes Survival International (SI).

Angelina Jolie se trouve actuellement en Namibie voisine où elle vient de donner naissance à une fille, Shiloh, dont Brad Pitt est le père. Surtout célèbre pour avoir incarné au grand écran l'héroïne des jeux vidéo "Tomb Raider", Lara Croft, l'actrice est aussi ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef.

 

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Fin des débats dans le procès-fleuve des bushmen San du Botswana

Les débats se sont achevés cette semaine dans le procès-fleuve sur les revendications territoriales des bushmen San, qui contestent leur expulsion de la Réserve du Kalahari, dans le centre du Botswana, a annoncé jeudi l'organisation Survival international.

"Mardi était le dernier jour d'audition des témoins dans le procès des bushmen. Le tribunal devrait probablement entendre les plaidoiries des avocats en septembre", a indiqué Survival International dans un communiqué.

 

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Les Bushmen en justice pour réclamer leurs terres du Kalahari

Le procès sur les revendications territoriales des bushmen San, qui contestent leur expulsion de la Réserve du Kalahari dans le centre du Botswana, a repris mercredi, les avocats exprimant cependant leur volonté d'un accord à l'amiable avec le gouvernement, rapporte l'Afp.

Quelque 240 bushmen San ont saisi la Haute cour du Botswana, qui siège à Lobatse, au sud de la capitale Gaborone, pour contester leur évictionde leurs terres ancestrales de la réserve naturelle du Kalahari (Ckgr), l'une des plus importantes du monde.

 

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Bushmen lauréats du 'prix Nobel alternatif'

 A l'occasion de la remise du prix Nobel alternatif 2005 qui leur a été décerné, deux Bushmen du Kalahari effectueront prochainement une tournée en Grande-Bretagne, en Suède et en Allemagne afin de sensibiliser l'opinion publique sur les mauvais traitements qu'ils subissent de la part du gouvernement du Botswana. Ils seront présents à Londres du 29 novembre au 2 décembre puis gagneront la Suède pour y recevoir le prix.

En septembre dernier, Roy Sesana et Jumanda Gakelebone ont été arrêtés et brutalisés alors qu'ils tentaient, avec 26 autres Bushmen, de forcer le blocus de la Réserve du Kalahari imposé par le gouvernement pour apporter eau et nourriture aux derniers Bushmen restés à l'intérieur.

Ils seront  en Suède du 5 au 11 décembre afin d'y recevoir devant le Parlement suédois, au nom de l'organisation bushman First People of the Kalahari, le 'Right Livelihood Award' (également connu comme prix Nobel alternatif), récompensant leur 'résistance déterminée à l'expulsion de leurs terres ancestrales et leur volonté de maintenir leur mode de vie traditionnel'. Ils avaient appris la nouvelle le lendemain de leur remise en liberté.

 

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Une femme bushman retrouvee morte dans la Reserve

La derniere victime en date de l'expulsion des Bushmen gana et gwi par le gouvernement du Botswana est Qoroxloo Duxee, retrouvee morte la semaine derniere dans la Reserve du Kalahari central. Il semble qu'elle ait succombe a la famine qui s'est installee dans la Reserve depuis que les gardes forestiers en ont bloque l'entree empechant tout approvisionnement en nourriture.
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La démocratie en péril

Trois Bushmen, dont un enfant, viennent d'être blessés par les tirs de la police botswanaise, au cours d'offensives destinées à terroriser les communautés qui survivent dans la Réserve du Kalahari afin de les forcer à quitter définitivement les lieux.

Kekailwe, 7 ans, a été atteint à l'estomac durant l'arrestation de son père qui refusait de laisser la police pénétrer dans sa hutte sans mandat de perquisition. Au cours d'un autre incident, Kesodilo Ntwayamoga, qui se tenait de dos les mains à l'air, a reçu une balle dans chaque jambe. Des témoins ont confirmé que la police tentait de lui faire avouer qu'il chassait.

Dans un troisième incident, le 24 septembre, Mokgakalaga Gaoberekwe a été blessé à la mâchoire alors qu'il tentait, avec d'autres Bushmen, de rentrer dans la Réserve pour apporter de l'eau et de la nourriture à leurs familles. Grièvement blessé, il est toujours à l'hôpital.

 

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Les bushmen San du Kalahari revendiquent les dividendes de leurs terres

New Xade est une "nouvelle installation", selon la terminologie officielle: un peu plus de 2.O00 bushmen San y vivent depuis leur relocalisation à l'extérieur de la Réserve centrale du Karahari (CKGR), leur terre ancestrale, dans le centre du Botswana.

Quelque 240 d'entre eux ont saisi la justice pour réclamer le droit de retourner vivre où ils sont nés.

Plus qu'un combat pour le maintien d'un mode de vie qui n'est plus, pour une très large part, qu'un vestige du passé, nombre de ces descendants des premiers habitants d'Afrique australe soulignent leur attachement à leurs terres. Et jugent injuste d'être exclus de la manne du tourisme.

 

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Ultimatum pour les "Bushmen"

Le gouvernement du Botswana a lancé un ultimatum aux quelque 200 Bushmen de la Central Kalahari Game Reserve pour qu'ils quittent les lieux au plus vite. Plusieurs compagnies minières, De Beers Botswana, De Beers en association avec Noranda Falconbridge et Sekaka Diamonds, filiale de Kalahari Diamonds Ltd (KDL), société créée par BHP Billiton, détiennent des permis dans la réserve. Les avocats des Bushmen, qui tentent de faire valoir leurs droits sur "leurs terres ancestrales", ont déposé une plainte contre l'Etat auprès de la Lobatse High Court, mais celle-ci ne s'est pas encore prononcée. En juin, l'Ombudsman de l'Office of Compliance de l'International Finance Corporation (la filiale de la BM qui participe au financement du projet KDL) avait conclu à l'incapacité d'établir un "lien de causalité" entre l'activité diamantifère et le déplacement des Bushmen.


Tensions dans la réserve du Kalahari autour du sort des bushmen San

La Réserve centrale du Kalahari (CKGR), dans le centre du Botswana, pays semi-désertique de 1,8 million d'habitants, est le théâtre depuis plusieurs semaines de tensions entre les forces de l'ordre et les quelques bushmen San qui y vivent encore.

Descendants des premiers habitants d'Afrique australe, les San sont aujourd'hui environ 100.000, dont la moitié au Botswana. Les autres sont répartis entre l'Angola, la Namibie, l'Afrique du Sud, la Zambie et le Zimbabwe.

 

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Un nouveau mannequin refuse de représenter les diamants De Beers

Le mannequin britannique Lily Cole ne posera plus pour les diamants De Beers, s'est félicitée mardi l'association Survival, qui accuse le diamantaire d'être à l'origine de l'exil des Bushmen du Kalahari (Afrique australe), ce que De Beers dément.

"Je n'étais pas au courant de la situation lorsque j'ai accepté de faire les photos", a indiqué la jeune femme, citée par cette association de défense des droits de l'Homme qui ne cache pas avoir fait pression sur elle.

 

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Un nouveau mannequin refuse de représenter les diamants De Beers

Le mannequin britannique Lily Cole ne posera plus pour les diamants De Beers, s'est félicitée mardi l'association Survival, qui accuse le diamantaire d'être à l'origine de l'exil des Bushmen du Kalahari (Afrique australe), ce que De Beers dément.

"Je n'étais pas au courant de la situation lorsque j'ai accepté de faire les photos", a indiqué la jeune femme, citée par cette association de défense des droits de l'Homme qui ne cache pas avoir fait pression sur elle.

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Un cactus qui fait rêver les Bushmen.

Son pouvoir amincissant peut rapporter groshoodia, un cactus coupe-faim, bientôt transformé en pilule amincissante pour les Occidentaux, les Bushmen d'Afrique australe font enfin une bonne affaire.

Partager 34 000 dollars entre 100 000 personnes peut sembler dérisoire. Pourtant, pour le peuple nomade des Sans qui regroupe les Bushmen d'Afrique australe répartis entre le Botswana, la Namibie et l'Afrique du Sud, cette somme sonne comme une victoire. L'argent qu'ils viennent de toucher concrétise leur titre d`« inventeurs » du hoodia comme coupe-faim. Depuis la nuit des temps, ils utilisent ce cactus lorsqu'ils chassent dans le désert pour ne pas souffrir de la faim ou de la soif. Dorénavant, le monde entier espère maigrir en consommant ce cactus de la taille d'un gros concombre qui pousse en grappe à même le sol sur les dunes du désert du Kalahari.

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Botswana: les bushmen à nouveau devant la Haute Cour pour défendre leur terre

Les bushmen San ont raconté vendredi devant la Haute Cour du Botswana comment ils étaient expulsés de force par le gouvernement qui veut les chasser de la terre de leurs ancêtres, au coeur de la réserve du Kalahari (centre).

Prenant la parole pour la première fois depuis l'ajournement du procès il y a trois mois, Motsoko Ramafoko, témoin pour les San, a expliqué à la Cour que les gens, emmenés de force dans des camions, ne voulaient pas être relogés dans la ville de New Xade, hors des limites du parc naturel où ils ont leurs origines.

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Les bushmen accusent le Bostwana et De Beers de les spolier

Des représentants des bushmen du Botswana ont accusé jeudi à Londres le gouvernement botswanais et le groupe sud-africain De Beers de les spolier de leurs terres ancestrales du Kalahari pour en exploiter les gisements de diamants.

"Notre gouvernement ne s'intéresse pas à notre culture. Il veut nous évincer pour retirer tout ce qu'il veut des gisements" de diamants, a déclaré Roy Sesana, porte-parole de l'association "Premier peuple du Kalahari", qui représente les bushmen.

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Le gouvernement envisage de 'changer la Constitution pour arriver à ses fins'

Un porte-parole du gouvernement du Botswana vient d'affirmer que si ce dernier perdait le procès intenté actuellement par des Bushmen pour obtenir le droit de retourner sur leurs terres, il modifierait " la loi ou amenderait la Constitution pour parvenir à ses fins ".

Cette déclaration émanant d'un proche du gouvernement est relayée par le journal britannique Daily Telegraph dans son édition du 13 juillet.

248 Bushmen poursuivent actuellement le gouvernement du Botswana au sujet de leur expulsion de leur terre ancestrale de la Réserve centrale du Kalahari. Ils demandent à la Cour de reconnaître la décision du gouvernement de les expulser et de supprimer des services, par exemple leur approvisionnement en eau, comme contraire à la loi et anticonstitutionnelle.

Stephen Corry, directeur de Survival International, répond à la menace du gouvernement : " C'est une nouvelle extrêmement troublante qui porte de graves soupçons sur la justice du pays. À quoi sert un pouvoir judiciaire indépendant si le gouvernement change simplement la Constitution quand il désapprouve un jugement ? L'image du Botswana comme la 'nation éclairée' d'Afrique disparaît rapidement ".

 


La violation des droits des Bushmen s'intensifie

Sept chasseurs bushmen ont été arrêtés au Botswana le 15 juillet dernier. Détenus pendant deux semaines sans jugement, ils ont été libérés en attendant leur comparution. Ils seront vraisemblablement condamnés à une amende, qu'ils ne seront pas capables de payer, ou à une peine d'emprisonnement. L'un de ces hommes est âgé de près de 70 ans.

Ils ont été appréhendés non loin du camp de New Xade, au moment même où les magistrats de la Haute Cour du Botswana y entendaient les témoignages relatifs au procès intenté par les Bushmen contre le gouvernement qu'ils accusent de les avoir expulsés de leurs terres ancestrales de la Réserve centrale du Kalahari.

 

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Les Bushmen réclament leurs terres.

Une ethnie ancestrale attaque le gouvernement botswanais en justiceLes Bushmen San, une population indigène du centre du Botswana, ont été expulsés de leurs terres par leur gouvernement. Ce transfert de population cache de gros intérêts financiers et vaut aujourd'hui au gouvernement un procès.Depuis lundi dans la ville de New Xade, ils sont 243 Bushmen San, gardiens du temps et de leurs 20 000 ans d'histoire dans le désert du Kalahari, à attaquer en justice un gouvernement botswanais censé les représenter. Un gouvernement constitutionnellement astreint à « protéger les droits des citoyens à vivre où ils veulent », comme l'a indiqué l'avocat des San, Gordon Bennett, à l'ouverture du procès.

Or depuis 1986, ce gouvernement fait tout pour les déloger de cette réserve naturelle du Kalahari. En 1997, beaucoup d'entre eux furent expulsés de force pour être relogés à l'extérieur du Kalahari. L'autre méthode du gouvernement fut de réduire les territoires de chasse, indispensables à la survie de ces tribus ancestrales qui vivent de la cueillette et de la chasse. Une activité finalement interdite il y a deux ans.

 

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Début du procès sur les revendications territoriales des bushmen du Kalahari

Le procès qui doit juger du bien-fondé des revendications de bushmen San contre l'Etat du Botswana, qu'ils accusent de les avoir expulsés de leurs terres ancestrales dans le désert du Kalahari (centre), a débuté lundi à New Xade.

Un groupe de 243 bushmen San contestent leur expulsion de la Réserve du Kalahari, l'un des plus grands sanctuaires naturels du monde où leur peuple vit depuis 20.000 ans.

 

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