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SOS Bushmen

Le droit des peuples indigènes encore une fois reconnu

La Cour Suprême brésilienne confirme les droits des Indiens dans une décision historique

La Cour Suprême du Brésil a décidé que la réserve indienne connue sous le nom de Raposa-Serra do Sol ne devait pas être fractionnée. Un puissant groupe de riziculteurs qui vivent à l'intérieur de la réserve voulait en changer ses frontières pour pouvoir y rester. Mais dix juges sur onze ont décrété le 19 mars 2009 que la réserve devait rester intacte.

Le président de la Cour suprême a déclaré que "les fondements que nous avons établis dans ce cas, les conditions et les procédures serviront d'exemple pour d'autres différends. Nous mettons un terme aux problèmes liés à des cas similaires."

Le Conseil Indigène du Roraima (CIR), qui représente la majorité des Indiens de la réserve, s'est réjoui de la décision et a déclaré espérer que "les communautés pourraient vivre en paix". 

 (Suite)

112 licences d'exploitation minière accordées sur le territoire des Bushmen

Depuis que les Bushmen ont été expulsés de leur territoire dans la Réserve naturelle du Kalahari central, en 2002, le gouvernement du Botswana a accordé 112 licences d'exploitation pour explorer dans la Réserve. 16 d'entre elles ont été attribuées pour l'exploration d'uranium et 40 pour celle du charbon.

Il y a un peu plus de six ans que le gouvernement a expulsé plus de 600 Bushmen de la réserve, mais il continue de nier une quelconque relation entre les projets d'exploitation minière et ces évictions.

Le ministre de la faune et de la flore Kitso Mokaila s'est prononcé en faveur de l'exploitation minière à l'intérieur de la réserve, en affirmant que "cela a toujours été la politique du gouvernement du Botswana d'exploiter les mines là où il y a des minéraux. Le Botswana s'est construit grâce à l'exploitation minière. Ce sera une très bonne chose (que d'exploiter les mines dans la réserve)."

Les Bushmen ont gagné un procès historique en 2006 par lequel la Haute Cour du Botswana confirma leur droit de retourner sur leurs terres au sein de la réserve et jugea leur expulsion “illégale et anticonstitutionnelle”. Mais le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour les empêcher de retourner dans la réserve, leur refusant l'accès à un puits qui est leur principale source d'eau et leur interdisant de chasser pour se nourrir. Pourtant, l'exploitation minière dans la réserve nécessitera le forage de plusieurs puits et créera un bouleversement immense tant pour les Bushmen que pour la faune et la flore.

Survival a toujours été convaincue que les Bushmen ont été expulsés pour permettre l'accès de la réserve aux activités minières. L'organisation a mené une campagne d'envergure qui a poussé la compagnie De Beers à vendre sa concession minière au sein de la réserve à Gem Diamonds, pour un montant de 34 millions de dollars. Cette dernière compte mener ses activités minières dans la communauté bushman de Gope.

Survival mène une campagne contre Gem Diamonds et Graff Diamonds qui détient 9% des parts de Gem. L'organisation a écrit à Victoria Beckham, Elizabeth Hurley et Naomi Campbell, qui apparaissent toutes les trois sur le site internet de Graff, leur demandant de renoncer à porter les diamants Graff tant que les Bushmen ne pourront pas rentrer chez eux, avoir accès à l'eau et chasser en toute liberté.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré : " Ce n'est pas une coïncidence que le gouvernement du Botswana ait accordé plus de 100 licences d'exploitation à l'intérieur de la Réserve du Kalahari central depuis que les Bushmen en ont été expulsés, et qu'il ait fait en sorte qu'ils ne retournent pas sur leurs terres. Au regard du droit international, les Bushmen ont le droit d'être consultés pour ces opérations minières, mais comment peuvent-ils mener des discussions significatives concernant l'utilisation de leurs terres alors que le gouvernement les empêche d'y vivre?"

Il était une fois les Bushmen: les résistants du Kalahari

Lundi 9 mars à 16H25 sur France 5, sera diffusé un reportage sur les Bushmen.
 
Pierre Mann a mis quatre ans pour tourner ce film documentaire.
 
Documentaire de 52' écrit et réalisé par Pierre Mann et produit par De Visu Productions, avec la participation de France 5. 2006.

Les Bushmen ont été ainsi nommés par les premiers Hollandais qui ont débarqué en Afrique australe. Ils ont considéré ces ' hommes de la brousse ' comme des sous-hommes. Ils étaient les seuls habitants d'Afrique australe avant l'arrivée des blancs et des Bantous venus d'Afrique centrale et orientale en raison des luttes tribales et de l'esclavagisme. C'est pour cette raison que les Xam se sont retirés dans les régions inhospitalières du désert du Kalahari où, depuis, ils vivent isolés. Le clan de Nhoma a accepté la présence à ses côtés du réalisateur Pierre Mann, visage familier qui, depuis trente ans, leur rend régulièrement visite, filme leurs coutumes, l'évolution de leur village. Le jour, les chasseurs suivent la trace des antilopes. Ils ne parlent pas, ils ne communiquent que par des signes. Ils chassent des gnous, des porcs-épics, des lièvres sauteurs... Ils évitent surtout de croiser des éléphants qui leur inspirent une véritable panique. La nuit, autour d'un feu, ils racontent leur vie : le quotidien au village, les rituels et danses, les jeux des enfants, la cueillette par les femmes, leurs jeux de séduction, leur recherche d'eau... mais aussi leur inquiétude face à l'avenir de leur tribu depuis que le gouvernement du Botswana a lancé, il y a trois ans, une campagne d' ' assimilation ' dont les premières mesures ont été l'interdiction de la chasse et le regroupement des Bushmen dans des ghettos. Avec des images inédites, parlé en langage bushmen, ce documentaire entend témoigner de l'évolution de ce ' peuple premier ' durant les trois dernières décennies.
(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)