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SOS Bushmen

Les Bushmen font appel au Pape

Suite à l'établissement de relations diplomatiques entre le Vatican et le Botswana au début du mois de novembre, les Bushmen du Kalahari ont exhorté le Pape à leur apporter son soutien dans leur lutte pour retourner sur leurs terres.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous supplions le Pape de nous aider, de prier pour que le gouvernement change d'attitude face à nous et respecte nos droits en tant que peuple indigène de cette terre."

L’établissement de relations diplomatiques avec le Vatican a été à l’initiative de l'ancien président du Botswana, Festus Mogae. C’est également lui qui a été l’instigateur de la politique gouvernementale controversée visant à expulser les Bushmen de leur territoire ancestral de la réserve du Kalahari central.

En dépit du jugement rendu par la Haute Cour du Botswana en 2006 affirmant leur droit de vivre dans la réserve, le nouveau gouvernement du général Ian Khama continue de violer leurs droits. Il a notamment accordé une licence d’exploitation d’une mine de diamants en territoire bushman à la compagnie Gem Diamonds.

Il n’a été délivré aucun permis de chasse aux Bushmen comme convenu dans la décision de la Haute Cour qui avait dénoncé le caractère anticonstitutionnel du retrait de permis. Les Bushmen n'ont pas non plus accès à la source d'eau se trouvant dans la Réserve. L'impossibilité de chasser et le manque d’eau ont rendu la vie des Bushmen extrêmement pénible.

Dom Erwin Kräutler, évêque du Xingu au Brésil a déclaré aujourd'hui : "Au XXIe siècle, il est plus que vital que l'Eglise catholique apporte son soutien aux peuples indigènes du monde dans leur lutte pour leurs droits."

Le 1er juillet, le Pape Benoît XVI avait exprimé sa solidarité et son soutien aux Indiens du territoire de Raposa-Serra do Sol au Brésil lors de l’entrevue qu’il leur avait accordée au Vatican; il avait alors affirmé : "Nous ferons tout notre possible pour vous aider à protéger vos terres."

Botswana: Bushmen Appeal To The Pope

Botswana: Bushmen Appeal To Pope As Vatican Establishes Relations With Botswana

The Kalahari Bushmen have appealed to the Pope to support them in their struggle to return to their land, as the Vatican established diplomatic relations with Botswana earlier this month.

A Bushman spokesman said today, ‘We beg the Pope to help, to pray for us so that government changes its attitude towards us and respects our rights as indigenous peoples of this land.’

The establishment of diplomatic relations was initiated by Botswana’s former president Festus Mogae. He was the architect of the government’s controversial policy to forcibly evict the Bushmen from their ancestral lands in the Central Kalahari Game Reserve.

Despite Botswana’s High Court having affirmed the Bushmen’s rights to live in the reserve in 2006, the government of the new president General Ian Khama continues to violate their rights. It has also given the company Gem Diamonds permission to mine diamonds on their land.

Not one Bushman has received a hunting permit, despite the High Court ruling that it was unlawful for the government to withhold permits. Nor are the Bushmen allowed to access the water borehole on their land. The lack of hunting and water has made life extremely difficult for the Bushmen.

Dom Erwin Kräutler, Bishop of Xingu, Brazil, said today, ‘In the 21st century it is more vital than ever that the Catholic Church support indigenous peoples throughout the world in the struggle for their rights.’

On 1 July, the Pope Benedict XVI expressed his solidarity and support for the indigenous peoples of Raposa-Serra do Sol in Brazil when he met them in the Vatican and declared ‘We will do everything possible to help protect your land.’


Aidons les Bushmen

Au cours de deux vagues d’expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé tous les Bushmen de leur territoire ancestral et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation. Pour les empêcher de retourner dans leur réserve, le gouvernement a condamné le puits qui représentait la principale source d’eau des Bushmen.

Ce puits se trouve à l’intérieur de la Réserve, dans la communauté bushman de Mothomelo. Avant les expulsions, un camion-citerne envoyé par le gouvernement faisait une fois par mois la navette entre le puits et l’ensemble des communautés bushmen de la réserve. Bien que les Bushmen soient réputés pour leurs techniques de stockage de l’eau de pluie, ce puits était essentiel à leur survie pendant la saison sèche.

Comment aider?

Le 1er avril 2008, l’ancien vice-président, Ian Khama, est devenu le nouveau président du Botswana. Ecrivez-lui une lettre courtoise en vous inspirant du texte ci-dessous pour l’exhorter à autoriser les Bushmen à utiliser le puits situé à l’intérieur de la réserve du Kalahari :

Je suis extrêmement inquiet d’apprendre que votre gouvernement n’autorisera pas les Bushmen à utiliser le puits se trouvant dans la communauté de Mothomelo, à l’intérieur de la réserve du Kalahari. Aucune raison valable ne justifie ce refus, qui semble être motivé par la volonté de dissuader les Bushmen de retourner sur leur territoire ancestral. Je vous prie de mettre immédiatement terme à cette politique et à autoriser les Bushmen à utiliser l’eau dont ils ont besoin. Il s’agit d’un droit de l’homme fondamental.

On peut également le faire en anglais:

Your Excellency,  

As you assume your new post as President of Botswana, I hope that this will signal a change in policy towards the Bushmen of the Kalahari.

After being forcibly removed from the Central Kalahari Game Reserve, many Bushmen living in the resettlement camps are exposed to diseases including HIV/AIDS, which they never experienced before. Alcoholism and depression is widespread.

The High Court ruled that the evictions of the Bushmen were illegal and unconstitutional. I urge you to embrace the spirit of this ruling by allowing all of the Bushmen who wish to return home to do so, and by allowing them to hunt for food and to access their own water using the pre-existing borehole at Mothomelo, within the reserve.

Refusal to allow the Bushmen to use their existing borehole at Mothomelo can only be interpreted as a clear sign that you are determined to continue the past government’s misguided policy of keeping the Bushmen from returning home.

Envoyez vos lettres à :

H.E. President Ian Khama

Office of the President
Private Bag 001
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 395 0858

Commencez par: 'Your Excellency'

Ms Margaret Nasha

Minister of Local Government
Ministry of Local Government
Private Bag 006
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 390 2263

Des Bushmen de Namibie de retour sur les terres de leurs ancêtres

Hira Khamuxas, une descendante des premiers habitants d'Afrique australe, les Sans ou "Bushmen", chassée de sa terre par le régime d'apartheid sud-africain claque des mains: "Nos ancêtres sont contents parce que nous sommes de retour, tout près de chez nous".

"Je peux le sentir, notre rêve va se réaliser", ajoute la vieille dame qui, avec 300 autres membres de sa tribu, les Haikoms, a été aidée par le gouvernement namibien à revenir sur la terre de son peuple.

La semaine dernière, ils ont emménagé dans deux immenses fermes achetées par les autorités à Seringkop, à la frontière sud de la célèbre réserve naturelle d'Etosha (nord), berceau des Haikoms.

 (Suite)

Les Bushmen condamnent Mo Ibrahim

Les Bushmen du Kalahari expulsés de leurs terres par le gouvernement de l'ancien président du Botswana Festus Mogae ont condamné le milliardaire africain Mo Ibrahim et sa fondation pour avoir attribué à Mogae "le prix de la bonne gouvernance en Afrique". Ce prix sera décerné à Mogae lors d'une cérémonie à Alexandrie, en Egypte, samedi 15 novembre.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous pensons qu'il ne devrait pas recevoir ce prix en raison de la manière dont il nous a traités lorsqu'il était président du Botswana. En nous chassant de nos terres ancestrales il a bouleversé notre vie. Il nous a rendus pauvres, malades du SIDA et alcooliques."

Le gouvernement Mogae avait expulsé les Bushmen de la réserve du Kalahari central en 2002, leur interdisant de pratiquer la chasse et la cueillette.

Les chasseurs bushmen ont été systématiquement arrêtés et torturés; ceux qui manifestaient pacifiquement contre les expulsions ont également été arrêtés et certains blessés par balle; une femme au moins est morte de faim et de soif lorsque le gouvernement Mogae avait bloqué l'accès à la réserve.

Les Bushmen ont intenté un procès au gouvernement et en 2006 la Haute Cour du Botswana a déclaré que les expulsions étaient "illégales et anticonstitutionnelles". Un des juges a affirmé que le refus du gouvernement de les laisser chasser "revenait à les condamner à mourir de faim".

Mais le gouvernement, dirigé par Mogae jusqu'en avril dernier, empêche toujours les Bushmen de retourner chez eux. Il leur refuse l’accès à une source d’eau inutilisée dans l’une de leurs communautés et leur interdit de chasser pour se nourrir.

Le gouvernement botswanais promeut actuellement des projets touristiques et d'exploitation diamantifère en plein cœur du territoire bushman. La compagnie Gem Diamonds a l’intention d’exploiter les mines dans la communauté bushman de Gope tandis que la compagnie 'Safari & Adventure' a répondu à un appel d'offres pour la construction d'infrastructures touristiques à proximité de la communauté bushman de Molapo.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Les citoyens les plus marginalisés du Botswana, les Bushmen du Kalahari, ont une perspective tout à fait différente de la manière dont l'élite africaine gouverne le pays. Leur expérience de la bonne gouvernance de Festus Mogae se résume aux évictions, aux arrestations et à la torture. La Fondation Mo Ibrahim aurait mieux fait de les écouter avant de faire ce choix peu judicieux."

Le prix Mo Ibrahim attribue au récipiendaire la somme de 5 millions de dollars sur dix ans, puis 200 000 dollars annuels à vie. Parmi les membres du jury figuraient l'ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et l'ancien Haut Commissaire aux droits de l'homme, Mary Robinson.


Botswana: Bushmen Condemn Mo Ibrahim

Kalahari Bushmen who were evicted from their land by the government of Botswana’s former President Festus Mogae today condemned African billionaire Mo Ibrahim and his Foundation for giving Mogae their ‘Achievement In Africa Leadership Award’. The Award will be given to Mogae at a ceremony in Alexandria, Egypt, on Saturday 15 November.

A Bushman spokesman said today, ‘We don’t think he should receive this award because of how he treated us when he was President of Botswana. He evicted us from our ancestral land and that has really affected our lives. He put us into poverty, HIV-AIDS and alcoholism.’

Festus Mogae's government evicted the Bushmen from their ancestral land in the Central Kalahari Game Reserve in 2002, and banned them from hunting and gathering.

Bushman hunters were arrested and tortured; those protesting peacefully against the evictions were arrested and shot at; and at least one woman died of starvation and thirst when Mogae's government shut down the borders of the reserve.

 (Suite)

Botswana leader says economy weathers global storm

The global credit crunch has had little impact on Botswana's financial system, which has been cushioned by the diamond-rich African nation's foreign reserves, President Ian Khama said on Monday. In his first state of the nation address since taking over from former President Festus Mogae earlier this year, Khama told parliament he was confident international financial volatility would not lead to major changes in the government's budget. "Our own financial sector remains strong and has not yet been much affected by the credit crunch. Our foreign exchange reserves have also not been compromised and can cushion any immediate impact on our balance of payments," Khama said.

"Due to past savings government spending can be sustained in the face of any short-term revenue downturn." With growth rates averaging at least 8 percent over the last two decades, Botswana has been Africa's best performing economy and a model of political stability on the continent. Diamond production -- the southern African nation is the world's biggest producer -- has sustained growth, providing jobs and a crucial source of foreign earnings for the government. Khama, however, warned that the country must diversify its economy because of an expected drastic decline in the diamond sector in the next decade. He listed tourism and agriculture as two of the most attractive areas for investment. The new Botswanan leader faces a challenge following Mogae, who was praised by Western governments for making the country one of the most attractive investment destinations in Africa and for tackling the nation's AIDS epidemic. Critics, however, said Mogae curtailed freedom of speech and violated the rights of San Bushmen when his government forced them off ancestral lands. Analysts expect Khama, a former military man, to continue Mogae's policies. Khama's Botswana Democratic Party (BDP), which has won every election since independence from Britain in 1966, is widely expected to retain power after the next general election, expected in late 2009.