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SOS Bushmen

Bushmen to bring unique sound to city

A FAMILY of Kalahari Bushmen are to give a special performance of traditional trance music and dance in a bid to raise awareness of threats to their culture.

The !Gubi family from Namibia will perform alongside Ocean Terminal on Tuesday as part of the Mela festival.

Their music is usually played through the night to bring players into an altered state of consciousness, when they perform healing rituals on other members of their tribe.

The family of six, from Namibia, are touring the UK to bring attention to the plight of their people. Originally nomadic hunter-gatherers, they have now been officially assigned land in the Kalahari Desert, which is poor in natural resources, and are no longer allowed to roam the land. They must also share it with other tribes, which has resulted in conflict and competition for resources. The family, who range in age from 18 to 80, hope the tour will help them raise money to set up a community development project for their tribe.

Using traditional instruments such as the mouth bow and the mbira - also known as a thumb piano - they will entertain audiences at the Mela in a performance which will also include a film.


Parole Bushmen

 "Si j'allais chez le ministre et lui disais "Partez d'ici", il penserait que je suis fou"
Un Bushman du Botswana, à propos de leur expulsion 

Journée internationale des peuples indigènes, le 9 août

Pour marquer la journée internationale des peuples indigènes décrétée le 9 août par les Nations-Unies, Survival a qualifié de « Trinité diabolique » trois compagnies parmi celles qui abusent le plus des droits des peuples indigènes :

1. Vedanta. Cette compagnie s’apprête à construire une mine de bauxite sur la montagne sacrée des Dongria Kondh dans l’Etat d’Orissa, en Inde. Elle a déjà construit une raffinerie d’aluminium d’une valeur d’un milliard de dollars au pied de la montagne. Les Dongria Kondh, l’un des peuples indigènes les plus isolés d’Inde, sont résolument opposés à la mine qui les détruira en tant que peuple.

2. Perenco. Compagnie pétrolière franco-britannique, Perenco a la ferme intention d’exploiter le pétrole dans le nord de l’Amazonie péruvienne, sans tenir compte du danger que représentent ses opérations pour les Indiens isolés de la région. Les projets de la compagnie ont fait l’objet de deux actions en justice intentées par des organisations indigènes d’Amazonie péruvienne, mais elles n’ont pas abouti. Des contacts entre les ouvriers de la compagnie et des Indiens isolés ont déjà été signalés.

3. Samling. Active au Sarawak, Malaisie, depuis quatre décennies, Samling est responsable de la destruction massive de vastes étendues de forêts tropicales, incluant les terres ancestrales de la tribu nomade des Penan. Les Penan ont à plusieurs reprises érigé des barricades sur les routes utilisées pour le transport du bois pour tenter de stopper la dévastation de leurs forêts. Plusieurs Penan ont été arrêtés et James Ho, le chef des opérations de Samling a décrété : « Les Penan n’ont aucun droit à la forêt ».

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : « L’exploitation minière, pétrolière et forestière par ces trois compagnies qui opèrent chacune dans un domaine différent ont cependant un trait commun : un mépris total pour la vie des gens dont ils détruisent les terres. C’est toujours la même vieille histoire qui se répète : ces compagnies convoitent les ressources sans se préoccuper des gens. Elles peuvent éventuellement prétendre aujourd'hui à la ‘responsabilité socio-corporative’, mais peu d’entre elles s’y tiennent – c’est la poursuite absolue du profit au détriment de la survie de peuples auto-suffisants.»


Un espoir pour tous les peuples autochtones

La Haute Cour australienne a reconnu aux Aborigènes des droits de propriété sur une grande partie de la côte nord de l’Australie.

La Cour a décidé que les Aborigènes de Blue Mud Bay dans le Territoire du Nord avaient des droits de propriété à la fois sur les fonds marins et les eaux de surface, ce qui, pour la première fois, accorde à des Aborigènes le contrôle de la pêche commerciale et plaisancière.

« Il s’agit d’une victoire historique pour les habitants traditionnels de la région ; nous avons attendu plus de 30 ans pour que nos droits à la mer soient officiellement reconnus » a déclaré Wali Wunungmurra, président du Conseil du Territoire du Nord.

La décision de la Cour est perçue comme une victoire par tous les Aborigènes d’Australie et pourrait amener à la résolution d’autres revendications territoriales dans d’autres parties de l’Australie.

« Je pense que d’autres Aborigènes seront désormais capables de s’appuyer sur cette victoire juridique pour revendiquer leurs droits dans d’autres parties de l’Australie » a déclaré le professeur John Altman du centre de recherche sur la politique aborigène.

Le pape et les autochtones

Discours de Benoît XVI devant les autorités australiennes (17 juillet 2008)

Benoît XVI voit dans la réconciliation de la société australienne et la reconnaissance des droits des populations autochtones un « signe d'espérance pour tous les peuples qui, dans le monde entier, attendent de voir affirmés leurs droits ».

Benoît XVI a ainsi fait allusion, dans son premier discours en Australie aux engagements du gouvernement et du Premier ministre Rudd, qui a prononcé, en février dernier, un discours historique énumérant tous les événements dont les descendants des colons étrangers demandaient pardon avec une affirmation récurrente : « We are sorry ».

« Cet exemple de réconciliation est un signe d'espérance pour tous les peuples qui, dans le monde entier, attendent de voir affirmés leurs droits et promue et reconnue leur contribution à la société », a déclaré le pape.

Le pape avait auparavant rappelé le caractère cosmopolite et jeune de la population australienne en disant : « Depuis le premier établissement d'Européens ici vers la fin du XVIIIe siècle, ce pays est devenu la demeure non seulement de générations de colons occidentaux, mais aussi de personnes provenant de tous les coins du globe. L'immense diversité de la population australienne d'aujourd'hui confère une vigueur particulière à cette nation qui, si on la compare à la majeure partie du reste du monde, pourrait encore être considérée comme jeune ».

Mais il rappelait aussi l'importance du patrimoine culturel des autochtones : « Cependant, rappelait le pape, pendant des milliers d'années, avant l'arrivée des émigrants occidentaux, les seuls habitants du lieu étaient des personnes originaires de cette terre, aborigènes et insulaires du détroit de Torres. Leur antique héritage a une part essentielle dans le panorama culturel de l'Australie moderne ».

Et de saluer le tournant pris par le gouvernement actuel en ces termes : « Grâce à la courageuse décision du Gouvernement australien de reconnaître les injustices commises dans le passé contre les peuples indigènes, des mesures concrètes sont maintenant mises en œuvre pour parvenir à une réconciliation fondée sur le respect réciproque. À juste titre, vous êtes en train de chercher à combler l'écart existant entre Australiens indigènes et non indigènes en ce qui concerne les perspectives de vie, les objectifs éducatifs et les opportunités économiques ».

Le pape avait célébré la messe en privé ce jeudi matin avant de se rendre à la « Government House » de Sydney où a eu lieu la cérémonie officielle de bienvenue. Le pape a été accueilli par le gouverneur général Michael Jeffery et par le Premier minsitre, Kevin Rudd, en présence du président de la conférence des évêques, Mgr Philip Edward Wilson, archevêque d'Adelaide, de l'archevêque de Sydney, le cardinal George Pell, de l'évêque coordinateur de la JMJ, Mgr Anthony Fisher, des évêques auxiliaires de Sydney ainsi que d'autres évêques australiens.

Le gouverneur a présenté au pape des « Civic Leaders » de Nouvelle Galles du Sud, et de Sydney, et le pape a prononcé son discours après l'allocution du Premier ministre.


 

 

 (Suite)