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SOS Bushmen

Botswana government bans bushmen from accessing water in Kalahari Game Reserve

The Botswana government has banned Central Kalahari Game Reserve bushmen from accessing their own water but has given permission for a tourist lodge to do so, Survival International said on Monday.

"Who does the government think will want to sip their drinks and gaze at the Kalahari sunset while desperately thirsty Bushmen look on?" the worldwide organization's director Stephen Corry said.

"As long as the Bushmen are kept off their land, refused the right to hunt for food, and even refused water, the government's efforts to promote tourism will be tainted with injustice," he said.

The organization said South African company - The Safari & Adventure Company - had been awarded a concession in the reserve which was close to the bushman community of Molapo.

The concession had been promoted at the Indaba tourism fair in Durban last week.

"But despite the Botswana High Court ruling that the Bushmen have the constitutional right to live in the Central Kalahari Game Reserve, the Botswana government is doing everything it can to keep them out, denying them access to water and the right to hunt for food," the organization said.

It said the company had been granted permission to sink boreholes to obtain water for its staff to drink, shower, and cook with - but the Botswana government had refused to allow the Bushmen to use even a single borehole inside the reserve.

"It has instead told them to make a 400km round trip to fetch water."

According to Survival International, the bushmen had not been consulted about the tourist lodge that would be built on their land.

The Botswana embassy in Pretoria could not immediately comment.


Sur les traces des premiers peuples d'Afrique

Une vaste étude génétique nous donne des précisions essentielles sur les premières lignées d'hommes, en Afrique, avant même que débute l'essaimage de l'espèce en direction des autres continents.

Quelle chose remarquable que l'ADN mitochondrial ! Il est lui-même le produit d'un étonnant phénomène de l'évolution (la fusion d'une bactérie antédiluvienne et de la cellule mère de tout le règne végétal et animal), mais il porte aussi les marques d'une évolution plus récente. Chez de nombreuses espèces - espèce humaine incluse - il ne se transmet que de la mère à l'enfant. Aucun gène paternel ne s'en mêle. C'est pourquoi l'ADN mitochondrial permet de voir facilement si des mutations génétiques particulières se sont produites et facilite la construction de l'arbre généalogique de l'homme.

Les branches de cet arbre sont aujourd'hui bien connues. L'homme est apparu en Afrique. Il a ensuite gagné l'Asie, il y a environ 60 000 ans, l'Europe il y a 35 000 ans et l'Amérique il y a 15 000 ans. En revanche, les racines africaines de cet arbre ont été nettement moins étudiées. Or la diversité génétique constatée chez les Africains est probablement sans comparaison avec celle du reste de l'humanité dans son ensemble. Mais on comprend encore mal son évolution.

Une étude menée sous l'égide du Genographic Project, un organisme installé à Washington, et qui vient de paraître dans la revue American Journal of Human Genetics, apporte un début de réponse. Dirigée par Doron Behar, du centre médical Rambam, à Haïfa, et Spencer Wells, de la National Geographic Society, l'équipe à l'origine de ces travaux a étudié l'ADN mitochondrial de plus de 600 Africains vivants pour expliquer l'évolution de la diversité génétique sur le continent noir. Ce faisant, ils nous éclairent également sur la façon dont l'espèce humaine a migré à l'intérieur de son continent natal bien avant de s'aventurer timidement dans le reste du monde.

Les chercheurs se sont intéressés en particulier aux échantillons d'ADN mitochondrial prélevés sur des individus des peuples khoïkhoï et san, dans le sud de l'Afrique. Ces peuples, qu'on appelle collectivement les Bushmen, vivent traditionnellement de la chasse et de la cueillette. Pour de nombreux anthropologues, leur mode de vie serait très semblable à celui des hommes qui vivaient partout dans le monde avant l'invention de l'agriculture.

L'espèce humaine a sans doute frôlé l'extinction

En comparant l'ADN des Khoïkhoï et des San à celui d'autres Africains, il apparaît que la première grande scission dans l'espèce Homo sapiens s'est produite peu de temps après l'apparition de celle-ci, il y a 200 000 ans. La plupart des êtres humains actuels se placent d'un côté de ce schisme, et la plupart des Bushmen de l'autre côté. L'objectif de l'équipe de scientifiques était de déterminer quelles lignées matrilinéaires d'ADN on trouve et où on les trouve. Leur analyse révèle que, presque tout au long de son histoire, notre espèce a été divisée en deux populations isolées, chacune représentant une des branches nées de la scission : l'une en Afrique de l'Est, l'autre dans le sud du continent. Mais, parmi les scissions matrilinéaires survenues au cours des 100 000 premières années d'existence de l'espèce humaine, rares sont celles qui ont survécu jusqu'à nos jours.

Cette découverte signifie que la population humaine était au début de son existence très peu nombreuse (d'où des chances limitées de voir évoluer de nouvelles lignées matrilinéaires) et renforce l'idée que l'Homo sapiens a sans doute frôlé l'extinction. A un moment donné, la perpétuation de l'humanité a probablement reposé sur une population limitée à environ 2 000 individus.

Cette contraction démographique coïncide avec une période de sécheresse prolongée en Afrique de l'Est et s'explique sans doute par ces conditions climatiques. En revanche, dès la fin de cette sécheresse, de nombreuses nouvelles lignées matrilinéaires sont apparues, qui existent toujours actuellement. Les chercheurs estiment que, il y a 60 000 à 70 000 ans, période à laquelle s'est produit l'exode qui allait peupler le reste de la planète, pas moins de quarante groupes de ce type cohabitaient en Afrique. Mais que la migration hors du continent n'a concerné que deux d'entre eux.

Ces lignées matrilinéaires africaines semblent toutefois être restées isolées les unes des autres pendant des dizaines de millénaires après l'exode. Ce n'est qu'il y a 40 000 ans que les croisements ont repris, peut-être à la suite de la révolution technologique du Paléolithique supérieur, qui a permis l'apparition d'outils nouveaux et plus élaborés. Les Bushmen semblent avoir été les seuls oubliés de cette grande fête panmictique [panmixie : reproduction par des unions faites au hasard] : ils restèrent isolés jusqu'il y a une centaine d'années, lorsqu'ils furent envahis par d'autres Africains, au nord, et par les Européens, au sud. La panmixie fut dès lors totale - mais elle n'avait plus rien d'une fête.


Le gouvernement dissuade le public de financer Survival

Un porte-parole du gouvernement botswanais a appelé l'opinion publique à ne pas financer Survival en raison du soutien que l’organisation apporte aux Bushmen expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR).

Clifford Maribe, du ministère botswanais des Affaires étrangères, a écrit dans le journal The Sunday Standard : "Je conseille à l'opinion publique, en particulier du Royaume-Uni, à ne pas faire de don à M. Corry [le directeur de Survival] ou à financer la campagne de Survival International contre le Botswana" car "ces fonds récoltés auprès de personnes confiantes renforcent cette campagne malveillante contre le Botswana et contre la relocalisation [des habitants] de la réserve naturelle du Kalahari central".

M. Maribe a ajouté : "L'engagement du gouvernement botswanais pour améliorer le bien de tous ses citoyens et notamment [les Bushmen du Kalahari] reste inchangé".

Récemment, le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies et le Département d'Etat américain ont critiqué le comportement du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Les Nations-Unies ont exprimé leur inquiétude quant aux faits que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux et que l’accès à l’eau soit interdit par l'Etat aux personnes en question ».

Le rapport du département d’Etat américain établit que "l’interprétation abusive du jugement de décembre 2006 maintenue par le gouvernement a pour effet d’interdire à la majorité des San [Bushmen] précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

une compagnie de safari s’installe à proximité d’une communauté bushman

Le gouvernement du Botswana a accordé à la compagnie « Safari & Adventure »  l’autorisation de construire un lodge touristique à proximité de la communauté bushman de Molapo, dans la réserve naturelle du Kalahari central.

Ce lodge nécessitera de grandes quantités d’eau alors que les Bushmen ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits. Les Bushmen expulsés de leur territoire en 2002 par le gouvernement ont obtenu en 2006 devant la Cour le droit de retourner chez eux mais le gouvernement les en empêche, notamment en leur interdisant de chasser et d'utiliser leur propre puits.

Le droit international précise qu'aucun projet de développement ne peut être envisagé sur le territoire de peuples indigènes sans leur consentement préalable, libre et informé. Les Bushmen n'ont pas été consultés sur la construction d'un lodge pour touristes sur leur territoire.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Le gouvernement a l’indécence d’obliger les Bushmen à aller chercher l'eau à plus de 200 km de la réserve alors que les touristes prendront leurs douches et siroteront leurs cocktails juste à côté d’eux. Cette mesure est contraire aux droits fondamentaux de l’homme et est tout à fait illégale. Il est à espérer que les touristes se garderont de venir lorsqu’ils apprendront le sort réservé aux Bushmen ».

La compagnie "‘Safari & Adventure" est basée en Afrique du Sud et opère également en Namibie et en Zambie.

De l'eau dans le Kalahari pour les touristes... pas pour les Bushmen

Des lodges pour touristes, nécessitant de grandes quantités d'eau, sont sur le point d'être construits sur le territoire des Bushmen du Kalahari alors que ces derniers ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits.
Le gouvernement a émis un appel d'offres portant sur trois sites à l'intérieur de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) pouvant accueillir des structures touristiques. L’un des ces sites se trouve à proximité de la communauté bushman de Molapo. Les compagnies Afro Ventures Botswana et Safari Adventure ont été invitées à se porter acquéreur de cette concession.

Depuis que le gouvernement a détruit leur puits lors des expulsions de 2002, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ils affirment qu'ils financeront eux-même ce puits mais les autorités refusent tout compromis prétendant que ce puits est la "propriété du gouvernement".

Le gouvernement du Botswana a expulsé les Bushmen de leur territoire en 2002. Bien qu'ils aient légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006, les autorités continuent de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Le projet gouvernemental de construction de luxueux équipements touristiques dans la Réserve rend encore plus cruel son refus d'accorder aux Bushmen la gestion d'un puits. Les touristes qui pourraient être tentés de visiter le Kalahari changeront probablement d'opinion lorsqu'ils prendront connaissance du sort des Bushmen".

Plusieurs puits ont déjà été forés en prévision de l’installation d'une mine d’un coût de 2,2 milliards de dollars qui sera exploitée par Gem Diamonds dans la communauté bushman de Gope.