Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

SOS Bushmen

Parole Bushmen

"Je me demande de quel développement il s'agit lorsque les gens vivent moins longtemps qu'avant? Dans les camps de relocalisation, le sida fait des ravages. Nos enfants sont maltraités dans les écoles et ne veulent plus y aller. Certains d'entre nous se prostituent. Nous n'avons pas le droit de chasser. Les gens se saoulent et se battent par ennui. On commence même à déplorer des suicides. Nous n'avons jamais vu cela. cela fait mal de dire ça. Est-ce ça le développement?"

Roy Sesana, Bushman lors de la réception du prix Nobel alternatif 2005


Aider les Bushmen

Lettre pour les Bushmen

Depuis toujours, s'adresser directement à ceux qui détiennent le pouvoir s'est avéré être un des moyens les plus efficaces pour obtenir un changement réel de la situation des peuples indigènes.
Les campagnes épistolaires ont aidé des peuples à faire reconnaître leurs droits territoriaux, à mettre fin à l'exploitation des mines ou du bois sur leur terre ou à stopper la violence et l'oppression de leurs gouvernements.

Votre lettre contribuera réellement à faire changer les choses pour les Gana et les Gwi. Ecrivez brièvement et courtoisement ou envoyez un fax (en anglais, setswana ou dans votre propre langue). Vous pouvez utiliser ce qui suit comme modèle ou écrire votre propre lettre:

Je souhaite vous exprimer ma plus vive préoccupation quant aux persécutions que subissent les Bushmen gana et gwi et les Bakgalagadi de la Réserve naturelle du Kalahari central. De nombreux Bushmen ont exprimé le souhait de retourner sur leur territoire dans la Réserve et d'y mener la vie qu'ils ont eux-mêmes choisie. La réputation d'Etat démocratique dont jouit le Botswana est entâchée par les expulsions et les persécutions que votre gouvernement inflige aux Bushmen qui tentent de retourner dans leurs communautés. Selon la législation internationale, les Bushmen et les Bakgalagadi ont le droit de posséder leur propre territoire. Je vous prie instamment de reconnaître et de garantir ce droit en les autorisant à retourner librement sur leurs terres ancestrales.


Envoyez (ou faxez) votre lettre à :

President Festus Mogae
President's Office
Private Bag 001
Gaborone
Botswana
Fax: +00 267 395 0858
Et si possible envoyez une copie :

Mr Michael Tshipinare
Minister of Local Government
Ministry of Local Government
Private Bag 006
Gaborone
Botswana
Fax: +267 390 2263

L'affranchissement nécessaire pour le Botswana est de CHF 1,80 jusqu'à 20gr ou de 0,90 € depuis la France.

citation

"Nous sommes opprimés jusqu'à la mort"

Loslobe Mooketsi, chasseur bushman


Bushmen arrêtés

20 juillet 2006

Deux Bushmen ont été arrêtés et inculpés pour avoir illégalement chassé une antilope dans la Réserve naturelle du Kalahari central. Ils ont passé une nuit en prison. Le jour suivant, ils ont été emmenés dans la Réserve et obligés de courir devant un véhicule de police pendant six heures sous la chaleur jusqu'au lieu où ils avaient tué l'antilope. Ils comparaîtront devant la Cour en octobre prochain.

L'un des deux hommes se trouve être Loslobe Mooketsi, qui a témoigné lors du procès fleuve des Bushmen contre le gouvernement du Botswana. Il faisait également partie des nombreux Bushmen arrêtés en septembre dernier alors qu'ils tentaient d'apporter de l'eau et des vivres à leurs familles restées dans la Réserve.

Le père de Loslobe, Mogeste Kaboikanyo, l'un des derniers Bushmen à avoir été expulsé de la Réserve en 2002 était décédé peu de temps après dans un camp de relocalisation. Avant son expulsion, il avait confié à un représentant de Survival :

« Notre avenir repose sur la vie de nos enfants, il est enraciné dans la chasse, et dans les fruits qui poussent sur cette terre. Lorsque nous chassons, nous dansons. Et quand vient la pluie, nous sommes remplis de joie. Ceci est notre terre, et ici tout nous donne la vie.
Le gouvernement du Botswana prétend être une démocratie. Mais ce n'est pas le cas ici. Nous sommes opprimés jusqu'à la mort, et bientôt il ne restera aucun d'entre nous.
»

Les Bushmen qui vivent dans les camps de relocalisation à l'extérieur de la Réserve survivent grâce aux maigres rations distribuées par le gouvernement ne contenant pas d'aliments frais et nutritifs. De nombreuses familles souffrent de famine car elles ne peuvent apporter de complément alimentaire à ces rations : il n'y a à proximité ni gibier ni fruits sauvages ou tubercules, déjà été épuisés avant l'établissement du camp.

Plusieurs dizaines de Bushmen vivent toujours dans la Réserve, résistant à toutes tentatives d'expulsion. Ils survivent tant bien que mal malgré l'interdiction de pratiquer la chasse et la cueillette dans la Réserve, sous la surveillance constante des gardes.

Les avocats de Bushmen doivent présenter le mois prochain leurs plaidoiries devant la Haute Cour du Botswana dans le cadre du procès qu'ont intenté les Bushmen contre le gouvernement du Botswana pour pouvoir retourner vivre sur leur territoire dans la Réserve naturelle du Kalahari et y pratiquer librement la chasse et la la chasse et la cueillette.


Final submissions due in Botswana's Bushmen land case

Botswana's longest-running court case in which its San Bushmen are fighting for rights to ancestral land will hear final submissions next month as the trial nears completion, lawyers said Tuesday.

State lawyer Dittah Molodi said after written submissions in the case in which the Bushmen were suing Gaborone over rights to live in the Central Kalahari Game Reserve (CKGR), "final oral submissions before the court are expected to start on August 28," he told

 (Suite)

BUSHMAN SUPPORT GROWS AS BOTSWANA COURT CASE TURNS TWO YEARS OLD

More Botswana Bushmen are aligning themselves with a land claim case which is two years old on Wednesday, said the London-based Survival International (SI).

"Tomorrow, July 5, marks two years since the Kalahari Bushmen's legal case against the Botswana government began. In a groundswell of support, 135 Bushmen have asked to be added to the original list of 243 applicants," said SI in a statement on Tuesday.

 

 (Suite)

BOTSWANA: The Bushmen saga - Nothing more than a divisive factor?

Over the past few years, Survival International has carried out a high profile campaign accusing the government of Botswana of removing people from the Kalahari region in order to exploit mineral resources in the area. Botswana has strongly denied this. With emotions running high and with a court case hearing arguments, it is difficult to separate fact from conjecture. In order to do so, we sent Barry Baxter to discuss the issue with the parties concerned, including the national president, Festus Mogae. Here is his report.

The issue is not a simple case of big business bullying a small group of people as it is often portrayed in the mass media. There are complex factors involved.

 

 (Suite)