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SOS Bushmen

Peuples autochtones et Amnesty International

Même si l’on a pu constater quelques améliorations au cours de la dernière décennie, à travers le monde, les peuples autochtones continuent de vivre dans des conditions difficiles et dangereuses parce que les États ne reconnaissent ni ne protègent leurs droits.

Dépossédés et menacés

Les peuples autochtones sont arrachés à leurs terres et territoires du fait de politiques discriminatoires, de conflits armés et d’opérations réalisées par des intérêts économiques privés.

En raison de la marginalisation sociale et des discriminations juridiques qu’ils subissent, ces peuples se trouvent exposés à un large éventail de violations des droits humains visant des dirigeants ou des membres de ces communautés ou encore l’ensemble des peuples autochtones.

Coupés des ressources et des traditions qui sont vitales pour leur bien-être et leur survie, de nombreux peuples autochtones ne sont pas en mesure de jouir pleinement de leurs droits humains. Ils sont en butte à la marginalisation, à la pauvreté, à la maladie et à la violence, et sont parfois même menacés d'extinction.

Ceux qui défendent les droits de ces peuples doivent faire face à des manœuvres d'intimidation et à des violences. L'État est souvent complice de ces agissements. Dans de nombreux cas, l’aide pacifique apportée aux peuples autochtones qui tentent de préserver leur identité ou de garder le contrôle de leurs terres et de leurs ressources est assimilée à une trahison ou à un soutien au terrorisme, et donne lieu à de violentes ripostes de la part des autorités.

Lorsque leur mode de vie traditionnel est perturbé, les femmes autochtones peuvent se heurter à des problèmes spécifiques: elles perdent leur statut social ou subissent des violences au foyer, ce qui constitue une des conséquences de la frustration et du profond malaise ressentis au sein de leur communauté. Un nombre grandissant de ces femmes ont migré vers des milieux urbains ou vivent dans des secteurs marqués par une forte présence militaire. Elles sont confrontées à la discrimination raciale et sexuelle qui sévit dans l’ensemble de la société et qui se traduit par un risque accru de violence et un accès inégal à la justice. Les femmes autochtones subissent donc une double discrimination, sexuelle et ethnique.

Repères

On estime que dans le monde, 370 millions de personnes appartiennent aux peuples autochtones.

Selon les données du département américain de la Justice, les femmes amérindiennes et autochtones de l’Alaska risquent davantage d’être violées ou victimes d’une autre forme d’agression sexuelle que les autres femmes américaines (le rapport est supérieur à 2,5).

D’après une étude de ce même département, 34,1 p. cent des femmes amérindiennes et autochtones de l’Alaska – soit plus d’une sur trois – subiront un viol au cours de leur vie. À titre de comparaison, pour les États-Unis dans leur ensemble, cette proportion est inférieure à une femme sur cinq.

Bien que les statistiques disponibles soient déjà consternantes, on estime qu’elles ne rendent pas compte de l’ampleur exacte des violences sexuelles subies par les femmes autochtones. Pour plus d’informations, consultez le rapport d’Amnesty International intitulé États-Unis. Le labyrinthe de l’injustice: les femmes autochtones sans protection face aux violences sexuelles.

Que fait Amnesty International?

Amnesty International collabore avec des membres des peuples autochtones du monde entier pour faire progresser les lois et les normes permettant de protéger les cultures et les conditions d’existence de ces peuples. La Déclaration sur les droits des peuples autochtones, adoptée en septembre 2007 à l’issue de plus de vingt ans de travail de pression mené par des associations autochtones, constitue l’un des textes les plus importants en la matière.

Elle proclame le droit des peuples autochtones de disposer de véritables moyens de contrôle sur leur existence, de préserver leurs spécificités et identité culturelles, de vivre à l’abri des discriminations et des menaces de génocide, et d’avoir un accès protégé aux terres et aux ressources naturelles qui sont essentielles pour leur bien-être et leur mode de vie.

Amnesty International mène des actions avec des femmes amérindiennes et autochtones de l’Alaska pour que le gouvernement des États-Unis lance, conformément à ses obligations, une étude nationale sur les violences infligées aux femmes autochtones.

Cette étude servira à déterminer l’ampleur de ces violences, ainsi que leurs diverses formes. Elle devra comporter une évaluation des réponses apportées par les autorités fédérales et des États et par les instances tribales et locales face à ces actes de violence, et recensera les obstacles législatifs et juridictionnels auxquels se heurtent les femmes autochtones quand elles tentent d’obtenir justice et réparation.

Les membres d’Amnesty International font campagne pour que les femmes amérindiennes et autochtones de l’Alaska victimes de viol ou d’autres formes de violence sexuelle puissent bénéficier d’examens médicolégaux adaptés, gratuitement et en temps voulu.


Le gouvernement botswanais renouvelle les hostilités envers les Bushmen

Le gouvernement botswanais a envoyé le 19 mai 2009 des policiers et des gardes forestiers dans la Réserve du Kalahari central (CKGR) pour confisquer les troupeaux de chèvres des Bushmen qui étaient retournés sur leurs terres ancestrales.

Les troupeaux qui leur avaient été confisqués en 2002, lors de leur expulsion illégale, ne leur ont été restitués que très récemment.

L’avocat général avait garanti aux Bushmen qu’ils pourraient rapatrier leurs troupeaux de chèvres dans la réserve, les vétérinaires ayant assuré que les animaux étaient en bonne santé.

Mais les fonctionnaires du ministère de l’Environnement, de la Faune, de la Flore et du Tourisme ont décidé de s’attaquer aux petits troupeaux des Bushmen, apparemment préoccupés par l’image qu’ils veulent promouvoir de la réserve. Le gouvernement y encourage la construction d’infrastructures touristiques, à proximité de la communauté bushman de Molapo– cette même communauté qui est actuellement la cible du gouvernement.

Les chèvres constituent la principale ressource alimentaire des Bushmen, particulièrement durant la saison sèche. Cette ressource est d’autant plus indispensable que le gouvernement a condamné leur unique puits d’eau.

Jumanda Gakelebone, porte-parole de l’organisation First People of the Kalahari, a déclaré aujourd’hui : « Nous, les Bushmen de la CKGR, pensions que le litige avec le gouvernement allait se résoudre. L’attitude du ministère du Tourisme démontre qu’il n’y a pas de négociation possible. Nous, les Bushmen, faisons appel à la nation botswanaise et déclarons le début des hostilités entre les Bushmen de la CKGR et le gouvernement. Depuis deux ans, nous essayons vainement de discuter avec lui, c’est pourquoi, nous relançons notre campagne. »

Stephen Corry, directeur de Survival International, a également déclaré aujourd’hui : « Cela fait maintenant deux ans que les Bushmen essaient de négocier avec le gouvernement pour faire valoir leurs droits. Sa seule réponse a été d’envoyer des véhicules policiers pour confisquer les troupeaux qu’ils viennent de récupérer. Il est difficile de croire à quel point le gouvernement agit avec mesquinerie et tyrannie envers les Bushmen. Il devrait maintenant se rendre compte qu’ils ne se laisseront pas intimider aussi facilement ».


La ‘Terre Mère en crise climatique’, alertent les peuples indigènes

Une déclaration de représentants indigènes du monde entier affirme que la « Terre Mère n’en est plus au stade du changement climatique, mais à celui de crise climatique ».

Cette déclaration, dite Déclaration d’Anchorage, a été rendue publique à l’issue de la rencontre, à Anchorage, en Alaska, des peuples indigènes d’Arctique, d’Amérique du Nord, d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique, des Caraïbes et de Russie, au ‘Sommet global des peuples indigènes sur le changement climatique’.

‘La dégradation climatique croissante due au développement non durable soulève notre plus vive inquiétude’ peut-on lire dans le document. « Nous en subissons les impacts disproportionnés sur nos cultures, notre santé et celle de l’environnement, nos droits de l’homme, notre bien-être, nos modes de vie traditionnels, nos modes d’alimentation, notre autosubsistance, les infrastructures locales, notre viabilité économique et notre survie même en tant que peuples indigènes.

‘La Terre Mère n’en est plus au stade du changement climatique, mais à  celui de crise climatique. Nous exigeons en conséquence la fin immédiate de la destruction et la désacralisation de nos éléments vitaux’.

La Déclaration mentionne quatorze recommandations, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre; la participation des peuples indigènes au débat sur le changement climatique ; la reconnaissance des droits des peuples indigènes dans le cadre de la ‘Réduction des émissions de carbone dues a la déforestation et la dégradation environnementale’ (REDD) ; l’abandon des ‘fausses solutions’ pour résoudre les problèmes climatiques tels que l’énergie nucléaire, le ‘charbon propre’ et les agrocarburants ; la reconnaissance des droits des peuples indigènes par les gouvernements et la restitution des terres, territoires, eaux, forêts, mer de glace et sites sacrés que les gouvernements se sont appropriés par le passé.

Le document conclut par une offre de ‘partage avec l’humanité de nos savoirs traditionnels… pour aborder le changement climatique, à condition que nos droits fondamentaux… soient reconnus et respectés. Nous réitérons le besoin urgent d’une action globale.’

Lire la Déclaration d’Anchorage


Abandon d'une mine controversée en territoire bushman pour cause de récession

Le projet d’une mine de diamants qui a fait l’objet d'une vive polémique internationale parce qu’il a provoqué le déplacement forcé des Bushmen du Kalahari a finalement été abandonné en raison de la récession globale. La demande mondiale de diamants s'est récemment effondrée et les mines botswanaises ont cessé toute activité en février pour une durée de deux mois.

Le gisement de diamants situé dans la communauté bushman de Gope, au cœur de la réserve du Kalahari central, était dans un premier temps détenu par De Beers. Peu après la découverte de ce gisement, les autorités botswanaises avaient expulsé les Bushmen de leurs terres.

Les Bushmen, Survival et plusieurs autres ONG ont toujours été convaincus que l'expulsion des Bushmen était liée à la présence de diamants dans la réserve.
 (Suite)

Des populations autochtones réunies en Alaska pour parler climat

Des groupes de populations autochtones du monde entier se réunissent en Alaska cette semaine pour une conférence sur le changement climatique, un sujet qui pourrait grandement affecter la vie des participants, même si ils ont peu de responsabilité dans ce phénomène. (Suite)

Visite d'un expert des Nations-Unies chez les Bushmen

Le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les droits des peuples indigènes, James Anaya, s'est rendu au mois de mars dans la Réserve du Kalahari central au Botswana. Il a rencontré les Bushmen vivant dans la réserve qui sont toujours privés d’accès à l'eau.

Il a visité les communautés bushmen de Gugamma et Metsiamenong et s’est rendu dans les camps de relocalisation de New Xade et Kaudwane dans lesquels sont parqués plusieurs milliers de Bushmen que le gouvernement a expulsés de force de la réserve.
 (Suite)

Le droit des peuples indigènes encore une fois reconnu

La Cour Suprême brésilienne confirme les droits des Indiens dans une décision historique

La Cour Suprême du Brésil a décidé que la réserve indienne connue sous le nom de Raposa-Serra do Sol ne devait pas être fractionnée. Un puissant groupe de riziculteurs qui vivent à l'intérieur de la réserve voulait en changer ses frontières pour pouvoir y rester. Mais dix juges sur onze ont décrété le 19 mars 2009 que la réserve devait rester intacte.

Le président de la Cour suprême a déclaré que "les fondements que nous avons établis dans ce cas, les conditions et les procédures serviront d'exemple pour d'autres différends. Nous mettons un terme aux problèmes liés à des cas similaires."

Le Conseil Indigène du Roraima (CIR), qui représente la majorité des Indiens de la réserve, s'est réjoui de la décision et a déclaré espérer que "les communautés pourraient vivre en paix". 

 (Suite)

112 licences d'exploitation minière accordées sur le territoire des Bushmen

Depuis que les Bushmen ont été expulsés de leur territoire dans la Réserve naturelle du Kalahari central, en 2002, le gouvernement du Botswana a accordé 112 licences d'exploitation pour explorer dans la Réserve. 16 d'entre elles ont été attribuées pour l'exploration d'uranium et 40 pour celle du charbon.

Il y a un peu plus de six ans que le gouvernement a expulsé plus de 600 Bushmen de la réserve, mais il continue de nier une quelconque relation entre les projets d'exploitation minière et ces évictions.

Le ministre de la faune et de la flore Kitso Mokaila s'est prononcé en faveur de l'exploitation minière à l'intérieur de la réserve, en affirmant que "cela a toujours été la politique du gouvernement du Botswana d'exploiter les mines là où il y a des minéraux. Le Botswana s'est construit grâce à l'exploitation minière. Ce sera une très bonne chose (que d'exploiter les mines dans la réserve)."

Les Bushmen ont gagné un procès historique en 2006 par lequel la Haute Cour du Botswana confirma leur droit de retourner sur leurs terres au sein de la réserve et jugea leur expulsion “illégale et anticonstitutionnelle”. Mais le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour les empêcher de retourner dans la réserve, leur refusant l'accès à un puits qui est leur principale source d'eau et leur interdisant de chasser pour se nourrir. Pourtant, l'exploitation minière dans la réserve nécessitera le forage de plusieurs puits et créera un bouleversement immense tant pour les Bushmen que pour la faune et la flore.

Survival a toujours été convaincue que les Bushmen ont été expulsés pour permettre l'accès de la réserve aux activités minières. L'organisation a mené une campagne d'envergure qui a poussé la compagnie De Beers à vendre sa concession minière au sein de la réserve à Gem Diamonds, pour un montant de 34 millions de dollars. Cette dernière compte mener ses activités minières dans la communauté bushman de Gope.

Survival mène une campagne contre Gem Diamonds et Graff Diamonds qui détient 9% des parts de Gem. L'organisation a écrit à Victoria Beckham, Elizabeth Hurley et Naomi Campbell, qui apparaissent toutes les trois sur le site internet de Graff, leur demandant de renoncer à porter les diamants Graff tant que les Bushmen ne pourront pas rentrer chez eux, avoir accès à l'eau et chasser en toute liberté.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré : " Ce n'est pas une coïncidence que le gouvernement du Botswana ait accordé plus de 100 licences d'exploitation à l'intérieur de la Réserve du Kalahari central depuis que les Bushmen en ont été expulsés, et qu'il ait fait en sorte qu'ils ne retournent pas sur leurs terres. Au regard du droit international, les Bushmen ont le droit d'être consultés pour ces opérations minières, mais comment peuvent-ils mener des discussions significatives concernant l'utilisation de leurs terres alors que le gouvernement les empêche d'y vivre?"

Il était une fois les Bushmen: les résistants du Kalahari

Lundi 9 mars à 16H25 sur France 5, sera diffusé un reportage sur les Bushmen.
 
Pierre Mann a mis quatre ans pour tourner ce film documentaire.
 
Documentaire de 52' écrit et réalisé par Pierre Mann et produit par De Visu Productions, avec la participation de France 5. 2006.

Les Bushmen ont été ainsi nommés par les premiers Hollandais qui ont débarqué en Afrique australe. Ils ont considéré ces ' hommes de la brousse ' comme des sous-hommes. Ils étaient les seuls habitants d'Afrique australe avant l'arrivée des blancs et des Bantous venus d'Afrique centrale et orientale en raison des luttes tribales et de l'esclavagisme. C'est pour cette raison que les Xam se sont retirés dans les régions inhospitalières du désert du Kalahari où, depuis, ils vivent isolés. Le clan de Nhoma a accepté la présence à ses côtés du réalisateur Pierre Mann, visage familier qui, depuis trente ans, leur rend régulièrement visite, filme leurs coutumes, l'évolution de leur village. Le jour, les chasseurs suivent la trace des antilopes. Ils ne parlent pas, ils ne communiquent que par des signes. Ils chassent des gnous, des porcs-épics, des lièvres sauteurs... Ils évitent surtout de croiser des éléphants qui leur inspirent une véritable panique. La nuit, autour d'un feu, ils racontent leur vie : le quotidien au village, les rituels et danses, les jeux des enfants, la cueillette par les femmes, leurs jeux de séduction, leur recherche d'eau... mais aussi leur inquiétude face à l'avenir de leur tribu depuis que le gouvernement du Botswana a lancé, il y a trois ans, une campagne d' ' assimilation ' dont les premières mesures ont été l'interdiction de la chasse et le regroupement des Bushmen dans des ghettos. Avec des images inédites, parlé en langage bushmen, ce documentaire entend témoigner de l'évolution de ce ' peuple premier ' durant les trois dernières décennies.
(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)
 

Projet controversé d'exploitation minière

La campagne de Survival contre l’enseigne Graff Diamonds impliquée dans un projet controversé d'exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen de la réserve du Kalahari au Botswana a franchi un échelon.

Une trentaine de manifestants se sont réunis le 10 février devant la boutique du célèbre joaillier, brandissant des pancartes aux slogans provocateurs tels que “Boycottez Graff” ou “Les diamants du Botswana : le désespoir des Bushmen”.

 (Suite)

Survival presse Naomi Campbell de renoncer à porter les bijoux Graff Diamonds

Survival, mouvement mondial de soutien aux peuples indigènes, a demandé à des célébrités telles que Victoria Beckham, Naomi Campbell et Elizabeth Hurley, de renoncer à porter des diamants Graff. L’organisation va également tirer partie de la prochaine cérémonie des Oscars pour en dissuader d’autres personnalités.

Une manifestation aura lieu demain mardi 10 février devant la boutique londonienne du joaillier Graff Diamonds, pour l’exhorter à se retirer d’un projet controversé d'exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen dans la réserve du Kalahari, au Botswana.

 (Suite)

Les oubliés de Poznan

Lors de la conférence des Nations-Unies sur le changement climatique de Poznan, les représentants indigènes ont condamné les mesures visant à exclure leurs voix et le refus de reconnaître leurs droits aux forêts dont ils dépendent et qu’ils protègent.

Les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada se sont unis pour éliminer toute référence aux droits des peuples indigènes dans l’avant-projet d'un accord préparé pour la conférence. Ces quatre pays avaient refusé de voter en faveur de la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones et aucun d'entre eux n'a ratifié la Convention 169 de l'OIT, seul instrument juridique international contraignant en matière de droits des peuples indigènes.

L'avant-projet de l’Accord de Poznan détermine comment le processus international « REDD » (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation) qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation, peut être mis en place. Il tenait initialement compte des « droits des peuples indigènes et de l'importance de leur implication », mais ces droits ne sont pas mentionnés dans la version définitive.

Le processus REDD, selon lequel les pays industrialisés subventionnent les pays émergents pour qu’ils préservent leurs forêts, est en train de devenir la pièce maîtresse d'une action globale sur le changement climatique et devrait constituer une grande part des accords destinés à remplacer le protocole de Kyoto en 2012.

Ce processus risque de mettre gravement en péril la vie et la santé des peuples indigènes si leurs droits territoriaux ne ne sont pas reconnus et respectés dès le départ. Les recherches ont démontré que le meilleur moyen de protéger la forêt tropicale est de garantir et protéger les droits des peuples qui y vivent. En Amazonie, les 162 millions d'hectares qui ont été reconnus comme territoires indigènes sont ainsi préservés de la déforestation.

Davi Yanomami, leader et chamane yanomami du Brésil, a déclaré : « La forêt ne peut être achetée; elle est toute notre vie et nous l'avons toujours protégée. Sans la forêt, il n'y a que maladie, et sans nous, elle n'est qu'une terre morte. Rendez-nous nos terres et notre santé avant qu'il ne soit trop tard pour nous, mais également pour vous ».

Les territoires de nombreux peuples indigènes ne sont toujours pas protégés et ceux qui ont été officiellement reconnus sont menacés. Ainsi, les Indiens de Raposa-Serra do Sol viennent de gagner une longue bataille juridique qui les opposait à un puissant groupe de fermiers et de politiciens locaux qui tentaient de remettre en cause la reconnaissance officielle de leur territoire.


L’exploitation de diamants en territoire bushman approuvée par le gouvernement

La cupidité du gouvernement botswanais est sans limite!!!

Le gouvernement botswanais a ainsi accordé à Gem Diamonds l’autorisation d’exploiter une mine de diamants controversée en territoire bushman dans le désert du Kalahari à condition que la compagnie minière ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Le gouvernement s'est cependant gardé le droit d'utiliser les puits d'eau forés par Gem pour la faune et la flore.

Le gouvernement a approuvé le rapport d’évaluation de l’impact sur l’environnement présenté par Gem Diamonds pour la mine en question.

Les Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari central sont confrontés à de sévères restrictions d’eau. Le gouvernement leur a en effet interdit de faire usage de l’unique source d'eau qu’ils utilisaient avant que le gouvernement ne les expulse en toute illégalité de leur territoire.

Bien que Gem Diamonds prétende qu’ils sont en faveur de cette mine, les Bushmen n’ont jamais obtenu d’informations indépendantes quant à son probable impact.

Les experts d’un cabinet-conseil se sont rendus chez les Bushmen au début de l’année, pour soi-disant recueillir leur avis sur le projet minier. Le chef de projet de cette compagnie est entré au conseil d'administration de Gem Diamonds peu après la fin de cette enquête, remettant sérieusement en cause l’impartialité du processus de consultation.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré le 10 décembre: " Le fait que le gouvernement botswanais insiste auprès de la compagnie Gem Diamonds pour qu’elle ne fournisse pas l'eau nécessaire aux Bushmen est tout simplement scandaleux. Le gouvernement est manifestement déterminé à tout mettre en œuvre pour écarter les Bushmen de leurs terres. Cela soulève également la question de savoir si les Bushmen approuvent véritablement cette mine – le manque d'information dont ils disposent montre qu'ils ne sont pas en position de pouvoir émettre un avis. Cela signifie également qu'ils ne savent pas qu'ils n'auront pas accès aux sources d'eau utilisées pour le site diamantifère."


Le mode de vie des Bushmen : une « fantaisie archaïque »?

Deux ans après la victoire juridique sans précédent des Bushmen du Kalahari confirmant leur droit de vivre et de chasser sur leurs terres, le président du Botswana Ian Khama a signifié aux Bushmen que leur mode de vie basé sur la chasse n'était qu'une "fantaisie archaïque".

La Haute Cour du Botswana avait jugé le 13 décembre 2006 que l'expulsion des Bushmen était "illégale et anticonstitutionnelle", et qu'ils avaient le droit de vivre sur leurs terres ancestrales dans la réserve du Kalahari central (CKGR).

La Cour avait également confirmé le droit des Bushmen de pratiquer la chasse et la cueillette dans leur réserve. Mais, lors d'une récente déclaration adressée à la nation, le président Khama a prétendu que "le fait…que [les Bushmen veulent] continuer aujourd'hui d’assurer leur subsistance grâce à la chasse et à la cueillette n’est qu'une fantaisie archaïque".

L’un des juges rendant la décision de 2006 avait affirmé que le refus du gouvernement d'autoriser les Bushmen à chasser "équivalait à condamner les habitants de la CKGR à mourir de faim". Aujourd’hui, deux ans après cette décision, le gouvernement ne leur a toujours pas délivré de permis les autorisant à chasser dans la réserve.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : " La chasse n'est pas une pratique d’un autre âge. Nous voulons être des chasseurs-cueilleurs d’aujourd’hui. C'est le meilleur moyen de survivre dans la réserve du Kalahari."

Le gouvernement botswanais a accordé une licence d’exploitation minière à une compagnie diamantifère en territoire bushman à condition qu’elle ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Il a également interdit l'accès d’un puits à une communauté bushmen tout en l’autorisant à un lodge touristique voisin pour ses clients.

Le président du Botswana siège au conseil de l'organisation écologiste nord-américaine Conservation International.


Les Bushmen font appel au Pape

Suite à l'établissement de relations diplomatiques entre le Vatican et le Botswana au début du mois de novembre, les Bushmen du Kalahari ont exhorté le Pape à leur apporter son soutien dans leur lutte pour retourner sur leurs terres.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous supplions le Pape de nous aider, de prier pour que le gouvernement change d'attitude face à nous et respecte nos droits en tant que peuple indigène de cette terre."

L’établissement de relations diplomatiques avec le Vatican a été à l’initiative de l'ancien président du Botswana, Festus Mogae. C’est également lui qui a été l’instigateur de la politique gouvernementale controversée visant à expulser les Bushmen de leur territoire ancestral de la réserve du Kalahari central.

En dépit du jugement rendu par la Haute Cour du Botswana en 2006 affirmant leur droit de vivre dans la réserve, le nouveau gouvernement du général Ian Khama continue de violer leurs droits. Il a notamment accordé une licence d’exploitation d’une mine de diamants en territoire bushman à la compagnie Gem Diamonds.

Il n’a été délivré aucun permis de chasse aux Bushmen comme convenu dans la décision de la Haute Cour qui avait dénoncé le caractère anticonstitutionnel du retrait de permis. Les Bushmen n'ont pas non plus accès à la source d'eau se trouvant dans la Réserve. L'impossibilité de chasser et le manque d’eau ont rendu la vie des Bushmen extrêmement pénible.

Dom Erwin Kräutler, évêque du Xingu au Brésil a déclaré aujourd'hui : "Au XXIe siècle, il est plus que vital que l'Eglise catholique apporte son soutien aux peuples indigènes du monde dans leur lutte pour leurs droits."

Le 1er juillet, le Pape Benoît XVI avait exprimé sa solidarité et son soutien aux Indiens du territoire de Raposa-Serra do Sol au Brésil lors de l’entrevue qu’il leur avait accordée au Vatican; il avait alors affirmé : "Nous ferons tout notre possible pour vous aider à protéger vos terres."

Botswana: Bushmen Appeal To The Pope

Botswana: Bushmen Appeal To Pope As Vatican Establishes Relations With Botswana

The Kalahari Bushmen have appealed to the Pope to support them in their struggle to return to their land, as the Vatican established diplomatic relations with Botswana earlier this month.

A Bushman spokesman said today, ‘We beg the Pope to help, to pray for us so that government changes its attitude towards us and respects our rights as indigenous peoples of this land.’

The establishment of diplomatic relations was initiated by Botswana’s former president Festus Mogae. He was the architect of the government’s controversial policy to forcibly evict the Bushmen from their ancestral lands in the Central Kalahari Game Reserve.

Despite Botswana’s High Court having affirmed the Bushmen’s rights to live in the reserve in 2006, the government of the new president General Ian Khama continues to violate their rights. It has also given the company Gem Diamonds permission to mine diamonds on their land.

Not one Bushman has received a hunting permit, despite the High Court ruling that it was unlawful for the government to withhold permits. Nor are the Bushmen allowed to access the water borehole on their land. The lack of hunting and water has made life extremely difficult for the Bushmen.

Dom Erwin Kräutler, Bishop of Xingu, Brazil, said today, ‘In the 21st century it is more vital than ever that the Catholic Church support indigenous peoples throughout the world in the struggle for their rights.’

On 1 July, the Pope Benedict XVI expressed his solidarity and support for the indigenous peoples of Raposa-Serra do Sol in Brazil when he met them in the Vatican and declared ‘We will do everything possible to help protect your land.’


Aidons les Bushmen

Au cours de deux vagues d’expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé tous les Bushmen de leur territoire ancestral et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation. Pour les empêcher de retourner dans leur réserve, le gouvernement a condamné le puits qui représentait la principale source d’eau des Bushmen.

Ce puits se trouve à l’intérieur de la Réserve, dans la communauté bushman de Mothomelo. Avant les expulsions, un camion-citerne envoyé par le gouvernement faisait une fois par mois la navette entre le puits et l’ensemble des communautés bushmen de la réserve. Bien que les Bushmen soient réputés pour leurs techniques de stockage de l’eau de pluie, ce puits était essentiel à leur survie pendant la saison sèche.

Comment aider?

Le 1er avril 2008, l’ancien vice-président, Ian Khama, est devenu le nouveau président du Botswana. Ecrivez-lui une lettre courtoise en vous inspirant du texte ci-dessous pour l’exhorter à autoriser les Bushmen à utiliser le puits situé à l’intérieur de la réserve du Kalahari :

Je suis extrêmement inquiet d’apprendre que votre gouvernement n’autorisera pas les Bushmen à utiliser le puits se trouvant dans la communauté de Mothomelo, à l’intérieur de la réserve du Kalahari. Aucune raison valable ne justifie ce refus, qui semble être motivé par la volonté de dissuader les Bushmen de retourner sur leur territoire ancestral. Je vous prie de mettre immédiatement terme à cette politique et à autoriser les Bushmen à utiliser l’eau dont ils ont besoin. Il s’agit d’un droit de l’homme fondamental.

On peut également le faire en anglais:

Your Excellency,  

As you assume your new post as President of Botswana, I hope that this will signal a change in policy towards the Bushmen of the Kalahari.

After being forcibly removed from the Central Kalahari Game Reserve, many Bushmen living in the resettlement camps are exposed to diseases including HIV/AIDS, which they never experienced before. Alcoholism and depression is widespread.

The High Court ruled that the evictions of the Bushmen were illegal and unconstitutional. I urge you to embrace the spirit of this ruling by allowing all of the Bushmen who wish to return home to do so, and by allowing them to hunt for food and to access their own water using the pre-existing borehole at Mothomelo, within the reserve.

Refusal to allow the Bushmen to use their existing borehole at Mothomelo can only be interpreted as a clear sign that you are determined to continue the past government’s misguided policy of keeping the Bushmen from returning home.

Envoyez vos lettres à :

H.E. President Ian Khama

Office of the President
Private Bag 001
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 395 0858

Commencez par: 'Your Excellency'

Ms Margaret Nasha

Minister of Local Government
Ministry of Local Government
Private Bag 006
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 390 2263

Des Bushmen de Namibie de retour sur les terres de leurs ancêtres

Hira Khamuxas, une descendante des premiers habitants d'Afrique australe, les Sans ou "Bushmen", chassée de sa terre par le régime d'apartheid sud-africain claque des mains: "Nos ancêtres sont contents parce que nous sommes de retour, tout près de chez nous".

"Je peux le sentir, notre rêve va se réaliser", ajoute la vieille dame qui, avec 300 autres membres de sa tribu, les Haikoms, a été aidée par le gouvernement namibien à revenir sur la terre de son peuple.

La semaine dernière, ils ont emménagé dans deux immenses fermes achetées par les autorités à Seringkop, à la frontière sud de la célèbre réserve naturelle d'Etosha (nord), berceau des Haikoms.

 (Suite)

Les Bushmen condamnent Mo Ibrahim

Les Bushmen du Kalahari expulsés de leurs terres par le gouvernement de l'ancien président du Botswana Festus Mogae ont condamné le milliardaire africain Mo Ibrahim et sa fondation pour avoir attribué à Mogae "le prix de la bonne gouvernance en Afrique". Ce prix sera décerné à Mogae lors d'une cérémonie à Alexandrie, en Egypte, samedi 15 novembre.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous pensons qu'il ne devrait pas recevoir ce prix en raison de la manière dont il nous a traités lorsqu'il était président du Botswana. En nous chassant de nos terres ancestrales il a bouleversé notre vie. Il nous a rendus pauvres, malades du SIDA et alcooliques."

Le gouvernement Mogae avait expulsé les Bushmen de la réserve du Kalahari central en 2002, leur interdisant de pratiquer la chasse et la cueillette.

Les chasseurs bushmen ont été systématiquement arrêtés et torturés; ceux qui manifestaient pacifiquement contre les expulsions ont également été arrêtés et certains blessés par balle; une femme au moins est morte de faim et de soif lorsque le gouvernement Mogae avait bloqué l'accès à la réserve.

Les Bushmen ont intenté un procès au gouvernement et en 2006 la Haute Cour du Botswana a déclaré que les expulsions étaient "illégales et anticonstitutionnelles". Un des juges a affirmé que le refus du gouvernement de les laisser chasser "revenait à les condamner à mourir de faim".

Mais le gouvernement, dirigé par Mogae jusqu'en avril dernier, empêche toujours les Bushmen de retourner chez eux. Il leur refuse l’accès à une source d’eau inutilisée dans l’une de leurs communautés et leur interdit de chasser pour se nourrir.

Le gouvernement botswanais promeut actuellement des projets touristiques et d'exploitation diamantifère en plein cœur du territoire bushman. La compagnie Gem Diamonds a l’intention d’exploiter les mines dans la communauté bushman de Gope tandis que la compagnie 'Safari & Adventure' a répondu à un appel d'offres pour la construction d'infrastructures touristiques à proximité de la communauté bushman de Molapo.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Les citoyens les plus marginalisés du Botswana, les Bushmen du Kalahari, ont une perspective tout à fait différente de la manière dont l'élite africaine gouverne le pays. Leur expérience de la bonne gouvernance de Festus Mogae se résume aux évictions, aux arrestations et à la torture. La Fondation Mo Ibrahim aurait mieux fait de les écouter avant de faire ce choix peu judicieux."

Le prix Mo Ibrahim attribue au récipiendaire la somme de 5 millions de dollars sur dix ans, puis 200 000 dollars annuels à vie. Parmi les membres du jury figuraient l'ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et l'ancien Haut Commissaire aux droits de l'homme, Mary Robinson.


Botswana: Bushmen Condemn Mo Ibrahim

Kalahari Bushmen who were evicted from their land by the government of Botswana’s former President Festus Mogae today condemned African billionaire Mo Ibrahim and his Foundation for giving Mogae their ‘Achievement In Africa Leadership Award’. The Award will be given to Mogae at a ceremony in Alexandria, Egypt, on Saturday 15 November.

A Bushman spokesman said today, ‘We don’t think he should receive this award because of how he treated us when he was President of Botswana. He evicted us from our ancestral land and that has really affected our lives. He put us into poverty, HIV-AIDS and alcoholism.’

Festus Mogae's government evicted the Bushmen from their ancestral land in the Central Kalahari Game Reserve in 2002, and banned them from hunting and gathering.

Bushman hunters were arrested and tortured; those protesting peacefully against the evictions were arrested and shot at; and at least one woman died of starvation and thirst when Mogae's government shut down the borders of the reserve.

 (Suite)

Botswana leader says economy weathers global storm

The global credit crunch has had little impact on Botswana's financial system, which has been cushioned by the diamond-rich African nation's foreign reserves, President Ian Khama said on Monday. In his first state of the nation address since taking over from former President Festus Mogae earlier this year, Khama told parliament he was confident international financial volatility would not lead to major changes in the government's budget. "Our own financial sector remains strong and has not yet been much affected by the credit crunch. Our foreign exchange reserves have also not been compromised and can cushion any immediate impact on our balance of payments," Khama said.

"Due to past savings government spending can be sustained in the face of any short-term revenue downturn." With growth rates averaging at least 8 percent over the last two decades, Botswana has been Africa's best performing economy and a model of political stability on the continent. Diamond production -- the southern African nation is the world's biggest producer -- has sustained growth, providing jobs and a crucial source of foreign earnings for the government. Khama, however, warned that the country must diversify its economy because of an expected drastic decline in the diamond sector in the next decade. He listed tourism and agriculture as two of the most attractive areas for investment. The new Botswanan leader faces a challenge following Mogae, who was praised by Western governments for making the country one of the most attractive investment destinations in Africa and for tackling the nation's AIDS epidemic. Critics, however, said Mogae curtailed freedom of speech and violated the rights of San Bushmen when his government forced them off ancestral lands. Analysts expect Khama, a former military man, to continue Mogae's policies. Khama's Botswana Democratic Party (BDP), which has won every election since independence from Britain in 1966, is widely expected to retain power after the next general election, expected in late 2009.


Diamantfirma de Beers trekt zich terug

Kort nadat Survival International opnieuw druk is gaan uitoefenen op diamantfirma De Beers, meldt deze te zijn gestopt met activiteiten op het land van de Kalahari Bosjesmannen in Botswana. De Beers geeft als reden dat de hierover geraadpleegde Bosjesmannen, waaronder zij die in het reservaat leven, het niet eens waren met de plannen om vlakbij één van hun dorpen te delven.

 (Suite)

Les Bushmen et Survival contraignent De Beers à se retirer de la Réserve du Kalahari

Suite à la pression exercée par Survival International, De Beers a déclaré avoir renoncé à poursuivre ses opérations de prospection minière sur les terres des Bushmen, dans la réserve du Kalahari central, les Bushmen que la compagnie a consultés, y compris ceux qui vivent dans la Réserve, s’y étant opposés.

De Beers avait reconduit ses opérations de prospection dans la réserve du Kalahari central le mois dernier. La compagnie affirme désormais qu'elle ne mènera pas d'autres activités dans la région tant qu’un projet de gestion durable ne sera pas approuvé par toutes les parties.

C'est une importante victoire pour les Bushmen – mais l'exploitation de diamants continue de menacer leur survie. De Beers conserve un certain nombre de licences de prospection dans la Réserve.

Une autre compagnie diamantifère, Gem Diamonds, mène aussi des opérations de prospection dans la Réserve. Bien qu’elle prétende avoir obtenu le soutien des populations locales, la compagnie poursuit ses activités alors que les Bushmen continuent d'être brutalisés et harcelés et n'ont accès à aucune assistance juridique. Cette situation ne permet pas aux Bushmen d'émettre un avis en toute connaissance de cause. En dépit du jugement de la Haute Cour du Botswana en 2006 qui réaffirme les droits des Bushmen, le gouvernement les empêche toujours d'accéder à leur source d'eau et de pratiquer la chasse.

Les Bushmen ont déclaré à Survival que tant que ceux ayant injustement été expulsés ne seront pas autorisés à retourner de nouveau sur leurs terres et ne bénéficieront pas d’accès à l’eau et de permis de chasse, ils considéreront les diamants exploités par Gem comme empoisonnés. Un porte-parole bushmen a attesté : "Gem ment lorsqu’elle affirme agir en faveur des Bushmen. Ils se fichent de nous – ils ne travaillent qu'avec le gouvernement".

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Toutes les négociations entre les compagnies diamantifères et les Bushmen menées dans ces conditions sont un affront au concept de consentement libre, préalable et informé qui est le fondement même de la Déclaration des d

De Beers Diamond Co.Withdraws From Bushmen Reserve

Botswana: Bushmen And Survival Force De Beers Withdrawal From Kalahari Reserve

Following pressure from Survival International, De Beers says it has stopped operations on the land of the Kalahari Bushmen in Botswana because those it consulted, including Bushmen living inside the reserve, did not agree with its plan to explore for diamonds near a Bushman community.

De Beers began its latest operations in the Central Kalahari Game Reserve only last month. The company says it has no intention of carrying out any further activity there, and will not do so unless and until a sustainable, long-term management plan is agreed.

This is a huge victory for the Bushmen – but diamond mining still threatens their survival. De Beers retains a number of prospecting licences in the reserve.

Another diamond company, Gem Diamonds, is also prospecting inside the reserve. Although it claims to have some local support, it is operating while Bushmen are still being bullied and harassed and are unable to get any proper legal advice. This puts the Bushmen in no position to agree fairly to anything. Despite the Botswana High Court's 2006 ruling affirming the Bushmen's rights, the government is still preventing them from accessing their water borehole and forbids hunting.

Bushmen have told Survival that until all those unlawfully evicted are allowed back on their land with access to water and hunting permits, they consider diamonds mined by Gem to be tainted. One said, ‘It is a lie that Gem is doing anything for the Bushmen. They do not care about us – they only work with the government.’

Survival’s director Stephen Corry said today, ‘Any talks between diamond companies and the Bushmen under current conditions make a mockery of the concept of free, prior and informed consent, which is the cornerstone of both the UN declaration on indigenous peoples and the international law.’

The president of Botswana, General Ian Khama, whose government continues to oppress the Bushmen and allow mineral prospecting on their land, is a board member of the environmental NGO, Conservation International – adding further insult to the Bushmen’s predicament.


I Boscimani e Survival costringono la De Beers a ritirarsi

In seguito alle pressioni esercitate da Survival International, la De Beers ha reso noto di aver bloccato le sue operazioni nel territorio dei Boscimani del Kalahari, in Botswana. Le persone consultate, infatti, tra cui Boscimani residenti nella riserva, avrebbero dichiarato di non essere d’accordo con il suo piano di effettuare ricerche diamantifere nei pressi di una comunità boscimane.

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Botswana's ex-president rewarded for leadership; Festus Mogae wins US$5M governance prize

Botswana's former president Festus Mogae was yesterday named the winner of a US$5-million prize for good governance in Africa, winning praise for putting his country's mineral wealth to good use.

Announcing the Ibrahim Prize for Achievement in African Leadership in London's City Hall, former UN secretary-general Kofi Annan also praised Mr. Mogae's efforts in fighting AIDS in the southern African nation.

"President Mogae's outstanding leadership has ensured Botswana's continued stability and prosperity in the face of an HIV/AIDS pandemic which threatened the future of his country and people," Mr. Annan said.

"Botswana demonstrates how a country with natural resources can promote sustainable development with good governance, in a continent where too often mineral wealth has become a curse."

Botswana is one of Africa's most stable countries, with a high credit rating and one of the best standards of living on the continent.

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Botswana's Mogae: champion against AIDS, promoter of prosperity

Festus Mogae, who was named Monday the recipient of the 2008 Mo Ibrahim prize for good governance in Africa, stood down as Botswana's president in March after a decade in which his country cemented its status as one of Africa's success stories.

Mogae, 69, who handed over the reins of power to his long-time heir apparent Ian Khama, styled himself as the "chief executive" of a nation of around two million which enjoys one of the highest standards of living in Africa, despite fears over the spread of AIDS in the country.

The southern African nation's wealth is due in large part to it being the world's largest producer of diamonds by value and by volume, yielding 34.3 million carats of the gemstones from its four open-cast mines in 2006.

Former UN Secretary General Kofi Annan, who chairs the prize committee, said Mogae had used the mineral wealth to develop Botswana in the face of an AIDS pandemic.

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Le prix Ibrahim 2008 accordé à l'ex-président du Botswana, Festus Mogae

L'ancien président du Botswana, Festus Gontebanye Mogae, a reçu lundi le prix Ibrahim 2008 de la bonne gouvernance en Afrique pour avoir su faire bon usage des richesses, notamment en diamants, du sous-sol de ce pays d'Afrique australe miné par le sida.

"Le remarquable leadership du président Mogae a permis de garantir au peuple botswanais la poursuite de la stabilité et de la prospérité dans un pays confronté à une pandémie de sida dont l'ampleur menaçait gravement son avenir", a déclaré l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en décernant le prix à Londres, devant un parterre de diplomates et journalistes.

"Dans un continent où trop souvent la richesse des sous-sols s'est transformée en malédiction, le Botswana a su démontrer qu'un pays doté de ressources naturelles pouvait, par une gouvernance de qualité, parvenir à un développement durable", a ajouté M. Annan.

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De Beers revient dans la réserve du Kalahari central: Survival International relance sa campagne

Survival International relance sa campagne contre De Beers après avoir appris de source bien informée son retour dans la réserve du Kalahari central au Botswana. Son nouveau programme de prospection diamantifère sera dévastateur pour les Bushmen et l’écosystème de la Réserve. La zone de prospection est située à proximité de la communauté bushman de Metsiamenong.

Ses précédentes tentatives d’exploitation minière dans la Réserve avaient déclenché dans le monde entier une campagne massive de protestation. Survival avait appelé au boycott de la compagnie, avait convaincu avec succès les mannequins Iman et Lily Cole de ne plus la représenter et organisé des manifestations lors de l’inauguration de ses boutiques à Londres et à New York.

La campagne prit fin lorsque De Beers céda ses gisements d'une valeur de 1,6 milliards d'euros à Gem Diamonds, pour un montant de 25 millions d'euros.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui: " Nous sommes consternés d’apprendre le retour de De Beers dans la réserve alors que la question des Bushmen n'est toujours pas résolue. La compagnie pensait probablement pouvoir agir dans l’ombre. Des centaines de Bushmen continuent de languir dans les camps de relocalisation dans l’impossibilité de retourner chez eux, le gouvernement ne les autorisant ni à chasser ni à utiliser leurs sources d'eau. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider, en faisant pression sur De Beers et en persuadant l'opinion publique de boycotter ses diamants jusqu'à ce que les Bushmen puissent de nouveau avoir accès à leur terre et à leur eau. Il n’est pas concevable que les Bushmen donnent leur consentement libre et informé à l'exploitation minière alors que la plupart ne peuvent même pas rentrer chez eux.

En 2006, les Bushmen ont gagné un procès sans précédent concernant leurs droits à vivre sur leurs terres ancestrales de la réserve du Kalahari dont ils avaient été expulsés par le gouvernement. La Haute Cour du Botswana a reconnu leur droit à vivre sur ces terres et à continuer d’y pratiquer la chasse et la cueillette. La pré

De Beers Diamond Company Explores Botswana Reserve

De Beers Returns To Central Kalahari Game Reserve: Survival International Relaunches Campaign

Revealed: De Beers diamond prospectors at work in Bushman reserve in Botswana

Survival International is relaunching its campaign against De Beers after the discovery that the company has returned to the Central Kalahari Game Reserve in Botswana. Its new diamond exploration programme will be devastating for the Bushmen, and the reserve’s ecology. The area it is investigating is around the Bushman community of Metsiamenong.

De Beers’s previous attempts to mine for diamonds in the reserve led to a massive international campaign. Survival called for a boycott of De Beers, successfully persuaded supermodels Iman and Lily Cole to stop working with the company, and protested outside the openings of its stores in London and New York.

The campaign ended when the company sold its $2.2 billion deposit to Gem Diamonds for $34 million.

Survival’s Director Stephen Corry said today, ‘We are dismayed that De Beers feels that it can now return to the reserve whilst the situation with the Bushmen is still unresolved. Presumably it hoped no-one would notice. Hundreds of Bushmen still languish in relocation camps, unable to return home because the government won’t let them hunt or use their water borehole.

‘We intend to do everything in our power to help them, which will include targeting De Beers and trying to persuade people to boycott De Beers until the Bushmen have access to their lands and water. The Bushmen cannot conceivably give their free and informed consent to mining whilst most of them cannot even go home.’

Two years ago the Bushmen won a landmark court case over their right to live in the reserve, which is their ancestral land. They had been evicted by the government. The court recognized they have the right to live there, and to hunt and gather.

The rich diamond deposits in the reserve were widely thought to be behind the government’s determination to evict the Bushmen. The boom in diamond mining and exploration in the reserve threatens one of the largest game reserves in Africa, despite the fact that Botswana’s President, Ian Khama, is on the board of US-based Conservation International.


Qui est autochtone en Afrique?

De nos jours, les groupes qui déclarent être des « autochtones » d'Afrique sont avant tout ceux qui vivent de la chasse et de la cueillette ou du pastoralisme transhumant (migrateurs nomades). Il s'agit de différentes peuples qui ont suivi les trajectoires d'une évolution culturelle et économique liée à des conditions environnementales spécifiques telles qu'on les rencontre dans les forêts pluviales équatoriales, les chaînes de montagnes de l'Atlas, du Hoggar et du Tibesti, la Vallée du Rift ainsi que les déserts du Sahara et du Kalahari.

Certains Africains pourraient se sentir offensés du fait que certains groupes ethniques sont qualifiés d’ «autochtones» alors que le terme ne s’applique pas à d’autres groupes. IPACC reconnaît que tous les Africains doivent jouir des mêmes droits et des mêmes marques de respect, et aussi que chaque élément de la diversité africaine a droit à l’estime de tous. En raison de circonstances historiques et environnementales, certaines communautés se sont retrouvées à l’écart du système d’état et peu représentées au gouvernement. Ces « peuples premiers » ou « peuples autochtones » se sont alignés aux standards des Nations Unies pour ce qui est des droits des peuples autochtones. L’intention n’est pas de nier leurs statuts aux autres Africains, mais de mettre l’accent sur le fait qu’une reconnaissance positive s’impose dans le cas des peuples de chasseurs-cueilleurs et de pastoralistes de manière à assurer leur survie.

Les revendications au statut d’autochtone d’Afrique reposent sur une série de caractéristiques:

  • marginalisation politique et économique enracinée dans le colonialisme;
  • discrimination de facto souvent basée sur la domination des peuples agricoles dans le système d’état (par ex. manque d’accès à l’éducation et aux services de santé pour les chasseurs et pastoralistes)
  • particularités liées à la culture, à l’identité, à l’économie et au territoire qui associent les peuples de chasseurs et de pastoralistes à leur habitat traditionnel dans les déserts et les forêts (par ex. nomadisme, alimentation, systèmes de connaissance)
  • certains peuples autochtones tels que les San et les Pygmées présentent des caractères physiques distinctifs qui les rendent vulnérables à des formes spécifiques de discrimination.

De récents travaux destinés à établir une cartographie de l'histoire génétique de l'Afrique attirent l'attention sur le fait que la présence des «peuples premiers» remonte à une lointaine antiquité sur le continent. Généticiens et archéologues s'accordent pour reconnaître que l'Afrique est le berceau de l'humanité. L'Afrique présente la plus grande diversité génétique et linguistique de tous les continents. Au cours de la dernière décennie, d'importants progrès ont eu lieu dans les domaines de la lecture des signatures génétiques et du déchiffrage de la préhistoire de l'Afrique. Des peuples comme les San et les Khoe ainsi que différents peuples des forêts « pygmées » présentent certains des types de gènes parmi les plus anciens de la planète.

La génétique n’est pas la base des droits de l’homme, mais elle démontre que la distribution du pouvoir parmi les différents peuples d’Afrique prend sa source dans un long passé historique qu’il convient de prendre en considération.

 


Les Bushmen du Kalahari menacés par un incendie de brousse

Un violent incendie de brousse qui se propage dans le Kalahari depuis une semaine, sans signe de répit, suscite une vive inquiétude pour les Bushmen du Botswana.

Le feu s’étend rapidement dans les prairies desséchées du nord de la Réserve naturelle du Kalahari central, détruisant les melons qui fournissent une source d’eau vitale pour les Bushmen durant cette saison exceptionnellement sèche.

Jumanda Gakelebone, porte-parole bushman a déclaré : « Il y a parfois des incendies, mais celui-ci est beaucoup plus important que les précédents. On essaie de l’éteindre, mais il avance trop rapidement. Leur vie [celle des Bushmen de la Réserve] va devenir très difficile parce que les melons vont brûler ».

La menace est particulièrement grave, du fait du refus du gouvernement botswanais de permettre aux Bushmen d’accéder au puits qui se trouve dans la réserve. Les Bushmen ont utilisé ce puits comme principale source d’eau depuis des décennies jusqu’à ce que le gouvernement le détruise dans le cadre de sa politique visant à les expulser de leur territoire.

Cela fait presque deux ans que le verdict d’un procès historique a confirmé le droit des Bushmen à vivre dans la Réserve. Mais le gouvernement continue à leur interdire l’accès à leurs puits.

En revanche, une mine géante de diamants et des lodges touristiques sont prévus dans la Réserve et ces deux projets nécessiteront le forage de puits pour fonctionner.


Les Bushmen

Les Bushmen sont un peuple indigène d'Afrique australe. Ils ont été victimes d'un génocide dans une indifférence quasi-générale. Autrefois présents dans toute l'Afrique australe, ils ne sont plus aujourd'hui que 100 000, la plupart d'entre eux ayant été spoliés de leurs terres par les colons blancs et les Bantous.

 


Bushmen to bring unique sound to city

A FAMILY of Kalahari Bushmen are to give a special performance of traditional trance music and dance in a bid to raise awareness of threats to their culture.

The !Gubi family from Namibia will perform alongside Ocean Terminal on Tuesday as part of the Mela festival.

Their music is usually played through the night to bring players into an altered state of consciousness, when they perform healing rituals on other members of their tribe.

The family of six, from Namibia, are touring the UK to bring attention to the plight of their people. Originally nomadic hunter-gatherers, they have now been officially assigned land in the Kalahari Desert, which is poor in natural resources, and are no longer allowed to roam the land. They must also share it with other tribes, which has resulted in conflict and competition for resources. The family, who range in age from 18 to 80, hope the tour will help them raise money to set up a community development project for their tribe.

Using traditional instruments such as the mouth bow and the mbira - also known as a thumb piano - they will entertain audiences at the Mela in a performance which will also include a film.


Parole Bushmen

 "Si j'allais chez le ministre et lui disais "Partez d'ici", il penserait que je suis fou"
Un Bushman du Botswana, à propos de leur expulsion 

Journée internationale des peuples indigènes, le 9 août

Pour marquer la journée internationale des peuples indigènes décrétée le 9 août par les Nations-Unies, Survival a qualifié de « Trinité diabolique » trois compagnies parmi celles qui abusent le plus des droits des peuples indigènes :

1. Vedanta. Cette compagnie s’apprête à construire une mine de bauxite sur la montagne sacrée des Dongria Kondh dans l’Etat d’Orissa, en Inde. Elle a déjà construit une raffinerie d’aluminium d’une valeur d’un milliard de dollars au pied de la montagne. Les Dongria Kondh, l’un des peuples indigènes les plus isolés d’Inde, sont résolument opposés à la mine qui les détruira en tant que peuple.

2. Perenco. Compagnie pétrolière franco-britannique, Perenco a la ferme intention d’exploiter le pétrole dans le nord de l’Amazonie péruvienne, sans tenir compte du danger que représentent ses opérations pour les Indiens isolés de la région. Les projets de la compagnie ont fait l’objet de deux actions en justice intentées par des organisations indigènes d’Amazonie péruvienne, mais elles n’ont pas abouti. Des contacts entre les ouvriers de la compagnie et des Indiens isolés ont déjà été signalés.

3. Samling. Active au Sarawak, Malaisie, depuis quatre décennies, Samling est responsable de la destruction massive de vastes étendues de forêts tropicales, incluant les terres ancestrales de la tribu nomade des Penan. Les Penan ont à plusieurs reprises érigé des barricades sur les routes utilisées pour le transport du bois pour tenter de stopper la dévastation de leurs forêts. Plusieurs Penan ont été arrêtés et James Ho, le chef des opérations de Samling a décrété : « Les Penan n’ont aucun droit à la forêt ».

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : « L’exploitation minière, pétrolière et forestière par ces trois compagnies qui opèrent chacune dans un domaine différent ont cependant un trait commun : un mépris total pour la vie des gens dont ils détruisent les terres. C’est toujours la même vieille histoire qui se répète : ces compagnies convoitent les ressources sans se préoccuper des gens. Elles peuvent éventuellement prétendre aujourd'hui à la ‘responsabilité socio-corporative’, mais peu d’entre elles s’y tiennent – c’est la poursuite absolue du profit au détriment de la survie de peuples auto-suffisants.»


Un espoir pour tous les peuples autochtones

La Haute Cour australienne a reconnu aux Aborigènes des droits de propriété sur une grande partie de la côte nord de l’Australie.

La Cour a décidé que les Aborigènes de Blue Mud Bay dans le Territoire du Nord avaient des droits de propriété à la fois sur les fonds marins et les eaux de surface, ce qui, pour la première fois, accorde à des Aborigènes le contrôle de la pêche commerciale et plaisancière.

« Il s’agit d’une victoire historique pour les habitants traditionnels de la région ; nous avons attendu plus de 30 ans pour que nos droits à la mer soient officiellement reconnus » a déclaré Wali Wunungmurra, président du Conseil du Territoire du Nord.

La décision de la Cour est perçue comme une victoire par tous les Aborigènes d’Australie et pourrait amener à la résolution d’autres revendications territoriales dans d’autres parties de l’Australie.

« Je pense que d’autres Aborigènes seront désormais capables de s’appuyer sur cette victoire juridique pour revendiquer leurs droits dans d’autres parties de l’Australie » a déclaré le professeur John Altman du centre de recherche sur la politique aborigène.

Le pape et les autochtones

Discours de Benoît XVI devant les autorités australiennes (17 juillet 2008)

Benoît XVI voit dans la réconciliation de la société australienne et la reconnaissance des droits des populations autochtones un « signe d'espérance pour tous les peuples qui, dans le monde entier, attendent de voir affirmés leurs droits ».

Benoît XVI a ainsi fait allusion, dans son premier discours en Australie aux engagements du gouvernement et du Premier ministre Rudd, qui a prononcé, en février dernier, un discours historique énumérant tous les événements dont les descendants des colons étrangers demandaient pardon avec une affirmation récurrente : « We are sorry ».

« Cet exemple de réconciliation est un signe d'espérance pour tous les peuples qui, dans le monde entier, attendent de voir affirmés leurs droits et promue et reconnue leur contribution à la société », a déclaré le pape.

Le pape avait auparavant rappelé le caractère cosmopolite et jeune de la population australienne en disant : « Depuis le premier établissement d'Européens ici vers la fin du XVIIIe siècle, ce pays est devenu la demeure non seulement de générations de colons occidentaux, mais aussi de personnes provenant de tous les coins du globe. L'immense diversité de la population australienne d'aujourd'hui confère une vigueur particulière à cette nation qui, si on la compare à la majeure partie du reste du monde, pourrait encore être considérée comme jeune ».

Mais il rappelait aussi l'importance du patrimoine culturel des autochtones : « Cependant, rappelait le pape, pendant des milliers d'années, avant l'arrivée des émigrants occidentaux, les seuls habitants du lieu étaient des personnes originaires de cette terre, aborigènes et insulaires du détroit de Torres. Leur antique héritage a une part essentielle dans le panorama culturel de l'Australie moderne ».

Et de saluer le tournant pris par le gouvernement actuel en ces termes : « Grâce à la courageuse décision du Gouvernement australien de reconnaître les injustices commises dans le passé contre les peuples indigènes, des mesures concrètes sont maintenant mises en œuvre pour parvenir à une réconciliation fondée sur le respect réciproque. À juste titre, vous êtes en train de chercher à combler l'écart existant entre Australiens indigènes et non indigènes en ce qui concerne les perspectives de vie, les objectifs éducatifs et les opportunités économiques ».

Le pape avait célébré la messe en privé ce jeudi matin avant de se rendre à la « Government House » de Sydney où a eu lieu la cérémonie officielle de bienvenue. Le pape a été accueilli par le gouverneur général Michael Jeffery et par le Premier minsitre, Kevin Rudd, en présence du président de la conférence des évêques, Mgr Philip Edward Wilson, archevêque d'Adelaide, de l'archevêque de Sydney, le cardinal George Pell, de l'évêque coordinateur de la JMJ, Mgr Anthony Fisher, des évêques auxiliaires de Sydney ainsi que d'autres évêques australiens.

Le gouverneur a présenté au pape des « Civic Leaders » de Nouvelle Galles du Sud, et de Sydney, et le pape a prononcé son discours après l'allocution du Premier ministre.


 

 

 (Suite)

West African bushmen are denied U.S. visas: They'd been recruited to build a mud-hut village at a Staunton museum

Three West African bushmen recruited to build an authentic mud-hut village at the Frontier Culture Museum of Virginia were denied visas because they are too poor and inarticulate.

In a letter to Sen. John W. Warner, R-Va., Debra Heien, chief of the consular section for the U.S. in Nigeria, said one applicant "could not articulate anything about the project. . . . The only thing he said was that he built his own house."

A second applicant, she said, "had not filled out his form properly. He was told to correct the errors and return before the morning intake was completed at 10:30 a.m. He did not come back."

She advised: "Should the applicants decide to apply again, they must make appointments using our on-line appointment system."

John Avoli, director of the museum in Staunton, said yesterday, "After a monumental effort, we identified three bush people who actually lived in mud huts. You can't imagine how difficult it was to get them out of the bush and bring them to Lagos. We were heartbroken."

The museum has been planning to build a mid-1700s West African Igbo compound to illustrate the history of the slave trade as well as the early American frontier. Many slaves brought to America and to Virginia came from Nigeria in West Africa.

"They were denied because they were considered poor dirt farmers who lived in mud huts and can't speak English and supposedly have no business in America," Avoli said. "They couldn't articulate fully why they were coming here."

But Avoli said the whole point of recruiting the bushmen -- who would of course be poor farmers with no English skills -- was that they built and lived in mud huts and so possessed the skills to construct a real Igbo compound.

At the American consulate in Lagos on June 17, the three bushmen -- Thomas Chukwujekwu Ikegbunam, Pius Chukwunwike Anigbogu and Ambrose Nwancho Nkwuda -- failed to convince an examiner that they only wanted to stay temporarily in the U.S.

Despite efforts by the Warner's staff, the decision was not reversed. In her letter last week to Warner, Heien, wrote that Ikegbunam "has no regular income" and that Nkwuda "is a farmer who ekes out a marginal living" while Anigbogu didn't fill out the application forms properly.

Material to construct the Igbo village is currently on its way to Virginia via ship, Avoli said. The material includes raffia palms for roofing and landscaping as well as pottery, tools and wood carvings that will decorate the mud huts.

An Igbo compound of the mid-1700s usually contained several houses enclosed by a fence of closely planted trees or a wall of compacted earth. Igbo houses were generally rectangular to square in shape, with walls of either solid earth or wattle and daub, and with roofs of palm or grass thatch, according to the museum.

Historically, the Igbo were yam farmers, and the compound of every successful Igbo included a yam barn where the harvested root crop was stored.

Avoli said that despite the setback, the West African village will be built. Umembe Onyejekwe, a former Nigerian government museum curator, will spend four months helping to build the village. She helped recruit the three bushmen.

Two other Nigerians, including an architecture professor from the university in Lagos, will also come to Staunton to help.


Le Canada demande pardon à ses autochtones

Lors d'une cérémonie au Parlement canadien mercredi 11 juin 2008, le premier ministre, Stephen Harper, a reconnu que l'envoi de force de dizaines de milliers d'enfants dans des pensionnats pour les couper de leurs familles et de leur culture, de la fin du XIXe siècle aux années 1970, a "causé de graves préjudices".

Au nom du gouvernement du Canada et de l’ensemble des Canadiens, le Premier ministre Stephen Harper a présenté aujourd’hui des excuses officielles historiques aux anciens élèves des pensionnats indiens et demandé pardon aux élèves pour les souffrances qu’ils ont endurées et les incidences néfastes des pensionnats sur la culture, le patrimoine et la langue autochtones.

« Le traitement des enfants dans les pensionnats indiens représente un triste chapitre de notre histoire a déclaré le Premier ministre Harper. Aujourd’hui, nous savons que cette politique d’assimilation était mauvaise, qu’elle a causé énormément de torts et qu’elle n’a pas sa place dans notre pays. Le gouvernement du Canada s’excuse sincèrement et demande pardon aux peuples autochtones du pays pour avoir trahi leur confiance si profondément. »

Les excuses présentées aujourd’hui renforcent les nombreuses autres initiatives gouvernementales visant à remédier aux conséquences tragiques des pensionnats indiens, notamment la mise en œuvre continue de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, une convention historique, qui prévoit un paiement d’expérience commune, un processus d’évaluation indépendant, des activités de commémoration, des mesures favorisant la guérison et la création de la Commission de vérité et de réconciliation des pensionnats indiens.

« Le gouvernement admet que l’absence d’excuses a été un obstacle à la guérison et à la réconciliation, a indiqué le Premier ministre Harper. Les efforts déployés pendant de nombreuses années par les survivants, les collectivités et les organisations autochtones ont mené à la conclusion de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens et à la création de la Commission de vérité et de réconciliation. Ces mesures représentent le fondement d’une nouvelle relation entre les Autochtones et les autres Canadiens, une relation axée sur la connaissance de notre histoire commune, le respect mutuel et le désir d’aller de l’avant sachant que des familles saines, des collectivités solides et des cultures et traditions vivantes renforceront le Canada. »
 (Suite)

Prime Minister Harper offers full apology on behalf of Canadians for the Indian Residential Schools system

On behalf of the Government of Canada and all Canadians, Prime Minister Stephen Harper offered an historic formal apology today to former students of Indian Residential Schools and sought forgiveness for the students’ suffering and for the damaging impact the schools had on Aboriginal culture, heritage and language.

“The treatment of children in Indian Residential Schools is a sad chapter in our history,” Prime Minister Harper said. “Today, we recognize this policy of assimilation was wrong, has caused great harm, and has no place in our country. The Government of Canada sincerely apologizes and asks the forgiveness of the Aboriginal peoples of this country for failing them so profoundly.”

Today’s apology reinforces numerous other government initiatives designed to address the tragic legacy of Indian Residential Schools, including the ongoing implementation of the historic Indian Residential Schools Settlement Agreement which includes: a Common Experience Payment; an Independent Assessment Process; Commemoration Activities; measures to support healing; and the Indian Residential Schools Truth and Reconciliation Commission.

“The Government recognizes that the absence of an apology has been an impediment to healing and reconciliation,” said Prime Minister Harper. “Years of work by survivors, communities and Aboriginal organizations culminated in an Indian Residential Schools Settlement Agreement and the Truth and Reconciliation Commission. These are the foundations of a new relationship between Aboriginal people and other Canadians, a relationship based on knowledge of our shared history, a respect for each other and a desire to move forward together with a renewed understanding that strong families, strong communities and vibrant cultures and traditions will contribute to a stronger Canada for all of us.”

SPECIMENS OF BUSHMAN FOLKLORE

 

SPECIMENS OF BUSHMAN FOLKLORE

BY

W. H. I. BLEEK AND L. C. LLOYD

[1911]

 (Suite)

Botswana government bans bushmen from accessing water in Kalahari Game Reserve

The Botswana government has banned Central Kalahari Game Reserve bushmen from accessing their own water but has given permission for a tourist lodge to do so, Survival International said on Monday.

"Who does the government think will want to sip their drinks and gaze at the Kalahari sunset while desperately thirsty Bushmen look on?" the worldwide organization's director Stephen Corry said.

"As long as the Bushmen are kept off their land, refused the right to hunt for food, and even refused water, the government's efforts to promote tourism will be tainted with injustice," he said.

The organization said South African company - The Safari & Adventure Company - had been awarded a concession in the reserve which was close to the bushman community of Molapo.

The concession had been promoted at the Indaba tourism fair in Durban last week.

"But despite the Botswana High Court ruling that the Bushmen have the constitutional right to live in the Central Kalahari Game Reserve, the Botswana government is doing everything it can to keep them out, denying them access to water and the right to hunt for food," the organization said.

It said the company had been granted permission to sink boreholes to obtain water for its staff to drink, shower, and cook with - but the Botswana government had refused to allow the Bushmen to use even a single borehole inside the reserve.

"It has instead told them to make a 400km round trip to fetch water."

According to Survival International, the bushmen had not been consulted about the tourist lodge that would be built on their land.

The Botswana embassy in Pretoria could not immediately comment.


Sur les traces des premiers peuples d'Afrique

Une vaste étude génétique nous donne des précisions essentielles sur les premières lignées d'hommes, en Afrique, avant même que débute l'essaimage de l'espèce en direction des autres continents.

Quelle chose remarquable que l'ADN mitochondrial ! Il est lui-même le produit d'un étonnant phénomène de l'évolution (la fusion d'une bactérie antédiluvienne et de la cellule mère de tout le règne végétal et animal), mais il porte aussi les marques d'une évolution plus récente. Chez de nombreuses espèces - espèce humaine incluse - il ne se transmet que de la mère à l'enfant. Aucun gène paternel ne s'en mêle. C'est pourquoi l'ADN mitochondrial permet de voir facilement si des mutations génétiques particulières se sont produites et facilite la construction de l'arbre généalogique de l'homme.

Les branches de cet arbre sont aujourd'hui bien connues. L'homme est apparu en Afrique. Il a ensuite gagné l'Asie, il y a environ 60 000 ans, l'Europe il y a 35 000 ans et l'Amérique il y a 15 000 ans. En revanche, les racines africaines de cet arbre ont été nettement moins étudiées. Or la diversité génétique constatée chez les Africains est probablement sans comparaison avec celle du reste de l'humanité dans son ensemble. Mais on comprend encore mal son évolution.

Une étude menée sous l'égide du Genographic Project, un organisme installé à Washington, et qui vient de paraître dans la revue American Journal of Human Genetics, apporte un début de réponse. Dirigée par Doron Behar, du centre médical Rambam, à Haïfa, et Spencer Wells, de la National Geographic Society, l'équipe à l'origine de ces travaux a étudié l'ADN mitochondrial de plus de 600 Africains vivants pour expliquer l'évolution de la diversité génétique sur le continent noir. Ce faisant, ils nous éclairent également sur la façon dont l'espèce humaine a migré à l'intérieur de son continent natal bien avant de s'aventurer timidement dans le reste du monde.

Les chercheurs se sont intéressés en particulier aux échantillons d'ADN mitochondrial prélevés sur des individus des peuples khoïkhoï et san, dans le sud de l'Afrique. Ces peuples, qu'on appelle collectivement les Bushmen, vivent traditionnellement de la chasse et de la cueillette. Pour de nombreux anthropologues, leur mode de vie serait très semblable à celui des hommes qui vivaient partout dans le monde avant l'invention de l'agriculture.

L'espèce humaine a sans doute frôlé l'extinction

En comparant l'ADN des Khoïkhoï et des San à celui d'autres Africains, il apparaît que la première grande scission dans l'espèce Homo sapiens s'est produite peu de temps après l'apparition de celle-ci, il y a 200 000 ans. La plupart des êtres humains actuels se placent d'un côté de ce schisme, et la plupart des Bushmen de l'autre côté. L'objectif de l'équipe de scientifiques était de déterminer quelles lignées matrilinéaires d'ADN on trouve et où on les trouve. Leur analyse révèle que, presque tout au long de son histoire, notre espèce a été divisée en deux populations isolées, chacune représentant une des branches nées de la scission : l'une en Afrique de l'Est, l'autre dans le sud du continent. Mais, parmi les scissions matrilinéaires survenues au cours des 100 000 premières années d'existence de l'espèce humaine, rares sont celles qui ont survécu jusqu'à nos jours.

Cette découverte signifie que la population humaine était au début de son existence très peu nombreuse (d'où des chances limitées de voir évoluer de nouvelles lignées matrilinéaires) et renforce l'idée que l'Homo sapiens a sans doute frôlé l'extinction. A un moment donné, la perpétuation de l'humanité a probablement reposé sur une population limitée à environ 2 000 individus.

Cette contraction démographique coïncide avec une période de sécheresse prolongée en Afrique de l'Est et s'explique sans doute par ces conditions climatiques. En revanche, dès la fin de cette sécheresse, de nombreuses nouvelles lignées matrilinéaires sont apparues, qui existent toujours actuellement. Les chercheurs estiment que, il y a 60 000 à 70 000 ans, période à laquelle s'est produit l'exode qui allait peupler le reste de la planète, pas moins de quarante groupes de ce type cohabitaient en Afrique. Mais que la migration hors du continent n'a concerné que deux d'entre eux.

Ces lignées matrilinéaires africaines semblent toutefois être restées isolées les unes des autres pendant des dizaines de millénaires après l'exode. Ce n'est qu'il y a 40 000 ans que les croisements ont repris, peut-être à la suite de la révolution technologique du Paléolithique supérieur, qui a permis l'apparition d'outils nouveaux et plus élaborés. Les Bushmen semblent avoir été les seuls oubliés de cette grande fête panmictique [panmixie : reproduction par des unions faites au hasard] : ils restèrent isolés jusqu'il y a une centaine d'années, lorsqu'ils furent envahis par d'autres Africains, au nord, et par les Européens, au sud. La panmixie fut dès lors totale - mais elle n'avait plus rien d'une fête.


Le gouvernement dissuade le public de financer Survival

Un porte-parole du gouvernement botswanais a appelé l'opinion publique à ne pas financer Survival en raison du soutien que l’organisation apporte aux Bushmen expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR).

Clifford Maribe, du ministère botswanais des Affaires étrangères, a écrit dans le journal The Sunday Standard : "Je conseille à l'opinion publique, en particulier du Royaume-Uni, à ne pas faire de don à M. Corry [le directeur de Survival] ou à financer la campagne de Survival International contre le Botswana" car "ces fonds récoltés auprès de personnes confiantes renforcent cette campagne malveillante contre le Botswana et contre la relocalisation [des habitants] de la réserve naturelle du Kalahari central".

M. Maribe a ajouté : "L'engagement du gouvernement botswanais pour améliorer le bien de tous ses citoyens et notamment [les Bushmen du Kalahari] reste inchangé".

Récemment, le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies et le Département d'Etat américain ont critiqué le comportement du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Les Nations-Unies ont exprimé leur inquiétude quant aux faits que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux et que l’accès à l’eau soit interdit par l'Etat aux personnes en question ».

Le rapport du département d’Etat américain établit que "l’interprétation abusive du jugement de décembre 2006 maintenue par le gouvernement a pour effet d’interdire à la majorité des San [Bushmen] précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

une compagnie de safari s’installe à proximité d’une communauté bushman

Le gouvernement du Botswana a accordé à la compagnie « Safari & Adventure »  l’autorisation de construire un lodge touristique à proximité de la communauté bushman de Molapo, dans la réserve naturelle du Kalahari central.

Ce lodge nécessitera de grandes quantités d’eau alors que les Bushmen ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits. Les Bushmen expulsés de leur territoire en 2002 par le gouvernement ont obtenu en 2006 devant la Cour le droit de retourner chez eux mais le gouvernement les en empêche, notamment en leur interdisant de chasser et d'utiliser leur propre puits.

Le droit international précise qu'aucun projet de développement ne peut être envisagé sur le territoire de peuples indigènes sans leur consentement préalable, libre et informé. Les Bushmen n'ont pas été consultés sur la construction d'un lodge pour touristes sur leur territoire.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Le gouvernement a l’indécence d’obliger les Bushmen à aller chercher l'eau à plus de 200 km de la réserve alors que les touristes prendront leurs douches et siroteront leurs cocktails juste à côté d’eux. Cette mesure est contraire aux droits fondamentaux de l’homme et est tout à fait illégale. Il est à espérer que les touristes se garderont de venir lorsqu’ils apprendront le sort réservé aux Bushmen ».

La compagnie "‘Safari & Adventure" est basée en Afrique du Sud et opère également en Namibie et en Zambie.

De l'eau dans le Kalahari pour les touristes... pas pour les Bushmen

Des lodges pour touristes, nécessitant de grandes quantités d'eau, sont sur le point d'être construits sur le territoire des Bushmen du Kalahari alors que ces derniers ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits.
Le gouvernement a émis un appel d'offres portant sur trois sites à l'intérieur de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) pouvant accueillir des structures touristiques. L’un des ces sites se trouve à proximité de la communauté bushman de Molapo. Les compagnies Afro Ventures Botswana et Safari Adventure ont été invitées à se porter acquéreur de cette concession.

Depuis que le gouvernement a détruit leur puits lors des expulsions de 2002, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ils affirment qu'ils financeront eux-même ce puits mais les autorités refusent tout compromis prétendant que ce puits est la "propriété du gouvernement".

Le gouvernement du Botswana a expulsé les Bushmen de leur territoire en 2002. Bien qu'ils aient légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006, les autorités continuent de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Le projet gouvernemental de construction de luxueux équipements touristiques dans la Réserve rend encore plus cruel son refus d'accorder aux Bushmen la gestion d'un puits. Les touristes qui pourraient être tentés de visiter le Kalahari changeront probablement d'opinion lorsqu'ils prendront connaissance du sort des Bushmen".

Plusieurs puits ont déjà été forés en prévision de l’installation d'une mine d’un coût de 2,2 milliards de dollars qui sera exploitée par Gem Diamonds dans la communauté bushman de Gope.

Water voor toeristen, dorst voor de Bosjesmannen

Safarikampen voor toeristen die mogelijk gebouwd zullen worden op het grondgebied van de Bosjesmannen in de Kalahari hebben zeer veel water nodig, terwijl het de Bosjesmannen op hetzelfde gebied niet is toegestaan gebruik te maken van hun enige waterput.

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Acqua ai turisti del Kalahari ma non ai Boscimani

Sulla terra dei Boscimani, nella Central Kalahari Game Reserve (CKGR), stanno per essere costruiti dei villaggi turistici che necessitano di enormi quantità d’acqua. Tuttavia, le autorità continuano a proibire ai Boscimani di attingere acqua dal loro unico pozzo.

Il governo ha indetto una gara d’appalto per la costruzione di villaggi turistici in tre diverse località della CKGR. Una delle tre aree è molto vicina alla comunità boscimane di Molapo. Le compagnie Afro Ventures Botswana e Safari Adventure Company sono state invitate a fare un’offerta per accaparrarsi le concessioni.

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Botswana

BOTSWANA Changing of the guard With little fanfare, Botswana's President Festus Mogae last week handed over the reins of government to his vice-president, Seretse Ian Khama, almost a year and a half before the next elections.

Despite claims by some opponents that the change of leadership is constitutionally illegal a view dismissed by analysts and some calls for direct presidential elections, there seems no reason Khama will not govern as intended. Botswana has a history of smooth leadership succession since the country's first president, Sir Seretse Khama, who ruled the country from independence in 1966 until 1980, groomed his successor, Quett Ketumile Masire.

Under Masire and Mogae, Botswana has grown from one of the poorest African countries to one of its wealthiest.

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Botswana tribe victimised

AN indigenous rights group accused the Botswanan government on Monday of barring local bushmen from drawing water from a borehole even as it gave a diamond firm the green light to sink several in preparation for a mine in the Central Kalahari Game Reserve.

British-based charity Survival reported that transnational corporation Gem Diamonds had created the exploratory boreholes as part of an environmental assessment before constructing a £1.1 billion diamond mine at Gope, a traditional Bushman community within the reserve.

Bushmen have been petitioning the government to allow them to reopen a single borehole within the reserve ever since the government dismantled it to put pressure on people to relocate in 2002.

Survival director Stephen Corry said that the decision highlighted "the cruel vindictiveness of a government determined to keep the bushmen out of their ancestral lands and intent on making them pay for their victory in the High Court."


Kalahari : De l'eau pour les diamants, pas pour les Bushmen

Au Botswana, dans la réserve naturelle du Kalahari central, plusieurs puits ont été creusés en prévision de l’exploitation d'une mine de diamant alors que les Bushmen qui vivent sur place n'ont pas le droit d'utiliser leur propre puits.

Les puits exploratoires ont été créés dans le cadre de l’évaluation environnementale qui précède la construction par Gem Diamonds d'une mine de diamants de 2,2 milliards de dollars à Gope, une communauté bushman située à l'intérieur de la réserve. Plusieurs puits seront nécessaires au bon fonctionnement de la mine qui nécessitera d’importants volumes d'eau.

Depuis que le gouvernement a détruit leur unique puits – Monthomelo situé dans la Réserve – pour les « encourager » à partir dans les camps de relocalisation, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ce puits était leur principale source d'eau avant que le gouvernement ne les expulse illégalement de la réserve.

Les Bushmen ont légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006 mais le gouvernement continue de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Il n’y a qu’une seule explication au fait que le gouvernement autorise les compagnies minières à creuser autant de puits qu'ils le désirent et empêche les Bushmen d'en utiliser un seul – la terrible vengeance d'un gouvernement déterminé à éloigner les Bushmen de leur territoire ancestral et à les faire payer leur victoire devant la Haute Cour. Les diamants de cette mine seront un gage de haine et non d'amour".


Nouvelle campagne de Survival : de l'eau pour les Bushmen

Survival vient de lancer une nouvelle campagne demandant à ses milliers de sympathisant du monde entier d’écrire au nouveau président du Botswana, Lt Gen Ian Khama, pour l’exhorter à permettre aux Bushmen du Kalahari d’accéder à l'eau sur leur territoire.

En 2002, lors de l'expulsion des Bushmen de la réserve naturelle du Kalahari central, le gouvernement avait condamné le puits de la communauté de Mothomelo qui représentait leur principale source d'eau.

Après avoir gagné, en 2006, un procès historique au cours duquel leur expulsion avait été jugée illégale, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner chez eux. Mais le gouvernement refusa qu'ils utilisent le puits prétextant qu’il était la "propriété du gouvernement".

Dans le même temps, un projet de mine de diamants d'un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Malgré le manque d'eau, certains Bushmen sont déjà retournés vivre dans la réserve. Une femme a témoigné : "Tout le monde a soif. C'est dur. Si vous avez encore un peu d'énergie, vous pouvez partir à la recherche de nourriture et de bois, mais si vous êtes vraiment assoiffé, vous ne pouvez pas. Vous devez vous asseoir à l'ombre, à l'intérieur de la hutte où il fait plus frais, parce que si votre soif augmente, vous serez entre la vie et la mort".


Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies critique le Botswana sur la question des Bushmen

Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies a désapprouvé la politique du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Il a exhorté le Botswana à s'assurer que «  le droit de retourner dans la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) soit accordé à toutes les personnes qui en ont été expulsées ».

Jusqu'à présent, le gouvernement n’a autorisé le retour que des quelques Bushmen cités dans le jugement rendu par la Haute Cour en décembre 2006 à l’issue du procès qu’ils ont gagné, alors que des centaines d'autres doivent demander un permis. Le gouvernement a également interdit aux Bushmen d'utiliser leur puits qui leur était vital durant la saison sèche et de pratiquer la chasse à l'intérieur de la réserve.

Le Comité, la plus haute autorité des Nations-Unies en matière de droits de l'homme, a exprimé son « inquiétude » quant au fait que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux » et a déploré que « l'Etat ne permette pas l’accès à l'eau aux personnes en question ».

Ces conclusions ont été rendues quelques jours seulement après qu'un rapport du département d'Etat américain ait condamné « l’interprétation abusive » du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement botswanais.


Alexander McCall Smith rompt le silence sur les Bushmen

Alexander McCall Smith, l'auteur de la série de romans policiers célèbres au Royaume-Uni "The No. 1 Ladies' Detective Agency" et dont l'action se déroule au Botswana, a pour la première fois pris publiquement position en faveur des Bushmen du Kalahari, comparant leur expulsion à "une tache dans l'histoire du pays".

L'écrivain a déclaré dans un entretien au quotidien The Evening Standard : "La question des San [Bushmen] et de leur accès dans la réserve naturelle du Kalahari central est triste et bouleversante et les tribunaux botswanais ont pris position contre leur propre gouvernement dans cette affaire.

"Tous ceux que je connais espèrent que cette tache dans l'histoire du pays trouvera une issue qui respectera les droits et les aspirations des San; j'espère vraiment que le gouvernement du Botswana en tiendra compte, et je suis certain qu’il le fera".

Le mois dernier, l'avant première du film "The No. 1 Ladies' Detective Agency" à Londres avait été perturbée par des manifestants venus attirer l'attention sur la situation des Bushmen. Le film, réalisé par Richard Curtis et Anthony Minghella, récemment décédé, a bénéficié d'un important soutien du département touristique botswanais dont l’administrateur a déclaré que ce film "sera une vitrine pour la promotion des diamants du Botswana... et qu'il restaurera l'image ternie par la question de la CKGR [la réserve naturelle du Kalahari central]".


Botswana

Le président du Botswana, Festus Mogae, passe le flambeau ce mardi à son vice-président Ian Khama qui lui succède à la tête de cette nation de l'Afrique australe.

Khama, 55 ans, est le fils du premier président botswanais, Seretse Khama. Il devient ainsi le 4e chef de l'Etat du pays, une énième passation de pouvoir pacifique qui vient davantage renforcer la réputation déjà acquise de nation stable dont bénéficie le Bostwana. Cela est d'autant plus remarquable que le président Mogae quitte volontairement le pouvoir environ 18 mois avant la fin de son mandat. Une première ? Pas au Botswana. En 1998, son prédécesseur, Quett Masire, avait lui aussi tiré sa révérence bien avant l'expiration de son mandat présidentiel. Une tradition donc dans un pays pourtant dominé par une formation politique, le Parti démocratique botswanais (BDP).

La seule zone d'ombre de sa présidence, et elle est de taille, est le traitement des populations autochtones San, ou « Bushmen », dont l'habitat naturel dans le désert du Kalahari semblait menacé par des sociétés d'exploitation de diamants. En 2006 la Haute Cour du Botswana avait rendu un jugement en faveur des San, leur reconnaissant le droit de vivre dans la réserve. Ce jugement avait mis fin aux expulsions ordonnées par le gouvernement de Mogae, mais en 2007 l'ONG Survival International avait fait état d'intimidations envers ces populations. Et tout le monde sait bien qu'un génocide est en train de se produire...


Le département d’Etat américain condamne “l’interprétation abusive” du Botswana

 

Le département d’Etat américain a rendu public un rapport sur les droits de l’homme au Botswana. Il critique “l’interprétation abusive” du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement qui a interdit à la plupart des Bushmen ayant été expulsés de leurs terres de rentrer chez eux.

Le rapport établit que l’attitude du gouvernement qui continue de nier le jugement de décembre 2006 ‘a pour effet d’interdire à la majorité des San (Bushmen) précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

Le rapport souligne également que la plupart des Bushmen qui étaient autorisés à retourner dans la réserve ne l’ont pas fait, en raison du manque d’eau dans la réserve. Il rappelle qu’en 2005, la police avait utilisé des balles de caoutchouc contre les Bushmen qui tentaient d’apporter de la nourriture et de l’eau à leurs proches restés à l’intérieur


La Commissione ONU per i diritti umani critica il Botswana sulla questione dei Boscimani

La Commissione dei diritti umani delle Nazioni Unite ha criticato il governo del Botswana per la sua politica nei confronti dei Boscimani e lo ha esortato a garantire il diritto di ritornare nella Central Kalahari Game Reserve a tutte le persone che ne sono state espulse.

Fino ad oggi, il governo ha autorizzato a rientrare solo quei pochi Boscimani citati nominalmente nel pronunciamento della Corte Suprema del Botswana del dicembre 2006, nel corso dello storico processo vinto dai Boscimani; altre centinaia di loro sono invece costretti a richiedere dei permessi. Il governo ha anche proibito ai Boscimani di utilizzare il pozzo che costituisce per loro una fonte vitale d’acqua nella stagione arida, e non consente loro di cacciare.

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Botswana and the Bushmen

Here is the Botswana Report on Human Rights Practices released by the Bureau of democracy, Human Rights.

Botswana, with a population of 1.82 million, has been a multiparty democracy since its independence in 1966. Its constitution provides for indirect election of a president and popular election of a national assembly. In 2004 the Botswana Democratic Party (BDP), led by President Festus G. Mogae, returned to power in elections generally deemed free and fair. The BDP has held a majority of national assembly seats since independence. The civilian authorities generally maintained effective control of the security forces.

The following human rights problems were reported during the year: abuse of detainees by security forces, poor prison conditions, lengthy delays in the judicial process, restrictions on press freedom, violence against women, and child abuse. There was societal discrimination against homosexuals, persons with HIV/AIDS, and members of the San ethnic group. Government restrictions on the right to strike and child labor were problems. The government's continued narrow interpretation of a December 2006 High Court ruling resulted in the majority of San originally relocated from the Central Kalahari Game Reserve (CKGR) being prohibited from returning to or hunting in the CKGR.

 

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McCall Smith rompe il silenzio sui Boscimani

Alexander McCall Smith, autore del best-seller “The No. 1 Ladies’ Detective Agency”, ha parlato per la prima volta a sostegno dei Boscimani del Kalahari definendo la storia del loro sfratto come “una vergogna nella storia del paese”.

Nel corso di un’intervista apparsa sul quotidiano londinese Evening Standard, lo scrittore ha dichiarato: “La questione dei San [Boscimani] e del loro accesso alla riserva del Kalahari centrale (Central Kalahari Game Reserve) è veramente triste e penosa e, a questo riguardo, i tribunali del Botswana hanno sentenziato contro il proprio governo”.

 (Suite)

Survival lanceert "Water voor de Bosjesmannen" actie

In haar nieuwste briefschrijfactie vraagt Survival International duizenden aanhangers wereldwijd een brief te schrijven aan de nieuwe president van Botswana, Lt Gen Ian Khama, met het nadrukkelijke verzoek de Bosjesmannen de het Centrale Kalahari Natuur Reservaat toegang te geven tot water.

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Visite du président Mogae à Paris

 A l'occasion de la visite en France des 20 et 21 mars 2008 du président du Botswana M. Festus Mogae, la section française de Survival International lui a rappelé le sort tragique des Bushmen du Kalahari et a appelé le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Survival a écrit à M. Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France, en lui demandant d'intervenir en faveur des Bushmen, ainsi qu'au président Nicolas Sarkozy qui a décoré Festus Mogae des insignes de Grand-Croix de commandeur de la Légion d'honneur pour le "modèle de démocratie et de bonne gouvernance" que représente le Botswana.

Lors d'une conférence donnée par M. Mogae à l'Université de la Sorbonne, il a été interrogé par un porte-parole de Survival sur le sort des Bushmen et plus particulièrement sur la question de leur accès à l'eau à l'intérieur de la réserve du Kalahari central.

Une manifestation a également été organisée devant le du siège du MEDEF où avait lieu une réunion de travail au cours de laquelle le président du Botswana rencontrait des entreprises françaises.

Après avoir gagné un procès historique à l'issue duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.


Le Botswana, les Bushmen et les diamants...

Paris accueille aujourd’hui le président du Botswana, un pays atypique par sa bonne gestion et sa prospérité économique. Mais c'est également un pays qui essaie de faire disparaître les derniers Bushmen qui ont pour seul défaut de vivre dans un désert infesté de diaments...

 C’est un de ces pays africains dont on ne parle jamais, bien qu’ils aillent relativement bien – ou peut-être parce qu’ils vont bien. Le Botswana, dont le président Festus Mogae a effectué les 20 et 21 mars 2008 une visite officielle à Paris, fait figure, sous bien des aspects, de modèle à l’échelon du continent.

Démocratie stable et intègre – Transparency International l’a classé l’an dernier comme le pays le moins corrompu d’Afrique –, le Botswana est le premier producteur mondial de diamants. Il est aussi riche en minéraux (cuivre, nickel), en charbon et en pétrole. Ce vaste pays peu peuplé, enclavé au nord de l’Afrique du Sud, était pourtant, lors de son indépendance en 1966, l’un des 25 plus pauvres du monde. Il se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il a affiché, durant la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de plus de 8 %, ce qui lui a permis de sortir en 1984 du groupe des pays les moins avancés (PMA).

Ces données macroéconomiques exemplaires aux yeux des institutions internationales ne doivent pas occulter les fardeaux persistants du sida, qui touche près du quart de la population adulte, et de l’inégalité sociale. En la matière, le cas des Bushmen (Bochimans) est souvent soulevé. Ce peuple nomade de chasseurs-cueilleurs a fait l’objet en 1997 et 2002 d’expulsions de son territoire ancestral, dans la réserve naturelle du Kalahari central, pour faciliter la mise en œuvre d’un vaste projet d’extraction de diamants. Bien que leur expulsion ait été jugée illégale par la Haute Cour, les Bushmen ont été empêchés de retourner dans leurs anciens villages.

Les dizaines de millions de carats de diamants tirés des quatre mines botswanéennes, pour une valeur de 1,6 milliard d’euros en 2006, rendent le pays dépendant de l’industrie minière et des cours mondiaux. Sa proximité avec la première économie subsaharienne, l’Afrique du Sud, d’où proviennent les trois quarts de ses importations, est aussi à double tranchant. Le gouvernement s’efforce de rendre la relation plus équilibrée : il vient par exemple de fonder une coentreprise avec le géant diamantaire De Beers en vue de trier, évaluer et commercialiser sur place une plus grande partie de la production. Confronté, comme l’Afrique du Sud, à une pénurie d’électricité, le Botswana s’apprête aussi à signer un accord sur la construction d’une centrale électrique au charbon d’une valeur de plusieurs milliards d’euros dont les trois quarts de la production devraient être exportés vers l’Afrique du Sud.

Malgré son envergure modeste – moins de deux millions d’habitants –, le Botswana intéresse la France, qui y a ouvert une ambassade en 2001. Elle y voit un marché d’exportation sous-exploité, mais aussi un relais pour sa diplomatie d’influence, Gaborone abritant le secrétariat de l’organisation régionale, la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC). De son côté, le Botswana souhaite affermir son poids en Afrique et dans le monde, notamment en développant l’apprentissage du français. La signature, ce matin, d’une convention sur ce sujet sera le premier acte public accompli par le nouveau secrétaire d’État chargé de la coopération et de la francophonie, Alain Joyandet, entré en fonction hier.

Festus Mogae, qui sera reçu cet après-midi par Nicolas Sarkozy, quittera ses fonctions à la fin du mois après deux mandats, à l’image de ses deux prédécesseurs depuis l’indépendance. Comme eux, il cédera la place à son vice-président et rejoindra le club, de plus en plus fourni, des présidents africains ayant quitté démocratiquement le pouvoir.


Le président du Botswana à Paris : la France doit soutenir les Bushmen

A l'occasion de la visite cette semaine en France du président du Botswana M. Festus Mogae, plusieurs organisations des droits de l'homme souhaitent évoquer le sort tragique des Bushmen du Kalahari et appelle le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Au cours de deux vagues d'expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé la plupart des Bushmen de leur territoire ancestral dans la réserve naturelle du Kalahari central et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation.

Après avoir gagné un procès historique au cours duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Jean-Patrick Razon, directeur de Survival France, a déclaré  : "Les autorités botswanaises souhaitent donner une image plaisante et pacifique de leur pays, mais la réalité pour les Bushmen est très différente. Ils ne connaissent plus que la répression, l'intimidation et la persécution de la part d'un gouvernement qui semble déterminé à ne pas les laisser rentrer chez eux en dépit de la décision de sa propre justice. J'espère que la France n'oubliera pas les Bushmen lors de la visite de M. Mogae et qu'elle l'exhortera à les autoriser à à retourner sur leur territoire".

M. Festus Mogae doit notamment rencontrer Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France. Dans une lettre adressée aujourd'hui au ministre, Survival lui demande d'intervenir en faveur des Bushmen.
Une manifestation sera prochainement organisée pour soutenir les droits des Bushmen.

Rappelons que ces terres avaient été données aux Bushmen dans les années 60 parce qu'elles sont désertiques... Malheureusement pour les Bushmen, le sous-sol est riche de diamands...


Une langue indigène disparaît « toutes les deux semaines »

A l’occasion de la « Journée internationale de la langue maternelle » décrétée par l’Unesco le 21 février, Survival International rappelle qu’en moyenne une langue indigène s’éteint toutes les deux semaines.

Sur les 6 000 langues recensées dans le monde, 5 000 sont indigènes et la plupart de celles qui sont menacées d’extinction sont indigènes.

Les Indiens akuntsu, qui vivent dans le nord du Brésil, ont été contactés pour la première fois par une équipe gouvernementale en 1995. Massacrés par les éleveurs qui ont spolié leurs terres dans les années 1970 et 1980, leur groupe est aujourd’hui réduit à 6 individus. Personne d’autre qu’eux ne parle leur langue qui disparaîtra vraisemblablement avec ses derniers locuteurs.

Plus d’une centaine de peuples vivent encore de manière isolée dans le monde et leurs langues sont parmi les plus menacées. Survival estime que nombre d’entre eux risquent de disparaître d’ici vingt ans.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « A chaque fois qu’un peuple disparaît et que sa langue meurt, ce sont un mode de vie et une manière de voir le monde qui disparaissent à tout jamais. Même minutieusement étudiée et transcrite, une langue sans locuteurs ne représente pas grand chose. Une langue n’est vivante que si son peuple est vivant et l’avenir des peuples qui demeurent aujourd’hui encore isolés dépend étroitement de la manière dont nous respecterons leur droit à choisir leur propre mode de vie ».

L’année 2008 a été proclamée « Année internationale des langues » par les Nations-Unies.


BOTSWANA; Les Bochimans toujours interdits de séjour sur leurs terres

Expulsés voici dix ans de leurs territoires, les San ont constamment réclamé le droit d'y retourner. En 2006, la justice botswanaise leur a donné raison. Ils croupissent pourtant toujours dans des camps.

M'étant rendue à plusieurs reprises dans la réserve du Kalahari central, au Botswana, je peux voir la différence entre le mode de vie indépendant que les Bochimans menaient autrefois et celui qu'ils ont aujourd'hui. En plusieurs vagues d'expulsion, échelonnées entre 1997 et 2002, le gouvernement les a chassés de leurs terres ancestrales et placés dans des camps. A vol d'oiseau, ces camps ne sont pas très éloignés du Kalahari : l'un d'eux est situé en bordure de la réserve et un autre à 60 kilomètres à l'ouest. Mais la nature accidentée du terrain fait qu'un Bochiman souhaitant regagner la réserve aurait plusieurs jours de marche devant lui.

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L'Australie demande "pardon" pour les souffrances infligées aux Aborigènes

L'Australie a enfin reconnu les souffrances infligées aux aborigènes depuis des décennies. Souhaitons que le gouvernement botswanais en fasse de même rapidement et cesse de persécuter les Bushmen comme il le fait.

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La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones suscite un solide appui

Le Chef national, Phil Fontaine, et le Chef régional pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, ont annoncé qu'ils entendaient maintenir leur appui à l'égard de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

À l'occasion d'un petit-déjeuner organisé aujourd'hui sur la Colline du Parlement, le Chef régional a prononcé une allocution devant des députés et des représentants de plusieurs organisations non gouvernementales, dont Amnesty International, Droits et Démocratie, Kairos, la Société religieuse des amis ainsi que d'autres organismes autochtones, rassemblés pour discuter de l'application de la Déclaration au Canada.

Le 13 septembre 2007, l'Assemblée générale des Nations Unies, organe suprême de l'Organisation des Nations Unies, a voté en faveur de l'adoption de la Déclaration, après plus de 20 années de négociations intensives entre les États-nations et les peuples autochtones. Toutefois, le Canada, qui est pourtant membre du Comité des droits de l'homme, organe créé en vue de faire respecter les normes les plus élevées en matière de droits de la personne, a voté contre la Déclaration. Alors qu'une majorité écrasante de 143 États ont voté en faveur de la Déclaration, seuls quatre pays s'y sont opposés, dont le Canada.

 

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Botswana: Mine Consultation Exercise Flawed

Representatives from the consultancy firm Marsh Environmental Services today begin a whirlwind twelve-day consultation programme in and around the Central Kalahari Game Reserve (CKGR), in Botswana. The move is part of plans to develop a $2.2 billion diamond mine within the reserve.

In what has since been ruled an unlawful and unconstitutional act, in 2002 the Botswana government removed more than 600 Bushmen from the CKGR without their consent. These evictions followed the previous removal of hundreds of Bushmen from the reserve in 1997. Although a small number have been able to return, the majority languish in resettlement camps outside the reserve. It is in these camps that most of the Bushmen will be 'consulted' about the mine.

The proposed mine would be built near Gope, a Bushman settlement in the reserve. If it goes ahead, it will irrevocably alter both the land and the lives of the Bushmen. Survival International does not believe that the Bushmen are in a position to give their free, prior, and informed consent to the construction of a mine in their homeland whilst they continue to be unable to access it.

The Bushmen won the right to return to their homes in the reserve in 2006, but the Botswana government has effectively prevented them from doing so by refusing to allow them to hunt in the reserve, or to reopen their old water borehole. The majority cannot even enter the reserve without first applying for a permit.

Survival's director Stephen Corry said today, 'It is a well recognised principle of international law that development on indigenous peoples' land should not proceed without the free and informed consent of the indigenous communities living there. But how can the Bushmen give their consent freely when most of them cannot even live there, and those who have managed to return cannot get food or water?'

These sentiments are echoed by First People of the Kalahari (FPK), the grassroots Bushman organisation. In addition to demanding that consultations occur only after the Bushmen have been able to return to their homes in the reserve, FPK are pushing for an independent mining expert to be made available to the Bushmen, to give them impartial advice on the impact the mine would have.

 


Les diamants des Bushmen...

Des représentants de la firme-conseil Marsh Environmental Services ont entamé le 22 janvier 2008 un programme éclair de consultation de 12 jours à l'intérieur et à l'extérieur de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) au Botswana. Cette visite s'inscrit dans le projet de développement d’une mine de diamant dans la réserve d’un coût de 2,2 milliards de dollars.

En 2002, le gouvernement du Botswana a déplacé contre leur volonté plus de 600 Bushmen hors de la réserve; décision jugée depuis illégale et anticonstitutionnelle. Ces expulsions faisaient suite à celles, effectuées en 1997, de plusieurs centaines d’autres habitants de la réserve. Bien qu'un petit nombre d'entre eux aient pu retourner chez eux, la majorité se languit dans des camps de relocalisation à l'extérieur de la réserve. C'est dans ces camps que les Bushmen seront "consultés" à propos de la mine.

La mine en question serait construite à proximité de Gope, une communauté bushman située dans la réserve. Si le projet aboutit, il affectera à la fois les terres et la vie des Bushmen. Survival International estime que les Bushmen ne sont pas en mesure de donner leur consentement préalable, libre et informé à la construction d'une mine sur leur terre natale alors qu'il n'y ont toujours pas accès.

Les Bushmen ont obtenu le droit de retourner dans leurs communautés de la réserve en 2006 mais en réalité, le gouvernement du Botswana les en empêche en leur refusant le droit d’y chasser ou de rouvrir leurs puits. La plupart d’entre eux ne peuvent pénétrer dans la réserve sans autorisation préalable.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui :
« Le droit au consentement préalable, libre et informé des peuples indigènes dans les programmes de développement qui les concernent est inscrit dans la législation internationale. Comment les Bushmen pourraient-ils donner librement leur consentement alors que la plupart d'entre eux ne peuvent pas vivre sur leurs terres et que ceux qui ont réussi à y retourner ne peuvent se procurer ni eau ni nourriture? »

Cette position fait écho à celle de First People of the Kalahari (FPK), l'organisation locale bushman. Tout en exigeant que ces consultations ne soient faites qu'une fois les Bushmen rentrés chez eux dans la réserve, le FPK demande qu'une étude d’impact indépendante soit effectuée et rendue accessible aux Bushmen.

Inquinato il processo di consultazione sulla miniera

I rappresentanti della società di consulenza Marsh Environmental Services avviano oggi un programma di consultazioni all’interno e nei pressi della Riserva del Kalahari Centrale (CKGR), in Botswana. L’iniziativa è parte di un progetto che prevede l’apertura di una miniera di diamanti da 2.2 miliardi di dollari all’interno della CKGR.

Più di 600 Boscimani sono stati sfrattati dalla Riserva nel 2002, con un’operazione che il tribunale ha definito un atto illegale e incostituzionale. Altre centinaia di Boscimani erano già stati sfrattati nel 1997, sempre per mano del governo del Botswana. Benché un piccolo numero di Boscimani sia riuscito a ritornare a casa, la maggior parte di loro langue in campi di reinsediamento governativi allestiti all’esterno della CKGR. Ed è proprio in questi campi che i Boscimani saranno “consultati” circa i progetti minerari.

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Botswana : la mine de De Beers sur le territoire des Bushmen serait 100 fois plus grande que prévu

 Dans un prospectus distribué à la sortie d’un événement organisé par Survival à Londres, le gouvernement du Botswana affirme qu’une ‘petite zone à proximité d’un gisement, c’est-à-dire dans un rayon de 40 km, a été isolée’. Ce qui signifie qu’une superficie équivalant à 10% de la Réserve naturelle du Kalahari central est concernée.

Le ministère botswanais des Ressources minières, de l’énergie et de l’eau avait déclaré en 2000 qu’une superficie de 46 km2, soit 0,09% de la Réserve, serait attribuée à une mine. Le propre rapport d’évaluation de l’impact environnemental de De Beers publié en 1999 affirmait que la surface concernée par les activités minières représenterait 35 km2 ou 0,07 % de la Réserve, tandis que The Botswana Gazette écrivait que la mine ne couvrirait que 20 km2, soit 0,04% de la Réserve.

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Kalahari diamonds

SINCE 1996 we have regularly charted the tragic and shocking saga of the Botswanan government's forcible eviction of the last Bushmen from their ancestral homeland in the Central Kalahari Game Reserve, fully supported by British ministers and the EU.

Initially the EU threatened to withdraw aid from Botswana unless persecution of the Bushmen was halted, but it was persuaded by our Foreign Office to back an eviction policy enforced by torture and shootings.

Last December, the Bushmen won a historic legal victory, thanks in part to the London-based campaigning body Survival International. Botswana's high court ruled that the evictions were illegal and in breach of a constitutional guarantee given them (at British insistence) when the country became independent in 1966. The court further ruled that the Bushmen must be allowed access to water and to continue their traditional hunter-gathering.

Since then the Botswanan government has consistently flouted the court's judgment, denying the Bushmen water and the right to hunt, and forcibly preventing most of them from returning home. Not a peep of protest from the Foreign Office, which has also over the years echoed Botswana's denials that part of its motive for forcing out the Bushmen was to permit diamond mining in the reserve.

It has just been announced that a pounds 2 million diamond mine is planned for the reserve, backed by the Botswanan government - and presumably our Foreign Office.


L'appel des Bushmen à leur président

 A l’occasion du premier anniversaire de leur victoire judiciaire, les Bushmen de l’organisation First People of the Kalahari ont adressé au président du Botswana, Festus Mogae, une lettre ouverte dénonçant les méthodes du gouvernement visant à les empêcher de retourner sur leur territoire ancestral.

Le 13 décembre 2006, les Bushmen ont obtenu le droit de retourner sur leur terre de la réserve naturelle du Kalahari central dont ils avaient été expulsés par le gouvernement en 2002. Le droit de chasse leur avait également été reconnu.

Dans leur lettre, les Bushmen s’insurgent contre la répression gouvernementale leur interdisant d’utiliser leurs puits et de chasser et les contraignant à obtenir un permis de "visiteur" pour pénétrer dans la réserve.

Ils exhortent le gouvernement à enquêter sur les cas de tortures, de brutalités et de harcèlement dont sont victimes les Bushmen qui vivent dans l’un des camps de relocalisation à l'extérieur de la réserve.


Appello dei Boscimani al Presidente

Nel primo aniversario della sentenza storica emessa dall’Alta Corte del Botswana, l’organizzazione boscimane First People of the Kalahari ha inviato una lettera aperta al Presidente del paese, Mogae, descrivendo dettagliatamente come il governo continui ad impedire loro di rientrare nelle terre ancestrali.

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Survival blijft Bosjesmannen steunen

Een jaar nadat de Bosjesmannen uit het Kalahari-reservaat hun rechtszaak omtrent de verdrijving van hun land hebben gewonnen heeft Survival International toegezegd hen te blijven steunen in hun pogingen terug te keren naar hun voorouderlijke gronden.

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Liste noire : les 10 principaux oppresseurs des droits des peuples indigènes en 2007

A l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme décrétée le 10 décembre par les Nations-Unies, Survival a établi une liste noire des dix principaux oppresseurs des droits des peuples indigènes en 2007 : l'Indonésie, l'Australie, le Canada, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, le Botswana, le Brésil, le Pérou, le Paraguay et la Malaisie.

Les tribus de Papouasie sont confrontées à la violence de l'armée indonésienne et sont victimes d’assassinats, d’arrestations arbitraires, de viols et de tortures alors que leurs territoires sont exploités par le gouvernement indonésien et des compagnies multinationales.

Au Botswana, les Bushmen ont été expulsés de leur territoire du Kalahari central en 2002 et bien que la Haute Cour ait jugé en 2006 que ces expulsions étaient "illégales et anticonstitutionnelles", le gouvernement continue d'empêcher les Bushmen de retourner chez eux.

Les éleveurs qui occupent les terres des Guarani au Brésil engagent des hommes de main pour terroriser les Indiens. Cette année, deux leaders guarani ont été assassinés et deux femmes violées lors de conflits territoriaux tandis qu’au moins 26 Guarani se sont suicidés.

On estime qu’une quinzaine de groupes d’Indiens isolés vivent au Pérou. Alors que le gouvernement ouvre leurs territoires aux compagnies pétrolières et que les bûcherons illégaux y affluent, il sont tous menacés de disparition. Le président du Pérou a récemment insinué que ces Indiens n'existaient pas.

Les Ayoreo-Totobiegosode du Paraguay sont les derniers Indiens isolés du sud du bassin amazonien. De puissantes compagnies d’exploitation forestière sont en train de détruire leurs forêts et le gouvernement ne fait aucun effort pour les protéger.

En Malaisie, les peuples indigènes du Sarawak ont été dépossédés de leurs terres pour laisser place aux barrages, à l'exploitation forestière et aux plantations de palmiers à huile. Le gouvernement refuse d’accorder des droits territoriaux aux Penan, un peuple nomade de chasseurs-cueilleurs, tant qu’ils n’accepteront pas de devenir des agriculteurs sédentaires.

Bien que censés être des démocraties libérales, l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis sont les seuls pays à avoir voté contre la Déclaration des droits des peuples indigènes approuvée par l'Assemblée générale des Nations-Unies en septembre dernier. 143 pays ont voté en sa faveur.


Survival Names 'Terrible 10' Tribal Rights Abusers

To mark UN Human Rights Day (10 December) Survival has named the 'terrible ten': the key abusers of tribal peoples' rights in 2007. Indonesia, Australia, Canada, the USA, New Zealand, Botswana, Brazil, Peru, Paraguay and Malaysia are all highlighted.

Tribal peoples in West Papua face appalling violence at the hands of the Indonesian military, experiencing killings, arbitrary arrests, rape and torture while their lands are exploited by the Indonesian government and foreign companies.

In Botswana, the government evicted the Bushmen from their land in the Central Kalahari in 2002, and continues to prevent them from returning home, despite a landmark court ruling in 2006 that declared the evictions 'unlawful and unconstitutional'.

Cattle ranchers occupying Guarani Indian land in Brazil are hiring gunmen to target the Indians. This year two Guarani leaders have been murdered and two Guarani women raped in land conflicts, while at least 26 Guarani have committed suicide.

Peru is home to an estimated 15 of the world's last uncontacted tribes and all of them are facing extinction as the government opens up their territories to oil companies and illegal loggers flood in. The Peruvian president recently suggested the tribes didn't exist.

The Ayoreo-Totobiegosode in Paraguay are the last uncontacted Indians south of the Amazon basin. But powerful logging companies are destroying their forest at breakneck speed, and the government is failing to protect them.

In Malaysia, the tribes of Sarawak have had their land taken to make way for logging, dam construction and oil palm plantations. The government has told the nomadic, hunter-gatherer Penan that they have no land rights until they 'settle down' and start farming.

Despite supposedly being liberal democracies, Australia, Canada, New Zealand and the USA were the only countries to vote against the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, which was approved by the General Assembly in September this year. 143 countries voted in favour.


Kalahari Bushmen Appeal For Legal Costs

The Kalahari Bushmen applied in Botswana's High Court on November 5th for leave to appeal for the Botswana government to pay their legal costs.

Last December, the Bushmen won their landmark case against the government. The court ruled that the government's eviction of the Bushmen was 'unlawful and unconstitutional'.

Two of the three judges presiding over the eviction case ruled that the Bushmen and the government must share the costs, despite the Bushmen's win. The judge in today's hearing has reserved his decision, but if he decides in their favour, the Bushmen will appeal for the government to pay all the costs.

The government has failed to uphold the 2006 ruling, and one year after the Bushmen's historic victory, most remain stranded in resettlement camps. The Bushmen have announced that they will launch a new case against the government if it continues to prevent them from returning home.


A Year After Court Victory, Bushmen Still Not Home

One year after court victory, Bushmen still far from home

13th December marks the first anniversary of the Kalahari Bushmen's landmark victory in Botswana's High Court. But the Botswana government has failed to uphold the court's ruling, and most of the Bushmen remain stranded in resettlement camps.

The court ruled that the Botswana government's eviction of the Bushmen was 'unlawful and unconstitutional', and that they have the right to live on their ancestral land in the Central Kalahari Game Reserve and hunt and gather there.

But the government refuses to let the Bushmen hunt, and has stepped up its persecution of those who do. At least 53 Bushmen have been arrested for hunting in 2007, and many have been tortured.

The government has also refused to let the Bushmen access their water borehole inside the reserve.

The Bushmen were trucked out of the reserve with their dismantled huts and all their possessions. But the government has offered them no assistance to make the long journey home through the Kalahari desert.

Since the court ruling, the government has backed plans for a massive diamond mine worth $2.2 billion on the Bushmen's ancestral land.

Survival's director Stephen Corry said today, 'The Botswana government is in effect saying the Bushmen have the right to eat and drink in the government camps but not on their ancestral lands. It is effectively condemning them to death.'


San Still Waiting to Return to Ancestral Land.

NEXT week marks the first anniversary of the Kalahari Bushmen's landmark victory in the Botswana High Court to be allowed to return to a game reserve that had been their home for centuries, but they still languish in resettlement camps outside the park.

The Botswana government did not uphold the court's judgement, which ruled that the eviction of the Bushmen or San was unlawful and unconstitutional, and that they have the right to live on their ancestral land in the Central Kalahari Game Reserve, a rights organisation for indigenous people said yesterday.

"The court further ruled that the San may and hunt and gather in the Reserve," said the London-based group Survival International.

"The government refuses to let them hunt, and has stepped up its persecution of those who do.

At least 53 San have been arrested for hunting in 2007, and many have been tortured," said the group in a statement.

The Botswana government denied them access to a borehole inside the reserve after the court case.

Since the court ruling, the government has backed plans for a massive diamond mine worth US$2,2 billion on the Bushmen's ancestral land, Survival's director Stephen Corry said.

"The Botswana government is in effect saying the Bushmen have the right to eat and drink in the government camps but not on their ancestral lands.

It is effectively condemning them to death," Corry added.


les Bushmen demandent le remboursement de leurs frais de justice

Les Bushmen du Kalahari ont déposé une requête aux fins d’interjeter appel auprès de la Haute Cour du Botswana pour le remboursement de leurs frais de justice par le gouvernement botswanais.

En décembre 2006, les Bushmen ont gagné leur procès contre le gouvernement du Botswana. La Cour avait jugé que l'expulsion des Bushmen était "illégale et anticonstitutionnelle".

Deux des trois juges avaient décidé que les Bushmen et le gouvernement devaient se partager les frais de justice. Le juge actuel a réservé sa décision mais s'il tranche en leur faveur, les Bushmen demanderont que le gouvernement rembourse la totalité des frais.

Le gouvernement botswanais n’a toujours pas appliqué le jugement de 2006 et un an après leur victoire historique, la plupart des Bushmen croupissent encore dans les camps de relocalisation. Les Bushmen ont annoncé qu'ils intenteraient un nouveau procès au gouvernement s’il persistait à les empêcher de retourner chez eux.


I Boscimani fanno ricorso per le spese legali

I Boscimani del Kalahari si sono appellati oggi alla Corte Suprema del Botswana chiedendo che il governo paghi le loro spese legali.

Nel dicembre 2006, i Boscimani hanno vinto un processo storico contro il governo del Botswana, riconosciuto colpevole di aver sfrattato illegalmente e incostituzionalmente i Boscimani dalle loro terre.

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Survival International NGO and the Bushmen

Survival International ensured that the eviction of the Gana and Gwi Bushmen in Botswana received unprecedented publicity in the world's press.

It also supported the groundbreaking court case which resulted in the Bushmen's rights being upheld, and which saw the legal concept of 'native title' recognised for the first time by an African court.

Applauded by many, particularly by the Bushmen themselves and other tribal peoples, Survival has also been subject to fierce criticism: by the Botswana government and De Beers, which was inevitable, but also by some NGOs and their allies, anthropologists, and even UK parliamentarians.

 (Suite)

un anno dopo la vittoria giudiziaria, i Boscimani sono ancora lontani da casa

Il 13 dicembre si celebra il primo anniversario della storica vittoria segnata dai Boscimani del Kalahari presso la Corte Suprema del Botswana. Ma il governo del paese non ha rispettato la sentenza dei giudici e la maggior parte dei Boscimani rimangono bloccati nei campi di reinsediamento.

 (Suite)

Back to the Kalahari ; Elizabeth Thomas revisits the Bushmen after a half century.

Elizabeth Marshall Thomas was 19 years old when she moved to Africa with her parents, who went there to study the Bushmen of the Kalahari.

That was in 1950, and the Bushmen were considered one of the last hunter-gatherer societies in the world. The experience was to influence Thomas' entire life.

She became an anthropologist and author, and wrote about the Bushmen in her 1959 book "The Harmless People," which has never gone out of print. She's written other books on a wide range of topics as well, including "The Hidden Life of Dogs."

Thomas' latest book is another look, 50 years later, at the Bushmen. It's called "The Old Way: A Story of the First People" (Picador, $15).

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Vers un nouveau procès pour les Bushmen?

Les Bushmen du Botswana ont annoncé le 20 novembre 2007 leur intention de retourner prochainement devant la justice si le gouvernement persiste à les empêcher de retourner chez eux.

Les Bushmen gana et gwi ont été expulsés de leurs terres du Kalahari central en 2002 mais ils ont gagné l’an dernier un procès confirmant leur droit de retourner chez eux.

Des centaines de lettres de protestation signées par les Bushmen ont été remises aujourd'hui au Département de la faune et de la flore du Botswana. Ils y dénoncent le refus du gouvernement de les laisser chasser pour nourrir leurs familles. Depuis leur victoire judiciaire en décembre dernier, 53 Bushmen ont été arrêtés pour avoir chassé.

Le gouvernement interdit également aux Bushmen d'utiliser leurs puits et insiste sur le fait que seul un nombre limité d'entre eux peut retourner dans la Réserve. Bien que la Haute cour ait jugé que l'expulsion des Bushmen avait été illégale et contraire à leur volonté, le gouvernement a refusé de leur fournir des moyens de transport pour retourner chez eux.

Un représentant de l'organisation bushman First People of the Kalahari a déclaré aujourd'hui : "Nous ne voulons pas continuer à nous battre devant les tribunaux. Ce n'est pas une solution pour résoudre nos problèmes. Mais nous avons le sentiment de ne pas avoir d'autre choix. Nous sommes désespérés".


Botswanan gov't denies keeping bushmen off ancestral lands (23)

Botswana's government denied Friday accusations it was preventing bushmen from returning to their ancestral lands despite a court ruling last year granting them that right.

The San bushmen, who were evicted from the Central Kalahari Game Reserve (CKGR) in 2002, have accused the government of refusing to transport them back, let them hunt, or supply them with water.

"Every bushman is free to go home, we have always made our stance clear," said foreign ministry spokesman Clifford Mariba.

"Those who have opted to remain at their current settlements have remained behind to enjoy a wide range of social amenities offered by the government."

Maribe said bushmen living in the reserve were "at liberty to make their own arrangements to bring in unlimited amounts of water," as the court decision did not compel the government to provide it.

He also said special game licenses had been issued to the hunter-gatherers.

The San were evicted from the game reserve in 2002 and placed in six settlements just outside the CKGR, but some 210 bushmen then took the government to court with the assistance of British NGO Survival International.

The San's attempt to return to the reserve resulted in Botswana's longest ever court case, which ended last year when a judge ruled they were driven out of the Kalahari desert unlawfully.

The First People of the Kalahari (FPK), a non-governmental organisation campaigning for the rights of the bushmen, has previously threatened the government with a return to court if their latest demands are not met.

FPK spokesman Roy Sesana could not be reached for comment after Friday's government statement.

Once numbering millions, roughly 100,000 San are left in southern Africa, with almost half of them -- 48,000 -- in Botswana. Others are spread across Angola, Namibia, South Africa, Zambia and Zimbabwe.


Bosquimanos de Botsuana anuncian que volverán a juicio si el Gobierno sigue impidiéndoles regresar a sus tierras

El pueblo bosquimano de Botsuana anunció hoy su intención de volver a juicio "en cuestión de semanas" si el Gobierno del país sigue impidiendo su regreso a lo que consideran su casa: las tierras ancestrales que les han pertenecido desde hace generaciones en el desierto del Kalahari.

Los representantes de los pueblos 'gana' y 'gwi' fueron expulsados de sus tierras en el Kalahari Central en el año 2002, pero el año pasado ganaron un histórico proceso judicial que confirmaba su derecho a volver a su hogar, informó hoy la ONG de defensa de los pueblos indígenas Survival.

 (Suite)

Botswana: Bushmen - Back To Court?

On November 20th, 2007, Bushmen in Botswana announced they plan to return to court within a matter of weeks if the government continues to prevent them from returning home.

The Gana and Gwi Bushmen were evicted from their lands in the central Kalahari in 2002, but last year won a landmark court case affirming their right to go home.

Hundreds of letters signed by Bushmen were today handed to Botswana's department of wildlife, detailing their concerns. They say the government is refusing to let them hunt to feed their families. Fifty-three Bushmen have been arrested for hunting since the court victory in December.

The government is also preventing the Bushmen from using their water borehole, and is insisting that only a limited number of them can return to their land. It has refused to provide transport for the Bushmen to go home, despite the court's finding that they were evicted illegally and against their will.

A representative of the Bushman organisation, First People of the Kalahari, today stated, 'We do not want to keep fighting in the courts. That is not the way to resolve problems. But we feel we have no other option. We are desperate.'


I Boscimani tornano in tribunale?

Se il governo continuerà a impedire loro di ritornare a casa, i Boscimani del Botswana torneranno in tribunale nel giro di poche settimane. Lo ha annunciato oggi un portavoce della loro organizzazione, la First People of Kalahari.

 (Suite)

Survival Advert Condemns Torture of Bushmen

Survival has placed a full-page advert in the UK's Independent newspaper today, condemning the torture of Bushmen evicted from their land in the Kalahari in Botswana and appealing to the British public to support them.

The ad shows pictures of ten of the men arrested and beaten, tortured or assaulted in Kaudwane resettlement camp in September, and asks, 'What does it take to let these people live in peace?'

The ad reads, 'Last year, the Bushmen of Botswana won an historic victory. Expelled from their ancient homeland, the Bushmen took the government to court - and won. Botswana's High Court ruled that the Bushmen have the right to return to their land, and to hunt and gather there. That's all they've ever wanted.' The ad highlights the fact that since the court victory, the government has arrested more than 50 Bushmen for hunting to feed their families, banned them from using their water borehole, and backed plans for a massive diamond mine worth $2.2 billion on the Bushmen's land.

Survival's director Stephen Corry said today, 'The Botswana government has had nearly a year to implement the court's ruling. It's now clear it has no intention of doing so, so the Bushmen's campaign has been reignited. Hundreds of thousands of people have already voiced their support for the Bushmen. Now, tortured and persecuted, they need this support more than ever.'


War historian seeks help

A MELBOURNE historian is trying to find the descendants of Geelong and district soldiers who fought in the Boer War.

Robin Droogleever said the Geelong district was a valuable area for the recruitment of bushmen for the 3rd and 4th Victorian Contingents serving in the the Boer War in 1899-1902. (Suite)

Bosjesmannen gemarteld - schokkende details

Schokkende details over de martelingen van een groep Bosjesmannen uit het Kaudwanekamp zijn aan het licht gekomen. Het betreft een groep van vijftien Bosjesmannen die eind september gearresteerd waren omdat ze zogenaamd illegaal aan het jagen waren. Ten minste tien van hen zijn ernstig mishandeld.

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Bushmen ‘tortured’ for hunting in Botswana

Police and wildlife guards in Botswana are torturing San men arrested for hunting, says Survival International. Driving vehicles, they allegedly chased three men for hours in blistering heat in the desert, then beat them with sticks, kicked them, jumped on them and throttled two of them with car tubes. At least 63 San men have been tortured for hunting in the past three years and 53 have been arrested this year alone.


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BOTSWANA: des Bushmen torturés racontent leur calvaire

 Malgré le verdict de décembre 2006, les Bushmen du Kalahari sont sont toujours persécutés par le gouvernement. Un groupe de Bushmen du camp de relocalisation de Kaudwane a été torturé et brutalisé. Sur les 15 hommes qui ont été arrêtés à la fin du mois de septembre pour avoir chassé, une dizaine a été torturée.

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BOTSWANA POLICE 'TORTURE' BUSHMEN

Botswana police and wildlife guards are torturing bushmen arrested for hunting, Survival International claimed on Wednesday.

They made three bushmen  run through the desert in blistering heat for hours, while chasing them in vehicles, Survival said in a statement.

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Dettagli scioccanti sulle torture inferte ai Boscimani

Sono emersi nuovi particolari scioccanti sulle torture e le violenze inferte a un gruppo di Boscimani nel campo di reinsediamento di Kaudwane, in Botswana. Quindici uomini sono stati arrestati lo scorso settembre per aver cacciato e almeno dieci di loro sono stati torturati.

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How can we help?

It is easy!  

Please write to the President of Botswana saying he should let the Bushmen go home:

President Festus Mogae
President's Office
Private Bag 001
Gaborone
Botswana

Fax: +267 395 0858

 


Le style de vie des San d'Afrique australe en danger

Les San parcourent les savanes et les déserts d'Afrique australe depuis des milliers d'années, mais la façon de vivre traditionnelle de ces nomades chasseurs-cueilleurs est en voie d'extinction.

Exploités au XXe siècle par les colons allemands, les San ou bushmen (hommes de la brousse) sont menacés par le chômage, la pauvreté, le Sida et l'alcoolisme.

La détresse des San du Botswana a fait les grands titres lorsque le gouvernement les a expulsés de la réserve du Kalahari. Mais ceux de Namibie et d'Afrique du Sud n'ont guère mieux réussi à se préserver.

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