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SOS Bushmen

Une campagne publicitaire internationale dénonce l’inhumanité du gouvernement botswanais

Survival a lancé une campagne publicitaire dénonçant l’hostilité du gouvernement botswanais à l’égard des Bushmen Gana et Gwi, les plus anciens habitants du pays.

Un encart publicitaire représentant le territoire renversé des Bushmen dans la Réserve du Kalahari central a déjà été publié dans une série de magazines britanniques dont Condé Nast Traveller, The World of Interiors et Red Bulletin, supplément de The Independent et apparaîtra prochainement dans la presse francophone.

La publicité ‘Defying logic’ (Défier la logique) vise à attirer l’attention sur le refus du gouvernement d’autoriser les Bushmen à accéder à un point d’eau qui se trouve sur leur territoire, les forçant à parcourir 480 km aller retour pour trouver de l’eau en dehors de la réserve. Pendant ce temps, le gouvernement établit de nouveaux points d’eau destinés à attirer la faune pour un lodge touristique de safari avec piscine ouvert le mois dernier.

En 2002, le gouvernement botswanais avait expulsé les Bushmen de leurs terres ancestrales, une mesure qui par la suite avait été jugée illégale à l’issue d’un procès historique. Cependant, depuis le verdict qui confirmait le droit des Bushmen à rentrer chez eux, le gouvernement a interdit aux Bushmen l’accès à l’unique point d’eau qu’ils utilisaient avant leur expulsion et dont ils dépendent étroitement pour survivre dans la réserve.

Les Bushmen ont maintenant intenté un nouveau procès contre le gouvernement pour avoir accès à leur puits.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Refuser aux Bushmen l’accès à un point d’eau sur leur propre terre défie toute logique, viole la Constitution botswanaise et bafoue les principes fondamentaux des droits de l’homme. C’est un signal clair de la détermination du gouvernement à dénier les droits de ses propres citoyens bushmen. Il est grand temps que le gouvernement fasse preuve de logique en reconnaissant le droit fondamental des Bushmen à l’eau’.


Bonne Année 2010

 

Bonne Année 2010


Les Derniers Hommes du Kalahari : A la rencontre des Bushmen

 

 

Les derniers hommes du Kalahari de Rupert Issacson, traduit de l'anglais par Esther Ménévis.

De mère sud-africaine et de père originaire de l'ancienne Rhodésie, l'écrivain et journaliste Rupert Isaacson a été nourri et bercé par l'Afrique, sa culture, ses légendes et ses contes. Cette magie ressentie dès l'enfance lui a donné envie d'aller à la rencontre des derniers Bushmen, au Kalahari, étendue désertique entre l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie. Ce livre est autant le récit du fabuleux voyage qui a transformé sa vie que l'histoire déchirante de la lutte d'un peuple pour sa survie. Car la réalité des Bushmen est à mille lieues du mythe : traumatisés par des années de génocide, ils sont chassés de leurs terres, menacés dans leur identité même. Rupert Isaacson a rencontré ces hommes et ces femmes qui vivent encore de chasse et de cueillette et se battent pour sauvegarder la culture de leurs ancêtres, l'une des plus anciennes de l'humanité. Un extraordinaire héritage spirituel où les chamanes ont le pouvoir de se transformer en lion ou en léopard, sur fond de chants sacrés. Engagé aux côtés du Survival dans la lutte pour la reconnaissance des droits des Bushmen, l'auteur raconte l'histoire déchirante d'un peuple chassé de ses terres, menacé dans son identité même, aux confins de l'Afrique du Sud, du Botswana et de la Namibie.

Ed. Albin Michel, coll. Latitudes, 2008, 306 p.


Joyeux Noël

 

Les Bushmen aussi vous souhaitent un

Joyeux Noël

dans l'entente et la paix universelles.


Un quotidien botswanais critique l’attitude raciste du gouvernement envers les Bushmen

L’éditorial de l’un des plus grands quotidiens botswanais, Mmegi, a critiqué l’attitude raciste et le comportement antidémocratique du gouvernement botswanais envers les Bushmen.

La parution de cet article intitulé ‘The executive must respect the judiciary’ coïncidait avec le troisième anniversaire du procès intenté par les Bushmen contre leur gouvernement dans lequel la Haute Cour du Botswana avait considéré que l’expulsion les Bushmen de la Réserve du Kalahari central (CKGR) était illégale et qu’ils avaient le droit d’y vivre.

Depuis ce verdict historique, les Bushmen qui sont retournés dans la CKGR se sont vu refuser l’accès à leur puits d’eau. Pendant ce temps, le gouvernement a creusé des puits dans la réserve destinés à la faune sauvage et a autorisé la construction d’un complexe touristique avec piscine.

Le quotidien décrit ce fait comme l’un parmi une série ‘d’actions d’un gouvernement impitoyable qui s’évertue à ne pas respecter le pouvoir judiciaire’ ; il parle d’une ‘agressive machinerie d’Etat’ et ‘d’hommes et de femmes qui agissent en toute impunité’ en interdisant aux Bushmen de reconstruire un puits, même à leurs propres frais.

L’éditorialiste indique que ‘dans le cas des Basarwa [Bushmen], notre gouvernement a fréquemment manqué d’esprit démocratique’ et espère que les lecteurs ‘se débarrasseront de leur préjugés’ et liront la lettre de Stephen Corry, le directeur de Survival International, publiée dans le même quotidien.

Il conclut : ‘Il y a qu’un nom pour cela : homicide. Notre gouvernement ne peut s’enorgueillir de sa conduite méprisante et honteuse qui semble ne donner aucune valeur à la vie humaine’.

Les Bushmen ont lancé une nouvelle procédure judiciaire contre leur gouvernement afin de revendiquer leur droit d’accès au puits d’eau qu’ils utilisaient auparavant dans la réserve.


Botswana newspaper criticises government’s racism towards Bushmen

An editorial in one of Botswana’s leading daily newspapers, Mmegi, has criticised the Botswana government for its racist attitude and undemocratic actions towards the Bushmen.

The piece, entitled ‘The executive must respect the judiciary’ coincided with the third anniversary of the landmark court case which ruled that the Bushmen of the Central Kalahari Game Reserve (CKGR) had been unlawfully evicted from their land and had the right to live there.

Since this ruling Bushmen who have returned to the CKGR have been denied access to a borehole for water. Meanwhile, the government has sunk boreholes in the reserve for wildlife, and allowed the construction of a tourist resort and swimming pool within it.

The newspaper describes this as one in a series of ‘actions of a bitter government that is hell bent on disrespecting the judiciary’, and speaks of a ‘vindictive state machinery’ and ‘men and women who act with impunity’, by not allowing the Bushmen to refurbish a borehole even at their own cost.

The editorial states that, ‘in the Basarwa (Bushman) case, our government has repeatedly flunked the democratic test’. It hopes that people will ‘suppress their prejudice’ and read the letter by Survival International’s director Stephen Corry published by the newspaper.

The editorial concludes that ‘This is homicide by another name and our government cannot be proud of the reckless and shameful conduct that seems to place no value in human life no matter how they are despised’.

The Bushmen have launched legal proceedings against the government, to claim their right to use the water borehole they used previously inside the reserve.


Thirsty Still: Santa delivers Xmas gift to Botswana government from Kalahari Bushman

Santa Claus made a special delivery to the Botswana High Commission in London on 12/10th, UN Human Rights Day, on behalf of the Kalahari Bushmen.

Botswana officials received a gift-wrapped bottle of water labelled ‘Thirsty Still’, highlighting the fact that three years after the Kalahari Bushmen won a landmark court case affirming their right to live on their land, the Botswana government continues to deny them access to water.

The Bushmen took the Botswana government to court over their eviction from the Central Kalahari Game Reserve in 2002, in what became the longest legal battle in the country’s history. On 13 December 2006, the Botswana High Court ruled that the evictions were ‘unlawful’ and that the Bushmen could go home.

Three years later, the Bushmen have launched new litigation over their right to access water in the reserve. The government is promoting tourism in the reserve, and has allowed a safari company to build a tourist lodge with a swimming pool. But the Bushmen are not allowed to access a single water borehole, and must make a 400km round trip to fetch water from outside the reserve.

On delivering the gift of bottled water to the Botswana High Commission this morning, Santa Claus said, ‘I wish the Botswana government a very Happy Christmas, and I sincerely hope it will make the Bushmen’s Christmas by allowing them to exercise their most basic human right, to access water on their own land.’


Journée internationale des droits de l’homme : sans les Bushmen

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme des Nations unies, Survival dénonce avec la plus grande fermeté l’acharnement dont le gouvernement botswanais fait preuve à l’égard des Bushmen du Kalahari qu’il prive de leurs droits fondamentaux.

Le 13 décembre 2006, à l’issue du procès le plus long de toute l’histoire du pays, la Haute Cour du Botswana rendait un verdict historique. Les Bushmen, l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs d’Afrique australe, qui avaient été expulsés de leur territoire ancestral dans la Réserve naturelle du Kalahari central, pouvaient enfin rentrer chez eux, leur expulsion planifiée par le gouvernement depuis 2002 ayant été jugée ‘illégale’ et ‘anticonstitutionnelle’.

Les Bushmen sont aujourd’hui contraints d’entamer de nouvelles démarches juridiques, malgré le verdict prononcé en leur faveur trois ans plus tôt. Le gouvernement qui élève de nombreux obstacles à leur retour sur leur propre territoire et décrit leur mode de vie de ‘fantaisie archaïque’, leur interdit la chasse et les prive de leur unique source d’eau, les contraignant à parcourir plus de 400 km aller-retour pour en trouver à l’extérieur de la Réserve. Pourtant, il y promeut un tourisme de luxe en permettant à une compagnie de safari de construire des lodges avec piscines pour les amateurs de faune sauvage.

Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France) a déclaré aujourd’hui : ‘C’est un triste anniversaire que celui que vont célébrer le 13 décembre prochain les Bushmen du Kalahari. En cette Journée internationale des droits de l’homme des Nations unies, il serait temps que le gouvernement botswanais leur permette enfin d’exercer leur droit le plus fondamental, celui de ne pas mourir de soif sur leur propre terre’.


Le territoire des Bushmen ‘devrait être réservé à la faune et à la flore’, déclare un fonctionnaire botswanais

Un haut fonctionnaire du gouvernement botswanais a annoncé que la Réserve du Kalahari central (CKGR), le territoire ancestral des Bushmen gana et gwi, ‘devrait être réservé à la faune et à la flore’, désavouant une décision de justice prononcée il y a trois ans leur accordant le droit d’y vivre.

Trevor Mmopelwa, directeur des parcs nationaux et de la faune et la flore, a affirmé que permettre aux Bushmen de vivre dans la réserve rendrait ‘sa gestion extrêmement difficile dans le sens qu’il y aura conflit entre deux droits contradictoires’. Il n’avait pas voulu reconnaître le verdict de la Haute Cour botswanaise en 2006 qui confirmait le droit constitutionnel des Bushmen à vivre dans la réserve et avait prétendu qu’il ne s’agissait que d’une ‘question d’arguments juridiques’.

La Réserve du Kalahari central a été créée en 1961 dans le but de protéger le territoire des Bushmen. Cependant, le gouvernement botswanais les a illégalement expulsés de leurs terres en 2002 et refuse toujours de leur donner accès à l’unique source d’eau de la réserve.

Tandis que les Bushmen sont privés d’eau, le président Khama, qui a décrit le mode de vie des Bushmen de ‘fantaisie archaïque’ a autorisé des lodges de safaris touristiques à creuser des puits dans la réserve. L’une de ces infrastructures touristiques qui doit ouvrir ce mois-ci a même construit une piscine.

Les commentaires de Trevor Mmopelwa, rapportés par le journal botswanais Sunday Standard, répondent à la procédure judiciaire que viennent d’intenter les Bushmen afin de pouvoir accéder à leur puits.

Le président Ian Khama, réélu en octobre dernier, est membre du conseil d’administration de Conservation International.


Bushmen’s land ‘should be reserved for wildlife’ claims Botswana official

One of Botswana’s senior officials has argued that the Central Kalahari Game Reserve (CKGR), the ancestral home of the Gana and Gwi Bushmen, ‘should be reserved for wildlife’, despite the fact that the country’s High Court has ruled that the Bushmen have the right to live there.

Trevor Mmopelwa, Director of Wildlife and National Parks, claimed that allowing people to live in the CKGR would ‘make the management of CKGR extremely difficult in that there will be two conflicting rights existing side by side’. He failed to acknowledge the 2006 High Court ruling that the Bushmen have the constitutional right to live in the CKGR, claiming that ‘it is a matter for legal arguments’.

The CKGR was created in 1961 for the purpose of protecting the Bushmen’s territory. However, the Botswana government illegally evicted the Bushmen from their lands in 2002, and refuses to allow them access to a borehole which they rely on for water in the reserve.

While banning the Bushmen from using the borehole, President Khama, who has described the Bushmen’s way of life as ‘an archaic fantasy’, has granted permission to safari lodges to sink new boreholes in the CKGR. One due to open this month even has a swimming pool.

Mr Mmopelwa’s comments, reported in Botswana’s Sunday Standard newspaper, came in response to the Bushmen’s application for further litigation in a bid to gain access to the borehole.

President Ian Khama, who was returned to office after elections in October, is a board member of Conservation International.


Jetée en prison pour avoir traité le président botswanais de ‘Bushman’

Une femme sud-africaine qui avait insinué que le président botswanais ‘ressemblait à un Bushman’ a été arrêtée, détenue pendant deux jours et pénalisée pour ‘insulte au Botswana’.

Dorsey Dube a été arrêtée au poste de douane de la frontière entre l’Afrique du Sud et le Botswana après avoir émis un commentaire sur la ressemblance du président Khama avec le père de son ami qui a des traits bushmen.

Le fait d’avoir interprété cette remarque comme une insulte confirme la profonde attitude raciste de certains membres des autorités botswanaises envers les Bushmen. Survival International a saisi le Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale sur cet incident.

Dorsey Dube a rapporté avoir été emmenée au poste de police où elle n’a pas été autorisée à appeler ses amis en Afrique du Sud pour leur demander de l’aide. Elle a finalement été relâchée après avoir passé une nuit en prison et une journée entière en garde-à-vue.

Le président Khama (qui est lui-même à moitié anglais) a qualifié le mode de vie des Bushmen de ‘fantaisie archaïque’. Pour les inciter à abandonner leur territoire et leur mode de vie, le gouvernement a interdit aux Bushmen de chasser pour se nourrir ou d’accéder à leurs points d’eau.

Un lodge touristique construit sur le territoire des Bushmen est autorisé à utiliser toute l’eau qui lui est nécessaire, à condition de ne pas en fournir aux Bushmen.

Le président Ian Khama, qui a été réélu à la tête du gouvernement en octobre dernier, est membre du conseil d’administration de l’organisation Conservation International.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Il n’est besoin d’aucune autre preuve pour attester du racisme dont est imprégné le Botswana envers les Bushmen. Une Sud-africaine a naïvement pensé que le fait de ressembler à un Bushman était un compliment, les autorités botswanaises ne l’ont pas vu de la même manière puisqu’ils l’ont pris comme une insulte. C’est d’autant plus désolant que le père du président Khama, le premier président du pays, avait lui-même été confronté à la discrimination raciale de la part des autorités coloniales parce qu’il avait épousé une femme britannique et qu’il avait promis aux Bushmen que leurs droits seraient toujours protégés’.

La persécution des Bushmen du Botswana continue sous le président Khama.
 


Jailed for saying Botswana President ‘looks like a Bushman’

A South African woman who said Botswana’s president ‘looks like a Bushman’ was arrested, detained for two days and fined for ‘insulting Botswana’.

Dorsey Dube was arrested after commenting on a portrait of President Khama at a control post on the Botswana-South Africa border. She said the President looked like her friend’s father, who has Bushman features.

The deeply-entrenched racist attitudes of many people in authority in Botswana towards the Bushmen were starkly revealed, however, when the authorities assumed it was meant as an insult. Survival International is sending a report on the incident to the UN Committee for the Elimination of Racial Discrimination.

Ms Dube says she was held at the police station and not allowed to call anyone in South Africa for assistance, though her friends did eventually reach help. She was released after spending a night in a prison cell and a further full day in custody.

President Khama (who is himself half-British) has referred to the Bushmen’s way of life as an ‘archaic fantasy’. The government has banned them from hunting for food or accessing water on their land, in a bid to force the Bushmen to abandon their land and lifestyle.

A tourist lodge built on the Bushmen’s land is allowed to use all the water it needs, on condition that it does not provide the Bushmen with any.

President Ian Khama, who was returned to office after elections in October, is a board member of Conservation International.

Survival’s Director Stephen Corry said today, ‘You couldn’t have clearer evidence of the racism towards Bushmen in Botswana than this incident. A South African person thought resembling a Bushman was complimentary, but Botswana officials took it as an insult. It’s doubly tragic when you consider that President Khama’s father, the country’s first President, himself endured a great deal of racist abuse from the colonial authorities for marrying a British woman, and that he promised the country’s Bushmen that their rights would always be protected.’

Botswana's persecution of the Bushmen has continued under President Khama.


Législatives au Botswana: large victoire du parti au pouvoir

Le Parti démocratique du Botswana (BDP), au pouvoir dans ce pays d'Afrique australe depuis son indépendance en 1966, a largement remporté les élections législatives de vendredi, ce qui devrait permettre au président Ian Khama d'être reconduit dans ses fonctions. 

Selon les résultats annoncés le 18/10/2009 par la commission électorale indépendante, le BDP obtient 45 des 57 sièges du Parlement, très loin devant le principal parti de l'opposition, le Front national du Botswana (BNF), qui n'a remporté que trois sièges.

Dans ce pays premier producteur mondial de diamants, la victoire du BDP ne faisait aucun doute, en raison notamment de la faiblesse et de la division de l'opposition.

Stable politiquement et économiquement, le Botswana fait figure de modèle en Afrique en matière de gouvernance. Cette ancienne colonie britannique est toutefois durement frappée par la crise économique mondiale qui réduit la demande mondiale en diamants, sa principale ressource. Le PIB national a ainsi chuté de 20% au premier trimestre de cette année.

Outre le chômage et le pauvreté, qui vont croissant avec la récession, le Botswana est confronté au SIDA, qui concerne désormais un adulte sur quatre, soit l'un des plus fort taux de contamination d'Afrique.
 
Malheureusement, c'est un jour bien triste pour nos amis les Bushmen puisque leur situation ne va pas s'améioler. Le gouvernement va continuer à les pourchasser et à les harceler pour les chasser de leur réserve qui hélas, contient de nombreuses ressources de diamants. 

Le président Khama balaie la question des Bushmen

 

 Pensez-vous que quelqu'un s'en rendra compte?

A l’occasion de la fête nationale du Botswana le 30 septembre et 18 mois après l’arrivée de Ian Khama au pouvoir, Survival International divulgue le dessin humoristique d’un caricaturiste botswanais anonyme représentant le président balayant les Bushmen sous un tapis.

Le président Khama (qui est l’un des administrateurs de l’ONG Conservation International) n’a rien changé à la politique perfide de son prédécesseur qui rend impossible la vie des Bushmen dans la Réserve de gibier du Kalahari central. Il a même qualifié leur mode de vie de ‘fantaisie archaïque’.

En dépit du verdict de la Haute Cour du Botswana, les Bushmen n’ont obtenu aucun permis de chasse et n’ont toujours pas accès à leur unique réserve d’eau. Des lodges touristiques installés au cœur de la réserve ont en revanche l’autorisation d’utiliser toute l’eau qui leur est nécessaire pour le fonctionnement de leurs infrastructures y compris pour abreuver la faune sauvage.

Les Bushmen ont récemment intenté une nouvelle procédure judiciaire contre le gouvernement pour faire valoir leur droit d’utiliser leur source d’eau dans la réserve et Survival a initié une campagne internationale de publicité pour rappeler leur situation critique à l’opinion publique.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le président Khama n’est pas seulement en train de tenter de balayer les Bushmen de la réserve, il leur rend la vie impossible en s’attaquant à leur mode de vie et en tournant le dos au verdict de sa propre Cour. Le fait de leur avoir interdit l’accès à l’eau durant plus de sept ans relève d’une inqualifiable ténacité dont son gouvernement devrait être couvert de honte’.

 


Au coeur de la sécheresse. Comment les Bushmen peuvent-ils nous aider à affronter la période à venir de sécheresse permanente? "Heart of Dryness"

 

Ce livre est relativement intéressant, même si je regrette qu'une partie soit consacrée à la vie l'auteur, dont on a que faire... Mais bon, les livres américains sont souvent comme ça. lol

“We don’t govern water. Water governs us,” writes James G . Workman. In Heart of Dryness, he chronicles the memorable saga of the famed Bushmen of the Kalahari—remnants of one of the world’s most successful civilizations, today at the exact epicenter of Africa’s drought—in their widely publicized recent battle with the government of Botswana, in the process of exploring the larger story of what many feel has become the primary resource battleground of the twenty-first century: the supply of water.

The Bushmen’s story could well prefigure our own. In the United States, even the most upbeat optimists concede we now face an unprecedented water crisis. Reservoirs behind large dams on the Colorado River, which serve thirty million in many states, will be dry in thirteen years. Southeastern drought recently cut Tennessee Valley Authority hydropower in half, exposed Lake Okeechobee’s floor, dried up thousands of acres of Georgia’s crops, and left Atlanta with sixty days of water. Cities east and west are drying up. As reservoirs and aquifers fail, officials ration water, neighbors snitch on one another, corporations move in, and states fight states to control shared rivers.

Each year, around the world, inadequate water kills more humans than AIDS, malaria, and all wars combined. Global leaders pray for rain. Bushmen tap more pragmatic solutions. James G . Workman illuminates the present and coming tensions we will all face over water and shows how, from the remoteness of the Kalahari, an ancient and resilient people is showing the world a viable path through the encroaching Dry Age.


Un représentant du gouvernement botswanais admet que "les Bushmen ont été expulsés pour les diamants"

Dans un livre publié ce mois-ci, un haut fonctionnaire du gouvernement botswanais a reconnu que les Bushmen du Kalahari ont été expulsés de leurs terres pour faire place à l'exploitation diamantifère.

Le représentant, "employé haut placé du gouvernement" au moment des expulsions des Bushmen de la Réserve de gibier du Kalahari central en 2002, a déclaré à l'auteur américain James G. Workman:

"J'ai vu les plans; J'ai regardé les projets. Ne citez pas mon nom s'il vous plaît sinon j'aurais des ennuis. Mais la coupure d'eau est bien entendu liée aux diamants. Elle y est même entièrement liée."

Le gouvernement botswanais a démantelé les indispensables réservoirs d'eau des Bushmen quand il les a explusés, et a vidé leur contenu dans le sable. Il a persisté à nier la relation entre les gisements de diamants et les expulsions, bien que Survival International et d'autres organisations soutiennent depuis longtemps le contraire.

Le projet d'exploitation sur le territoire des Bushmen a été suspendu en début d'année en raison de la récession mondiale. Le gisement de diamants dans la réserve appartenait auparavant à De Beers qui l'a vendu à la compagnie Gem Diamonds peu après le verdict de la Haute Cour du Botswana qui, en 2006, avait jugé les expulsions des Bushmen illégales. En 2007, Gem Diamonds avait évalué le gisement à un montant d'une valeur de 2,2 milliards de dollars et avait annoncé son intention de commencer les activités minières au plus vite.

Depuis leur victoire judiciaire, beaucoup de Bushmen sont retournés dans la Réserve du Kalahari mais le gouvernement continue à leur interdire l'accès à l'eau; ils ont entamé de nouvelles procédures judiciaires pour faire respecter leur droit.

Le livre "Heart of Dryness" de James G. Workman examine la campagne du gouvernement botswanais pour expulser les Bushmen en utilisant l'eau comme une arme.

Pour plus d'informations sur le livre (en anglais) ou pour l'acheter : www.heartofdryness.com

Art

 


Journée internationale des peuples indigènes - La préservation de l’environnement est étroitement liée à la survie des peuples indigènes

l y a aujourd'hui 15 ans, l'Assemblée générale des Nations unies consacrait le 9 août «Journée internationale des peuples autochtones». Célébrée annuellement par la communauté internationale, cette journée est cruciale pour l'ensemble des peuples autochtones de la planète. Il s'agit non seulement du moment de prendre conscience de la richesse culturelle des peuples premiers et de la diversité qu'ils représentent, mais aussi de l'occasion d'aborder les questions de discrimination, de pauvreté et de marginalisation qui façonnent le quotidien de la plupart des communautés.
 
Si le 15e anniversaire de cette journée permet de souligner les progrès réalisés au cours des dernières années, notamment en ce qui concerne la reconnaissance des droits fondamentaux des peuples autochtones sur la scène internationale, il met surtout en lumière tout le chemin qu'il reste à parcourir en matière de reconnaissance, de justice et d'égalité vis-à-vis des peuples autochtones.
 
 

Botswana magistrate frees San arrested for hunting

Six Botswana San found guilty of hunting without a permit on their ancestral land have been set free with a caution, a lobby group says.

Survival International said the “attempt by the Botswana government to punish San for hunting to feed their families has backfired”, BBC Africa reports.

The San of the Kalahari have faced years of legal rows for the right to live on their ancestral lands.

The six men were arrested in 2007 in the Central Kalahari Game Reserve.

A year earlier, San had won a landmark legal victory against the government allowing them to return to land in the reserve and hunt without permits.

Many returned to the reserve, but Survival said they had struggled with access to water and still had to obtain permits to hunt, although “not a single permit has been awarded”.

“The Bushmen are not allowed access to their own water, they’re refused hunting permits, and they’re arrested when they do hunt, which is the only way they can feed their families,” the group’s director, Stephen Corry, said.


Libération de Bushmen – échec des représailles gouvernementales

La tentative du gouvernement botswanais de sanctionner des chasseurs bushmen a échoué, un magistrat ayant ordonné leur libération sous caution.

Six Bushmen avaient été arrêtés en 2007 pour avoir chassé sans permis dans la Réserve de gibier du Kalahari central (leur terre ancestrale), mais n’ont été que récemment inculpés.

La décision gouvernementale d’inculper les chasseurs est intervenue peu après la procédure judiciaire entamée par les Bushmen concernant le puits qui était leur principale source d’eau potable dans la réserve.

Le gouvernement avait scellé le puits en 2002 lorsqu’il avait expulsé les Bushmen et leur avait interdit de l’utiliser, même à leurs propres frais. Les Bushmen sont donc contraints de faire un aller-retour de 400 km pour trouver de l’eau s’ils veulent rester dans la réserve et risquent la prison s’ils y chassent.

Bien que la Haute cour botswanaise ait jugé en 2006 que le refus du gouvernement de délivrer des permis de chasse aux Bushmen était illégal, aucun permis de chasse dans la réserve n’a été accordé depuis cette date.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : ‘Le président Khama proclame fièrement son attachement à la préservation de la faune en siégeant au conseil d’administration de Conservation International, mais il se complaît à traiter les Bushmen encore plus mal que des animaux. Il est clair que le gouvernement est déterminé à défier sa propre Haute cour en rendant impossible la vie des Bushmen dans la réserve. Les Bushmen n’ont pas accès à leur propre source d’eau, on refuse de leur délivrer des permis de chasse et ils sont arrêtés lorsqu’ils chassent pour nourrir leurs familles. Heureusement que certains magistrats ont une vision plus humaine de la manière de traiter les gens’.

Botswana bushmen found guilty for hunting on ancestral land

Six San bushmen have been found guilty of hunting without permits on their ancestral land, but were not jailed after a Botswana magistrate freed them with a warning, a rights group said Wednesday.

"An attempt by the Botswana government to punish Bushmen for hunting to feed their families has backfired after a magistrate let them off with a caution, and ordered their release from prison," read a statement from Survival International, which campaigns for the rights of indigenous people.

Three bushmen were convicted for hunting a gemsbok in April and acquitted on a charge of hunting a giraffe. In a seperate case, also on Monday, three bushmen were convicted of hunting an eland in a game reserve.

It is considered unusual for convictions on these charges not to lead to a jail term or fine, the group said.

The San bushmen, southern Africa's first inhabitants, have faced an uphill battle in Botswana where government has forced them off their ancestral land.

"The Bushmen are not allowed access to their own water, they’re refused hunting permits, and they’re arrested when they do hunt, which is the only way they can feed their families," said Survival's director Stephen Corry.

The Central Kalahari Game Reserve was set up to protect their way of life, but after diamonds were discovered there, the bushmen were resettled outside the reserve.

As the traditional way of life is lost they are unable to hunt, dependent on government aid and have fallen prey to alcoholism and HIV.

Despite a 2006 ruling in the Botswana High Court that their eviction was unlawful, Survival International says some 50 bushmen have since been arrested for hunting.

Only some 100,000 bushmen remain in Southern Africa, spread across Botswana, Namibia and South Africa.


Arrestation de six chasseurs bushmen: le harcèlement continue

Six Bushmen, accusés d’avoir chassé dans la Réserve de gibier du Kalahari central au Botswana, ont été arrêtés et incarcérés.

Le tribunal de Molepolole devrait rendre sa décision lundi 3 août 2009. Le cas concerne deux incidents qui se sont déroulés au début de cette année et en 2007.

La Haute cour botswanaise avait jugé en 2006 qu’empêcher les Bushmen de chasser « revenait à les condamner à mort ». Ce jugement historique avait reconnu le droit des Bushmen à vivre sur leurs terres ancestrales et condamné le gouvernement pour les avoir expulsés à plusieurs reprises, leur avoir interdit la pratique de la chasse et avoir détruit leur unique source d’eau.

Le gouvernement botswanais n’a pas délivré un seul permis de chasse aux habitants de la réserve depuis 2001 en dépit du verdict de la Haute cour qui avait jugé l’interdiction de la chasse illégale et anticonstitutionnelle. Au moins 75 Bushmen en ont pourtant fait la demande.

Plusieurs Bushmen sont rentrés chez eux depuis le jugement de 2006, mais nombre d’entre eux sont encore confinés dans des camps de relocalisation qu’ils appellent « lieux de mort ». Le gouvernement a totalement ignoré le verdict de la Haute cour en empêchant les Bushmen d’avoir accès à l’eau et en refusant de leur délivrer des permis de chasse.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « Jeter six Bushmen en prison simplement parce qu’ils ont chassé sur leur terre ancestrale dénote de l’hypocrisie la plus révoltante de la part du gouvernement botswanais qui continue de nier la décision de la Haute cour de son propre pays stipulant que les Bushmen doivent être autorisés à vivre librement sur leurs terres. Leur interdire de chasser pour se nourrir est parfaitement illégal ».

5th anniversary of Kalahari Bushmen legal action against Botswana govt

Description: 5th anniversary of Kalahari Bushmen beginning legal case against the Botswana government to return to their ancestral homeland after being removed so that diamond mining could take place. Although the Bushmen won the case the Botswana Govt have put restrictions on the numbers allowed to return bringing condemnation from the United Nations Human Rights Council

In Botswana, Sally Emerson learnt a few things about life from the San Bushmen

It's my first night at Xaranna, a safari lodge on an island in the Okavango delta. We eat outdoors at a long table, as the shape of a hippo ploughs the moonlit water and tiny reed frogs make their xylophone music. I find myself watching the face of the guide sitting opposite me. Tight black curls, high smooth cheeks, laughing and avid as he relates how two hyenas mugged an impala off a cheetah. As the story unfolds, his excitement builds, and he morphs into each of the animals in turn. I can smell the ant hill where the cheetah hid her cubs; I can see the plain where the impala cried out. It's as though the storyteller shape-shifts as he sniffs the air. When he becomes the victorious hyenas — each tearing one side of the impala — it seems his face is covered with blood.

I have come to Botswana to search for the San Bushmen, with Laurens van der Post's unsettling book The Lost World of the Kalahari under my arm. Writing in 1956, Van der Post says most of the Bushmen have been wiped out. I recall his lyrical description of how the Bushman "seemed to know what it felt like to be an elephant, a lion, an antelope, a steenbok, a lizard, a striped mouse, mantis, baobab tree, yellow-coated cobra or starry-eyed amaryllis... his world was one without secrets between one form and another". Van der Post describes the San people as "gallant, mischievous, unpredictable and defiant", and laments their passing as he journeys through the swamps of the Okavango and into the Kalahari desert. Huh.

The storyteller across the table from me is a Bushman, and anything but wiped out. He introduces himself: Ketshabile "TJ" Thamago.

"You know," teases one of the other guides, "when TJ first came to work here, he thought you had to hit the canoes like donkeys to get them going."

"Yes," retorts TJ, "but when you need some difficult tracking done, who do you ask? Remember how I tracked that python in the sand...?" The story starts up once more.

THE DELTA is all about light — light flashing off butterfly wings, pied kingfishers and shiny frogs; the hammocks of spiders' webs trailing from reeds; pink lilies opening out to the sun. It's a gorgeous place, and water camps such as Xaranna and Xudum make the most of it, with their terraces, outdoor showers and plunge pools overlooking the emerald swamps.

After four days in these watery paradises, I moved down to the Kalahari. It was here that Van der Post found Bushmen living in loincloths, but you don't see that now. Many have become guides and trackers, like TJ, dressed in smart safari outfits, maintaining their traditions as hunters while working in conservation. Others live in their own villages. About 100,000 Bushmen remain, and those I met were clever, dignified people, who took pride in their culture.

After the opulence, colour and noise of the Okavango, the Kalahari is all browns, blacks and silence: brown hyenas, black vultures, immense stretches of emptiness. The austere landscape refreshes the overloaded western soul as much as the waters of the delta soothe it.

At Camp Kalahari I meet Cobra, one of the "salt Bushmen", and a group of his friends. My time with them is a revelation. They take me out into the scrub, and within seconds their knowledge has transformed this vacant area into a teeming Wind in the Willows of secret moles and scorpions and porcupines, as they interpret the animals' stories from their tracks or droppings.

The creatures have no secrets. This porcupine had eaten brandy berries; this jackal had eaten grass to make itself sick because it wasn't feeling well. An indentation means a scorpion lives below, and within seconds the boys are calling the scorpion by name — "Corcan, Corcan" — and digging her out. And there she is, yellow, pregnant and angry.

The Bushmen teach me how to set traps for guinea fowl; how to sit when shooting a poisoned arrow; and how to catch a spring hare with a hook on a spear, which you slide into its burrow — the latter was recorded by Van der Post, too. All useful skills if climate change and the end of oil mean we ever return to being Bushmen. After all, experts tell us all mankind is descended from a group of about 150 African Bushmen who travelled out to populate the world some 50,000 years ago. Thank goodness for their nomadic lifestyle.

I learn which leaves to eat if you want to cure gonorrhoea; which ones to go for if you have malaria; and all about the hoodia plant, which looks like a cactus and suppresses hunger and thirst — in the developed world it is used in a slimming pill. The Bushmen eat the hoodia on hunting trips, and I watch Cobra and his friends dig for its roots, squeezing the bitter liquid into their mouths.

THERE IS a loneliness about the desert, with its outcast male wildebeests etched black on the horizon. The wet season runs roughly from November to April, when there is plenty of game, while the dry season fills the rest of the year, when you can sleep out on the saltpans under the bright stars.

Locals fear going into the pans, for they believe it is a place where people disappear. Indeed, the sparse trees are heavy with black vultures, and the insolent eyes of jackals turn to stare, as if wondering why you're not dead yet.

The animals that survive here are the desert oryx, with its elegant horns; the beguiling, shuffling aardwolf, looking for termites; the eagle; the ostrich, the kori bustard, and the diminutive meerkat — only about a foot high, like so many film stars they're surprisingly small in the flesh. A man from the camp stayed with them during the day so they were accustomed to humans and happy to use me as an anthill, climbing over my knee. We also find the tracks of Kalahari lions in the sand, beautiful and soft, curiously without menace.

"Our senses were totally immersed in sounds and colours... it was as if a great physical burden had been lifted from us," wrote Van der Post. I feel this way, too. And while it has been exhilarating to see lions, elephants and cheetahs, it is also exciting to spend time with our ancestors. I liked our species rather more after getting to know the Bushmen, and finding them, just as Van der Post promised, gallant, mischievous and defiantly clinging to their old ways.

Sally Emerson was a guest of Audley Travel and British Airways. Her latest book, New Life, An Anthology for Parenthood (Little, Brown €12.50), is published on Thursday

Travel details: Audley (00 44 1993 838000, audleytravel.com) has a 10night trip from €5,424pp, staying at the Xudum or Xaranna safari camps (andbeyond.com), and Camp Kalahari (unchartedafrica.co.za), with BA flights from Heathrow to Maun (via Johannesburg), meals, drinks and guided activities. Or try Expert Africa (00 44 20 8232 9777, expertafrica.com) or Scott Dunn (00 44 20 8682 5000, scottdunn.com).

Sally communes with nature, and the Bushmen confer

Traditional clan culture lives on; The numbers of the legendary Kalahari Bushmen are dwindling, but they remain resilient

Under clear, starlit skies in a remote corner of Botswana's Kalahari Desert, the orange reflection of the fire illuminated the medicine man as he danced. Bare to the waist and moving in short, measured steps, he was nearing a state of altered consciousness.

With every move, the sound of the rattles attached to his ankles echoed through the night. Suddenly, his footing became less sure; his breathing more erratic. He appeared in pain, perhaps in response to the spirits that had entered his body. The healer had slipped into a trance.

Slowly circling the flames, he methodically placed his hands on those seated around the fire. With a sudden shriek, he expelled sickness from some while protecting others from evil spirits. His face, beaded with perspiration, glared in the firelight.

When his rounds were finished, he slowly approached the fire's edge. Falling to his knees, he leaned over the flames, almost touching them. Finally, utterly exhausted, he stumbled backwards, collapsing into the sand.

Just a few days earlier, I had travelled by bush plane to the far western edge of the Central Kalahari Game Reserve. I had come to visit the Grassland Safari Lodge, an attractive remote outpost that would be our base for the first several days of our adventure.

This same area was also home to some of the few remaining Bushmen clans that continue to pursue a traditional hunter-gatherer lifestyle. The way of life for these incredibly resilient people is made possible, in large part, by the wild and undeveloped state of this part of western Botswana.

But it's also increasingly aided by the fact that, each year, a small but growing number of tourists, like myself, pay to observe and partake in a once-in-a-lifetime cultural experience.

Formally recognized by the United Nations as the "First Peoples of the Kalahari," the Bushmen have successfully inhabited one of Africa's most unforgiving and arid regions and, as the world's oldest culture, they have a history that dates back almost 30,000 years. They are the ultimate survivors.

Yet, of the 90,000 Bushmen that remain in all of southern Africa, only 1,500 or so continue to follow the old ways. A growing interest in cultural tourism is providing some hope that their traditions and customs will survive to be passed down to future generations.

Shortly after arriving, I met the owner of the lodge, Neeltjie Bower, who has developed a very special relationship with the nearby San. She is renowned for dealing with locals in a sensitive and respectful manner. As a result, they are all too willing to give visitors like me a special insight into their world.

During my time there, local villagers taught me much about their daily life. I learned about dozens of plants used for various culinary or medicinal purposes. I was shown how bush foods are prepared using the most basic of tools and how to make a fire by rubbing sticks together in a bed of dry grass.

Before I knew it, it was time to head to my second destination so I bid a sad farewell to both my San hosts and the owners of Grassland Lodge. I then hopped on a bush plane bound for the legendary Jack's Camp.

Located on the edge of the Makgadikgadi Pans (the largest salt pan in the world), Jack's is renowned as a classic desert safari camp combining a bit of 1920s west African panache along with a host of activities focusing on desert-adapted wildlife, stone-age archeology, scientific exploration and Bushmen anthropology.

Comprising several lavishly appointed walk-in tents in a stunning palm grove surrounded by more than 60,000 square miles of sand and grass, the camp is run by Ralph Bousfield, whose father, Jack, lived among the San people for many years. Several Bushmen continue to live and work at the camp, playing a key role in various cultural activities centering on the San's traditional ways.

I had come here in the hope of learning from them. After getting settled in my tent, I met Xuma, Xixae, Nxexao and Xaashe, all related Bushmen who would act as my guides. Just as I hoped, my time with them turned out to be a great journey of discovery.

As I walked with Xuma and the others, I learned much about their ancient traditions and ways. During our rest stops, I even learned some Bushmen games, including one that reminded me of our own rock-paper-scissors.

I was also fascinated to learn that the eland, the largest of all African antelopes, is considered the most important animal to the Bushmen, not only for its meat and skin, but also as a spiritual symbol.

To the Bushmen, the eland has attained a deity-like status; so much so that the rite of passage from boyhood to manhood was once sanctified by a successful hunt of this beautiful antelope. When a kill was made, the hair from between the eyes of the animal was removed and inserted into incisions cut between the hunter's eyes, instilling within him the power of the eland.

For those remaining Bushmen that choose to pursue the old ways, my hope is they will be given the space and freedom to do so. And I took some comfort knowing that cultural tourism, if done in a dignified and sensitive way, could provide an additional means and incentive by which the incredible culture of San might be preserved and passed on to future generations.

IF YOU GO

Most visitors travel to the Kalahari in the peak months of June through August. But the best time to visit may be the months of April and May, when temperatures are not as hot and the desert retains a glint of green from the earlier rains. Details on the lodges mentioned in this article can be found at www.grasslandlodge.comandwww.unchartedafrica.com.

Photo: Mark Angelo, Special To The Vancouver Sun, Canwest News Service / A village medicine man kneels over the fire during the end of the healing trance dance in Botswana's Kalahari Desert. ;


Des bushmen finissent leur errance dans des fermes achetées par la Namibie

Le vieux bushman Kleinbooi Katuwe, au visage buriné par le soleil, espère en avoir fini de son errance et "mourir en paix" sur l'exploitation agricole achetée par le gouvernement namibien pour sa tribu déracinée depuis un siècle.

"On appelle cette ferme notre maison", explique Kleinbooi Katuwe en contemplant la plaine alentour du Kalahari, parsemée d'herbe folle et d'acacias.

Pour l'instant, il vit sous une tente, avant d'aménager l'une des maisons de briques en construction. "C'est l'hiver et les nuits sont froides sous les tentes. Heureusement les maisons financées par le gouvernement seront bientôt terminées", se réjouit-il, assis sur une chaise en plastique fissurée.

"J'espère que je vais pouvoir mourir en paix sur cette ferme qu'on nous a allouée. Je suis fatigué d'être chassé."

Kleinbooi Katuwe est le plus âgé des quelque 300 bushmen ou San installés sur la ferme de Uitkomst, à 240 kilomètres au nord-est de la capitale Windhoek.

Le gouvernement namibien a acheté cette propriété dans le cadre de la réforme foncière lancée en 1995. Il compte ainsi redistribuer d'ici 2020 quelque 15 millions d'hectares, appartenant essentiellement à la minorité blanche, à 240.000 Noirs sans terre.

Uitkomst est la première des trois fermes achetées par le gouvernement pour les bushmen, une tribu de cueilleurs chasseurs marginalisée depuis de nombreuses années.

Au début du XXe siècle, les Allemands, qui contrôlent la Namibie alors appelée Sud-Ouest africain, autorisent les colons blancs à tuer des bushmen et à s'approprier leur terrain de chasse. Puis le territoire passe sous contrôle de l'Afrique du Sud jusqu'à l'indépendance de la Namibie en 1990. Les bushmen sont là encore déracinés, car utilisés comme soldats à la frontière avec l'Angola pour lutter contre les combattants de l'indépendance.

Les San, descendants des premiers habitants d'Afrique australe et qui vivent entre la Namibie, le Botswana et l'Afrique du Sud, ne sont plus que 30.000 actuellement en Namibie.

Aujourd'hui encore, leurs terres ancestrales sont illégalement occupées. Début mai, à quelque 300 kilomètres à l'est de Uitkomst, 32 bergers parlant herero ont fait entrer 2.000 têtes de bétail sur une réserve protégée et clôturée où vivent quelque 2.600 bushmen.

"Les 32 personnes ont été arrêtées" mais ont été libérées sous caution dans l'attente de leur procès, explique un avocat des San, Zeka Alberto.

Faute de logement ou de terre, de nombreux bushmen aujourd'hui relocalisés à Uitkomst occupaient encore récemment une ancienne piscine municipale dans la ville d'Okahandja, à 75 km au nord de Windhoek.

"On n'avait pas le choix", explique le leader des San de la ferme de Uitkomst, Paul Chapman. "La municipalité n'a rien dit, donc l'info s'est répandue et d'autres San qui étaient sans toit nous ont rejoints", raconte-t-il.

"Au bout du compte on est devenu un problème pour le gouvernement, et il y a un an, on nous a amenés ici. Maintenant nous avons une maison."

Mais pas grand chose pour vivre. Quelques San travaillent comme petites mains dans les fermes alentours, mais la plupart dépendent de l'aide alimentaire du gouvernement et attendent d'être formés aux métiers de l'agriculture, comme l'ont promis les autorités namibiennes.


Le gouvernement botswanais renouvelle les hostilités envers les Bushmen

Le gouvernement botswanais a envoyé le 19 mai 2009 des policiers et des gardes forestiers dans la Réserve du Kalahari central (CKGR) pour confisquer les troupeaux de chèvres des Bushmen qui étaient retournés sur leurs terres ancestrales.

Les troupeaux qui leur avaient été confisqués en 2002, lors de leur expulsion illégale, ne leur ont été restitués que très récemment.

L’avocat général avait garanti aux Bushmen qu’ils pourraient rapatrier leurs troupeaux de chèvres dans la réserve, les vétérinaires ayant assuré que les animaux étaient en bonne santé.

Mais les fonctionnaires du ministère de l’Environnement, de la Faune, de la Flore et du Tourisme ont décidé de s’attaquer aux petits troupeaux des Bushmen, apparemment préoccupés par l’image qu’ils veulent promouvoir de la réserve. Le gouvernement y encourage la construction d’infrastructures touristiques, à proximité de la communauté bushman de Molapo– cette même communauté qui est actuellement la cible du gouvernement.

Les chèvres constituent la principale ressource alimentaire des Bushmen, particulièrement durant la saison sèche. Cette ressource est d’autant plus indispensable que le gouvernement a condamné leur unique puits d’eau.

Jumanda Gakelebone, porte-parole de l’organisation First People of the Kalahari, a déclaré aujourd’hui : « Nous, les Bushmen de la CKGR, pensions que le litige avec le gouvernement allait se résoudre. L’attitude du ministère du Tourisme démontre qu’il n’y a pas de négociation possible. Nous, les Bushmen, faisons appel à la nation botswanaise et déclarons le début des hostilités entre les Bushmen de la CKGR et le gouvernement. Depuis deux ans, nous essayons vainement de discuter avec lui, c’est pourquoi, nous relançons notre campagne. »

Stephen Corry, directeur de Survival International, a également déclaré aujourd’hui : « Cela fait maintenant deux ans que les Bushmen essaient de négocier avec le gouvernement pour faire valoir leurs droits. Sa seule réponse a été d’envoyer des véhicules policiers pour confisquer les troupeaux qu’ils viennent de récupérer. Il est difficile de croire à quel point le gouvernement agit avec mesquinerie et tyrannie envers les Bushmen. Il devrait maintenant se rendre compte qu’ils ne se laisseront pas intimider aussi facilement ».


Uncovering the real Garden of Eden Authors of a new survey say the origin of humans can be found in an unlikely place

Locations for the Garden of Eden have been offered many times before, but seldom in the somewhat inhospitable borderland where Angola and Namibia meet. A new genetic survey of people in Africa, the largest of its kind, suggests, however, that the region in southwest Africa seems, on the present evidence, to be the origin of modern humans. The authors have also identified some 14 ancestral populations.

The new data goes far toward equalizing the genetic picture of the world, given that most genetic information has come from European and Asian populations. But because it comes from Africa, the continent on which the human lineage evolved, it also sheds light on the origins of human life.

"I think this is an enormously impressive piece of work," said Alison Brooks, a specialist on African anthropology at George Washington University.

The origin of a species is generally taken to be the place where its individuals show the greatest genetic diversity. For humans, when the new African data is combined with DNA information from the rest of the world, this spot lies on the coast of southwest Africa near the Kalahari Desert, the research team, led by Sarah Tishkoff of the University of Pennsylvania, said in last week's issue of Science.

Brooks said that it had some trees but that it also had deep sand and was not garden-like. The area is a homeland of the Bushmen or San people, whose language is distinguished by its many click sounds.

Language clues

But the San in the past might not have been restricted to where they are now, she said. The San are thought to have once occupied a much larger area, one that probably stretched from southern Africa up the east coast to as far as present-day Ethiopia.

Because the geneticists' calculations refer to people, not geography, the San - and therefore the site of greatest human diversity - might have been located elsewhere in the past.

Christopher Ehret, an expert on African languages at the University of California, Los Angeles, and a member of Tishkoff's team, has detected traces of words borrowed from click languages in East African languages. This suggests that proto-Khoisan, the inferred ancestral language of all click-speakers, may have originated in East Africa, Brooks said.

The language of the first modern humans may have undergone a very early branching, Ehret said, with the Khoisan click languages on one branch and the other three language groups of Africa - Nilo- Saharan, Niger-Kordofanian and Afroasiatic - on the other branch. Another finding of the Tishkoff-Ehret team is that African languages tend to be correlated with the genetics of their speakers, a finding that helps indicate cases of language replacement. The various Pygmy groups in Africa, the team has found, show genetic relationships to the San and other click-speakers, suggesting the pygmies, too, once spoke Khoisan languages but have now adopted those of their neighbors.


Genetic study confirms we all spring from African ancestors

The San people of southern Africa, who have lived as hunter-gatherers for thousands of years, are likely to be the oldest population of humans on Earth, the biggest and most detailed analysis of African DNA has found. The San, also known as bushmen, are directly descended from the original population of early human ancestors who gave rise to all other groups of Africans and, eventually, to the people who left the continent to populate the rest of the world. A study of 121 distinct populations of modern-day Africans has found they are all descended from 14 ancestral populations and the differences and similarities of their genes closely follows the differences and similarities of their spoken languages. The scientists analysed the genetic variation within the DNA of more than 3000 Africans and found the San were among the most genetically diverse group, indicating that they are probably the oldest continuous population of humans on the continent and on Earth.

The study, published in the journal Science, took 10 years of research involving trips to some of the most remote and dangerous parts of Africa to collect blood samples. Lead researcher Sarah Tishkoff said the project found modern Africans had the most diverse DNA of all racial groups in the world, confirming the idea that Africa is the birthplace of humanity.

The scientists also found genetic markers in the DNA of the present-day inhabitants of East Africa living near to the Red Sea, which indicated that they belonged to the same ancestral group who migrated out of Africa to populate Asia and the rest of the world. West Africans were found to share many genetic traits with African-Americans, indicating they were the ancestors of most of the slaves sent to the New World. One of the main findings was the genetic similarity between groups who shared similar languages despite living thousands of kilometres apart. The Sandawe and Hadza of Tanzania shared common ancestors with the Khoisan speakers of southern Africa: all three groups speak click languages.

The study helps narrow the location where humans first evolved, probably near the South Africa-Namibia border.

Vanderbilt University specialists in human population genetics Professor Scott M.Williams said constructing patterns of disease variations could help determine which genes predisposed a group to a particular illness.

This study ''provides a critical piece in the puzzle'', he said. A researcher in molecular biology at the University of Khartoum, Sudan, Muntaser Ibrahim said, ''Now we have spectacular insight into the history of the African population ... the oldest history of mankind.

''Everybody's history is part of African history because everybody came out of Africa,'' Dr Ibrahim said.

Abandon d'une mine controversée en territoire bushman pour cause de récession

Le projet d’une mine de diamants qui a fait l’objet d'une vive polémique internationale parce qu’il a provoqué le déplacement forcé des Bushmen du Kalahari a finalement été abandonné en raison de la récession globale. La demande mondiale de diamants s'est récemment effondrée et les mines botswanaises ont cessé toute activité en février pour une durée de deux mois.

Le gisement de diamants situé dans la communauté bushman de Gope, au cœur de la réserve du Kalahari central, était dans un premier temps détenu par De Beers. Peu après la découverte de ce gisement, les autorités botswanaises avaient expulsé les Bushmen de leurs terres.

Les Bushmen, Survival et plusieurs autres ONG ont toujours été convaincus que l'expulsion des Bushmen était liée à la présence de diamants dans la réserve.
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Visite d'un expert des Nations-Unies chez les Bushmen

Le Rapporteur Spécial des Nations-Unies sur les droits des peuples indigènes, James Anaya, s'est rendu au mois de mars dans la Réserve du Kalahari central au Botswana. Il a rencontré les Bushmen vivant dans la réserve qui sont toujours privés d’accès à l'eau.

Il a visité les communautés bushmen de Gugamma et Metsiamenong et s’est rendu dans les camps de relocalisation de New Xade et Kaudwane dans lesquels sont parqués plusieurs milliers de Bushmen que le gouvernement a expulsés de force de la réserve.
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112 licences d'exploitation minière accordées sur le territoire des Bushmen

Depuis que les Bushmen ont été expulsés de leur territoire dans la Réserve naturelle du Kalahari central, en 2002, le gouvernement du Botswana a accordé 112 licences d'exploitation pour explorer dans la Réserve. 16 d'entre elles ont été attribuées pour l'exploration d'uranium et 40 pour celle du charbon.

Il y a un peu plus de six ans que le gouvernement a expulsé plus de 600 Bushmen de la réserve, mais il continue de nier une quelconque relation entre les projets d'exploitation minière et ces évictions.

Le ministre de la faune et de la flore Kitso Mokaila s'est prononcé en faveur de l'exploitation minière à l'intérieur de la réserve, en affirmant que "cela a toujours été la politique du gouvernement du Botswana d'exploiter les mines là où il y a des minéraux. Le Botswana s'est construit grâce à l'exploitation minière. Ce sera une très bonne chose (que d'exploiter les mines dans la réserve)."

Les Bushmen ont gagné un procès historique en 2006 par lequel la Haute Cour du Botswana confirma leur droit de retourner sur leurs terres au sein de la réserve et jugea leur expulsion “illégale et anticonstitutionnelle”. Mais le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour les empêcher de retourner dans la réserve, leur refusant l'accès à un puits qui est leur principale source d'eau et leur interdisant de chasser pour se nourrir. Pourtant, l'exploitation minière dans la réserve nécessitera le forage de plusieurs puits et créera un bouleversement immense tant pour les Bushmen que pour la faune et la flore.

Survival a toujours été convaincue que les Bushmen ont été expulsés pour permettre l'accès de la réserve aux activités minières. L'organisation a mené une campagne d'envergure qui a poussé la compagnie De Beers à vendre sa concession minière au sein de la réserve à Gem Diamonds, pour un montant de 34 millions de dollars. Cette dernière compte mener ses activités minières dans la communauté bushman de Gope.

Survival mène une campagne contre Gem Diamonds et Graff Diamonds qui détient 9% des parts de Gem. L'organisation a écrit à Victoria Beckham, Elizabeth Hurley et Naomi Campbell, qui apparaissent toutes les trois sur le site internet de Graff, leur demandant de renoncer à porter les diamants Graff tant que les Bushmen ne pourront pas rentrer chez eux, avoir accès à l'eau et chasser en toute liberté.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré : " Ce n'est pas une coïncidence que le gouvernement du Botswana ait accordé plus de 100 licences d'exploitation à l'intérieur de la Réserve du Kalahari central depuis que les Bushmen en ont été expulsés, et qu'il ait fait en sorte qu'ils ne retournent pas sur leurs terres. Au regard du droit international, les Bushmen ont le droit d'être consultés pour ces opérations minières, mais comment peuvent-ils mener des discussions significatives concernant l'utilisation de leurs terres alors que le gouvernement les empêche d'y vivre?"

Il était une fois les Bushmen: les résistants du Kalahari

Lundi 9 mars à 16H25 sur France 5, sera diffusé un reportage sur les Bushmen.
 
Pierre Mann a mis quatre ans pour tourner ce film documentaire.
 
Documentaire de 52' écrit et réalisé par Pierre Mann et produit par De Visu Productions, avec la participation de France 5. 2006.

Les Bushmen ont été ainsi nommés par les premiers Hollandais qui ont débarqué en Afrique australe. Ils ont considéré ces ' hommes de la brousse ' comme des sous-hommes. Ils étaient les seuls habitants d'Afrique australe avant l'arrivée des blancs et des Bantous venus d'Afrique centrale et orientale en raison des luttes tribales et de l'esclavagisme. C'est pour cette raison que les Xam se sont retirés dans les régions inhospitalières du désert du Kalahari où, depuis, ils vivent isolés. Le clan de Nhoma a accepté la présence à ses côtés du réalisateur Pierre Mann, visage familier qui, depuis trente ans, leur rend régulièrement visite, filme leurs coutumes, l'évolution de leur village. Le jour, les chasseurs suivent la trace des antilopes. Ils ne parlent pas, ils ne communiquent que par des signes. Ils chassent des gnous, des porcs-épics, des lièvres sauteurs... Ils évitent surtout de croiser des éléphants qui leur inspirent une véritable panique. La nuit, autour d'un feu, ils racontent leur vie : le quotidien au village, les rituels et danses, les jeux des enfants, la cueillette par les femmes, leurs jeux de séduction, leur recherche d'eau... mais aussi leur inquiétude face à l'avenir de leur tribu depuis que le gouvernement du Botswana a lancé, il y a trois ans, une campagne d' ' assimilation ' dont les premières mesures ont été l'interdiction de la chasse et le regroupement des Bushmen dans des ghettos. Avec des images inédites, parlé en langage bushmen, ce documentaire entend témoigner de l'évolution de ce ' peuple premier ' durant les trois dernières décennies.
(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)
 

Projet controversé d'exploitation minière

La campagne de Survival contre l’enseigne Graff Diamonds impliquée dans un projet controversé d'exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen de la réserve du Kalahari au Botswana a franchi un échelon.

Une trentaine de manifestants se sont réunis le 10 février devant la boutique du célèbre joaillier, brandissant des pancartes aux slogans provocateurs tels que “Boycottez Graff” ou “Les diamants du Botswana : le désespoir des Bushmen”.

 (Suite)

Survival presse Naomi Campbell de renoncer à porter les bijoux Graff Diamonds

Survival, mouvement mondial de soutien aux peuples indigènes, a demandé à des célébrités telles que Victoria Beckham, Naomi Campbell et Elizabeth Hurley, de renoncer à porter des diamants Graff. L’organisation va également tirer partie de la prochaine cérémonie des Oscars pour en dissuader d’autres personnalités.

Une manifestation aura lieu demain mardi 10 février devant la boutique londonienne du joaillier Graff Diamonds, pour l’exhorter à se retirer d’un projet controversé d'exploitation minière au cœur du territoire des Bushmen dans la réserve du Kalahari, au Botswana.

 (Suite)

L’exploitation de diamants en territoire bushman approuvée par le gouvernement

La cupidité du gouvernement botswanais est sans limite!!!

Le gouvernement botswanais a ainsi accordé à Gem Diamonds l’autorisation d’exploiter une mine de diamants controversée en territoire bushman dans le désert du Kalahari à condition que la compagnie minière ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Le gouvernement s'est cependant gardé le droit d'utiliser les puits d'eau forés par Gem pour la faune et la flore.

Le gouvernement a approuvé le rapport d’évaluation de l’impact sur l’environnement présenté par Gem Diamonds pour la mine en question.

Les Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari central sont confrontés à de sévères restrictions d’eau. Le gouvernement leur a en effet interdit de faire usage de l’unique source d'eau qu’ils utilisaient avant que le gouvernement ne les expulse en toute illégalité de leur territoire.

Bien que Gem Diamonds prétende qu’ils sont en faveur de cette mine, les Bushmen n’ont jamais obtenu d’informations indépendantes quant à son probable impact.

Les experts d’un cabinet-conseil se sont rendus chez les Bushmen au début de l’année, pour soi-disant recueillir leur avis sur le projet minier. Le chef de projet de cette compagnie est entré au conseil d'administration de Gem Diamonds peu après la fin de cette enquête, remettant sérieusement en cause l’impartialité du processus de consultation.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré le 10 décembre: " Le fait que le gouvernement botswanais insiste auprès de la compagnie Gem Diamonds pour qu’elle ne fournisse pas l'eau nécessaire aux Bushmen est tout simplement scandaleux. Le gouvernement est manifestement déterminé à tout mettre en œuvre pour écarter les Bushmen de leurs terres. Cela soulève également la question de savoir si les Bushmen approuvent véritablement cette mine – le manque d'information dont ils disposent montre qu'ils ne sont pas en position de pouvoir émettre un avis. Cela signifie également qu'ils ne savent pas qu'ils n'auront pas accès aux sources d'eau utilisées pour le site diamantifère."


Le mode de vie des Bushmen : une « fantaisie archaïque »?

Deux ans après la victoire juridique sans précédent des Bushmen du Kalahari confirmant leur droit de vivre et de chasser sur leurs terres, le président du Botswana Ian Khama a signifié aux Bushmen que leur mode de vie basé sur la chasse n'était qu'une "fantaisie archaïque".

La Haute Cour du Botswana avait jugé le 13 décembre 2006 que l'expulsion des Bushmen était "illégale et anticonstitutionnelle", et qu'ils avaient le droit de vivre sur leurs terres ancestrales dans la réserve du Kalahari central (CKGR).

La Cour avait également confirmé le droit des Bushmen de pratiquer la chasse et la cueillette dans leur réserve. Mais, lors d'une récente déclaration adressée à la nation, le président Khama a prétendu que "le fait…que [les Bushmen veulent] continuer aujourd'hui d’assurer leur subsistance grâce à la chasse et à la cueillette n’est qu'une fantaisie archaïque".

L’un des juges rendant la décision de 2006 avait affirmé que le refus du gouvernement d'autoriser les Bushmen à chasser "équivalait à condamner les habitants de la CKGR à mourir de faim". Aujourd’hui, deux ans après cette décision, le gouvernement ne leur a toujours pas délivré de permis les autorisant à chasser dans la réserve.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : " La chasse n'est pas une pratique d’un autre âge. Nous voulons être des chasseurs-cueilleurs d’aujourd’hui. C'est le meilleur moyen de survivre dans la réserve du Kalahari."

Le gouvernement botswanais a accordé une licence d’exploitation minière à une compagnie diamantifère en territoire bushman à condition qu’elle ne fournisse pas d'eau aux Bushmen. Il a également interdit l'accès d’un puits à une communauté bushmen tout en l’autorisant à un lodge touristique voisin pour ses clients.

Le président du Botswana siège au conseil de l'organisation écologiste nord-américaine Conservation International.


Diamond Mine On Bushman Land Gets Govt Approval

Botswana: Diamond Mine On Bushman Land Gets Government Approval – On Condition Bushmen Receive No Water

The Botswana government has given its approval to a controversial diamond mine on the land of the Kalahari Bushmen – on the condition that the mining company Gem Diamonds does not provide the Bushmen with water. The government has, however, reserved the right to use water boreholes drilled by Gem for wildlife.

The government has approved the Environmental Impact Assessment presented by Gem Diamonds for its proposed mine.

The Bushmen living in the Central Kalahari Game Reserve face severe water shortages. The government has banned them from operating a disused borehole which was their main source of water before the government unlawfully evicted them from their land.

Gem Diamonds claims that the Bushmen are in favour of the mine, but the Bushmen have had no independent advice on its probable impact.

A consulting firm visited the Bushmen earlier this year, supposedly to obtain their views on diamond mining on their land. The company’s project manager joined the board of Gem Diamonds soon after the project ended, calling the impartiality of the consultation process into serious question.

Survival’s director Stephen Corry said today, ‘It’s absolutely scandalous that the Botswana government is insisting that Gem Diamonds does not provide the Bushmen with water. The government is clearly determined to go to any lengths to keep the Bushmen off their land. As to whether the Bushmen are in favour of the mine – the lack of information provided to them means they are in no position to be able to say. It is likely that they don’t even know they will not be able to access water from the mine site.”


UN rights declaration turns 60

Rights champions and diplomats gathered in Paris Wednesday to mark the 60th anniversary of the UN human rights declaration, arguing its ideals remain as relevant as ever six decades on from its adoption.

Born out of the trauma of World War II, the principles enshrined in the Universal Declaration of Human Rights shaped modern concepts of human dignity and served as a template for international rights conventions that followed.

Ninety-year-old Holocaust survivor Stephane Hessel was to read out its preamble before a gathering of European and United Nations officials, artists and rights groups at 8:00 pm (1900 GMT), in a solemn ceremony at the Palais de Chaillot near the Eiffel Towel, where it was adopted on December 10, 1948.

"Still today, it is a text worth reading. It is perfectly relevant. All the more so because it has not been upheld -- and it is asking us to fight for it," Hessel, who helped draft the declaration, told AFP.

"We live in a world that tramples on human rights all the time."

Based on France's 1789 Declaration of the Rights of Man and the 1776 US Declaration of Independence, the 30-point non-binding text was adopted by 58 UN states, with the atrocities of World War II fresh in their minds.

Article 1 of the text proclaims: "All human beings are born free and equal in dignity and rights."

Hessel said that the election of Barack Obama as US president was an indicator of the progress on the equality front.

"Pessimists say things are getting worse and worse, that the world is a terrible place but there has never been so much progress in 60 years," he said.

"We created a united Europe, we got rid of apartheid, we ended the Soviet Union and its gulags, we set up the International Criminal Tribunal to try rogue heads of state.

"Just look at Obama, a black man at the head of the United States."

Amnesty International, which was marking the anniversary with a rally in Paris, is looking to Obama to put human rights back at the top of Washington's agenda, urging him to close the Guantanamo Bay military prison in his first 100 days in power.

"I hope very much that the US really take a strong stand on human rights in the future," Amnesty's head Irene Khan said in a recent interview with AFP to mark the 60th anniversary.

"And there is every reason for the US to do so. As the world's largest power, everyone looks at the US as a role model."

Rights advocates list the sufferings of Palestinians, the atrocities in Sudan's Darfur, humanitarian disaster in Democratic Republic of Congo or the US rights record in the wake of the September 11, 2001 attacks, as continuing affronts to human rights.

"What the 9/11 attacks did was expose the hypocrisy of Western democracies that until then had been champions of human rights abroad," Khan said.

The UN declaration did not prevent a new genocide from occurring, in Rwanda in 1994, and basic rights continue to be violated on a daily basis around the globe.

To coincide with the anniversary, the campaign group Survival International issued a plea for the rights of indigenous peoples around the world, from the Ayoreo-Totobiegosode indians of Paraguay to the Kalahari Bushmen in Botswana.

And the ACAT anti-torture group called for a stepped-up efforts to eradicate torture, still thought to be used in half of all countries around the world, as well as outlaw the death penalty.

The address by Hessel, who helped draft the declaration, kicks off an evening of music, speeches and film projections chaired by French Foreign Minister Bernard Kouchner.

As part of the celebrations, five foreign NGOs working to uphold the rights of women and children in Uzbekistan, Tunisia, Lebanon, Morocco and Somalia were to receive a special human rights prize.


Human Rights Declaration Reaches 60

Human Rights Declaration Reaches 60 – But Only 20 Countries Have Signed Tribal Peoples’ Law

The 60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights will be celebrated tomorrow, 10 December – but only 20 countries have signed up to the international law on tribal peoples, whose rights are routinely violated.

The very existence of many tribal peoples is under increasing threat. In Paraguay, the last uncontacted Ayoreo-Totobiegosode are running for their lives as bulldozers rapidly raze their forest.

In India, the Jarawa tribe came into fatal conflict last month with poachers invading their land, leaving one Jarawa and one poacher dead.

In Botswana, the Kalahari Bushmen are being destroyed by a government which denies them access to water but is forging ahead with plans to mine diamonds on their land.

International Labour Organisation Convention 169 (ILO 169) is the strongest international legal instrument safeguarding tribal peoples’ rights. It recognises their rights to own their land and to make decisions about projects that affect them, and it is legally binding on governments that sign it.

Survival is campaigning for all governments to ratify ILO 169, strengthening it and giving tribal peoples the best chance of a future.

Survival’s director Stephen Corry said today, ‘Sixty years after the world acknowledged the sanctity of human rights, entire tribes are facing extinction. There is no excuse for this. Every government must take responsibility and ratify the law to help ensure their survival.’


Basarwa Report Botswana to the Pope

The Kalahari Bushmen have appealed to the Pope to support them in their struggle to return to their land, as the Vatican established diplomatic relations with Botswana earlier this month.

A Bushman spokesman said today, 'We beg the Pope to help, to pray for us so that government changes its attitude towards us and respects our rights as indigenous peoples of this land.'

The establishment of diplomatic relations was initiated by Botswana's former president Festus Mogae. He was the architect of the government's controversial policy to forcibly evict the Bushmen from their ancestral land in the Central Kalahari Game Reserve.

Despite Botswana's High Court having affirmed the Bushmen's rights to live in the reserve in 2006, the government of the new president Ian Khama continues to violate their rights. It has also given the company Gem Diamonds permission to mine diamonds on their land.

Not one Bushman has received a hunting permit, despite the High Court ruling that it was unlawful for the government to withhold permits. Nor are the Bushmen allowed to access the water borehole on their land. The lack of hunting and water has made life extremely difficult for the Bushmen.

Dom Erwin KrSutler, Bishop of Xingu, Brazil, said today, 'In the 21st century it is more vital than ever that the Catholic Church support indigenous peoples throughout the world in the struggle for their rights.'

On 1 July, the Pope Benedict XVI expressed his solidarity and support for the indigenous peoples of Raposa-Serra do Sol in Brazil when he met them in the Vatican and declared 'We will do everything possible to help protect your land.'


Les Bushmen font appel au Pape

Suite à l'établissement de relations diplomatiques entre le Vatican et le Botswana au début du mois de novembre, les Bushmen du Kalahari ont exhorté le Pape à leur apporter son soutien dans leur lutte pour retourner sur leurs terres.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous supplions le Pape de nous aider, de prier pour que le gouvernement change d'attitude face à nous et respecte nos droits en tant que peuple indigène de cette terre."

L’établissement de relations diplomatiques avec le Vatican a été à l’initiative de l'ancien président du Botswana, Festus Mogae. C’est également lui qui a été l’instigateur de la politique gouvernementale controversée visant à expulser les Bushmen de leur territoire ancestral de la réserve du Kalahari central.

En dépit du jugement rendu par la Haute Cour du Botswana en 2006 affirmant leur droit de vivre dans la réserve, le nouveau gouvernement du général Ian Khama continue de violer leurs droits. Il a notamment accordé une licence d’exploitation d’une mine de diamants en territoire bushman à la compagnie Gem Diamonds.

Il n’a été délivré aucun permis de chasse aux Bushmen comme convenu dans la décision de la Haute Cour qui avait dénoncé le caractère anticonstitutionnel du retrait de permis. Les Bushmen n'ont pas non plus accès à la source d'eau se trouvant dans la Réserve. L'impossibilité de chasser et le manque d’eau ont rendu la vie des Bushmen extrêmement pénible.

Dom Erwin Kräutler, évêque du Xingu au Brésil a déclaré aujourd'hui : "Au XXIe siècle, il est plus que vital que l'Eglise catholique apporte son soutien aux peuples indigènes du monde dans leur lutte pour leurs droits."

Le 1er juillet, le Pape Benoît XVI avait exprimé sa solidarité et son soutien aux Indiens du territoire de Raposa-Serra do Sol au Brésil lors de l’entrevue qu’il leur avait accordée au Vatican; il avait alors affirmé : "Nous ferons tout notre possible pour vous aider à protéger vos terres."

Botswana: Bushmen Appeal To The Pope

Botswana: Bushmen Appeal To Pope As Vatican Establishes Relations With Botswana

The Kalahari Bushmen have appealed to the Pope to support them in their struggle to return to their land, as the Vatican established diplomatic relations with Botswana earlier this month.

A Bushman spokesman said today, ‘We beg the Pope to help, to pray for us so that government changes its attitude towards us and respects our rights as indigenous peoples of this land.’

The establishment of diplomatic relations was initiated by Botswana’s former president Festus Mogae. He was the architect of the government’s controversial policy to forcibly evict the Bushmen from their ancestral lands in the Central Kalahari Game Reserve.

Despite Botswana’s High Court having affirmed the Bushmen’s rights to live in the reserve in 2006, the government of the new president General Ian Khama continues to violate their rights. It has also given the company Gem Diamonds permission to mine diamonds on their land.

Not one Bushman has received a hunting permit, despite the High Court ruling that it was unlawful for the government to withhold permits. Nor are the Bushmen allowed to access the water borehole on their land. The lack of hunting and water has made life extremely difficult for the Bushmen.

Dom Erwin Kräutler, Bishop of Xingu, Brazil, said today, ‘In the 21st century it is more vital than ever that the Catholic Church support indigenous peoples throughout the world in the struggle for their rights.’

On 1 July, the Pope Benedict XVI expressed his solidarity and support for the indigenous peoples of Raposa-Serra do Sol in Brazil when he met them in the Vatican and declared ‘We will do everything possible to help protect your land.’


Aidons les Bushmen

Au cours de deux vagues d’expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé tous les Bushmen de leur territoire ancestral et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation. Pour les empêcher de retourner dans leur réserve, le gouvernement a condamné le puits qui représentait la principale source d’eau des Bushmen.

Ce puits se trouve à l’intérieur de la Réserve, dans la communauté bushman de Mothomelo. Avant les expulsions, un camion-citerne envoyé par le gouvernement faisait une fois par mois la navette entre le puits et l’ensemble des communautés bushmen de la réserve. Bien que les Bushmen soient réputés pour leurs techniques de stockage de l’eau de pluie, ce puits était essentiel à leur survie pendant la saison sèche.

Comment aider?

Le 1er avril 2008, l’ancien vice-président, Ian Khama, est devenu le nouveau président du Botswana. Ecrivez-lui une lettre courtoise en vous inspirant du texte ci-dessous pour l’exhorter à autoriser les Bushmen à utiliser le puits situé à l’intérieur de la réserve du Kalahari :

Je suis extrêmement inquiet d’apprendre que votre gouvernement n’autorisera pas les Bushmen à utiliser le puits se trouvant dans la communauté de Mothomelo, à l’intérieur de la réserve du Kalahari. Aucune raison valable ne justifie ce refus, qui semble être motivé par la volonté de dissuader les Bushmen de retourner sur leur territoire ancestral. Je vous prie de mettre immédiatement terme à cette politique et à autoriser les Bushmen à utiliser l’eau dont ils ont besoin. Il s’agit d’un droit de l’homme fondamental.

On peut également le faire en anglais:

Your Excellency,  

As you assume your new post as President of Botswana, I hope that this will signal a change in policy towards the Bushmen of the Kalahari.

After being forcibly removed from the Central Kalahari Game Reserve, many Bushmen living in the resettlement camps are exposed to diseases including HIV/AIDS, which they never experienced before. Alcoholism and depression is widespread.

The High Court ruled that the evictions of the Bushmen were illegal and unconstitutional. I urge you to embrace the spirit of this ruling by allowing all of the Bushmen who wish to return home to do so, and by allowing them to hunt for food and to access their own water using the pre-existing borehole at Mothomelo, within the reserve.

Refusal to allow the Bushmen to use their existing borehole at Mothomelo can only be interpreted as a clear sign that you are determined to continue the past government’s misguided policy of keeping the Bushmen from returning home.

Envoyez vos lettres à :

H.E. President Ian Khama

Office of the President
Private Bag 001
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 395 0858

Commencez par: 'Your Excellency'

Ms Margaret Nasha

Minister of Local Government
Ministry of Local Government
Private Bag 006
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 390 2263

Des Bushmen de Namibie de retour sur les terres de leurs ancêtres

Hira Khamuxas, une descendante des premiers habitants d'Afrique australe, les Sans ou "Bushmen", chassée de sa terre par le régime d'apartheid sud-africain claque des mains: "Nos ancêtres sont contents parce que nous sommes de retour, tout près de chez nous".

"Je peux le sentir, notre rêve va se réaliser", ajoute la vieille dame qui, avec 300 autres membres de sa tribu, les Haikoms, a été aidée par le gouvernement namibien à revenir sur la terre de son peuple.

La semaine dernière, ils ont emménagé dans deux immenses fermes achetées par les autorités à Seringkop, à la frontière sud de la célèbre réserve naturelle d'Etosha (nord), berceau des Haikoms.

 (Suite)

Les Bushmen condamnent Mo Ibrahim

Les Bushmen du Kalahari expulsés de leurs terres par le gouvernement de l'ancien président du Botswana Festus Mogae ont condamné le milliardaire africain Mo Ibrahim et sa fondation pour avoir attribué à Mogae "le prix de la bonne gouvernance en Afrique". Ce prix sera décerné à Mogae lors d'une cérémonie à Alexandrie, en Egypte, samedi 15 novembre.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous pensons qu'il ne devrait pas recevoir ce prix en raison de la manière dont il nous a traités lorsqu'il était président du Botswana. En nous chassant de nos terres ancestrales il a bouleversé notre vie. Il nous a rendus pauvres, malades du SIDA et alcooliques."

Le gouvernement Mogae avait expulsé les Bushmen de la réserve du Kalahari central en 2002, leur interdisant de pratiquer la chasse et la cueillette.

Les chasseurs bushmen ont été systématiquement arrêtés et torturés; ceux qui manifestaient pacifiquement contre les expulsions ont également été arrêtés et certains blessés par balle; une femme au moins est morte de faim et de soif lorsque le gouvernement Mogae avait bloqué l'accès à la réserve.

Les Bushmen ont intenté un procès au gouvernement et en 2006 la Haute Cour du Botswana a déclaré que les expulsions étaient "illégales et anticonstitutionnelles". Un des juges a affirmé que le refus du gouvernement de les laisser chasser "revenait à les condamner à mourir de faim".

Mais le gouvernement, dirigé par Mogae jusqu'en avril dernier, empêche toujours les Bushmen de retourner chez eux. Il leur refuse l’accès à une source d’eau inutilisée dans l’une de leurs communautés et leur interdit de chasser pour se nourrir.

Le gouvernement botswanais promeut actuellement des projets touristiques et d'exploitation diamantifère en plein cœur du territoire bushman. La compagnie Gem Diamonds a l’intention d’exploiter les mines dans la communauté bushman de Gope tandis que la compagnie 'Safari & Adventure' a répondu à un appel d'offres pour la construction d'infrastructures touristiques à proximité de la communauté bushman de Molapo.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Les citoyens les plus marginalisés du Botswana, les Bushmen du Kalahari, ont une perspective tout à fait différente de la manière dont l'élite africaine gouverne le pays. Leur expérience de la bonne gouvernance de Festus Mogae se résume aux évictions, aux arrestations et à la torture. La Fondation Mo Ibrahim aurait mieux fait de les écouter avant de faire ce choix peu judicieux."

Le prix Mo Ibrahim attribue au récipiendaire la somme de 5 millions de dollars sur dix ans, puis 200 000 dollars annuels à vie. Parmi les membres du jury figuraient l'ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et l'ancien Haut Commissaire aux droits de l'homme, Mary Robinson.


Botswana: Bushmen Condemn Mo Ibrahim

Kalahari Bushmen who were evicted from their land by the government of Botswana’s former President Festus Mogae today condemned African billionaire Mo Ibrahim and his Foundation for giving Mogae their ‘Achievement In Africa Leadership Award’. The Award will be given to Mogae at a ceremony in Alexandria, Egypt, on Saturday 15 November.

A Bushman spokesman said today, ‘We don’t think he should receive this award because of how he treated us when he was President of Botswana. He evicted us from our ancestral land and that has really affected our lives. He put us into poverty, HIV-AIDS and alcoholism.’

Festus Mogae's government evicted the Bushmen from their ancestral land in the Central Kalahari Game Reserve in 2002, and banned them from hunting and gathering.

Bushman hunters were arrested and tortured; those protesting peacefully against the evictions were arrested and shot at; and at least one woman died of starvation and thirst when Mogae's government shut down the borders of the reserve.

 (Suite)

Botswana leader says economy weathers global storm

The global credit crunch has had little impact on Botswana's financial system, which has been cushioned by the diamond-rich African nation's foreign reserves, President Ian Khama said on Monday. In his first state of the nation address since taking over from former President Festus Mogae earlier this year, Khama told parliament he was confident international financial volatility would not lead to major changes in the government's budget. "Our own financial sector remains strong and has not yet been much affected by the credit crunch. Our foreign exchange reserves have also not been compromised and can cushion any immediate impact on our balance of payments," Khama said.

"Due to past savings government spending can be sustained in the face of any short-term revenue downturn." With growth rates averaging at least 8 percent over the last two decades, Botswana has been Africa's best performing economy and a model of political stability on the continent. Diamond production -- the southern African nation is the world's biggest producer -- has sustained growth, providing jobs and a crucial source of foreign earnings for the government. Khama, however, warned that the country must diversify its economy because of an expected drastic decline in the diamond sector in the next decade. He listed tourism and agriculture as two of the most attractive areas for investment. The new Botswanan leader faces a challenge following Mogae, who was praised by Western governments for making the country one of the most attractive investment destinations in Africa and for tackling the nation's AIDS epidemic. Critics, however, said Mogae curtailed freedom of speech and violated the rights of San Bushmen when his government forced them off ancestral lands. Analysts expect Khama, a former military man, to continue Mogae's policies. Khama's Botswana Democratic Party (BDP), which has won every election since independence from Britain in 1966, is widely expected to retain power after the next general election, expected in late 2009.


Diamantfirma de Beers trekt zich terug

Kort nadat Survival International opnieuw druk is gaan uitoefenen op diamantfirma De Beers, meldt deze te zijn gestopt met activiteiten op het land van de Kalahari Bosjesmannen in Botswana. De Beers geeft als reden dat de hierover geraadpleegde Bosjesmannen, waaronder zij die in het reservaat leven, het niet eens waren met de plannen om vlakbij één van hun dorpen te delven.

 (Suite)

Les Bushmen et Survival contraignent De Beers à se retirer de la Réserve du Kalahari

Suite à la pression exercée par Survival International, De Beers a déclaré avoir renoncé à poursuivre ses opérations de prospection minière sur les terres des Bushmen, dans la réserve du Kalahari central, les Bushmen que la compagnie a consultés, y compris ceux qui vivent dans la Réserve, s’y étant opposés.

De Beers avait reconduit ses opérations de prospection dans la réserve du Kalahari central le mois dernier. La compagnie affirme désormais qu'elle ne mènera pas d'autres activités dans la région tant qu’un projet de gestion durable ne sera pas approuvé par toutes les parties.

C'est une importante victoire pour les Bushmen – mais l'exploitation de diamants continue de menacer leur survie. De Beers conserve un certain nombre de licences de prospection dans la Réserve.

Une autre compagnie diamantifère, Gem Diamonds, mène aussi des opérations de prospection dans la Réserve. Bien qu’elle prétende avoir obtenu le soutien des populations locales, la compagnie poursuit ses activités alors que les Bushmen continuent d'être brutalisés et harcelés et n'ont accès à aucune assistance juridique. Cette situation ne permet pas aux Bushmen d'émettre un avis en toute connaissance de cause. En dépit du jugement de la Haute Cour du Botswana en 2006 qui réaffirme les droits des Bushmen, le gouvernement les empêche toujours d'accéder à leur source d'eau et de pratiquer la chasse.

Les Bushmen ont déclaré à Survival que tant que ceux ayant injustement été expulsés ne seront pas autorisés à retourner de nouveau sur leurs terres et ne bénéficieront pas d’accès à l’eau et de permis de chasse, ils considéreront les diamants exploités par Gem comme empoisonnés. Un porte-parole bushmen a attesté : "Gem ment lorsqu’elle affirme agir en faveur des Bushmen. Ils se fichent de nous – ils ne travaillent qu'avec le gouvernement".

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Toutes les négociations entre les compagnies diamantifères et les Bushmen menées dans ces conditions sont un affront au concept de consentement libre, préalable et informé qui est le fondement même de la Déclaration des d

De Beers Diamond Co.Withdraws From Bushmen Reserve

Botswana: Bushmen And Survival Force De Beers Withdrawal From Kalahari Reserve

Following pressure from Survival International, De Beers says it has stopped operations on the land of the Kalahari Bushmen in Botswana because those it consulted, including Bushmen living inside the reserve, did not agree with its plan to explore for diamonds near a Bushman community.

De Beers began its latest operations in the Central Kalahari Game Reserve only last month. The company says it has no intention of carrying out any further activity there, and will not do so unless and until a sustainable, long-term management plan is agreed.

This is a huge victory for the Bushmen – but diamond mining still threatens their survival. De Beers retains a number of prospecting licences in the reserve.

Another diamond company, Gem Diamonds, is also prospecting inside the reserve. Although it claims to have some local support, it is operating while Bushmen are still being bullied and harassed and are unable to get any proper legal advice. This puts the Bushmen in no position to agree fairly to anything. Despite the Botswana High Court's 2006 ruling affirming the Bushmen's rights, the government is still preventing them from accessing their water borehole and forbids hunting.

Bushmen have told Survival that until all those unlawfully evicted are allowed back on their land with access to water and hunting permits, they consider diamonds mined by Gem to be tainted. One said, ‘It is a lie that Gem is doing anything for the Bushmen. They do not care about us – they only work with the government.’

Survival’s director Stephen Corry said today, ‘Any talks between diamond companies and the Bushmen under current conditions make a mockery of the concept of free, prior and informed consent, which is the cornerstone of both the UN declaration on indigenous peoples and the international law.’

The president of Botswana, General Ian Khama, whose government continues to oppress the Bushmen and allow mineral prospecting on their land, is a board member of the environmental NGO, Conservation International – adding further insult to the Bushmen’s predicament.


I Boscimani e Survival costringono la De Beers a ritirarsi

In seguito alle pressioni esercitate da Survival International, la De Beers ha reso noto di aver bloccato le sue operazioni nel territorio dei Boscimani del Kalahari, in Botswana. Le persone consultate, infatti, tra cui Boscimani residenti nella riserva, avrebbero dichiarato di non essere d’accordo con il suo piano di effettuare ricerche diamantifere nei pressi di una comunità boscimane.

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Botswana's ex-president rewarded for leadership; Festus Mogae wins US$5M governance prize

Botswana's former president Festus Mogae was yesterday named the winner of a US$5-million prize for good governance in Africa, winning praise for putting his country's mineral wealth to good use.

Announcing the Ibrahim Prize for Achievement in African Leadership in London's City Hall, former UN secretary-general Kofi Annan also praised Mr. Mogae's efforts in fighting AIDS in the southern African nation.

"President Mogae's outstanding leadership has ensured Botswana's continued stability and prosperity in the face of an HIV/AIDS pandemic which threatened the future of his country and people," Mr. Annan said.

"Botswana demonstrates how a country with natural resources can promote sustainable development with good governance, in a continent where too often mineral wealth has become a curse."

Botswana is one of Africa's most stable countries, with a high credit rating and one of the best standards of living on the continent.

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Botswana's Mogae: champion against AIDS, promoter of prosperity

Festus Mogae, who was named Monday the recipient of the 2008 Mo Ibrahim prize for good governance in Africa, stood down as Botswana's president in March after a decade in which his country cemented its status as one of Africa's success stories.

Mogae, 69, who handed over the reins of power to his long-time heir apparent Ian Khama, styled himself as the "chief executive" of a nation of around two million which enjoys one of the highest standards of living in Africa, despite fears over the spread of AIDS in the country.

The southern African nation's wealth is due in large part to it being the world's largest producer of diamonds by value and by volume, yielding 34.3 million carats of the gemstones from its four open-cast mines in 2006.

Former UN Secretary General Kofi Annan, who chairs the prize committee, said Mogae had used the mineral wealth to develop Botswana in the face of an AIDS pandemic.

 (Suite)

Le prix Ibrahim 2008 accordé à l'ex-président du Botswana, Festus Mogae

L'ancien président du Botswana, Festus Gontebanye Mogae, a reçu lundi le prix Ibrahim 2008 de la bonne gouvernance en Afrique pour avoir su faire bon usage des richesses, notamment en diamants, du sous-sol de ce pays d'Afrique australe miné par le sida.

"Le remarquable leadership du président Mogae a permis de garantir au peuple botswanais la poursuite de la stabilité et de la prospérité dans un pays confronté à une pandémie de sida dont l'ampleur menaçait gravement son avenir", a déclaré l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en décernant le prix à Londres, devant un parterre de diplomates et journalistes.

"Dans un continent où trop souvent la richesse des sous-sols s'est transformée en malédiction, le Botswana a su démontrer qu'un pays doté de ressources naturelles pouvait, par une gouvernance de qualité, parvenir à un développement durable", a ajouté M. Annan.

 (Suite)

De Beers revient dans la réserve du Kalahari central: Survival International relance sa campagne

Survival International relance sa campagne contre De Beers après avoir appris de source bien informée son retour dans la réserve du Kalahari central au Botswana. Son nouveau programme de prospection diamantifère sera dévastateur pour les Bushmen et l’écosystème de la Réserve. La zone de prospection est située à proximité de la communauté bushman de Metsiamenong.

Ses précédentes tentatives d’exploitation minière dans la Réserve avaient déclenché dans le monde entier une campagne massive de protestation. Survival avait appelé au boycott de la compagnie, avait convaincu avec succès les mannequins Iman et Lily Cole de ne plus la représenter et organisé des manifestations lors de l’inauguration de ses boutiques à Londres et à New York.

La campagne prit fin lorsque De Beers céda ses gisements d'une valeur de 1,6 milliards d'euros à Gem Diamonds, pour un montant de 25 millions d'euros.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui: " Nous sommes consternés d’apprendre le retour de De Beers dans la réserve alors que la question des Bushmen n'est toujours pas résolue. La compagnie pensait probablement pouvoir agir dans l’ombre. Des centaines de Bushmen continuent de languir dans les camps de relocalisation dans l’impossibilité de retourner chez eux, le gouvernement ne les autorisant ni à chasser ni à utiliser leurs sources d'eau. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider, en faisant pression sur De Beers et en persuadant l'opinion publique de boycotter ses diamants jusqu'à ce que les Bushmen puissent de nouveau avoir accès à leur terre et à leur eau. Il n’est pas concevable que les Bushmen donnent leur consentement libre et informé à l'exploitation minière alors que la plupart ne peuvent même pas rentrer chez eux.

En 2006, les Bushmen ont gagné un procès sans précédent concernant leurs droits à vivre sur leurs terres ancestrales de la réserve du Kalahari dont ils avaient été expulsés par le gouvernement. La Haute Cour du Botswana a reconnu leur droit à vivre sur ces terres et à continuer d’y pratiquer la chasse et la cueillette. La pré

De Beers Diamond Company Explores Botswana Reserve

De Beers Returns To Central Kalahari Game Reserve: Survival International Relaunches Campaign

Revealed: De Beers diamond prospectors at work in Bushman reserve in Botswana

Survival International is relaunching its campaign against De Beers after the discovery that the company has returned to the Central Kalahari Game Reserve in Botswana. Its new diamond exploration programme will be devastating for the Bushmen, and the reserve’s ecology. The area it is investigating is around the Bushman community of Metsiamenong.

De Beers’s previous attempts to mine for diamonds in the reserve led to a massive international campaign. Survival called for a boycott of De Beers, successfully persuaded supermodels Iman and Lily Cole to stop working with the company, and protested outside the openings of its stores in London and New York.

The campaign ended when the company sold its $2.2 billion deposit to Gem Diamonds for $34 million.

Survival’s Director Stephen Corry said today, ‘We are dismayed that De Beers feels that it can now return to the reserve whilst the situation with the Bushmen is still unresolved. Presumably it hoped no-one would notice. Hundreds of Bushmen still languish in relocation camps, unable to return home because the government won’t let them hunt or use their water borehole.

‘We intend to do everything in our power to help them, which will include targeting De Beers and trying to persuade people to boycott De Beers until the Bushmen have access to their lands and water. The Bushmen cannot conceivably give their free and informed consent to mining whilst most of them cannot even go home.’

Two years ago the Bushmen won a landmark court case over their right to live in the reserve, which is their ancestral land. They had been evicted by the government. The court recognized they have the right to live there, and to hunt and gather.

The rich diamond deposits in the reserve were widely thought to be behind the government’s determination to evict the Bushmen. The boom in diamond mining and exploration in the reserve threatens one of the largest game reserves in Africa, despite the fact that Botswana’s President, Ian Khama, is on the board of US-based Conservation International.


Qui est autochtone en Afrique?

De nos jours, les groupes qui déclarent être des « autochtones » d'Afrique sont avant tout ceux qui vivent de la chasse et de la cueillette ou du pastoralisme transhumant (migrateurs nomades). Il s'agit de différentes peuples qui ont suivi les trajectoires d'une évolution culturelle et économique liée à des conditions environnementales spécifiques telles qu'on les rencontre dans les forêts pluviales équatoriales, les chaînes de montagnes de l'Atlas, du Hoggar et du Tibesti, la Vallée du Rift ainsi que les déserts du Sahara et du Kalahari.

Certains Africains pourraient se sentir offensés du fait que certains groupes ethniques sont qualifiés d’ «autochtones» alors que le terme ne s’applique pas à d’autres groupes. IPACC reconnaît que tous les Africains doivent jouir des mêmes droits et des mêmes marques de respect, et aussi que chaque élément de la diversité africaine a droit à l’estime de tous. En raison de circonstances historiques et environnementales, certaines communautés se sont retrouvées à l’écart du système d’état et peu représentées au gouvernement. Ces « peuples premiers » ou « peuples autochtones » se sont alignés aux standards des Nations Unies pour ce qui est des droits des peuples autochtones. L’intention n’est pas de nier leurs statuts aux autres Africains, mais de mettre l’accent sur le fait qu’une reconnaissance positive s’impose dans le cas des peuples de chasseurs-cueilleurs et de pastoralistes de manière à assurer leur survie.

Les revendications au statut d’autochtone d’Afrique reposent sur une série de caractéristiques:

  • marginalisation politique et économique enracinée dans le colonialisme;
  • discrimination de facto souvent basée sur la domination des peuples agricoles dans le système d’état (par ex. manque d’accès à l’éducation et aux services de santé pour les chasseurs et pastoralistes)
  • particularités liées à la culture, à l’identité, à l’économie et au territoire qui associent les peuples de chasseurs et de pastoralistes à leur habitat traditionnel dans les déserts et les forêts (par ex. nomadisme, alimentation, systèmes de connaissance)
  • certains peuples autochtones tels que les San et les Pygmées présentent des caractères physiques distinctifs qui les rendent vulnérables à des formes spécifiques de discrimination.

De récents travaux destinés à établir une cartographie de l'histoire génétique de l'Afrique attirent l'attention sur le fait que la présence des «peuples premiers» remonte à une lointaine antiquité sur le continent. Généticiens et archéologues s'accordent pour reconnaître que l'Afrique est le berceau de l'humanité. L'Afrique présente la plus grande diversité génétique et linguistique de tous les continents. Au cours de la dernière décennie, d'importants progrès ont eu lieu dans les domaines de la lecture des signatures génétiques et du déchiffrage de la préhistoire de l'Afrique. Des peuples comme les San et les Khoe ainsi que différents peuples des forêts « pygmées » présentent certains des types de gènes parmi les plus anciens de la planète.

La génétique n’est pas la base des droits de l’homme, mais elle démontre que la distribution du pouvoir parmi les différents peuples d’Afrique prend sa source dans un long passé historique qu’il convient de prendre en considération.

 


Les Bushmen du Kalahari menacés par un incendie de brousse

Un violent incendie de brousse qui se propage dans le Kalahari depuis une semaine, sans signe de répit, suscite une vive inquiétude pour les Bushmen du Botswana.

Le feu s’étend rapidement dans les prairies desséchées du nord de la Réserve naturelle du Kalahari central, détruisant les melons qui fournissent une source d’eau vitale pour les Bushmen durant cette saison exceptionnellement sèche.

Jumanda Gakelebone, porte-parole bushman a déclaré : « Il y a parfois des incendies, mais celui-ci est beaucoup plus important que les précédents. On essaie de l’éteindre, mais il avance trop rapidement. Leur vie [celle des Bushmen de la Réserve] va devenir très difficile parce que les melons vont brûler ».

La menace est particulièrement grave, du fait du refus du gouvernement botswanais de permettre aux Bushmen d’accéder au puits qui se trouve dans la réserve. Les Bushmen ont utilisé ce puits comme principale source d’eau depuis des décennies jusqu’à ce que le gouvernement le détruise dans le cadre de sa politique visant à les expulser de leur territoire.

Cela fait presque deux ans que le verdict d’un procès historique a confirmé le droit des Bushmen à vivre dans la Réserve. Mais le gouvernement continue à leur interdire l’accès à leurs puits.

En revanche, une mine géante de diamants et des lodges touristiques sont prévus dans la Réserve et ces deux projets nécessiteront le forage de puits pour fonctionner.


Les Bushmen

Les Bushmen sont un peuple indigène d'Afrique australe. Ils ont été victimes d'un génocide dans une indifférence quasi-générale. Autrefois présents dans toute l'Afrique australe, ils ne sont plus aujourd'hui que 100 000, la plupart d'entre eux ayant été spoliés de leurs terres par les colons blancs et les Bantous.

 


Bushmen to bring unique sound to city

A FAMILY of Kalahari Bushmen are to give a special performance of traditional trance music and dance in a bid to raise awareness of threats to their culture.

The !Gubi family from Namibia will perform alongside Ocean Terminal on Tuesday as part of the Mela festival.

Their music is usually played through the night to bring players into an altered state of consciousness, when they perform healing rituals on other members of their tribe.

The family of six, from Namibia, are touring the UK to bring attention to the plight of their people. Originally nomadic hunter-gatherers, they have now been officially assigned land in the Kalahari Desert, which is poor in natural resources, and are no longer allowed to roam the land. They must also share it with other tribes, which has resulted in conflict and competition for resources. The family, who range in age from 18 to 80, hope the tour will help them raise money to set up a community development project for their tribe.

Using traditional instruments such as the mouth bow and the mbira - also known as a thumb piano - they will entertain audiences at the Mela in a performance which will also include a film.


Parole Bushmen

 "Si j'allais chez le ministre et lui disais "Partez d'ici", il penserait que je suis fou"
Un Bushman du Botswana, à propos de leur expulsion 

Journée internationale des peuples indigènes, le 9 août

Pour marquer la journée internationale des peuples indigènes décrétée le 9 août par les Nations-Unies, Survival a qualifié de « Trinité diabolique » trois compagnies parmi celles qui abusent le plus des droits des peuples indigènes :

1. Vedanta. Cette compagnie s’apprête à construire une mine de bauxite sur la montagne sacrée des Dongria Kondh dans l’Etat d’Orissa, en Inde. Elle a déjà construit une raffinerie d’aluminium d’une valeur d’un milliard de dollars au pied de la montagne. Les Dongria Kondh, l’un des peuples indigènes les plus isolés d’Inde, sont résolument opposés à la mine qui les détruira en tant que peuple.

2. Perenco. Compagnie pétrolière franco-britannique, Perenco a la ferme intention d’exploiter le pétrole dans le nord de l’Amazonie péruvienne, sans tenir compte du danger que représentent ses opérations pour les Indiens isolés de la région. Les projets de la compagnie ont fait l’objet de deux actions en justice intentées par des organisations indigènes d’Amazonie péruvienne, mais elles n’ont pas abouti. Des contacts entre les ouvriers de la compagnie et des Indiens isolés ont déjà été signalés.

3. Samling. Active au Sarawak, Malaisie, depuis quatre décennies, Samling est responsable de la destruction massive de vastes étendues de forêts tropicales, incluant les terres ancestrales de la tribu nomade des Penan. Les Penan ont à plusieurs reprises érigé des barricades sur les routes utilisées pour le transport du bois pour tenter de stopper la dévastation de leurs forêts. Plusieurs Penan ont été arrêtés et James Ho, le chef des opérations de Samling a décrété : « Les Penan n’ont aucun droit à la forêt ».

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : « L’exploitation minière, pétrolière et forestière par ces trois compagnies qui opèrent chacune dans un domaine différent ont cependant un trait commun : un mépris total pour la vie des gens dont ils détruisent les terres. C’est toujours la même vieille histoire qui se répète : ces compagnies convoitent les ressources sans se préoccuper des gens. Elles peuvent éventuellement prétendre aujourd'hui à la ‘responsabilité socio-corporative’, mais peu d’entre elles s’y tiennent – c’est la poursuite absolue du profit au détriment de la survie de peuples auto-suffisants.»


West African bushmen are denied U.S. visas: They'd been recruited to build a mud-hut village at a Staunton museum

Three West African bushmen recruited to build an authentic mud-hut village at the Frontier Culture Museum of Virginia were denied visas because they are too poor and inarticulate.

In a letter to Sen. John W. Warner, R-Va., Debra Heien, chief of the consular section for the U.S. in Nigeria, said one applicant "could not articulate anything about the project. . . . The only thing he said was that he built his own house."

A second applicant, she said, "had not filled out his form properly. He was told to correct the errors and return before the morning intake was completed at 10:30 a.m. He did not come back."

She advised: "Should the applicants decide to apply again, they must make appointments using our on-line appointment system."

John Avoli, director of the museum in Staunton, said yesterday, "After a monumental effort, we identified three bush people who actually lived in mud huts. You can't imagine how difficult it was to get them out of the bush and bring them to Lagos. We were heartbroken."

The museum has been planning to build a mid-1700s West African Igbo compound to illustrate the history of the slave trade as well as the early American frontier. Many slaves brought to America and to Virginia came from Nigeria in West Africa.

"They were denied because they were considered poor dirt farmers who lived in mud huts and can't speak English and supposedly have no business in America," Avoli said. "They couldn't articulate fully why they were coming here."

But Avoli said the whole point of recruiting the bushmen -- who would of course be poor farmers with no English skills -- was that they built and lived in mud huts and so possessed the skills to construct a real Igbo compound.

At the American consulate in Lagos on June 17, the three bushmen -- Thomas Chukwujekwu Ikegbunam, Pius Chukwunwike Anigbogu and Ambrose Nwancho Nkwuda -- failed to convince an examiner that they only wanted to stay temporarily in the U.S.

Despite efforts by the Warner's staff, the decision was not reversed. In her letter last week to Warner, Heien, wrote that Ikegbunam "has no regular income" and that Nkwuda "is a farmer who ekes out a marginal living" while Anigbogu didn't fill out the application forms properly.

Material to construct the Igbo village is currently on its way to Virginia via ship, Avoli said. The material includes raffia palms for roofing and landscaping as well as pottery, tools and wood carvings that will decorate the mud huts.

An Igbo compound of the mid-1700s usually contained several houses enclosed by a fence of closely planted trees or a wall of compacted earth. Igbo houses were generally rectangular to square in shape, with walls of either solid earth or wattle and daub, and with roofs of palm or grass thatch, according to the museum.

Historically, the Igbo were yam farmers, and the compound of every successful Igbo included a yam barn where the harvested root crop was stored.

Avoli said that despite the setback, the West African village will be built. Umembe Onyejekwe, a former Nigerian government museum curator, will spend four months helping to build the village. She helped recruit the three bushmen.

Two other Nigerians, including an architecture professor from the university in Lagos, will also come to Staunton to help.


Le Canada demande pardon à ses autochtones

Lors d'une cérémonie au Parlement canadien mercredi 11 juin 2008, le premier ministre, Stephen Harper, a reconnu que l'envoi de force de dizaines de milliers d'enfants dans des pensionnats pour les couper de leurs familles et de leur culture, de la fin du XIXe siècle aux années 1970, a "causé de graves préjudices".

Au nom du gouvernement du Canada et de l’ensemble des Canadiens, le Premier ministre Stephen Harper a présenté aujourd’hui des excuses officielles historiques aux anciens élèves des pensionnats indiens et demandé pardon aux élèves pour les souffrances qu’ils ont endurées et les incidences néfastes des pensionnats sur la culture, le patrimoine et la langue autochtones.

« Le traitement des enfants dans les pensionnats indiens représente un triste chapitre de notre histoire a déclaré le Premier ministre Harper. Aujourd’hui, nous savons que cette politique d’assimilation était mauvaise, qu’elle a causé énormément de torts et qu’elle n’a pas sa place dans notre pays. Le gouvernement du Canada s’excuse sincèrement et demande pardon aux peuples autochtones du pays pour avoir trahi leur confiance si profondément. »

Les excuses présentées aujourd’hui renforcent les nombreuses autres initiatives gouvernementales visant à remédier aux conséquences tragiques des pensionnats indiens, notamment la mise en œuvre continue de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, une convention historique, qui prévoit un paiement d’expérience commune, un processus d’évaluation indépendant, des activités de commémoration, des mesures favorisant la guérison et la création de la Commission de vérité et de réconciliation des pensionnats indiens.

« Le gouvernement admet que l’absence d’excuses a été un obstacle à la guérison et à la réconciliation, a indiqué le Premier ministre Harper. Les efforts déployés pendant de nombreuses années par les survivants, les collectivités et les organisations autochtones ont mené à la conclusion de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens et à la création de la Commission de vérité et de réconciliation. Ces mesures représentent le fondement d’une nouvelle relation entre les Autochtones et les autres Canadiens, une relation axée sur la connaissance de notre histoire commune, le respect mutuel et le désir d’aller de l’avant sachant que des familles saines, des collectivités solides et des cultures et traditions vivantes renforceront le Canada. »
 (Suite)

Prime Minister Harper offers full apology on behalf of Canadians for the Indian Residential Schools system

On behalf of the Government of Canada and all Canadians, Prime Minister Stephen Harper offered an historic formal apology today to former students of Indian Residential Schools and sought forgiveness for the students’ suffering and for the damaging impact the schools had on Aboriginal culture, heritage and language.

“The treatment of children in Indian Residential Schools is a sad chapter in our history,” Prime Minister Harper said. “Today, we recognize this policy of assimilation was wrong, has caused great harm, and has no place in our country. The Government of Canada sincerely apologizes and asks the forgiveness of the Aboriginal peoples of this country for failing them so profoundly.”

Today’s apology reinforces numerous other government initiatives designed to address the tragic legacy of Indian Residential Schools, including the ongoing implementation of the historic Indian Residential Schools Settlement Agreement which includes: a Common Experience Payment; an Independent Assessment Process; Commemoration Activities; measures to support healing; and the Indian Residential Schools Truth and Reconciliation Commission.

“The Government recognizes that the absence of an apology has been an impediment to healing and reconciliation,” said Prime Minister Harper. “Years of work by survivors, communities and Aboriginal organizations culminated in an Indian Residential Schools Settlement Agreement and the Truth and Reconciliation Commission. These are the foundations of a new relationship between Aboriginal people and other Canadians, a relationship based on knowledge of our shared history, a respect for each other and a desire to move forward together with a renewed understanding that strong families, strong communities and vibrant cultures and traditions will contribute to a stronger Canada for all of us.”

SPECIMENS OF BUSHMAN FOLKLORE

 

SPECIMENS OF BUSHMAN FOLKLORE

BY

W. H. I. BLEEK AND L. C. LLOYD

[1911]

 (Suite)

Botswana government bans bushmen from accessing water in Kalahari Game Reserve

The Botswana government has banned Central Kalahari Game Reserve bushmen from accessing their own water but has given permission for a tourist lodge to do so, Survival International said on Monday.

"Who does the government think will want to sip their drinks and gaze at the Kalahari sunset while desperately thirsty Bushmen look on?" the worldwide organization's director Stephen Corry said.

"As long as the Bushmen are kept off their land, refused the right to hunt for food, and even refused water, the government's efforts to promote tourism will be tainted with injustice," he said.

The organization said South African company - The Safari & Adventure Company - had been awarded a concession in the reserve which was close to the bushman community of Molapo.

The concession had been promoted at the Indaba tourism fair in Durban last week.

"But despite the Botswana High Court ruling that the Bushmen have the constitutional right to live in the Central Kalahari Game Reserve, the Botswana government is doing everything it can to keep them out, denying them access to water and the right to hunt for food," the organization said.

It said the company had been granted permission to sink boreholes to obtain water for its staff to drink, shower, and cook with - but the Botswana government had refused to allow the Bushmen to use even a single borehole inside the reserve.

"It has instead told them to make a 400km round trip to fetch water."

According to Survival International, the bushmen had not been consulted about the tourist lodge that would be built on their land.

The Botswana embassy in Pretoria could not immediately comment.


Sur les traces des premiers peuples d'Afrique

Une vaste étude génétique nous donne des précisions essentielles sur les premières lignées d'hommes, en Afrique, avant même que débute l'essaimage de l'espèce en direction des autres continents.

Quelle chose remarquable que l'ADN mitochondrial ! Il est lui-même le produit d'un étonnant phénomène de l'évolution (la fusion d'une bactérie antédiluvienne et de la cellule mère de tout le règne végétal et animal), mais il porte aussi les marques d'une évolution plus récente. Chez de nombreuses espèces - espèce humaine incluse - il ne se transmet que de la mère à l'enfant. Aucun gène paternel ne s'en mêle. C'est pourquoi l'ADN mitochondrial permet de voir facilement si des mutations génétiques particulières se sont produites et facilite la construction de l'arbre généalogique de l'homme.

Les branches de cet arbre sont aujourd'hui bien connues. L'homme est apparu en Afrique. Il a ensuite gagné l'Asie, il y a environ 60 000 ans, l'Europe il y a 35 000 ans et l'Amérique il y a 15 000 ans. En revanche, les racines africaines de cet arbre ont été nettement moins étudiées. Or la diversité génétique constatée chez les Africains est probablement sans comparaison avec celle du reste de l'humanité dans son ensemble. Mais on comprend encore mal son évolution.

Une étude menée sous l'égide du Genographic Project, un organisme installé à Washington, et qui vient de paraître dans la revue American Journal of Human Genetics, apporte un début de réponse. Dirigée par Doron Behar, du centre médical Rambam, à Haïfa, et Spencer Wells, de la National Geographic Society, l'équipe à l'origine de ces travaux a étudié l'ADN mitochondrial de plus de 600 Africains vivants pour expliquer l'évolution de la diversité génétique sur le continent noir. Ce faisant, ils nous éclairent également sur la façon dont l'espèce humaine a migré à l'intérieur de son continent natal bien avant de s'aventurer timidement dans le reste du monde.

Les chercheurs se sont intéressés en particulier aux échantillons d'ADN mitochondrial prélevés sur des individus des peuples khoïkhoï et san, dans le sud de l'Afrique. Ces peuples, qu'on appelle collectivement les Bushmen, vivent traditionnellement de la chasse et de la cueillette. Pour de nombreux anthropologues, leur mode de vie serait très semblable à celui des hommes qui vivaient partout dans le monde avant l'invention de l'agriculture.

L'espèce humaine a sans doute frôlé l'extinction

En comparant l'ADN des Khoïkhoï et des San à celui d'autres Africains, il apparaît que la première grande scission dans l'espèce Homo sapiens s'est produite peu de temps après l'apparition de celle-ci, il y a 200 000 ans. La plupart des êtres humains actuels se placent d'un côté de ce schisme, et la plupart des Bushmen de l'autre côté. L'objectif de l'équipe de scientifiques était de déterminer quelles lignées matrilinéaires d'ADN on trouve et où on les trouve. Leur analyse révèle que, presque tout au long de son histoire, notre espèce a été divisée en deux populations isolées, chacune représentant une des branches nées de la scission : l'une en Afrique de l'Est, l'autre dans le sud du continent. Mais, parmi les scissions matrilinéaires survenues au cours des 100 000 premières années d'existence de l'espèce humaine, rares sont celles qui ont survécu jusqu'à nos jours.

Cette découverte signifie que la population humaine était au début de son existence très peu nombreuse (d'où des chances limitées de voir évoluer de nouvelles lignées matrilinéaires) et renforce l'idée que l'Homo sapiens a sans doute frôlé l'extinction. A un moment donné, la perpétuation de l'humanité a probablement reposé sur une population limitée à environ 2 000 individus.

Cette contraction démographique coïncide avec une période de sécheresse prolongée en Afrique de l'Est et s'explique sans doute par ces conditions climatiques. En revanche, dès la fin de cette sécheresse, de nombreuses nouvelles lignées matrilinéaires sont apparues, qui existent toujours actuellement. Les chercheurs estiment que, il y a 60 000 à 70 000 ans, période à laquelle s'est produit l'exode qui allait peupler le reste de la planète, pas moins de quarante groupes de ce type cohabitaient en Afrique. Mais que la migration hors du continent n'a concerné que deux d'entre eux.

Ces lignées matrilinéaires africaines semblent toutefois être restées isolées les unes des autres pendant des dizaines de millénaires après l'exode. Ce n'est qu'il y a 40 000 ans que les croisements ont repris, peut-être à la suite de la révolution technologique du Paléolithique supérieur, qui a permis l'apparition d'outils nouveaux et plus élaborés. Les Bushmen semblent avoir été les seuls oubliés de cette grande fête panmictique [panmixie : reproduction par des unions faites au hasard] : ils restèrent isolés jusqu'il y a une centaine d'années, lorsqu'ils furent envahis par d'autres Africains, au nord, et par les Européens, au sud. La panmixie fut dès lors totale - mais elle n'avait plus rien d'une fête.


Le gouvernement dissuade le public de financer Survival

Un porte-parole du gouvernement botswanais a appelé l'opinion publique à ne pas financer Survival en raison du soutien que l’organisation apporte aux Bushmen expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR).

Clifford Maribe, du ministère botswanais des Affaires étrangères, a écrit dans le journal The Sunday Standard : "Je conseille à l'opinion publique, en particulier du Royaume-Uni, à ne pas faire de don à M. Corry [le directeur de Survival] ou à financer la campagne de Survival International contre le Botswana" car "ces fonds récoltés auprès de personnes confiantes renforcent cette campagne malveillante contre le Botswana et contre la relocalisation [des habitants] de la réserve naturelle du Kalahari central".

M. Maribe a ajouté : "L'engagement du gouvernement botswanais pour améliorer le bien de tous ses citoyens et notamment [les Bushmen du Kalahari] reste inchangé".

Récemment, le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies et le Département d'Etat américain ont critiqué le comportement du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Les Nations-Unies ont exprimé leur inquiétude quant aux faits que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux et que l’accès à l’eau soit interdit par l'Etat aux personnes en question ».

Le rapport du département d’Etat américain établit que "l’interprétation abusive du jugement de décembre 2006 maintenue par le gouvernement a pour effet d’interdire à la majorité des San [Bushmen] précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

une compagnie de safari s’installe à proximité d’une communauté bushman

Le gouvernement du Botswana a accordé à la compagnie « Safari & Adventure »  l’autorisation de construire un lodge touristique à proximité de la communauté bushman de Molapo, dans la réserve naturelle du Kalahari central.

Ce lodge nécessitera de grandes quantités d’eau alors que les Bushmen ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits. Les Bushmen expulsés de leur territoire en 2002 par le gouvernement ont obtenu en 2006 devant la Cour le droit de retourner chez eux mais le gouvernement les en empêche, notamment en leur interdisant de chasser et d'utiliser leur propre puits.

Le droit international précise qu'aucun projet de développement ne peut être envisagé sur le territoire de peuples indigènes sans leur consentement préalable, libre et informé. Les Bushmen n'ont pas été consultés sur la construction d'un lodge pour touristes sur leur territoire.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Le gouvernement a l’indécence d’obliger les Bushmen à aller chercher l'eau à plus de 200 km de la réserve alors que les touristes prendront leurs douches et siroteront leurs cocktails juste à côté d’eux. Cette mesure est contraire aux droits fondamentaux de l’homme et est tout à fait illégale. Il est à espérer que les touristes se garderont de venir lorsqu’ils apprendront le sort réservé aux Bushmen ».

La compagnie "‘Safari & Adventure" est basée en Afrique du Sud et opère également en Namibie et en Zambie.

De l'eau dans le Kalahari pour les touristes... pas pour les Bushmen

Des lodges pour touristes, nécessitant de grandes quantités d'eau, sont sur le point d'être construits sur le territoire des Bushmen du Kalahari alors que ces derniers ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits.
Le gouvernement a émis un appel d'offres portant sur trois sites à l'intérieur de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) pouvant accueillir des structures touristiques. L’un des ces sites se trouve à proximité de la communauté bushman de Molapo. Les compagnies Afro Ventures Botswana et Safari Adventure ont été invitées à se porter acquéreur de cette concession.

Depuis que le gouvernement a détruit leur puits lors des expulsions de 2002, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ils affirment qu'ils financeront eux-même ce puits mais les autorités refusent tout compromis prétendant que ce puits est la "propriété du gouvernement".

Le gouvernement du Botswana a expulsé les Bushmen de leur territoire en 2002. Bien qu'ils aient légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006, les autorités continuent de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Le projet gouvernemental de construction de luxueux équipements touristiques dans la Réserve rend encore plus cruel son refus d'accorder aux Bushmen la gestion d'un puits. Les touristes qui pourraient être tentés de visiter le Kalahari changeront probablement d'opinion lorsqu'ils prendront connaissance du sort des Bushmen".

Plusieurs puits ont déjà été forés en prévision de l’installation d'une mine d’un coût de 2,2 milliards de dollars qui sera exploitée par Gem Diamonds dans la communauté bushman de Gope.

Water voor toeristen, dorst voor de Bosjesmannen

Safarikampen voor toeristen die mogelijk gebouwd zullen worden op het grondgebied van de Bosjesmannen in de Kalahari hebben zeer veel water nodig, terwijl het de Bosjesmannen op hetzelfde gebied niet is toegestaan gebruik te maken van hun enige waterput.

 (Suite)

Acqua ai turisti del Kalahari ma non ai Boscimani

Sulla terra dei Boscimani, nella Central Kalahari Game Reserve (CKGR), stanno per essere costruiti dei villaggi turistici che necessitano di enormi quantità d’acqua. Tuttavia, le autorità continuano a proibire ai Boscimani di attingere acqua dal loro unico pozzo.

Il governo ha indetto una gara d’appalto per la costruzione di villaggi turistici in tre diverse località della CKGR. Una delle tre aree è molto vicina alla comunità boscimane di Molapo. Le compagnie Afro Ventures Botswana e Safari Adventure Company sono state invitate a fare un’offerta per accaparrarsi le concessioni.

 (Suite)

Botswana

BOTSWANA Changing of the guard With little fanfare, Botswana's President Festus Mogae last week handed over the reins of government to his vice-president, Seretse Ian Khama, almost a year and a half before the next elections.

Despite claims by some opponents that the change of leadership is constitutionally illegal a view dismissed by analysts and some calls for direct presidential elections, there seems no reason Khama will not govern as intended. Botswana has a history of smooth leadership succession since the country's first president, Sir Seretse Khama, who ruled the country from independence in 1966 until 1980, groomed his successor, Quett Ketumile Masire.

Under Masire and Mogae, Botswana has grown from one of the poorest African countries to one of its wealthiest.

 (Suite)

Botswana tribe victimised

AN indigenous rights group accused the Botswanan government on Monday of barring local bushmen from drawing water from a borehole even as it gave a diamond firm the green light to sink several in preparation for a mine in the Central Kalahari Game Reserve.

British-based charity Survival reported that transnational corporation Gem Diamonds had created the exploratory boreholes as part of an environmental assessment before constructing a £1.1 billion diamond mine at Gope, a traditional Bushman community within the reserve.

Bushmen have been petitioning the government to allow them to reopen a single borehole within the reserve ever since the government dismantled it to put pressure on people to relocate in 2002.

Survival director Stephen Corry said that the decision highlighted "the cruel vindictiveness of a government determined to keep the bushmen out of their ancestral lands and intent on making them pay for their victory in the High Court."


Kalahari : De l'eau pour les diamants, pas pour les Bushmen

Au Botswana, dans la réserve naturelle du Kalahari central, plusieurs puits ont été creusés en prévision de l’exploitation d'une mine de diamant alors que les Bushmen qui vivent sur place n'ont pas le droit d'utiliser leur propre puits.

Les puits exploratoires ont été créés dans le cadre de l’évaluation environnementale qui précède la construction par Gem Diamonds d'une mine de diamants de 2,2 milliards de dollars à Gope, une communauté bushman située à l'intérieur de la réserve. Plusieurs puits seront nécessaires au bon fonctionnement de la mine qui nécessitera d’importants volumes d'eau.

Depuis que le gouvernement a détruit leur unique puits – Monthomelo situé dans la Réserve – pour les « encourager » à partir dans les camps de relocalisation, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ce puits était leur principale source d'eau avant que le gouvernement ne les expulse illégalement de la réserve.

Les Bushmen ont légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006 mais le gouvernement continue de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Il n’y a qu’une seule explication au fait que le gouvernement autorise les compagnies minières à creuser autant de puits qu'ils le désirent et empêche les Bushmen d'en utiliser un seul – la terrible vengeance d'un gouvernement déterminé à éloigner les Bushmen de leur territoire ancestral et à les faire payer leur victoire devant la Haute Cour. Les diamants de cette mine seront un gage de haine et non d'amour".


Nouvelle campagne de Survival : de l'eau pour les Bushmen

Survival vient de lancer une nouvelle campagne demandant à ses milliers de sympathisant du monde entier d’écrire au nouveau président du Botswana, Lt Gen Ian Khama, pour l’exhorter à permettre aux Bushmen du Kalahari d’accéder à l'eau sur leur territoire.

En 2002, lors de l'expulsion des Bushmen de la réserve naturelle du Kalahari central, le gouvernement avait condamné le puits de la communauté de Mothomelo qui représentait leur principale source d'eau.

Après avoir gagné, en 2006, un procès historique au cours duquel leur expulsion avait été jugée illégale, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner chez eux. Mais le gouvernement refusa qu'ils utilisent le puits prétextant qu’il était la "propriété du gouvernement".

Dans le même temps, un projet de mine de diamants d'un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Malgré le manque d'eau, certains Bushmen sont déjà retournés vivre dans la réserve. Une femme a témoigné : "Tout le monde a soif. C'est dur. Si vous avez encore un peu d'énergie, vous pouvez partir à la recherche de nourriture et de bois, mais si vous êtes vraiment assoiffé, vous ne pouvez pas. Vous devez vous asseoir à l'ombre, à l'intérieur de la hutte où il fait plus frais, parce que si votre soif augmente, vous serez entre la vie et la mort".


Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies critique le Botswana sur la question des Bushmen

Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies a désapprouvé la politique du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Il a exhorté le Botswana à s'assurer que «  le droit de retourner dans la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) soit accordé à toutes les personnes qui en ont été expulsées ».

Jusqu'à présent, le gouvernement n’a autorisé le retour que des quelques Bushmen cités dans le jugement rendu par la Haute Cour en décembre 2006 à l’issue du procès qu’ils ont gagné, alors que des centaines d'autres doivent demander un permis. Le gouvernement a également interdit aux Bushmen d'utiliser leur puits qui leur était vital durant la saison sèche et de pratiquer la chasse à l'intérieur de la réserve.

Le Comité, la plus haute autorité des Nations-Unies en matière de droits de l'homme, a exprimé son « inquiétude » quant au fait que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux » et a déploré que « l'Etat ne permette pas l’accès à l'eau aux personnes en question ».

Ces conclusions ont été rendues quelques jours seulement après qu'un rapport du département d'Etat américain ait condamné « l’interprétation abusive » du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement botswanais.


Alexander McCall Smith rompt le silence sur les Bushmen

Alexander McCall Smith, l'auteur de la série de romans policiers célèbres au Royaume-Uni "The No. 1 Ladies' Detective Agency" et dont l'action se déroule au Botswana, a pour la première fois pris publiquement position en faveur des Bushmen du Kalahari, comparant leur expulsion à "une tache dans l'histoire du pays".

L'écrivain a déclaré dans un entretien au quotidien The Evening Standard : "La question des San [Bushmen] et de leur accès dans la réserve naturelle du Kalahari central est triste et bouleversante et les tribunaux botswanais ont pris position contre leur propre gouvernement dans cette affaire.

"Tous ceux que je connais espèrent que cette tache dans l'histoire du pays trouvera une issue qui respectera les droits et les aspirations des San; j'espère vraiment que le gouvernement du Botswana en tiendra compte, et je suis certain qu’il le fera".

Le mois dernier, l'avant première du film "The No. 1 Ladies' Detective Agency" à Londres avait été perturbée par des manifestants venus attirer l'attention sur la situation des Bushmen. Le film, réalisé par Richard Curtis et Anthony Minghella, récemment décédé, a bénéficié d'un important soutien du département touristique botswanais dont l’administrateur a déclaré que ce film "sera une vitrine pour la promotion des diamants du Botswana... et qu'il restaurera l'image ternie par la question de la CKGR [la réserve naturelle du Kalahari central]".


Botswana

Le président du Botswana, Festus Mogae, passe le flambeau ce mardi à son vice-président Ian Khama qui lui succède à la tête de cette nation de l'Afrique australe.

Khama, 55 ans, est le fils du premier président botswanais, Seretse Khama. Il devient ainsi le 4e chef de l'Etat du pays, une énième passation de pouvoir pacifique qui vient davantage renforcer la réputation déjà acquise de nation stable dont bénéficie le Bostwana. Cela est d'autant plus remarquable que le président Mogae quitte volontairement le pouvoir environ 18 mois avant la fin de son mandat. Une première ? Pas au Botswana. En 1998, son prédécesseur, Quett Masire, avait lui aussi tiré sa révérence bien avant l'expiration de son mandat présidentiel. Une tradition donc dans un pays pourtant dominé par une formation politique, le Parti démocratique botswanais (BDP).

La seule zone d'ombre de sa présidence, et elle est de taille, est le traitement des populations autochtones San, ou « Bushmen », dont l'habitat naturel dans le désert du Kalahari semblait menacé par des sociétés d'exploitation de diamants. En 2006 la Haute Cour du Botswana avait rendu un jugement en faveur des San, leur reconnaissant le droit de vivre dans la réserve. Ce jugement avait mis fin aux expulsions ordonnées par le gouvernement de Mogae, mais en 2007 l'ONG Survival International avait fait état d'intimidations envers ces populations. Et tout le monde sait bien qu'un génocide est en train de se produire...


Le département d’Etat américain condamne “l’interprétation abusive” du Botswana

 

Le département d’Etat américain a rendu public un rapport sur les droits de l’homme au Botswana. Il critique “l’interprétation abusive” du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement qui a interdit à la plupart des Bushmen ayant été expulsés de leurs terres de rentrer chez eux.

Le rapport établit que l’attitude du gouvernement qui continue de nier le jugement de décembre 2006 ‘a pour effet d’interdire à la majorité des San (Bushmen) précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

Le rapport souligne également que la plupart des Bushmen qui étaient autorisés à retourner dans la réserve ne l’ont pas fait, en raison du manque d’eau dans la réserve. Il rappelle qu’en 2005, la police avait utilisé des balles de caoutchouc contre les Bushmen qui tentaient d’apporter de la nourriture et de l’eau à leurs proches restés à l’intérieur


La Commissione ONU per i diritti umani critica il Botswana sulla questione dei Boscimani

La Commissione dei diritti umani delle Nazioni Unite ha criticato il governo del Botswana per la sua politica nei confronti dei Boscimani e lo ha esortato a garantire il diritto di ritornare nella Central Kalahari Game Reserve a tutte le persone che ne sono state espulse.

Fino ad oggi, il governo ha autorizzato a rientrare solo quei pochi Boscimani citati nominalmente nel pronunciamento della Corte Suprema del Botswana del dicembre 2006, nel corso dello storico processo vinto dai Boscimani; altre centinaia di loro sono invece costretti a richiedere dei permessi. Il governo ha anche proibito ai Boscimani di utilizzare il pozzo che costituisce per loro una fonte vitale d’acqua nella stagione arida, e non consente loro di cacciare.

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Botswana and the Bushmen

Here is the Botswana Report on Human Rights Practices released by the Bureau of democracy, Human Rights.

Botswana, with a population of 1.82 million, has been a multiparty democracy since its independence in 1966. Its constitution provides for indirect election of a president and popular election of a national assembly. In 2004 the Botswana Democratic Party (BDP), led by President Festus G. Mogae, returned to power in elections generally deemed free and fair. The BDP has held a majority of national assembly seats since independence. The civilian authorities generally maintained effective control of the security forces.

The following human rights problems were reported during the year: abuse of detainees by security forces, poor prison conditions, lengthy delays in the judicial process, restrictions on press freedom, violence against women, and child abuse. There was societal discrimination against homosexuals, persons with HIV/AIDS, and members of the San ethnic group. Government restrictions on the right to strike and child labor were problems. The government's continued narrow interpretation of a December 2006 High Court ruling resulted in the majority of San originally relocated from the Central Kalahari Game Reserve (CKGR) being prohibited from returning to or hunting in the CKGR.

 

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McCall Smith rompe il silenzio sui Boscimani

Alexander McCall Smith, autore del best-seller “The No. 1 Ladies’ Detective Agency”, ha parlato per la prima volta a sostegno dei Boscimani del Kalahari definendo la storia del loro sfratto come “una vergogna nella storia del paese”.

Nel corso di un’intervista apparsa sul quotidiano londinese Evening Standard, lo scrittore ha dichiarato: “La questione dei San [Boscimani] e del loro accesso alla riserva del Kalahari centrale (Central Kalahari Game Reserve) è veramente triste e penosa e, a questo riguardo, i tribunali del Botswana hanno sentenziato contro il proprio governo”.

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Survival lanceert "Water voor de Bosjesmannen" actie

In haar nieuwste briefschrijfactie vraagt Survival International duizenden aanhangers wereldwijd een brief te schrijven aan de nieuwe president van Botswana, Lt Gen Ian Khama, met het nadrukkelijke verzoek de Bosjesmannen de het Centrale Kalahari Natuur Reservaat toegang te geven tot water.

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Visite du président Mogae à Paris

 A l'occasion de la visite en France des 20 et 21 mars 2008 du président du Botswana M. Festus Mogae, la section française de Survival International lui a rappelé le sort tragique des Bushmen du Kalahari et a appelé le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Survival a écrit à M. Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France, en lui demandant d'intervenir en faveur des Bushmen, ainsi qu'au président Nicolas Sarkozy qui a décoré Festus Mogae des insignes de Grand-Croix de commandeur de la Légion d'honneur pour le "modèle de démocratie et de bonne gouvernance" que représente le Botswana.

Lors d'une conférence donnée par M. Mogae à l'Université de la Sorbonne, il a été interrogé par un porte-parole de Survival sur le sort des Bushmen et plus particulièrement sur la question de leur accès à l'eau à l'intérieur de la réserve du Kalahari central.

Une manifestation a également été organisée devant le du siège du MEDEF où avait lieu une réunion de travail au cours de laquelle le président du Botswana rencontrait des entreprises françaises.

Après avoir gagné un procès historique à l'issue duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.


Le Botswana, les Bushmen et les diamants...

Paris accueille aujourd’hui le président du Botswana, un pays atypique par sa bonne gestion et sa prospérité économique. Mais c'est également un pays qui essaie de faire disparaître les derniers Bushmen qui ont pour seul défaut de vivre dans un désert infesté de diaments...

 C’est un de ces pays africains dont on ne parle jamais, bien qu’ils aillent relativement bien – ou peut-être parce qu’ils vont bien. Le Botswana, dont le président Festus Mogae a effectué les 20 et 21 mars 2008 une visite officielle à Paris, fait figure, sous bien des aspects, de modèle à l’échelon du continent.

Démocratie stable et intègre – Transparency International l’a classé l’an dernier comme le pays le moins corrompu d’Afrique –, le Botswana est le premier producteur mondial de diamants. Il est aussi riche en minéraux (cuivre, nickel), en charbon et en pétrole. Ce vaste pays peu peuplé, enclavé au nord de l’Afrique du Sud, était pourtant, lors de son indépendance en 1966, l’un des 25 plus pauvres du monde. Il se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il a affiché, durant la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de plus de 8 %, ce qui lui a permis de sortir en 1984 du groupe des pays les moins avancés (PMA).

Ces données macroéconomiques exemplaires aux yeux des institutions internationales ne doivent pas occulter les fardeaux persistants du sida, qui touche près du quart de la population adulte, et de l’inégalité sociale. En la matière, le cas des Bushmen (Bochimans) est souvent soulevé. Ce peuple nomade de chasseurs-cueilleurs a fait l’objet en 1997 et 2002 d’expulsions de son territoire ancestral, dans la réserve naturelle du Kalahari central, pour faciliter la mise en œuvre d’un vaste projet d’extraction de diamants. Bien que leur expulsion ait été jugée illégale par la Haute Cour, les Bushmen ont été empêchés de retourner dans leurs anciens villages.

Les dizaines de millions de carats de diamants tirés des quatre mines botswanéennes, pour une valeur de 1,6 milliard d’euros en 2006, rendent le pays dépendant de l’industrie minière et des cours mondiaux. Sa proximité avec la première économie subsaharienne, l’Afrique du Sud, d’où proviennent les trois quarts de ses importations, est aussi à double tranchant. Le gouvernement s’efforce de rendre la relation plus équilibrée : il vient par exemple de fonder une coentreprise avec le géant diamantaire De Beers en vue de trier, évaluer et commercialiser sur place une plus grande partie de la production. Confronté, comme l’Afrique du Sud, à une pénurie d’électricité, le Botswana s’apprête aussi à signer un accord sur la construction d’une centrale électrique au charbon d’une valeur de plusieurs milliards d’euros dont les trois quarts de la production devraient être exportés vers l’Afrique du Sud.

Malgré son envergure modeste – moins de deux millions d’habitants –, le Botswana intéresse la France, qui y a ouvert une ambassade en 2001. Elle y voit un marché d’exportation sous-exploité, mais aussi un relais pour sa diplomatie d’influence, Gaborone abritant le secrétariat de l’organisation régionale, la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC). De son côté, le Botswana souhaite affermir son poids en Afrique et dans le monde, notamment en développant l’apprentissage du français. La signature, ce matin, d’une convention sur ce sujet sera le premier acte public accompli par le nouveau secrétaire d’État chargé de la coopération et de la francophonie, Alain Joyandet, entré en fonction hier.

Festus Mogae, qui sera reçu cet après-midi par Nicolas Sarkozy, quittera ses fonctions à la fin du mois après deux mandats, à l’image de ses deux prédécesseurs depuis l’indépendance. Comme eux, il cédera la place à son vice-président et rejoindra le club, de plus en plus fourni, des présidents africains ayant quitté démocratiquement le pouvoir.


Le président du Botswana à Paris : la France doit soutenir les Bushmen

A l'occasion de la visite cette semaine en France du président du Botswana M. Festus Mogae, plusieurs organisations des droits de l'homme souhaitent évoquer le sort tragique des Bushmen du Kalahari et appelle le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Au cours de deux vagues d'expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé la plupart des Bushmen de leur territoire ancestral dans la réserve naturelle du Kalahari central et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation.

Après avoir gagné un procès historique au cours duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Jean-Patrick Razon, directeur de Survival France, a déclaré  : "Les autorités botswanaises souhaitent donner une image plaisante et pacifique de leur pays, mais la réalité pour les Bushmen est très différente. Ils ne connaissent plus que la répression, l'intimidation et la persécution de la part d'un gouvernement qui semble déterminé à ne pas les laisser rentrer chez eux en dépit de la décision de sa propre justice. J'espère que la France n'oubliera pas les Bushmen lors de la visite de M. Mogae et qu'elle l'exhortera à les autoriser à à retourner sur leur territoire".

M. Festus Mogae doit notamment rencontrer Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France. Dans une lettre adressée aujourd'hui au ministre, Survival lui demande d'intervenir en faveur des Bushmen.
Une manifestation sera prochainement organisée pour soutenir les droits des Bushmen.

Rappelons que ces terres avaient été données aux Bushmen dans les années 60 parce qu'elles sont désertiques... Malheureusement pour les Bushmen, le sous-sol est riche de diamands...


Une langue indigène disparaît « toutes les deux semaines »

A l’occasion de la « Journée internationale de la langue maternelle » décrétée par l’Unesco le 21 février, Survival International rappelle qu’en moyenne une langue indigène s’éteint toutes les deux semaines.

Sur les 6 000 langues recensées dans le monde, 5 000 sont indigènes et la plupart de celles qui sont menacées d’extinction sont indigènes.

Les Indiens akuntsu, qui vivent dans le nord du Brésil, ont été contactés pour la première fois par une équipe gouvernementale en 1995. Massacrés par les éleveurs qui ont spolié leurs terres dans les années 1970 et 1980, leur groupe est aujourd’hui réduit à 6 individus. Personne d’autre qu’eux ne parle leur langue qui disparaîtra vraisemblablement avec ses derniers locuteurs.

Plus d’une centaine de peuples vivent encore de manière isolée dans le monde et leurs langues sont parmi les plus menacées. Survival estime que nombre d’entre eux risquent de disparaître d’ici vingt ans.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « A chaque fois qu’un peuple disparaît et que sa langue meurt, ce sont un mode de vie et une manière de voir le monde qui disparaissent à tout jamais. Même minutieusement étudiée et transcrite, une langue sans locuteurs ne représente pas grand chose. Une langue n’est vivante que si son peuple est vivant et l’avenir des peuples qui demeurent aujourd’hui encore isolés dépend étroitement de la manière dont nous respecterons leur droit à choisir leur propre mode de vie ».

L’année 2008 a été proclamée « Année internationale des langues » par les Nations-Unies.


BOTSWANA; Les Bochimans toujours interdits de séjour sur leurs terres

Expulsés voici dix ans de leurs territoires, les San ont constamment réclamé le droit d'y retourner. En 2006, la justice botswanaise leur a donné raison. Ils croupissent pourtant toujours dans des camps.

M'étant rendue à plusieurs reprises dans la réserve du Kalahari central, au Botswana, je peux voir la différence entre le mode de vie indépendant que les Bochimans menaient autrefois et celui qu'ils ont aujourd'hui. En plusieurs vagues d'expulsion, échelonnées entre 1997 et 2002, le gouvernement les a chassés de leurs terres ancestrales et placés dans des camps. A vol d'oiseau, ces camps ne sont pas très éloignés du Kalahari : l'un d'eux est situé en bordure de la réserve et un autre à 60 kilomètres à l'ouest. Mais la nature accidentée du terrain fait qu'un Bochiman souhaitant regagner la réserve aurait plusieurs jours de marche devant lui.

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L'Australie demande "pardon" pour les souffrances infligées aux Aborigènes

L'Australie a enfin reconnu les souffrances infligées aux aborigènes depuis des décennies. Souhaitons que le gouvernement botswanais en fasse de même rapidement et cesse de persécuter les Bushmen comme il le fait.

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La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones suscite un solide appui

Le Chef national, Phil Fontaine, et le Chef régional pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, ont annoncé qu'ils entendaient maintenir leur appui à l'égard de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

À l'occasion d'un petit-déjeuner organisé aujourd'hui sur la Colline du Parlement, le Chef régional a prononcé une allocution devant des députés et des représentants de plusieurs organisations non gouvernementales, dont Amnesty International, Droits et Démocratie, Kairos, la Société religieuse des amis ainsi que d'autres organismes autochtones, rassemblés pour discuter de l'application de la Déclaration au Canada.

Le 13 septembre 2007, l'Assemblée générale des Nations Unies, organe suprême de l'Organisation des Nations Unies, a voté en faveur de l'adoption de la Déclaration, après plus de 20 années de négociations intensives entre les États-nations et les peuples autochtones. Toutefois, le Canada, qui est pourtant membre du Comité des droits de l'homme, organe créé en vue de faire respecter les normes les plus élevées en matière de droits de la personne, a voté contre la Déclaration. Alors qu'une majorité écrasante de 143 États ont voté en faveur de la Déclaration, seuls quatre pays s'y sont opposés, dont le Canada.

 

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Botswana: Mine Consultation Exercise Flawed

Representatives from the consultancy firm Marsh Environmental Services today begin a whirlwind twelve-day consultation programme in and around the Central Kalahari Game Reserve (CKGR), in Botswana. The move is part of plans to develop a $2.2 billion diamond mine within the reserve.

In what has since been ruled an unlawful and unconstitutional act, in 2002 the Botswana government removed more than 600 Bushmen from the CKGR without their consent. These evictions followed the previous removal of hundreds of Bushmen from the reserve in 1997. Although a small number have been able to return, the majority languish in resettlement camps outside the reserve. It is in these camps that most of the Bushmen will be 'consulted' about the mine.

The proposed mine would be built near Gope, a Bushman settlement in the reserve. If it goes ahead, it will irrevocably alter both the land and the lives of the Bushmen. Survival International does not believe that the Bushmen are in a position to give their free, prior, and informed consent to the construction of a mine in their homeland whilst they continue to be unable to access it.

The Bushmen won the right to return to their homes in the reserve in 2006, but the Botswana government has effectively prevented them from doing so by refusing to allow them to hunt in the reserve, or to reopen their old water borehole. The majority cannot even enter the reserve without first applying for a permit.

Survival's director Stephen Corry said today, 'It is a well recognised principle of international law that development on indigenous peoples' land should not proceed without the free and informed consent of the indigenous communities living there. But how can the Bushmen give their consent freely when most of them cannot even live there, and those who have managed to return cannot get food or water?'

These sentiments are echoed by First People of the Kalahari (FPK), the grassroots Bushman organisation. In addition to demanding that consultations occur only after the Bushmen have been able to return to their homes in the reserve, FPK are pushing for an independent mining expert to be made available to the Bushmen, to give them impartial advice on the impact the mine would have.

 


Les diamants des Bushmen...

Des représentants de la firme-conseil Marsh Environmental Services ont entamé le 22 janvier 2008 un programme éclair de consultation de 12 jours à l'intérieur et à l'extérieur de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) au Botswana. Cette visite s'inscrit dans le projet de développement d’une mine de diamant dans la réserve d’un coût de 2,2 milliards de dollars.

En 2002, le gouvernement du Botswana a déplacé contre leur volonté plus de 600 Bushmen hors de la réserve; décision jugée depuis illégale et anticonstitutionnelle. Ces expulsions faisaient suite à celles, effectuées en 1997, de plusieurs centaines d’autres habitants de la réserve. Bien qu'un petit nombre d'entre eux aient pu retourner chez eux, la majorité se languit dans des camps de relocalisation à l'extérieur de la réserve. C'est dans ces camps que les Bushmen seront "consultés" à propos de la mine.

La mine en question serait construite à proximité de Gope, une communauté bushman située dans la réserve. Si le projet aboutit, il affectera à la fois les terres et la vie des Bushmen. Survival International estime que les Bushmen ne sont pas en mesure de donner leur consentement préalable, libre et informé à la construction d'une mine sur leur terre natale alors qu'il n'y ont toujours pas accès.

Les Bushmen ont obtenu le droit de retourner dans leurs communautés de la réserve en 2006 mais en réalité, le gouvernement du Botswana les en empêche en leur refusant le droit d’y chasser ou de rouvrir leurs puits. La plupart d’entre eux ne peuvent pénétrer dans la réserve sans autorisation préalable.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui :
« Le droit au consentement préalable, libre et informé des peuples indigènes dans les programmes de développement qui les concernent est inscrit dans la législation internationale. Comment les Bushmen pourraient-ils donner librement leur consentement alors que la plupart d'entre eux ne peuvent pas vivre sur leurs terres et que ceux qui ont réussi à y retourner ne peuvent se procurer ni eau ni nourriture? »

Cette position fait écho à celle de First People of the Kalahari (FPK), l'organisation locale bushman. Tout en exigeant que ces consultations ne soient faites qu'une fois les Bushmen rentrés chez eux dans la réserve, le FPK demande qu'une étude d’impact indépendante soit effectuée et rendue accessible aux Bushmen.

Inquinato il processo di consultazione sulla miniera

I rappresentanti della società di consulenza Marsh Environmental Services avviano oggi un programma di consultazioni all’interno e nei pressi della Riserva del Kalahari Centrale (CKGR), in Botswana. L’iniziativa è parte di un progetto che prevede l’apertura di una miniera di diamanti da 2.2 miliardi di dollari all’interno della CKGR.

Più di 600 Boscimani sono stati sfrattati dalla Riserva nel 2002, con un’operazione che il tribunale ha definito un atto illegale e incostituzionale. Altre centinaia di Boscimani erano già stati sfrattati nel 1997, sempre per mano del governo del Botswana. Benché un piccolo numero di Boscimani sia riuscito a ritornare a casa, la maggior parte di loro langue in campi di reinsediamento governativi allestiti all’esterno della CKGR. Ed è proprio in questi campi che i Boscimani saranno “consultati” circa i progetti minerari.

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Botswana : la mine de De Beers sur le territoire des Bushmen serait 100 fois plus grande que prévu

 Dans un prospectus distribué à la sortie d’un événement organisé par Survival à Londres, le gouvernement du Botswana affirme qu’une ‘petite zone à proximité d’un gisement, c’est-à-dire dans un rayon de 40 km, a été isolée’. Ce qui signifie qu’une superficie équivalant à 10% de la Réserve naturelle du Kalahari central est concernée.

Le ministère botswanais des Ressources minières, de l’énergie et de l’eau avait déclaré en 2000 qu’une superficie de 46 km2, soit 0,09% de la Réserve, serait attribuée à une mine. Le propre rapport d’évaluation de l’impact environnemental de De Beers publié en 1999 affirmait que la surface concernée par les activités minières représenterait 35 km2 ou 0,07 % de la Réserve, tandis que The Botswana Gazette écrivait que la mine ne couvrirait que 20 km2, soit 0,04% de la Réserve.

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Kalahari diamonds

SINCE 1996 we have regularly charted the tragic and shocking saga of the Botswanan government's forcible eviction of the last Bushmen from their ancestral homeland in the Central Kalahari Game Reserve, fully supported by British ministers and the EU.

Initially the EU threatened to withdraw aid from Botswana unless persecution of the Bushmen was halted, but it was persuaded by our Foreign Office to back an eviction policy enforced by torture and shootings.

Last December, the Bushmen won a historic legal victory, thanks in part to the London-based campaigning body Survival International. Botswana's high court ruled that the evictions were illegal and in breach of a constitutional guarantee given them (at British insistence) when the country became independent in 1966. The court further ruled that the Bushmen must be allowed access to water and to continue their traditional hunter-gathering.

Since then the Botswanan government has consistently flouted the court's judgment, denying the Bushmen water and the right to hunt, and forcibly preventing most of them from returning home. Not a peep of protest from the Foreign Office, which has also over the years echoed Botswana's denials that part of its motive for forcing out the Bushmen was to permit diamond mining in the reserve.

It has just been announced that a pounds 2 million diamond mine is planned for the reserve, backed by the Botswanan government - and presumably our Foreign Office.


L'appel des Bushmen à leur président

 A l’occasion du premier anniversaire de leur victoire judiciaire, les Bushmen de l’organisation First People of the Kalahari ont adressé au président du Botswana, Festus Mogae, une lettre ouverte dénonçant les méthodes du gouvernement visant à les empêcher de retourner sur leur territoire ancestral.

Le 13 décembre 2006, les Bushmen ont obtenu le droit de retourner sur leur terre de la réserve naturelle du Kalahari central dont ils avaient été expulsés par le gouvernement en 2002. Le droit de chasse leur avait également été reconnu.

Dans leur lettre, les Bushmen s’insurgent contre la répression gouvernementale leur interdisant d’utiliser leurs puits et de chasser et les contraignant à obtenir un permis de "visiteur" pour pénétrer dans la réserve.

Ils exhortent le gouvernement à enquêter sur les cas de tortures, de brutalités et de harcèlement dont sont victimes les Bushmen qui vivent dans l’un des camps de relocalisation à l'extérieur de la réserve.


Appello dei Boscimani al Presidente

Nel primo aniversario della sentenza storica emessa dall’Alta Corte del Botswana, l’organizzazione boscimane First People of the Kalahari ha inviato una lettera aperta al Presidente del paese, Mogae, descrivendo dettagliatamente come il governo continui ad impedire loro di rientrare nelle terre ancestrali.

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