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SOS Bushmen

Aidons les Bushmen

Au cours de deux vagues d’expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé tous les Bushmen de leur territoire ancestral et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation. Pour les empêcher de retourner dans leur réserve, le gouvernement a condamné le puits qui représentait la principale source d’eau des Bushmen.

Ce puits se trouve à l’intérieur de la Réserve, dans la communauté bushman de Mothomelo. Avant les expulsions, un camion-citerne envoyé par le gouvernement faisait une fois par mois la navette entre le puits et l’ensemble des communautés bushmen de la réserve. Bien que les Bushmen soient réputés pour leurs techniques de stockage de l’eau de pluie, ce puits était essentiel à leur survie pendant la saison sèche.

Comment aider?

Le 1er avril 2008, l’ancien vice-président, Ian Khama, est devenu le nouveau président du Botswana. Ecrivez-lui une lettre courtoise en vous inspirant du texte ci-dessous pour l’exhorter à autoriser les Bushmen à utiliser le puits situé à l’intérieur de la réserve du Kalahari :

Je suis extrêmement inquiet d’apprendre que votre gouvernement n’autorisera pas les Bushmen à utiliser le puits se trouvant dans la communauté de Mothomelo, à l’intérieur de la réserve du Kalahari. Aucune raison valable ne justifie ce refus, qui semble être motivé par la volonté de dissuader les Bushmen de retourner sur leur territoire ancestral. Je vous prie de mettre immédiatement terme à cette politique et à autoriser les Bushmen à utiliser l’eau dont ils ont besoin. Il s’agit d’un droit de l’homme fondamental.

On peut également le faire en anglais:

Your Excellency,  

As you assume your new post as President of Botswana, I hope that this will signal a change in policy towards the Bushmen of the Kalahari.

After being forcibly removed from the Central Kalahari Game Reserve, many Bushmen living in the resettlement camps are exposed to diseases including HIV/AIDS, which they never experienced before. Alcoholism and depression is widespread.

The High Court ruled that the evictions of the Bushmen were illegal and unconstitutional. I urge you to embrace the spirit of this ruling by allowing all of the Bushmen who wish to return home to do so, and by allowing them to hunt for food and to access their own water using the pre-existing borehole at Mothomelo, within the reserve.

Refusal to allow the Bushmen to use their existing borehole at Mothomelo can only be interpreted as a clear sign that you are determined to continue the past government’s misguided policy of keeping the Bushmen from returning home.

Envoyez vos lettres à :

H.E. President Ian Khama

Office of the President
Private Bag 001
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 395 0858

Commencez par: 'Your Excellency'

Ms Margaret Nasha

Minister of Local Government
Ministry of Local Government
Private Bag 006
Gaborone
Botswana

Fax: 00 267 390 2263

Les Bushmen condamnent Mo Ibrahim

Les Bushmen du Kalahari expulsés de leurs terres par le gouvernement de l'ancien président du Botswana Festus Mogae ont condamné le milliardaire africain Mo Ibrahim et sa fondation pour avoir attribué à Mogae "le prix de la bonne gouvernance en Afrique". Ce prix sera décerné à Mogae lors d'une cérémonie à Alexandrie, en Egypte, samedi 15 novembre.

Un porte-parole bushman a déclaré aujourd'hui : "Nous pensons qu'il ne devrait pas recevoir ce prix en raison de la manière dont il nous a traités lorsqu'il était président du Botswana. En nous chassant de nos terres ancestrales il a bouleversé notre vie. Il nous a rendus pauvres, malades du SIDA et alcooliques."

Le gouvernement Mogae avait expulsé les Bushmen de la réserve du Kalahari central en 2002, leur interdisant de pratiquer la chasse et la cueillette.

Les chasseurs bushmen ont été systématiquement arrêtés et torturés; ceux qui manifestaient pacifiquement contre les expulsions ont également été arrêtés et certains blessés par balle; une femme au moins est morte de faim et de soif lorsque le gouvernement Mogae avait bloqué l'accès à la réserve.

Les Bushmen ont intenté un procès au gouvernement et en 2006 la Haute Cour du Botswana a déclaré que les expulsions étaient "illégales et anticonstitutionnelles". Un des juges a affirmé que le refus du gouvernement de les laisser chasser "revenait à les condamner à mourir de faim".

Mais le gouvernement, dirigé par Mogae jusqu'en avril dernier, empêche toujours les Bushmen de retourner chez eux. Il leur refuse l’accès à une source d’eau inutilisée dans l’une de leurs communautés et leur interdit de chasser pour se nourrir.

Le gouvernement botswanais promeut actuellement des projets touristiques et d'exploitation diamantifère en plein cœur du territoire bushman. La compagnie Gem Diamonds a l’intention d’exploiter les mines dans la communauté bushman de Gope tandis que la compagnie 'Safari & Adventure' a répondu à un appel d'offres pour la construction d'infrastructures touristiques à proximité de la communauté bushman de Molapo.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Les citoyens les plus marginalisés du Botswana, les Bushmen du Kalahari, ont une perspective tout à fait différente de la manière dont l'élite africaine gouverne le pays. Leur expérience de la bonne gouvernance de Festus Mogae se résume aux évictions, aux arrestations et à la torture. La Fondation Mo Ibrahim aurait mieux fait de les écouter avant de faire ce choix peu judicieux."

Le prix Mo Ibrahim attribue au récipiendaire la somme de 5 millions de dollars sur dix ans, puis 200 000 dollars annuels à vie. Parmi les membres du jury figuraient l'ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et l'ancien Haut Commissaire aux droits de l'homme, Mary Robinson.


Diamantfirma de Beers trekt zich terug

Kort nadat Survival International opnieuw druk is gaan uitoefenen op diamantfirma De Beers, meldt deze te zijn gestopt met activiteiten op het land van de Kalahari Bosjesmannen in Botswana. De Beers geeft als reden dat de hierover geraadpleegde Bosjesmannen, waaronder zij die in het reservaat leven, het niet eens waren met de plannen om vlakbij één van hun dorpen te delven.

 (Suite)

Les Bushmen et Survival contraignent De Beers à se retirer de la Réserve du Kalahari

Suite à la pression exercée par Survival International, De Beers a déclaré avoir renoncé à poursuivre ses opérations de prospection minière sur les terres des Bushmen, dans la réserve du Kalahari central, les Bushmen que la compagnie a consultés, y compris ceux qui vivent dans la Réserve, s’y étant opposés.

De Beers avait reconduit ses opérations de prospection dans la réserve du Kalahari central le mois dernier. La compagnie affirme désormais qu'elle ne mènera pas d'autres activités dans la région tant qu’un projet de gestion durable ne sera pas approuvé par toutes les parties.

C'est une importante victoire pour les Bushmen – mais l'exploitation de diamants continue de menacer leur survie. De Beers conserve un certain nombre de licences de prospection dans la Réserve.

Une autre compagnie diamantifère, Gem Diamonds, mène aussi des opérations de prospection dans la Réserve. Bien qu’elle prétende avoir obtenu le soutien des populations locales, la compagnie poursuit ses activités alors que les Bushmen continuent d'être brutalisés et harcelés et n'ont accès à aucune assistance juridique. Cette situation ne permet pas aux Bushmen d'émettre un avis en toute connaissance de cause. En dépit du jugement de la Haute Cour du Botswana en 2006 qui réaffirme les droits des Bushmen, le gouvernement les empêche toujours d'accéder à leur source d'eau et de pratiquer la chasse.

Les Bushmen ont déclaré à Survival que tant que ceux ayant injustement été expulsés ne seront pas autorisés à retourner de nouveau sur leurs terres et ne bénéficieront pas d’accès à l’eau et de permis de chasse, ils considéreront les diamants exploités par Gem comme empoisonnés. Un porte-parole bushmen a attesté : "Gem ment lorsqu’elle affirme agir en faveur des Bushmen. Ils se fichent de nous – ils ne travaillent qu'avec le gouvernement".

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Toutes les négociations entre les compagnies diamantifères et les Bushmen menées dans ces conditions sont un affront au concept de consentement libre, préalable et informé qui est le fondement même de la Déclaration des d

I Boscimani e Survival costringono la De Beers a ritirarsi

In seguito alle pressioni esercitate da Survival International, la De Beers ha reso noto di aver bloccato le sue operazioni nel territorio dei Boscimani del Kalahari, in Botswana. Le persone consultate, infatti, tra cui Boscimani residenti nella riserva, avrebbero dichiarato di non essere d’accordo con il suo piano di effettuare ricerche diamantifere nei pressi di una comunità boscimane.

 (Suite)

De Beers revient dans la réserve du Kalahari central: Survival International relance sa campagne

Survival International relance sa campagne contre De Beers après avoir appris de source bien informée son retour dans la réserve du Kalahari central au Botswana. Son nouveau programme de prospection diamantifère sera dévastateur pour les Bushmen et l’écosystème de la Réserve. La zone de prospection est située à proximité de la communauté bushman de Metsiamenong.

Ses précédentes tentatives d’exploitation minière dans la Réserve avaient déclenché dans le monde entier une campagne massive de protestation. Survival avait appelé au boycott de la compagnie, avait convaincu avec succès les mannequins Iman et Lily Cole de ne plus la représenter et organisé des manifestations lors de l’inauguration de ses boutiques à Londres et à New York.

La campagne prit fin lorsque De Beers céda ses gisements d'une valeur de 1,6 milliards d'euros à Gem Diamonds, pour un montant de 25 millions d'euros.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui: " Nous sommes consternés d’apprendre le retour de De Beers dans la réserve alors que la question des Bushmen n'est toujours pas résolue. La compagnie pensait probablement pouvoir agir dans l’ombre. Des centaines de Bushmen continuent de languir dans les camps de relocalisation dans l’impossibilité de retourner chez eux, le gouvernement ne les autorisant ni à chasser ni à utiliser leurs sources d'eau. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider, en faisant pression sur De Beers et en persuadant l'opinion publique de boycotter ses diamants jusqu'à ce que les Bushmen puissent de nouveau avoir accès à leur terre et à leur eau. Il n’est pas concevable que les Bushmen donnent leur consentement libre et informé à l'exploitation minière alors que la plupart ne peuvent même pas rentrer chez eux.

En 2006, les Bushmen ont gagné un procès sans précédent concernant leurs droits à vivre sur leurs terres ancestrales de la réserve du Kalahari dont ils avaient été expulsés par le gouvernement. La Haute Cour du Botswana a reconnu leur droit à vivre sur ces terres et à continuer d’y pratiquer la chasse et la cueillette. La pré

De Beers Diamond Company Explores Botswana Reserve

De Beers Returns To Central Kalahari Game Reserve: Survival International Relaunches Campaign

Revealed: De Beers diamond prospectors at work in Bushman reserve in Botswana

Survival International is relaunching its campaign against De Beers after the discovery that the company has returned to the Central Kalahari Game Reserve in Botswana. Its new diamond exploration programme will be devastating for the Bushmen, and the reserve’s ecology. The area it is investigating is around the Bushman community of Metsiamenong.

De Beers’s previous attempts to mine for diamonds in the reserve led to a massive international campaign. Survival called for a boycott of De Beers, successfully persuaded supermodels Iman and Lily Cole to stop working with the company, and protested outside the openings of its stores in London and New York.

The campaign ended when the company sold its $2.2 billion deposit to Gem Diamonds for $34 million.

Survival’s Director Stephen Corry said today, ‘We are dismayed that De Beers feels that it can now return to the reserve whilst the situation with the Bushmen is still unresolved. Presumably it hoped no-one would notice. Hundreds of Bushmen still languish in relocation camps, unable to return home because the government won’t let them hunt or use their water borehole.

‘We intend to do everything in our power to help them, which will include targeting De Beers and trying to persuade people to boycott De Beers until the Bushmen have access to their lands and water. The Bushmen cannot conceivably give their free and informed consent to mining whilst most of them cannot even go home.’

Two years ago the Bushmen won a landmark court case over their right to live in the reserve, which is their ancestral land. They had been evicted by the government. The court recognized they have the right to live there, and to hunt and gather.

The rich diamond deposits in the reserve were widely thought to be behind the government’s determination to evict the Bushmen. The boom in diamond mining and exploration in the reserve threatens one of the largest game reserves in Africa, despite the fact that Botswana’s President, Ian Khama, is on the board of US-based Conservation International.


Qui est autochtone en Afrique?

De nos jours, les groupes qui déclarent être des « autochtones » d'Afrique sont avant tout ceux qui vivent de la chasse et de la cueillette ou du pastoralisme transhumant (migrateurs nomades). Il s'agit de différentes peuples qui ont suivi les trajectoires d'une évolution culturelle et économique liée à des conditions environnementales spécifiques telles qu'on les rencontre dans les forêts pluviales équatoriales, les chaînes de montagnes de l'Atlas, du Hoggar et du Tibesti, la Vallée du Rift ainsi que les déserts du Sahara et du Kalahari.

Certains Africains pourraient se sentir offensés du fait que certains groupes ethniques sont qualifiés d’ «autochtones» alors que le terme ne s’applique pas à d’autres groupes. IPACC reconnaît que tous les Africains doivent jouir des mêmes droits et des mêmes marques de respect, et aussi que chaque élément de la diversité africaine a droit à l’estime de tous. En raison de circonstances historiques et environnementales, certaines communautés se sont retrouvées à l’écart du système d’état et peu représentées au gouvernement. Ces « peuples premiers » ou « peuples autochtones » se sont alignés aux standards des Nations Unies pour ce qui est des droits des peuples autochtones. L’intention n’est pas de nier leurs statuts aux autres Africains, mais de mettre l’accent sur le fait qu’une reconnaissance positive s’impose dans le cas des peuples de chasseurs-cueilleurs et de pastoralistes de manière à assurer leur survie.

Les revendications au statut d’autochtone d’Afrique reposent sur une série de caractéristiques:

  • marginalisation politique et économique enracinée dans le colonialisme;
  • discrimination de facto souvent basée sur la domination des peuples agricoles dans le système d’état (par ex. manque d’accès à l’éducation et aux services de santé pour les chasseurs et pastoralistes)
  • particularités liées à la culture, à l’identité, à l’économie et au territoire qui associent les peuples de chasseurs et de pastoralistes à leur habitat traditionnel dans les déserts et les forêts (par ex. nomadisme, alimentation, systèmes de connaissance)
  • certains peuples autochtones tels que les San et les Pygmées présentent des caractères physiques distinctifs qui les rendent vulnérables à des formes spécifiques de discrimination.

De récents travaux destinés à établir une cartographie de l'histoire génétique de l'Afrique attirent l'attention sur le fait que la présence des «peuples premiers» remonte à une lointaine antiquité sur le continent. Généticiens et archéologues s'accordent pour reconnaître que l'Afrique est le berceau de l'humanité. L'Afrique présente la plus grande diversité génétique et linguistique de tous les continents. Au cours de la dernière décennie, d'importants progrès ont eu lieu dans les domaines de la lecture des signatures génétiques et du déchiffrage de la préhistoire de l'Afrique. Des peuples comme les San et les Khoe ainsi que différents peuples des forêts « pygmées » présentent certains des types de gènes parmi les plus anciens de la planète.

La génétique n’est pas la base des droits de l’homme, mais elle démontre que la distribution du pouvoir parmi les différents peuples d’Afrique prend sa source dans un long passé historique qu’il convient de prendre en considération.

 


Les Bushmen du Kalahari menacés par un incendie de brousse

Un violent incendie de brousse qui se propage dans le Kalahari depuis une semaine, sans signe de répit, suscite une vive inquiétude pour les Bushmen du Botswana.

Le feu s’étend rapidement dans les prairies desséchées du nord de la Réserve naturelle du Kalahari central, détruisant les melons qui fournissent une source d’eau vitale pour les Bushmen durant cette saison exceptionnellement sèche.

Jumanda Gakelebone, porte-parole bushman a déclaré : « Il y a parfois des incendies, mais celui-ci est beaucoup plus important que les précédents. On essaie de l’éteindre, mais il avance trop rapidement. Leur vie [celle des Bushmen de la Réserve] va devenir très difficile parce que les melons vont brûler ».

La menace est particulièrement grave, du fait du refus du gouvernement botswanais de permettre aux Bushmen d’accéder au puits qui se trouve dans la réserve. Les Bushmen ont utilisé ce puits comme principale source d’eau depuis des décennies jusqu’à ce que le gouvernement le détruise dans le cadre de sa politique visant à les expulser de leur territoire.

Cela fait presque deux ans que le verdict d’un procès historique a confirmé le droit des Bushmen à vivre dans la Réserve. Mais le gouvernement continue à leur interdire l’accès à leurs puits.

En revanche, une mine géante de diamants et des lodges touristiques sont prévus dans la Réserve et ces deux projets nécessiteront le forage de puits pour fonctionner.


Les Bushmen

Les Bushmen sont un peuple indigène d'Afrique australe. Ils ont été victimes d'un génocide dans une indifférence quasi-générale. Autrefois présents dans toute l'Afrique australe, ils ne sont plus aujourd'hui que 100 000, la plupart d'entre eux ayant été spoliés de leurs terres par les colons blancs et les Bantous.

 


Bushmen to bring unique sound to city

A FAMILY of Kalahari Bushmen are to give a special performance of traditional trance music and dance in a bid to raise awareness of threats to their culture.

The !Gubi family from Namibia will perform alongside Ocean Terminal on Tuesday as part of the Mela festival.

Their music is usually played through the night to bring players into an altered state of consciousness, when they perform healing rituals on other members of their tribe.

The family of six, from Namibia, are touring the UK to bring attention to the plight of their people. Originally nomadic hunter-gatherers, they have now been officially assigned land in the Kalahari Desert, which is poor in natural resources, and are no longer allowed to roam the land. They must also share it with other tribes, which has resulted in conflict and competition for resources. The family, who range in age from 18 to 80, hope the tour will help them raise money to set up a community development project for their tribe.

Using traditional instruments such as the mouth bow and the mbira - also known as a thumb piano - they will entertain audiences at the Mela in a performance which will also include a film.


Parole Bushmen

 "Si j'allais chez le ministre et lui disais "Partez d'ici", il penserait que je suis fou"
Un Bushman du Botswana, à propos de leur expulsion 

Journée internationale des peuples indigènes, le 9 août

Pour marquer la journée internationale des peuples indigènes décrétée le 9 août par les Nations-Unies, Survival a qualifié de « Trinité diabolique » trois compagnies parmi celles qui abusent le plus des droits des peuples indigènes :

1. Vedanta. Cette compagnie s’apprête à construire une mine de bauxite sur la montagne sacrée des Dongria Kondh dans l’Etat d’Orissa, en Inde. Elle a déjà construit une raffinerie d’aluminium d’une valeur d’un milliard de dollars au pied de la montagne. Les Dongria Kondh, l’un des peuples indigènes les plus isolés d’Inde, sont résolument opposés à la mine qui les détruira en tant que peuple.

2. Perenco. Compagnie pétrolière franco-britannique, Perenco a la ferme intention d’exploiter le pétrole dans le nord de l’Amazonie péruvienne, sans tenir compte du danger que représentent ses opérations pour les Indiens isolés de la région. Les projets de la compagnie ont fait l’objet de deux actions en justice intentées par des organisations indigènes d’Amazonie péruvienne, mais elles n’ont pas abouti. Des contacts entre les ouvriers de la compagnie et des Indiens isolés ont déjà été signalés.

3. Samling. Active au Sarawak, Malaisie, depuis quatre décennies, Samling est responsable de la destruction massive de vastes étendues de forêts tropicales, incluant les terres ancestrales de la tribu nomade des Penan. Les Penan ont à plusieurs reprises érigé des barricades sur les routes utilisées pour le transport du bois pour tenter de stopper la dévastation de leurs forêts. Plusieurs Penan ont été arrêtés et James Ho, le chef des opérations de Samling a décrété : « Les Penan n’ont aucun droit à la forêt ».

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : « L’exploitation minière, pétrolière et forestière par ces trois compagnies qui opèrent chacune dans un domaine différent ont cependant un trait commun : un mépris total pour la vie des gens dont ils détruisent les terres. C’est toujours la même vieille histoire qui se répète : ces compagnies convoitent les ressources sans se préoccuper des gens. Elles peuvent éventuellement prétendre aujourd'hui à la ‘responsabilité socio-corporative’, mais peu d’entre elles s’y tiennent – c’est la poursuite absolue du profit au détriment de la survie de peuples auto-suffisants.»


Un espoir pour tous les peuples autochtones

La Haute Cour australienne a reconnu aux Aborigènes des droits de propriété sur une grande partie de la côte nord de l’Australie.

La Cour a décidé que les Aborigènes de Blue Mud Bay dans le Territoire du Nord avaient des droits de propriété à la fois sur les fonds marins et les eaux de surface, ce qui, pour la première fois, accorde à des Aborigènes le contrôle de la pêche commerciale et plaisancière.

« Il s’agit d’une victoire historique pour les habitants traditionnels de la région ; nous avons attendu plus de 30 ans pour que nos droits à la mer soient officiellement reconnus » a déclaré Wali Wunungmurra, président du Conseil du Territoire du Nord.

La décision de la Cour est perçue comme une victoire par tous les Aborigènes d’Australie et pourrait amener à la résolution d’autres revendications territoriales dans d’autres parties de l’Australie.

« Je pense que d’autres Aborigènes seront désormais capables de s’appuyer sur cette victoire juridique pour revendiquer leurs droits dans d’autres parties de l’Australie » a déclaré le professeur John Altman du centre de recherche sur la politique aborigène.

Le pape et les autochtones

Discours de Benoît XVI devant les autorités australiennes (17 juillet 2008)

Benoît XVI voit dans la réconciliation de la société australienne et la reconnaissance des droits des populations autochtones un « signe d'espérance pour tous les peuples qui, dans le monde entier, attendent de voir affirmés leurs droits ».

Benoît XVI a ainsi fait allusion, dans son premier discours en Australie aux engagements du gouvernement et du Premier ministre Rudd, qui a prononcé, en février dernier, un discours historique énumérant tous les événements dont les descendants des colons étrangers demandaient pardon avec une affirmation récurrente : « We are sorry ».

« Cet exemple de réconciliation est un signe d'espérance pour tous les peuples qui, dans le monde entier, attendent de voir affirmés leurs droits et promue et reconnue leur contribution à la société », a déclaré le pape.

Le pape avait auparavant rappelé le caractère cosmopolite et jeune de la population australienne en disant : « Depuis le premier établissement d'Européens ici vers la fin du XVIIIe siècle, ce pays est devenu la demeure non seulement de générations de colons occidentaux, mais aussi de personnes provenant de tous les coins du globe. L'immense diversité de la population australienne d'aujourd'hui confère une vigueur particulière à cette nation qui, si on la compare à la majeure partie du reste du monde, pourrait encore être considérée comme jeune ».

Mais il rappelait aussi l'importance du patrimoine culturel des autochtones : « Cependant, rappelait le pape, pendant des milliers d'années, avant l'arrivée des émigrants occidentaux, les seuls habitants du lieu étaient des personnes originaires de cette terre, aborigènes et insulaires du détroit de Torres. Leur antique héritage a une part essentielle dans le panorama culturel de l'Australie moderne ».

Et de saluer le tournant pris par le gouvernement actuel en ces termes : « Grâce à la courageuse décision du Gouvernement australien de reconnaître les injustices commises dans le passé contre les peuples indigènes, des mesures concrètes sont maintenant mises en œuvre pour parvenir à une réconciliation fondée sur le respect réciproque. À juste titre, vous êtes en train de chercher à combler l'écart existant entre Australiens indigènes et non indigènes en ce qui concerne les perspectives de vie, les objectifs éducatifs et les opportunités économiques ».

Le pape avait célébré la messe en privé ce jeudi matin avant de se rendre à la « Government House » de Sydney où a eu lieu la cérémonie officielle de bienvenue. Le pape a été accueilli par le gouverneur général Michael Jeffery et par le Premier minsitre, Kevin Rudd, en présence du président de la conférence des évêques, Mgr Philip Edward Wilson, archevêque d'Adelaide, de l'archevêque de Sydney, le cardinal George Pell, de l'évêque coordinateur de la JMJ, Mgr Anthony Fisher, des évêques auxiliaires de Sydney ainsi que d'autres évêques australiens.

Le gouverneur a présenté au pape des « Civic Leaders » de Nouvelle Galles du Sud, et de Sydney, et le pape a prononcé son discours après l'allocution du Premier ministre.


 

 

 (Suite)

West African bushmen are denied U.S. visas: They'd been recruited to build a mud-hut village at a Staunton museum

Three West African bushmen recruited to build an authentic mud-hut village at the Frontier Culture Museum of Virginia were denied visas because they are too poor and inarticulate.

In a letter to Sen. John W. Warner, R-Va., Debra Heien, chief of the consular section for the U.S. in Nigeria, said one applicant "could not articulate anything about the project. . . . The only thing he said was that he built his own house."

A second applicant, she said, "had not filled out his form properly. He was told to correct the errors and return before the morning intake was completed at 10:30 a.m. He did not come back."

She advised: "Should the applicants decide to apply again, they must make appointments using our on-line appointment system."

John Avoli, director of the museum in Staunton, said yesterday, "After a monumental effort, we identified three bush people who actually lived in mud huts. You can't imagine how difficult it was to get them out of the bush and bring them to Lagos. We were heartbroken."

The museum has been planning to build a mid-1700s West African Igbo compound to illustrate the history of the slave trade as well as the early American frontier. Many slaves brought to America and to Virginia came from Nigeria in West Africa.

"They were denied because they were considered poor dirt farmers who lived in mud huts and can't speak English and supposedly have no business in America," Avoli said. "They couldn't articulate fully why they were coming here."

But Avoli said the whole point of recruiting the bushmen -- who would of course be poor farmers with no English skills -- was that they built and lived in mud huts and so possessed the skills to construct a real Igbo compound.

At the American consulate in Lagos on June 17, the three bushmen -- Thomas Chukwujekwu Ikegbunam, Pius Chukwunwike Anigbogu and Ambrose Nwancho Nkwuda -- failed to convince an examiner that they only wanted to stay temporarily in the U.S.

Despite efforts by the Warner's staff, the decision was not reversed. In her letter last week to Warner, Heien, wrote that Ikegbunam "has no regular income" and that Nkwuda "is a farmer who ekes out a marginal living" while Anigbogu didn't fill out the application forms properly.

Material to construct the Igbo village is currently on its way to Virginia via ship, Avoli said. The material includes raffia palms for roofing and landscaping as well as pottery, tools and wood carvings that will decorate the mud huts.

An Igbo compound of the mid-1700s usually contained several houses enclosed by a fence of closely planted trees or a wall of compacted earth. Igbo houses were generally rectangular to square in shape, with walls of either solid earth or wattle and daub, and with roofs of palm or grass thatch, according to the museum.

Historically, the Igbo were yam farmers, and the compound of every successful Igbo included a yam barn where the harvested root crop was stored.

Avoli said that despite the setback, the West African village will be built. Umembe Onyejekwe, a former Nigerian government museum curator, will spend four months helping to build the village. She helped recruit the three bushmen.

Two other Nigerians, including an architecture professor from the university in Lagos, will also come to Staunton to help.


Le Canada demande pardon à ses autochtones

Lors d'une cérémonie au Parlement canadien mercredi 11 juin 2008, le premier ministre, Stephen Harper, a reconnu que l'envoi de force de dizaines de milliers d'enfants dans des pensionnats pour les couper de leurs familles et de leur culture, de la fin du XIXe siècle aux années 1970, a "causé de graves préjudices".

Au nom du gouvernement du Canada et de l’ensemble des Canadiens, le Premier ministre Stephen Harper a présenté aujourd’hui des excuses officielles historiques aux anciens élèves des pensionnats indiens et demandé pardon aux élèves pour les souffrances qu’ils ont endurées et les incidences néfastes des pensionnats sur la culture, le patrimoine et la langue autochtones.

« Le traitement des enfants dans les pensionnats indiens représente un triste chapitre de notre histoire a déclaré le Premier ministre Harper. Aujourd’hui, nous savons que cette politique d’assimilation était mauvaise, qu’elle a causé énormément de torts et qu’elle n’a pas sa place dans notre pays. Le gouvernement du Canada s’excuse sincèrement et demande pardon aux peuples autochtones du pays pour avoir trahi leur confiance si profondément. »

Les excuses présentées aujourd’hui renforcent les nombreuses autres initiatives gouvernementales visant à remédier aux conséquences tragiques des pensionnats indiens, notamment la mise en œuvre continue de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, une convention historique, qui prévoit un paiement d’expérience commune, un processus d’évaluation indépendant, des activités de commémoration, des mesures favorisant la guérison et la création de la Commission de vérité et de réconciliation des pensionnats indiens.

« Le gouvernement admet que l’absence d’excuses a été un obstacle à la guérison et à la réconciliation, a indiqué le Premier ministre Harper. Les efforts déployés pendant de nombreuses années par les survivants, les collectivités et les organisations autochtones ont mené à la conclusion de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens et à la création de la Commission de vérité et de réconciliation. Ces mesures représentent le fondement d’une nouvelle relation entre les Autochtones et les autres Canadiens, une relation axée sur la connaissance de notre histoire commune, le respect mutuel et le désir d’aller de l’avant sachant que des familles saines, des collectivités solides et des cultures et traditions vivantes renforceront le Canada. »
 (Suite)

Prime Minister Harper offers full apology on behalf of Canadians for the Indian Residential Schools system

On behalf of the Government of Canada and all Canadians, Prime Minister Stephen Harper offered an historic formal apology today to former students of Indian Residential Schools and sought forgiveness for the students’ suffering and for the damaging impact the schools had on Aboriginal culture, heritage and language.

“The treatment of children in Indian Residential Schools is a sad chapter in our history,” Prime Minister Harper said. “Today, we recognize this policy of assimilation was wrong, has caused great harm, and has no place in our country. The Government of Canada sincerely apologizes and asks the forgiveness of the Aboriginal peoples of this country for failing them so profoundly.”

Today’s apology reinforces numerous other government initiatives designed to address the tragic legacy of Indian Residential Schools, including the ongoing implementation of the historic Indian Residential Schools Settlement Agreement which includes: a Common Experience Payment; an Independent Assessment Process; Commemoration Activities; measures to support healing; and the Indian Residential Schools Truth and Reconciliation Commission.

“The Government recognizes that the absence of an apology has been an impediment to healing and reconciliation,” said Prime Minister Harper. “Years of work by survivors, communities and Aboriginal organizations culminated in an Indian Residential Schools Settlement Agreement and the Truth and Reconciliation Commission. These are the foundations of a new relationship between Aboriginal people and other Canadians, a relationship based on knowledge of our shared history, a respect for each other and a desire to move forward together with a renewed understanding that strong families, strong communities and vibrant cultures and traditions will contribute to a stronger Canada for all of us.”

SPECIMENS OF BUSHMAN FOLKLORE

 

SPECIMENS OF BUSHMAN FOLKLORE

BY

W. H. I. BLEEK AND L. C. LLOYD

[1911]

 (Suite)

Botswana government bans bushmen from accessing water in Kalahari Game Reserve

The Botswana government has banned Central Kalahari Game Reserve bushmen from accessing their own water but has given permission for a tourist lodge to do so, Survival International said on Monday.

"Who does the government think will want to sip their drinks and gaze at the Kalahari sunset while desperately thirsty Bushmen look on?" the worldwide organization's director Stephen Corry said.

"As long as the Bushmen are kept off their land, refused the right to hunt for food, and even refused water, the government's efforts to promote tourism will be tainted with injustice," he said.

The organization said South African company - The Safari & Adventure Company - had been awarded a concession in the reserve which was close to the bushman community of Molapo.

The concession had been promoted at the Indaba tourism fair in Durban last week.

"But despite the Botswana High Court ruling that the Bushmen have the constitutional right to live in the Central Kalahari Game Reserve, the Botswana government is doing everything it can to keep them out, denying them access to water and the right to hunt for food," the organization said.

It said the company had been granted permission to sink boreholes to obtain water for its staff to drink, shower, and cook with - but the Botswana government had refused to allow the Bushmen to use even a single borehole inside the reserve.

"It has instead told them to make a 400km round trip to fetch water."

According to Survival International, the bushmen had not been consulted about the tourist lodge that would be built on their land.

The Botswana embassy in Pretoria could not immediately comment.


Sur les traces des premiers peuples d'Afrique

Une vaste étude génétique nous donne des précisions essentielles sur les premières lignées d'hommes, en Afrique, avant même que débute l'essaimage de l'espèce en direction des autres continents.

Quelle chose remarquable que l'ADN mitochondrial ! Il est lui-même le produit d'un étonnant phénomène de l'évolution (la fusion d'une bactérie antédiluvienne et de la cellule mère de tout le règne végétal et animal), mais il porte aussi les marques d'une évolution plus récente. Chez de nombreuses espèces - espèce humaine incluse - il ne se transmet que de la mère à l'enfant. Aucun gène paternel ne s'en mêle. C'est pourquoi l'ADN mitochondrial permet de voir facilement si des mutations génétiques particulières se sont produites et facilite la construction de l'arbre généalogique de l'homme.

Les branches de cet arbre sont aujourd'hui bien connues. L'homme est apparu en Afrique. Il a ensuite gagné l'Asie, il y a environ 60 000 ans, l'Europe il y a 35 000 ans et l'Amérique il y a 15 000 ans. En revanche, les racines africaines de cet arbre ont été nettement moins étudiées. Or la diversité génétique constatée chez les Africains est probablement sans comparaison avec celle du reste de l'humanité dans son ensemble. Mais on comprend encore mal son évolution.

Une étude menée sous l'égide du Genographic Project, un organisme installé à Washington, et qui vient de paraître dans la revue American Journal of Human Genetics, apporte un début de réponse. Dirigée par Doron Behar, du centre médical Rambam, à Haïfa, et Spencer Wells, de la National Geographic Society, l'équipe à l'origine de ces travaux a étudié l'ADN mitochondrial de plus de 600 Africains vivants pour expliquer l'évolution de la diversité génétique sur le continent noir. Ce faisant, ils nous éclairent également sur la façon dont l'espèce humaine a migré à l'intérieur de son continent natal bien avant de s'aventurer timidement dans le reste du monde.

Les chercheurs se sont intéressés en particulier aux échantillons d'ADN mitochondrial prélevés sur des individus des peuples khoïkhoï et san, dans le sud de l'Afrique. Ces peuples, qu'on appelle collectivement les Bushmen, vivent traditionnellement de la chasse et de la cueillette. Pour de nombreux anthropologues, leur mode de vie serait très semblable à celui des hommes qui vivaient partout dans le monde avant l'invention de l'agriculture.

L'espèce humaine a sans doute frôlé l'extinction

En comparant l'ADN des Khoïkhoï et des San à celui d'autres Africains, il apparaît que la première grande scission dans l'espèce Homo sapiens s'est produite peu de temps après l'apparition de celle-ci, il y a 200 000 ans. La plupart des êtres humains actuels se placent d'un côté de ce schisme, et la plupart des Bushmen de l'autre côté. L'objectif de l'équipe de scientifiques était de déterminer quelles lignées matrilinéaires d'ADN on trouve et où on les trouve. Leur analyse révèle que, presque tout au long de son histoire, notre espèce a été divisée en deux populations isolées, chacune représentant une des branches nées de la scission : l'une en Afrique de l'Est, l'autre dans le sud du continent. Mais, parmi les scissions matrilinéaires survenues au cours des 100 000 premières années d'existence de l'espèce humaine, rares sont celles qui ont survécu jusqu'à nos jours.

Cette découverte signifie que la population humaine était au début de son existence très peu nombreuse (d'où des chances limitées de voir évoluer de nouvelles lignées matrilinéaires) et renforce l'idée que l'Homo sapiens a sans doute frôlé l'extinction. A un moment donné, la perpétuation de l'humanité a probablement reposé sur une population limitée à environ 2 000 individus.

Cette contraction démographique coïncide avec une période de sécheresse prolongée en Afrique de l'Est et s'explique sans doute par ces conditions climatiques. En revanche, dès la fin de cette sécheresse, de nombreuses nouvelles lignées matrilinéaires sont apparues, qui existent toujours actuellement. Les chercheurs estiment que, il y a 60 000 à 70 000 ans, période à laquelle s'est produit l'exode qui allait peupler le reste de la planète, pas moins de quarante groupes de ce type cohabitaient en Afrique. Mais que la migration hors du continent n'a concerné que deux d'entre eux.

Ces lignées matrilinéaires africaines semblent toutefois être restées isolées les unes des autres pendant des dizaines de millénaires après l'exode. Ce n'est qu'il y a 40 000 ans que les croisements ont repris, peut-être à la suite de la révolution technologique du Paléolithique supérieur, qui a permis l'apparition d'outils nouveaux et plus élaborés. Les Bushmen semblent avoir été les seuls oubliés de cette grande fête panmictique [panmixie : reproduction par des unions faites au hasard] : ils restèrent isolés jusqu'il y a une centaine d'années, lorsqu'ils furent envahis par d'autres Africains, au nord, et par les Européens, au sud. La panmixie fut dès lors totale - mais elle n'avait plus rien d'une fête.


Le gouvernement dissuade le public de financer Survival

Un porte-parole du gouvernement botswanais a appelé l'opinion publique à ne pas financer Survival en raison du soutien que l’organisation apporte aux Bushmen expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR).

Clifford Maribe, du ministère botswanais des Affaires étrangères, a écrit dans le journal The Sunday Standard : "Je conseille à l'opinion publique, en particulier du Royaume-Uni, à ne pas faire de don à M. Corry [le directeur de Survival] ou à financer la campagne de Survival International contre le Botswana" car "ces fonds récoltés auprès de personnes confiantes renforcent cette campagne malveillante contre le Botswana et contre la relocalisation [des habitants] de la réserve naturelle du Kalahari central".

M. Maribe a ajouté : "L'engagement du gouvernement botswanais pour améliorer le bien de tous ses citoyens et notamment [les Bushmen du Kalahari] reste inchangé".

Récemment, le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies et le Département d'Etat américain ont critiqué le comportement du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Les Nations-Unies ont exprimé leur inquiétude quant aux faits que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux et que l’accès à l’eau soit interdit par l'Etat aux personnes en question ».

Le rapport du département d’Etat américain établit que "l’interprétation abusive du jugement de décembre 2006 maintenue par le gouvernement a pour effet d’interdire à la majorité des San [Bushmen] précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

une compagnie de safari s’installe à proximité d’une communauté bushman

Le gouvernement du Botswana a accordé à la compagnie « Safari & Adventure »  l’autorisation de construire un lodge touristique à proximité de la communauté bushman de Molapo, dans la réserve naturelle du Kalahari central.

Ce lodge nécessitera de grandes quantités d’eau alors que les Bushmen ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits. Les Bushmen expulsés de leur territoire en 2002 par le gouvernement ont obtenu en 2006 devant la Cour le droit de retourner chez eux mais le gouvernement les en empêche, notamment en leur interdisant de chasser et d'utiliser leur propre puits.

Le droit international précise qu'aucun projet de développement ne peut être envisagé sur le territoire de peuples indigènes sans leur consentement préalable, libre et informé. Les Bushmen n'ont pas été consultés sur la construction d'un lodge pour touristes sur leur territoire.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Le gouvernement a l’indécence d’obliger les Bushmen à aller chercher l'eau à plus de 200 km de la réserve alors que les touristes prendront leurs douches et siroteront leurs cocktails juste à côté d’eux. Cette mesure est contraire aux droits fondamentaux de l’homme et est tout à fait illégale. Il est à espérer que les touristes se garderont de venir lorsqu’ils apprendront le sort réservé aux Bushmen ».

La compagnie "‘Safari & Adventure" est basée en Afrique du Sud et opère également en Namibie et en Zambie.

De l'eau dans le Kalahari pour les touristes... pas pour les Bushmen

Des lodges pour touristes, nécessitant de grandes quantités d'eau, sont sur le point d'être construits sur le territoire des Bushmen du Kalahari alors que ces derniers ne sont pas autorisés à utiliser l'eau de leur unique puits.
Le gouvernement a émis un appel d'offres portant sur trois sites à l'intérieur de la Réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) pouvant accueillir des structures touristiques. L’un des ces sites se trouve à proximité de la communauté bushman de Molapo. Les compagnies Afro Ventures Botswana et Safari Adventure ont été invitées à se porter acquéreur de cette concession.

Depuis que le gouvernement a détruit leur puits lors des expulsions de 2002, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ils affirment qu'ils financeront eux-même ce puits mais les autorités refusent tout compromis prétendant que ce puits est la "propriété du gouvernement".

Le gouvernement du Botswana a expulsé les Bushmen de leur territoire en 2002. Bien qu'ils aient légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006, les autorités continuent de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "Le projet gouvernemental de construction de luxueux équipements touristiques dans la Réserve rend encore plus cruel son refus d'accorder aux Bushmen la gestion d'un puits. Les touristes qui pourraient être tentés de visiter le Kalahari changeront probablement d'opinion lorsqu'ils prendront connaissance du sort des Bushmen".

Plusieurs puits ont déjà été forés en prévision de l’installation d'une mine d’un coût de 2,2 milliards de dollars qui sera exploitée par Gem Diamonds dans la communauté bushman de Gope.

Water voor toeristen, dorst voor de Bosjesmannen

Safarikampen voor toeristen die mogelijk gebouwd zullen worden op het grondgebied van de Bosjesmannen in de Kalahari hebben zeer veel water nodig, terwijl het de Bosjesmannen op hetzelfde gebied niet is toegestaan gebruik te maken van hun enige waterput.

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Acqua ai turisti del Kalahari ma non ai Boscimani

Sulla terra dei Boscimani, nella Central Kalahari Game Reserve (CKGR), stanno per essere costruiti dei villaggi turistici che necessitano di enormi quantità d’acqua. Tuttavia, le autorità continuano a proibire ai Boscimani di attingere acqua dal loro unico pozzo.

Il governo ha indetto una gara d’appalto per la costruzione di villaggi turistici in tre diverse località della CKGR. Una delle tre aree è molto vicina alla comunità boscimane di Molapo. Le compagnie Afro Ventures Botswana e Safari Adventure Company sono state invitate a fare un’offerta per accaparrarsi le concessioni.

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Botswana

BOTSWANA Changing of the guard With little fanfare, Botswana's President Festus Mogae last week handed over the reins of government to his vice-president, Seretse Ian Khama, almost a year and a half before the next elections.

Despite claims by some opponents that the change of leadership is constitutionally illegal a view dismissed by analysts and some calls for direct presidential elections, there seems no reason Khama will not govern as intended. Botswana has a history of smooth leadership succession since the country's first president, Sir Seretse Khama, who ruled the country from independence in 1966 until 1980, groomed his successor, Quett Ketumile Masire.

Under Masire and Mogae, Botswana has grown from one of the poorest African countries to one of its wealthiest.

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Botswana tribe victimised

AN indigenous rights group accused the Botswanan government on Monday of barring local bushmen from drawing water from a borehole even as it gave a diamond firm the green light to sink several in preparation for a mine in the Central Kalahari Game Reserve.

British-based charity Survival reported that transnational corporation Gem Diamonds had created the exploratory boreholes as part of an environmental assessment before constructing a £1.1 billion diamond mine at Gope, a traditional Bushman community within the reserve.

Bushmen have been petitioning the government to allow them to reopen a single borehole within the reserve ever since the government dismantled it to put pressure on people to relocate in 2002.

Survival director Stephen Corry said that the decision highlighted "the cruel vindictiveness of a government determined to keep the bushmen out of their ancestral lands and intent on making them pay for their victory in the High Court."


Kalahari : De l'eau pour les diamants, pas pour les Bushmen

Au Botswana, dans la réserve naturelle du Kalahari central, plusieurs puits ont été creusés en prévision de l’exploitation d'une mine de diamant alors que les Bushmen qui vivent sur place n'ont pas le droit d'utiliser leur propre puits.

Les puits exploratoires ont été créés dans le cadre de l’évaluation environnementale qui précède la construction par Gem Diamonds d'une mine de diamants de 2,2 milliards de dollars à Gope, une communauté bushman située à l'intérieur de la réserve. Plusieurs puits seront nécessaires au bon fonctionnement de la mine qui nécessitera d’importants volumes d'eau.

Depuis que le gouvernement a détruit leur unique puits – Monthomelo situé dans la Réserve – pour les « encourager » à partir dans les camps de relocalisation, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ce puits était leur principale source d'eau avant que le gouvernement ne les expulse illégalement de la réserve.

Les Bushmen ont légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006 mais le gouvernement continue de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Il n’y a qu’une seule explication au fait que le gouvernement autorise les compagnies minières à creuser autant de puits qu'ils le désirent et empêche les Bushmen d'en utiliser un seul – la terrible vengeance d'un gouvernement déterminé à éloigner les Bushmen de leur territoire ancestral et à les faire payer leur victoire devant la Haute Cour. Les diamants de cette mine seront un gage de haine et non d'amour".


Nouvelle campagne de Survival : de l'eau pour les Bushmen

Survival vient de lancer une nouvelle campagne demandant à ses milliers de sympathisant du monde entier d’écrire au nouveau président du Botswana, Lt Gen Ian Khama, pour l’exhorter à permettre aux Bushmen du Kalahari d’accéder à l'eau sur leur territoire.

En 2002, lors de l'expulsion des Bushmen de la réserve naturelle du Kalahari central, le gouvernement avait condamné le puits de la communauté de Mothomelo qui représentait leur principale source d'eau.

Après avoir gagné, en 2006, un procès historique au cours duquel leur expulsion avait été jugée illégale, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner chez eux. Mais le gouvernement refusa qu'ils utilisent le puits prétextant qu’il était la "propriété du gouvernement".

Dans le même temps, un projet de mine de diamants d'un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Malgré le manque d'eau, certains Bushmen sont déjà retournés vivre dans la réserve. Une femme a témoigné : "Tout le monde a soif. C'est dur. Si vous avez encore un peu d'énergie, vous pouvez partir à la recherche de nourriture et de bois, mais si vous êtes vraiment assoiffé, vous ne pouvez pas. Vous devez vous asseoir à l'ombre, à l'intérieur de la hutte où il fait plus frais, parce que si votre soif augmente, vous serez entre la vie et la mort".


Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies critique le Botswana sur la question des Bushmen

Le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies a désapprouvé la politique du gouvernement botswanais vis-à-vis des Bushmen. Il a exhorté le Botswana à s'assurer que «  le droit de retourner dans la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) soit accordé à toutes les personnes qui en ont été expulsées ».

Jusqu'à présent, le gouvernement n’a autorisé le retour que des quelques Bushmen cités dans le jugement rendu par la Haute Cour en décembre 2006 à l’issue du procès qu’ils ont gagné, alors que des centaines d'autres doivent demander un permis. Le gouvernement a également interdit aux Bushmen d'utiliser leur puits qui leur était vital durant la saison sèche et de pratiquer la chasse à l'intérieur de la réserve.

Le Comité, la plus haute autorité des Nations-Unies en matière de droits de l'homme, a exprimé son « inquiétude » quant au fait que le « droit au retour dans la CKGR soit conditionné à l'obtention préalable de documents d'identité et de permis de chasse spéciaux » et a déploré que « l'Etat ne permette pas l’accès à l'eau aux personnes en question ».

Ces conclusions ont été rendues quelques jours seulement après qu'un rapport du département d'Etat américain ait condamné « l’interprétation abusive » du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement botswanais.


Alexander McCall Smith rompt le silence sur les Bushmen

Alexander McCall Smith, l'auteur de la série de romans policiers célèbres au Royaume-Uni "The No. 1 Ladies' Detective Agency" et dont l'action se déroule au Botswana, a pour la première fois pris publiquement position en faveur des Bushmen du Kalahari, comparant leur expulsion à "une tache dans l'histoire du pays".

L'écrivain a déclaré dans un entretien au quotidien The Evening Standard : "La question des San [Bushmen] et de leur accès dans la réserve naturelle du Kalahari central est triste et bouleversante et les tribunaux botswanais ont pris position contre leur propre gouvernement dans cette affaire.

"Tous ceux que je connais espèrent que cette tache dans l'histoire du pays trouvera une issue qui respectera les droits et les aspirations des San; j'espère vraiment que le gouvernement du Botswana en tiendra compte, et je suis certain qu’il le fera".

Le mois dernier, l'avant première du film "The No. 1 Ladies' Detective Agency" à Londres avait été perturbée par des manifestants venus attirer l'attention sur la situation des Bushmen. Le film, réalisé par Richard Curtis et Anthony Minghella, récemment décédé, a bénéficié d'un important soutien du département touristique botswanais dont l’administrateur a déclaré que ce film "sera une vitrine pour la promotion des diamants du Botswana... et qu'il restaurera l'image ternie par la question de la CKGR [la réserve naturelle du Kalahari central]".


Botswana

Le président du Botswana, Festus Mogae, passe le flambeau ce mardi à son vice-président Ian Khama qui lui succède à la tête de cette nation de l'Afrique australe.

Khama, 55 ans, est le fils du premier président botswanais, Seretse Khama. Il devient ainsi le 4e chef de l'Etat du pays, une énième passation de pouvoir pacifique qui vient davantage renforcer la réputation déjà acquise de nation stable dont bénéficie le Bostwana. Cela est d'autant plus remarquable que le président Mogae quitte volontairement le pouvoir environ 18 mois avant la fin de son mandat. Une première ? Pas au Botswana. En 1998, son prédécesseur, Quett Masire, avait lui aussi tiré sa révérence bien avant l'expiration de son mandat présidentiel. Une tradition donc dans un pays pourtant dominé par une formation politique, le Parti démocratique botswanais (BDP).

La seule zone d'ombre de sa présidence, et elle est de taille, est le traitement des populations autochtones San, ou « Bushmen », dont l'habitat naturel dans le désert du Kalahari semblait menacé par des sociétés d'exploitation de diamants. En 2006 la Haute Cour du Botswana avait rendu un jugement en faveur des San, leur reconnaissant le droit de vivre dans la réserve. Ce jugement avait mis fin aux expulsions ordonnées par le gouvernement de Mogae, mais en 2007 l'ONG Survival International avait fait état d'intimidations envers ces populations. Et tout le monde sait bien qu'un génocide est en train de se produire...


Le département d’Etat américain condamne “l’interprétation abusive” du Botswana

 

Le département d’Etat américain a rendu public un rapport sur les droits de l’homme au Botswana. Il critique “l’interprétation abusive” du jugement de la Haute Cour faite par le gouvernement qui a interdit à la plupart des Bushmen ayant été expulsés de leurs terres de rentrer chez eux.

Le rapport établit que l’attitude du gouvernement qui continue de nier le jugement de décembre 2006 ‘a pour effet d’interdire à la majorité des San (Bushmen) précédemment expulsés de la réserve naturelle du Kalahari central (CKGR) d’y retourner et d’y pratiquer la chasse’.

Le rapport souligne également que la plupart des Bushmen qui étaient autorisés à retourner dans la réserve ne l’ont pas fait, en raison du manque d’eau dans la réserve. Il rappelle qu’en 2005, la police avait utilisé des balles de caoutchouc contre les Bushmen qui tentaient d’apporter de la nourriture et de l’eau à leurs proches restés à l’intérieur


La Commissione ONU per i diritti umani critica il Botswana sulla questione dei Boscimani

La Commissione dei diritti umani delle Nazioni Unite ha criticato il governo del Botswana per la sua politica nei confronti dei Boscimani e lo ha esortato a garantire il diritto di ritornare nella Central Kalahari Game Reserve a tutte le persone che ne sono state espulse.

Fino ad oggi, il governo ha autorizzato a rientrare solo quei pochi Boscimani citati nominalmente nel pronunciamento della Corte Suprema del Botswana del dicembre 2006, nel corso dello storico processo vinto dai Boscimani; altre centinaia di loro sono invece costretti a richiedere dei permessi. Il governo ha anche proibito ai Boscimani di utilizzare il pozzo che costituisce per loro una fonte vitale d’acqua nella stagione arida, e non consente loro di cacciare.

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Botswana and the Bushmen

Here is the Botswana Report on Human Rights Practices released by the Bureau of democracy, Human Rights.

Botswana, with a population of 1.82 million, has been a multiparty democracy since its independence in 1966. Its constitution provides for indirect election of a president and popular election of a national assembly. In 2004 the Botswana Democratic Party (BDP), led by President Festus G. Mogae, returned to power in elections generally deemed free and fair. The BDP has held a majority of national assembly seats since independence. The civilian authorities generally maintained effective control of the security forces.

The following human rights problems were reported during the year: abuse of detainees by security forces, poor prison conditions, lengthy delays in the judicial process, restrictions on press freedom, violence against women, and child abuse. There was societal discrimination against homosexuals, persons with HIV/AIDS, and members of the San ethnic group. Government restrictions on the right to strike and child labor were problems. The government's continued narrow interpretation of a December 2006 High Court ruling resulted in the majority of San originally relocated from the Central Kalahari Game Reserve (CKGR) being prohibited from returning to or hunting in the CKGR.

 

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McCall Smith rompe il silenzio sui Boscimani

Alexander McCall Smith, autore del best-seller “The No. 1 Ladies’ Detective Agency”, ha parlato per la prima volta a sostegno dei Boscimani del Kalahari definendo la storia del loro sfratto come “una vergogna nella storia del paese”.

Nel corso di un’intervista apparsa sul quotidiano londinese Evening Standard, lo scrittore ha dichiarato: “La questione dei San [Boscimani] e del loro accesso alla riserva del Kalahari centrale (Central Kalahari Game Reserve) è veramente triste e penosa e, a questo riguardo, i tribunali del Botswana hanno sentenziato contro il proprio governo”.

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Survival lanceert "Water voor de Bosjesmannen" actie

In haar nieuwste briefschrijfactie vraagt Survival International duizenden aanhangers wereldwijd een brief te schrijven aan de nieuwe president van Botswana, Lt Gen Ian Khama, met het nadrukkelijke verzoek de Bosjesmannen de het Centrale Kalahari Natuur Reservaat toegang te geven tot water.

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Visite du président Mogae à Paris

 A l'occasion de la visite en France des 20 et 21 mars 2008 du président du Botswana M. Festus Mogae, la section française de Survival International lui a rappelé le sort tragique des Bushmen du Kalahari et a appelé le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Survival a écrit à M. Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France, en lui demandant d'intervenir en faveur des Bushmen, ainsi qu'au président Nicolas Sarkozy qui a décoré Festus Mogae des insignes de Grand-Croix de commandeur de la Légion d'honneur pour le "modèle de démocratie et de bonne gouvernance" que représente le Botswana.

Lors d'une conférence donnée par M. Mogae à l'Université de la Sorbonne, il a été interrogé par un porte-parole de Survival sur le sort des Bushmen et plus particulièrement sur la question de leur accès à l'eau à l'intérieur de la réserve du Kalahari central.

Une manifestation a également été organisée devant le du siège du MEDEF où avait lieu une réunion de travail au cours de laquelle le président du Botswana rencontrait des entreprises françaises.

Après avoir gagné un procès historique à l'issue duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.


Le Botswana, les Bushmen et les diamants...

Paris accueille aujourd’hui le président du Botswana, un pays atypique par sa bonne gestion et sa prospérité économique. Mais c'est également un pays qui essaie de faire disparaître les derniers Bushmen qui ont pour seul défaut de vivre dans un désert infesté de diaments...

 C’est un de ces pays africains dont on ne parle jamais, bien qu’ils aillent relativement bien – ou peut-être parce qu’ils vont bien. Le Botswana, dont le président Festus Mogae a effectué les 20 et 21 mars 2008 une visite officielle à Paris, fait figure, sous bien des aspects, de modèle à l’échelon du continent.

Démocratie stable et intègre – Transparency International l’a classé l’an dernier comme le pays le moins corrompu d’Afrique –, le Botswana est le premier producteur mondial de diamants. Il est aussi riche en minéraux (cuivre, nickel), en charbon et en pétrole. Ce vaste pays peu peuplé, enclavé au nord de l’Afrique du Sud, était pourtant, lors de son indépendance en 1966, l’un des 25 plus pauvres du monde. Il se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il a affiché, durant la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de plus de 8 %, ce qui lui a permis de sortir en 1984 du groupe des pays les moins avancés (PMA).

Ces données macroéconomiques exemplaires aux yeux des institutions internationales ne doivent pas occulter les fardeaux persistants du sida, qui touche près du quart de la population adulte, et de l’inégalité sociale. En la matière, le cas des Bushmen (Bochimans) est souvent soulevé. Ce peuple nomade de chasseurs-cueilleurs a fait l’objet en 1997 et 2002 d’expulsions de son territoire ancestral, dans la réserve naturelle du Kalahari central, pour faciliter la mise en œuvre d’un vaste projet d’extraction de diamants. Bien que leur expulsion ait été jugée illégale par la Haute Cour, les Bushmen ont été empêchés de retourner dans leurs anciens villages.

Les dizaines de millions de carats de diamants tirés des quatre mines botswanéennes, pour une valeur de 1,6 milliard d’euros en 2006, rendent le pays dépendant de l’industrie minière et des cours mondiaux. Sa proximité avec la première économie subsaharienne, l’Afrique du Sud, d’où proviennent les trois quarts de ses importations, est aussi à double tranchant. Le gouvernement s’efforce de rendre la relation plus équilibrée : il vient par exemple de fonder une coentreprise avec le géant diamantaire De Beers en vue de trier, évaluer et commercialiser sur place une plus grande partie de la production. Confronté, comme l’Afrique du Sud, à une pénurie d’électricité, le Botswana s’apprête aussi à signer un accord sur la construction d’une centrale électrique au charbon d’une valeur de plusieurs milliards d’euros dont les trois quarts de la production devraient être exportés vers l’Afrique du Sud.

Malgré son envergure modeste – moins de deux millions d’habitants –, le Botswana intéresse la France, qui y a ouvert une ambassade en 2001. Elle y voit un marché d’exportation sous-exploité, mais aussi un relais pour sa diplomatie d’influence, Gaborone abritant le secrétariat de l’organisation régionale, la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC). De son côté, le Botswana souhaite affermir son poids en Afrique et dans le monde, notamment en développant l’apprentissage du français. La signature, ce matin, d’une convention sur ce sujet sera le premier acte public accompli par le nouveau secrétaire d’État chargé de la coopération et de la francophonie, Alain Joyandet, entré en fonction hier.

Festus Mogae, qui sera reçu cet après-midi par Nicolas Sarkozy, quittera ses fonctions à la fin du mois après deux mandats, à l’image de ses deux prédécesseurs depuis l’indépendance. Comme eux, il cédera la place à son vice-président et rejoindra le club, de plus en plus fourni, des présidents africains ayant quitté démocratiquement le pouvoir.


Le président du Botswana à Paris : la France doit soutenir les Bushmen

A l'occasion de la visite cette semaine en France du président du Botswana M. Festus Mogae, plusieurs organisations des droits de l'homme souhaitent évoquer le sort tragique des Bushmen du Kalahari et appelle le gouvernement français à intercéder en leur faveur pour qu'ils puissent retourner vivre en paix sur leurs terres ancestrales.

Au cours de deux vagues d'expulsions en 1997 et 2002, le gouvernement du Botswana a chassé la plupart des Bushmen de leur territoire ancestral dans la réserve naturelle du Kalahari central et les a parqués dans de lointains camps de relocalisation.

Après avoir gagné un procès historique au cours duquel leur expulsion a été jugée illégale par la Haute Cour du Botswana, les Bushmen avaient espéré pouvoir retourner dans leurs anciens villages.

Mais le gouvernement redouble d’efforts pour empêcher les Bushmen de rentrer chez eux. Il refuse notamment de les autoriser à pratiquer la chasse et à accéder à un puits situé à l'intérieur de la réserve, les obligeant à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour se ravitailler en eau.
Dans le même temps, un projet de mine de diamants d’un coût de plus de 2,2 milliards de dollars a démarré dans la réserve. La mine aura accès à toute l'eau nécessaire à son fonctionnement.

Jean-Patrick Razon, directeur de Survival France, a déclaré  : "Les autorités botswanaises souhaitent donner une image plaisante et pacifique de leur pays, mais la réalité pour les Bushmen est très différente. Ils ne connaissent plus que la répression, l'intimidation et la persécution de la part d'un gouvernement qui semble déterminé à ne pas les laisser rentrer chez eux en dépit de la décision de sa propre justice. J'espère que la France n'oubliera pas les Bushmen lors de la visite de M. Mogae et qu'elle l'exhortera à les autoriser à à retourner sur leur territoire".

M. Festus Mogae doit notamment rencontrer Bernard Kouchner, membre du comité d'honneur de Survival France. Dans une lettre adressée aujourd'hui au ministre, Survival lui demande d'intervenir en faveur des Bushmen.
Une manifestation sera prochainement organisée pour soutenir les droits des Bushmen.

Rappelons que ces terres avaient été données aux Bushmen dans les années 60 parce qu'elles sont désertiques... Malheureusement pour les Bushmen, le sous-sol est riche de diamands...


Une langue indigène disparaît « toutes les deux semaines »

A l’occasion de la « Journée internationale de la langue maternelle » décrétée par l’Unesco le 21 février, Survival International rappelle qu’en moyenne une langue indigène s’éteint toutes les deux semaines.

Sur les 6 000 langues recensées dans le monde, 5 000 sont indigènes et la plupart de celles qui sont menacées d’extinction sont indigènes.

Les Indiens akuntsu, qui vivent dans le nord du Brésil, ont été contactés pour la première fois par une équipe gouvernementale en 1995. Massacrés par les éleveurs qui ont spolié leurs terres dans les années 1970 et 1980, leur groupe est aujourd’hui réduit à 6 individus. Personne d’autre qu’eux ne parle leur langue qui disparaîtra vraisemblablement avec ses derniers locuteurs.

Plus d’une centaine de peuples vivent encore de mani